Récit de la course : SwissPeaks Trail - 360 km 2018, par Antoine_974

L'auteur : Antoine_974

La course : SwissPeaks Trail - 360 km

Date : 2/9/2018

Lieu : Oberwald (Suisse)

Affichage : 1121 vues

Distance : 360km

Objectif : Pas d'objectif

19 commentaires

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SwissPeak 360 par Antoine38

Après une année 2017 bien remplie avec l’Echappée Belle et la Diagonale des fous, je voulais retourner au Tor en 2018 après y avoir vécu beaucoup d’émotions en 2016.

En début d’année, avec Rémi (Cheville de Miel sur Kikourou), nous n’avions que peu envie de patienter et d’être soumis au tirage au sort du Tor donc nous nous sommes interrogés sur la SwissPeak 360.

Certes, l’édition 2017 de la SwissPeak 170 a connu quelques (petits !) soucis mais nous avons tout de même tenté le coup et nous sommes inscrits à la première édition de la 360.

La préparation se déroule bien, mis à part une Montagn’hard 120 que l’on a bâchée au 100ème km faute d’envie mais les sensations sont bonnes. A fin août, 382h pour 4 160 km et 118 500 m d+.

Comme sur tous mes ultras depuis 2011, mon papa m’accompagne et fait mon assistance de choc !

 

Avec Rémi, nous partons sur un programme de 140h, temps que j’avais mis en 2016 sur le Tor mais pour 340 km seulement.

Le départ à Oberwald est froid et anonyme. Pas de grosse ambiance mais les montagnes environnantes sont vraiment très belles.


 

David (L’Ecureuil), Rémi et moi partons donc à notre vitesse conformément à notre plan de marche en 140h.

Nous sommes étonnés car, ça part vite, très vite devant et nous retrouvons rapidement dans les derniers. Pas grave, on a de la marge par rapport aux barrières horaires qui sont assez serrées les deux premiers jours.

Le premier après-midi se passe sans événement notable (le départ est à 13h) sauf que David loupe une intersection et ne s’en rend compte qu’après 500 m…

56ème km : on arrive à la première base vie dans la nuit. Il était prévu 3h de pause : 2h00 de dodo et 1h pour douche et repas. Vu le bordel dans la base vie, l’état de saleté et la taille des lieux, ce sera douche froide, repas et on repart.

Cette première section est bucolique, peu technique et nous fait redescendre 3 fois dans la vallée pour accéder aux ravitos.



Nous repartons donc au bout d’1h45 avec l’idée de dormir un peu plus loin.

On a pu le faire en début de matinée à Fleschbode, ravito qui est dans le garage d’un resto, tout petit mais avec un dortoir immense !!! J’ai réussi à m’assoupir 20mn, Rémi s’est reposé sans dormir. David a décidé de faire cavalier seul et de ne pas s’arrêter.

La seconde section est longue et peu technique avec de grandes traversées pour passer d’une vallée à l’autre, on pousse toujours au fond des vallons pour chercher la dernière montée bien raide au fond !


Les paysages commencent vraiment à être somptueux.

La météo est toujours avec nous. A part, 2h de pluie la nuit dernière, tout est parfait.

113ème km, la seconde base vie est + grande que la première et nous l’atteignons lundi soir vers 21H30, toujours conformes au plan de marche en 140h. J’ai toujours l’impression d’être facile…

Douche (froide encore), repas et nous décidons d’aller dormir 1h sous la tente : l’assistance est autorisée aux points de ravitaillement.

L’heure passe mais le repos n’est pas optimal, la tente est un peu en pente.

On redémarre pour la section 3, la première vraiment technique d’après ce qu’on a pu lire avec un sommet à près de 2 900m.

On descend d’abord en fond de vallée à St Nikolas et ensuite un petit 1 800 m de d+ au programme.

La montée est coupée en 2 par un ravito. Nous pensions pouvoir dormir 1/2h c’est loupé tout est dehors.

La seconde partie ressemble énormément à Belledonne avec de gros blocs, des éboulis et une vitesse de progression extrêmement lente. Malgré tout, nous sommes toujours dans notre plan.


Je suis toujours bien au 130ème km. Je prends le temps de m’arrêter, de poster des photos sur Facebook et d’écrire des commentaires sur Kikourou !!


Le passage à 2 900 ne pose pas de souci et s’ensuit une descente de 1 000 m d-.

Au ravito de Bluömatt, il y a la possibilité d’acheter une raclette avec les produits de la fromagerie qui nous accueille !!! On en profite pour dormir aussi 30 mn car le ravito le permet.


Nous repartons vers un nouveau 2 900 m pour basculer sur la 3ème base vie à Zinal, au 159 ème km, que nous atteignons vers le mardi vers 18h00.


Mon père avait réservé une chambre à l’hôtel, juste en face de la base vie donc direction, la douche chaude et 1h30 de dodo dans un vrai lit ! le régal !

Ensuite, repas à la base vie avec du poulet curry.

La sortie de la base nous prévoit 2 sommets à 2 900 pour la nuit. La première montée ne se fait que sur les pistes de ski jusqu’en haut… pas terrible… le balisage laisse à désirer et on jardine un peu. Ce n’est pas la première fois.

Je suis toujours bien, pas de douleur, pas de bobo, pas de fatigue excessive malgré un ultra de 170 km avalé.

Cette 4ème section est assez cassante, avec des terrains alpins et des successions de montées descentes.


Cette section ne me laisse pas beaucoup de souvenirs jusque la descente du col de Meina qui nous amène à Grande Dixence, la 4ème base vie.

Deux évènements ont eu lieu tout de même.

Le premier est qu’on voit le barrage de Grande Dixence très tôt dans la descente du col. Il se trouve sur notre gauche. Le topo prévoit de descendre bien en dessous pour remonter de 500 ou 600 m de d+. Par contre, sans trop comprendre pourquoi, bien que le barrage soit sur notre gauche, on tire à droite, toujours à droite et ça devient énervant. Finalement, on arrive au fond de la vallée et ensuite on est obligés de se faire du fond de vallée en partie sur le bitume et sans intérêt du tout. Rageante, énervante et sans intérêt, cette partie m’a vraiment semblée nulle.

Ce qui était convenu avec Rémi, comme sur la Diagonale, c’était que l’on ferait un maximum ensemble mais qu’il n’était pas exclu que chacun finisse à son rythme. Après ces 200 premiers km, le constat est que je me sens bien, pas de bobo, toujours aucune douleur ni d’ampoule. Dans la descente, j’envisage de partir seul après Grande Dixence. J’en parle à Rémi, qui trouve ça un peu tôt dans la course. Avant l’arrivée au barrage, j’accélère un peu et me retrouve avec Bruno, avec qui j’avais fait une partie du Tor et nous avions terminé ensemble. Il est sensiblement dans la même situation car il fait la course avec son frère, un petit peu moins rapide également. Nous discutons en montant à la base vie, et je décide d’attendre encore avant d’accélérer. On verra à la prochaine section.

La base vie est un hôtel-restaurant de montagne, immense. Nous l’atteignons vers 12h30, conformément au plan de marche. Rémi est un peu derrière moi.

Cette halte se fait dans de bonnes conditions : douche chaude, un bon repas et même des physios, l’équivalent de nos kinés. J’en profite pour aller montrer mon avant-bras droit qui est douloureux depuis quelques heures au niveau du tendon qui prend naissance sous le pouce : une conséquence inconnue de l’utilisation des bâtons…

Nous redémarrons donc pour la 5ème section qui va se révéler la + compliquée avec le Grand Désert et son paysage lunaire, magnifique et minéral. C’est du Belledonne ².




Le col de Louvie est sa descente sont une tuerie. Des passages superbes, aériens mais qui refusent tout manque de concentration. La vitesse de progression est inférieure à 2km/h. J’ai l’impression que Rémi commence vraiment à souffrir.


Pour ma part, ça va toujours même si j’ai hâte d’arriver à Planproz que nous atteignons en début de soirée. Encore un ravito dehors. On décide d’aller dormir un peu. On nous emmène dans une pièce/cave humide, avec des matelas à même le sol et dans le courant d’air. Malgré tout, je m’endors 30 mn comme une masse. Rémi a plus de mal et il commence à souffrir.

Les bénévoles nous annoncent qu’on peut dormir aux 2 prochains ravitos. On est mercredi soir, 4ème nuit dehors. Nous partons bien décidés et aussi bien crevés.

La montée se déroule normalement et nous débarquons à la cabane Brunet, refuge rénové avec un gardien adorable qui s’empresse à nous réconforter et nous propose le dortoir avec lit, matelas, couette et oreiller. C’est parti pour, normalement 2 h de sommeil, je mets le réveil. Au bout d’1h20 je me réveille et je me mélange les pinceaux dans les horaires, pensant que c’était l’heure de se lever, je réveille Rémi.

On rejoint notre gardien qui nous propose un café et on repart, transis de froid. C’est sûrement ça le + dur : repartir de nuit dans le froid alors qu’on sort d’un lit bien douillet.

Direction le ravito suivant : la cabane de Mille. Encore une fois, bien décidés à dormir 1h30.

C’est aussi un enseignement de cette course, il faut dormir au maximum. Si possible 2 x par nuit, aux alentours de minuit et surtout au petit matin, aux alentours de 6h, quand le jour se lève, que le corps est fatigué et qu’il attend le soleil pour se réveiller.

A la cabane de Mille, il n’y a que des transats dans la pièce où sont stockées les chaussures de randonneurs, avec un détecteur automatique de présence pour allumer la lumière. Cette dernière s’allume donc dès qu’on bouge… Malgré tout, j’arrive à dormir 30mn grâce au masque et aux boules quiès.

Un bon petit déj et on repart pour 1 600 m de d- vers Champex. Je sens que Rémi peine énormément et qu’il souffre en descente.

A ce moment-là, à nouveau, des envies de solitude me traversent l’esprit. J’ai les jambes, le moral est bon, nous sommes Jeudi matin et après 240 km tout va étonnamment bien.

Je laisse donc Rémi descendre à son rythme et décide partir au mien. Je descends bien vers Champex, base vie que je connais pour l’avoir pratiquée lors de mon UTMB 2013. Je sais qu’il y a un coup de cul assez fort avant et qu’il ne faut pas s’y croire arrivé trop tôt.

J’atteins Champex vers 11h00. Je me prépare à faire un ravitaillement base vie assez rapide avec une douche, un repas et repartir rapidement quand, au bout de 10 mn, je vois Rémi arriver. Moi qui, pensais, à la vue de l’allure à laquelle il descendait, qu’il lui faudrait 1h de plus que moi, il m’apprend qu’il s’est forcé à courir toute la descente… dur dur pour les jambes et les pieds.

Nous repartirons donc ensemble pour cette section commune avec l’UTMB au moins pendant 20 km.

Je consulte à nouveau l’équipe médicale pour mon avant-bras qui est de + en   + douloureux. L’urgentiste me confirme la tendinite, ne peut rien me donner et me conseille une attelle. Je repars encore avec les bâtons.

On passe le col de la Forclaz, traversons Trient et nous rendons vers Finhaut. Mais avant d’accéder à Finhaut, il faut descendre 300 m de d- dans les gorges et les remonter aussitôt par un chemin particulièrement dégueu… et inintéressant…

Finhaut, jeudi 20h00, 270ème km. Il n’y a presque plus rien à manger au ravito. Pourtant, nous sommes dans la première moitié du classement. Mon avant-bras me fait trop souffrir. Mon père m’a acheté une attelle comme je lui ai demandé et je décide de lui laisser mes bâtons et de terminer sans pour les 100 derniers km. Une paille !!!

2 cols à passer dans la nuit, les prévisions sont moyennes avec un risque de pluie. Les bénévoles nous annoncent pouvoir dormir aux 2 ravitaillements suivants donc c’est, bien motivés, que nous partons avec Rémi afin de dormir, d’abord à l’auberge de Salanfe.

La montée suivante est un calvaire pour Rémi, qui dort debout, qui est vraiment extrêmement fatigué. Nous terminons notre accès au col d’Emaney avec un couple qui encadre Rémi : Madame et Monsieur devant, Rémi et moi qui ferme la marche.

Nous avons tous hâte d’arriver au ravito et la perspective de pouvoir dormir est des plus réjouissante.

Ravito en vue, un énorme bâtiment, comme celui de Grande Dixence, ça a l’air de sentir plutôt bon le confort et la chaleur. Les températures ont nettement chuté, le vent souffle et la pluie s’est invitée.

Nous arrivons alors dans la cave de l’hôtel restaurant d’altitude, la porte reste grande ouverte. Il y a 4 chaises en plastique et plusieurs concurrents, assis, l’œil un peu hagard…

Nous demandons donc si nous pouvons dormir, on nous répond que oui ! parfait ! par contre, on ne sait pas quand car, ici, chacun dort autant qu’il veut, la règle des 2h en dehors des bases vie n’est pas appliquée… donc aucune idée de combien de temps à attendre… le responsable du ravitaillement est borné, nous sommes dans le froid, pas moyen de dormir et Rémi m’annonce qu’il souffre trop, qu’il a mal au genou et qu’il décide d’arrêter.

Dépité et fatigué, je décide de repartir avec l’espoir de rejoindre le prochain ravitaillement rapidement afin de pouvoir y dormir. Les bénévoles nous obligent à repartir en groupe car le brouillard s’est levé, il fait froid et nous avons un col à 2 500 à passer.

Notre groupe est composé d’un autre français, d’un grec et d’un espagnol et de moi-même.

On se perd en sortant du ravito, obligés de faire demi-tour. Ensuite l’espagnol décide de faire une micro-sieste sur le côté du chemin. L’autre français décide de rester avec lui.

Me voilà flanqué d’un grec qui ne parle ni français, ni anglais. Ça va être cool pour communiquer.

Nous grimpons à bon rythme pour atteindre le col de Susanfe. Le chemin pour y accéder est parfois dangereux avec de vraies parties montagnardes. Une fois le col atteint, il souffle un vent de folie, il neige / pleut, on n’y voit pas à 5 m et on ne trouve pas le chemin. On se perd. Heureusement, que j’ai la trace gps sur mon téléphone car sinon on aurait pu rester là un bout de temps à jardiner.

La descente vers la cabane de Susanfe se déroule sans accroc. On arrive à la cabane et le ravitaillement est une simple cabane de montagne, sans dortoir, toute petite mais tenue par des bénévoles adorables. J’ai besoin de dormir mais rien n’est prévu pour. Le bénévole me prête sont matelas à même le sol dans la pièce qui sert de ravitaillement. Mon grec veut repartir et je m’écroule littéralement 1h et n’entend rien du tout. Au réveil, je demande 15mn de rabe !

Le réveil est laborieux, je suis congelé mais encore une fois les bénévoles ont été géniaux et adorables. En discutant avec eux, ils se plaignent de ne pas savoir qui est parti du ravito précédent, qui doit arriver. Ils sont coupés du monde, pas de réseau gsm. Ils n’ont même pas l’électricité la nuit et ne peuvent mettre en route le générateur que la journée.

Au moment de partir, 2 concurrents arrivent ravis : ils ont pu dormir 6 h au précédent ravito dans des lits bien douillés…

Je quitte le ravitaillement au petit matin, bien décidé à rejoindre la dernière base vie à Champéry mais la descente est laborieuse, technique, glissante et grasse. Il y a des chaines pour descendre à certains endroits, des passages sont sécurisés par des barrières pour nous éviter de tomber.



Autant, je suis prêt à faire des concessions sur les ravitos, la nourriture, l’absence de staff médical mais je trouve que cette nuit-là, l’organisation n’a pas assuré en terme de sécurité et qu’il aurait pu y avoir de la casse avec des gens blessés ou perdus.

Je suis donc seul, même si Rémi m’a appelé au petit matin pour me dire qu’il avait décidé de repartir car après avoir dormi et fait quelques tests de ses jambes, il se sentait de continuer au moins jusque-là prochaine base vie.

On a l’impression d’arriver 15 fois à Champéry en passant à côte de plein de panneaux nous indiquant la ville à 25 mn mais non, on se ballade beaucoup à l’approche de la ville.

Dernière base vie atteinte vers 9h00 le vendredi matin. C’est une salle de sport immense, toute neuve et tout est bien organisé… enfin… une douche, un dodo de 30mn et un bon repas. Un tour au massage et ça repart.

Le programme de la dernière section sont 6 cols, 3 000 m de d+. Je veux arriver avant samedi matin, le plus tôt possible dans la nuit. Je suis largement dans les temps pour tenir les 140h.

En quittant la base vie, je croise un voisin du ravitaillement qui se demande ce qui se passe. Je lui explique et il m’indique que personne n’est informé. Dommage pour l’implication des populations locales. Encore un aspect à travailler pour l’organisation.

Cette dernière partie qui semblait moins compliquée sur le papier comporte un passage en crête assez compliqué, des descentes bien pentues, un col Bec du Corbeau qu’il faut grimper à 4 pattes et descendre sur les fesses !!! J’en profite aussi pour faire un vol plané et tomber sur mon poignet douloureux.



J’apprends que Rémi a réussi à rejoindre la base vie et qu’il décide de continuer tout de même.

Arrivé à Torgon, 340ème km, dernier ravitaillement où je vois mon père. Les bénévoles m’annoncent que c’est terminé et qu’on est au bout. Même si je n’y prête pas attention tout de suite, le message s’immisce dans ma tête.


Il reste 600 m de d+, une descente de 350 m d- que l’on doit à nouveau grimper pour ensuite basculer sur la dernière section de 11km / 1 100 m de d- après le dernier ravito.

Je démarre donc en début de soirée pour ces 22 derniers km. Cette dernière montée me semble durer une éternité.

Ce que m’a dit la bénévole me travaille et je trouve que ça n’avance pas assez vite. Je passe le sommet et bascule sur la descente de 350 m. Arrivé en bas, j’en ai marre, il ne me reste que 300 m à monter sur une route mais les mètres ne défilent pas, l’altimètre ne monte pas.

J’appelle mon épouse et lui dit que, même s’il ne me reste que 15km, je veux arrêter. Je m’en fous, de toute façon, la course est + longue et que j’ai déjà fait 360 km donc je peux arrêter !!!!

J’arrive tant bien que mal au dernier ravito, tenu par des bénévoles adorables mais encore une fois, nous sommes encore dehors et il fait froid. J’y retrouve 2 autres personnes dont une concurrente qui souffre énormément des pieds. Nous repartons ensemble pour cette dernière section qui doit nous amener à l’arrivée.

Après quelques passages dans des cailloux, nous arrivons sur un chemin large, qui descend tout doucement. Mes deux acolytes marchent. J’ai encore les jambes pour trottiner donc je les laisse terminer ensemble.

La fin me semble interminable et je passe la ligne à 02h30 du matin, seul. Heureusement que mon père est là pour m’accueillir… Je ne ressens pas d’émotion particulière. Autant l’arrivée du Tor a été un flot d’émotions autant, là, je suis totalement détaché.

Direction le dodo, pas de ravito digne de ce nom à l’arrivée.

Le samedi est consacré à voir les copains à l’arrivée et à boire des bières !! On reste jusque la cérémonie des finishers qui est à l’image du reste de la course : approximative.

Je suis très satisfait car, j’ai encore appris énormément de choses de cette course. En partant en sous-régime pour rester avec Rémi, je n’ai pas du tout souffert pendant les 300 premiers km, pas de douleur, pas d’ampoule et surtout le fait d’apprécier chaque instant. Pas de coup de moins bien sauf dans les 15 derniers km. Encore une belle aventure partagée avec plein de kikourous et avec mon père que je remercie énormément.

 

 

 

 

19 commentaires

Commentaire de TomTrailRunner posté le 16-09-2018 à 20:25:43

Hum...a mon avis, tu as plus posté durant la course que pour le récit :)

Superbe semaine ; encore une fois bravo

Commentaire de bubulle posté le 16-09-2018 à 20:27:50

J'ai du me faire violence pour lire car, avec cette course, mes sentiments sont désormais mitigés : une monstrueuse envie de la faire malgré tout....et la raison qui dit que je n'aurai plus jamais de possibilité de la faire, elle ou une autre de cet acabit.

Du coup, je lis le récit avec une certaine envie et.....j'en ai bien profité (ainsi que des nouvelles que tu donnais de temps en temps sur FB). Mais, visiblement, y'a quand même pas mal de trucs à améliorer encore. Bravo en tout cas pour ce récit malgré tout positif et pour la solidarité avec les amis, notamment ce sacré increvable de Cheville.

A bientôt, quelque part !

Commentaire de Mazouth posté le 16-09-2018 à 21:15:22

Malgré toutes les contrariétés et les difficultés techniques tu as vachement bien maîtrisé cette petite promenade. Bravo ! Like a boss !

Commentaire de Sylv Renard posté le 16-09-2018 à 21:39:35

Superbes photos Antoine, et des tranches de courses tellement croustillantes et parfois différentes selon le moment où l'on y est passé dans la journée. Ce fut un plaisir de te croiser là-haut. Ce qui est certain c'est qu'on a vécu un truc de ouf'.
A+ pour faire une team barbus :)

Commentaire de Cheville de Miel posté le 17-09-2018 à 06:35:41

T'étais capable d'enchainer avec le TOR vu ton état de forme.
T'es une machine bien huilé et méga entrainé.
Ravi de t'avoir accompagné pendant Pratiquement 5 Jours!!!

Commentaire de Mat69 posté le 17-09-2018 à 09:19:40

Cheville a raison, il y en a bien un qui va enchaîner avec le TOR, pourquoi pas toi ;-)

Bravo en tout cas pour cette balade bien accomplie et narrée.

Au plaisir de se retrouver

Commentaire de JuCB posté le 17-09-2018 à 09:27:48

Chapi chapo
C'est vraiment huge.
Vous envoyez du lourd !!
Bonne récup

Commentaire de Rich posté le 17-09-2018 à 09:49:15

Encore bravo, tu es vraiment devenu expert dans la préparation et la course de ces (très) longues distances.
Ça demande vraiment un gros volume d'entrainement. Tu passes par le Rocher du Pin pour aller chercher ton pain en courant tous les matins ? 😂😂😂

Commentaire de Jean-Phi posté le 17-09-2018 à 10:54:32

Enorme ce que vous avez fait tous les deux ! Mais toi c'est quasi inhumain la fraîcheur dont tu sembles faire preuve jusqu'à l'arrivée ! Vraiment, la Chartreuse te réussit bien ! Bravo pour ce truc de ouf, surtout avec une approximation pareille de l'orga. Ca m'a rappelé mon intégrale de Riquet. Sauf que je n'ai pas été au bout moi.

Commentaire de chococaro posté le 17-09-2018 à 12:46:16

Quel exemple de gestion de course et de préparation, bravo !
Merci pour ton CR mais surtout un immense merci pour les messages que tu as pris le temps de poster durant ta course. Coincée et frustrée derrière mon ordi, tu as amené un vrai plus au suivi.
Pour avoir déjà "goûté" aux limites de cette organisation l'an dernier en attendant Bubulle à Salanfe, je vais passer mon tour pour le moment mais c'est dommage car le Valais mérite vraiment une course digne de ce nom.

Commentaire de pitch06 posté le 17-09-2018 à 13:36:11

Un grand bravo, je me demande encore comment des humains (t'en es un au moins ?) peuvent faire une telle distance et maintenir un effort compliqué mentalement et physiquement aussi longtemps ...

Commentaire de Benman posté le 18-09-2018 à 23:33:43

Un ultra plus intimiste er moins émotionnel qu'un Tor. Au moins, tu sembles avoir profité des paysages. Pour le reste... Juste bravissimo

Commentaire de ptijean posté le 19-09-2018 à 09:53:04

Un vrais plaisir de t'avoir rencontré au gré des ravitaillements et sentiers de cette belle aventure. Ptijean

Commentaire de Free Wheelin' Nat posté le 20-09-2018 à 17:33:53

Impressionnée , tout autant par la perf (physique et mentale)que par l'esprit d'équipe dont tu as fait preuve, tu dois être un excellent compagnon de route.
Bravo.

Commentaire de L'Dingo posté le 21-09-2018 à 00:21:10

Relecture pour mieux apprécier.
Ton CR est à l’égal ( en plus complet) de tes interventions sur le live du forum. De l'entrain , de l’énergie, de belles images et des émotions.
Une aventure très bien gérée.
Well done.

question: à quelle place à fini la vache , on ne lit pas bien ses dossards :-))

Commentaire de LtBlueb posté le 23-09-2018 à 17:28:36

Bravo et profond respect(le commentaire est court mais il est sincère) (du coup Rémi est arrivé à bon port ?)

Commentaire de Antoine_974 posté le 23-09-2018 à 18:06:04

Merci à toutes et à tous !

Je me suis bien régalé et j’ai surtout beaucoup appris durant cette semaine de
course !

Rémi est arrivé aussi à bon port !

Commentaire de Patrice97417 posté le 19-10-2018 à 08:57:33

Salut!

C'est quant même du lourd !

A la Réunion pour faire cette distance il faut faire le grand Raid en A/R

à Bientôt

Patrice

Commentaire de Antoine_974 posté le 19-10-2018 à 11:16:43

C’est en réflexion :wink:

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