Récit de la course : Semi-Marathon des Lions 2014, par bubulle

L'auteur : bubulle

La course : Semi-Marathon des Lions

Date : 16/2/2014

Lieu : Bullion (Yvelines)

Affichage : 864 vues

Distance : 21.1km

Objectif : Se dépenser

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Et de cinq...

Cinq de suite. Le semi de Bullion, c'est mon rituel de début d'année, maintenant. En 2010, c'était mon tout premier semi officiel, ma découverte de la distance, sur un parcours exigeant et pas forcément propice aux gros chronos.....mais qui, bizarrement, m'a toujours réussi.

Donc, cette année, on va un peu jouer à comparer l'évolution bubullionienne. 1h43'05 en 2010, 1h39'50" en 2011, 1h37'46" en 2012 (tentative de record échouée, avec Jean-Luc en pacer...mon record était alors 1h37'28", réalisés à Bois d'Arcy en 2010), 1h39'07" en 2013. La barre est haute.....mais je me la mets assez bas : c'est une course de reprise, je me fixe sur 4'50"/km, soit une base de 1h42.

Après tout, c'est mon premier dossard depuis la Saintélyon et, surtout, depuis le marathon de Toulouse fin octobre, je n'ai pas couru sur un tel rythme. Et, de plus, je n'ai aucun objectif "route" avant septembre, aucune course courte de planifiée, donc je n'ai quasiment pas travaillé les allures rapides, encore moins fait de fractionnés....donc, rien qui ne prépare bien à un semi, quoi.

Comme toujours, j'arrive relativement tôt. Il vaut mieux d'ailleurs, car mon petit parking habituel dans le petit bois à gauche après le rond-point de la boulangerie, il est déjà en train de se remplir (pépère a ses habitudes : son petit parking, son heure d'arrivée, son tee-shirt Raidlight qui court vite et ses chaussettes roses qui courent vite aussi.....quand on tend vers le V3, on devient maniaque...:-).

Gros bazar à la remise des dossards : beaucoup trop peu de postes de remise et 1300 inscrits (au lieu de 1100 l'an dernier). La queue est géante dans ce gymnase trop petit. Je me dis que le départ va forcément être retardé : il est impossible d'arriver à distribuer les dossards dans les temps. Je vais donc m'échauffer tranquillement sur la route de Bonnelles et le petit chemin dans le bois (quand je vous dis qu'on a ses habitudes....je n'ai pas encore consacré d'endroit officiel pour aller pisser mais ça ne saurait tarder).

Première sortie les guibolles à l'air, là aussi c'est quasi traditionnel : on sort le corsaire qui court vite du formol, les petites manchettes pour pas avoir froid à ses petits bras, les gants pour pas avoir froid à ses mimines.....et on peut attendre le départ. Je me place à 5m de la banderole pour essayer d'éviter la cohue de départ. Important à Bullion de bien se placer : la route de départ est étroite.

Après plus de 20 minutes d'attente (mais dans une ambiance après tout bon enfant), le coup de pistolet surprend presque tout le monde (là aussi, on a l'habitude...) et le peloton s'ébranle. Bon, il faut bien 200-300M pour trouver une allure adaptée, mais ça ne bouscule pas trop et dès la première côte casse-patte du départ, je suis dans le rythme. Bip à 5'03" pour le premier kilomètre, tout va bien.

La première petite boucle sur le route de Rochefort, puis celle de Moutiers se déroule sans problèmes sur un rythme plutôt autour de 4'45. Je suis bien, c'est comme l'an dernier : pas de pression pour faire un temps, je suis donc dans des allures très confortables. Cela permet de bien faire attention au positionnement sur la route : bien au centre pour éviter les dévers sournois des routes bombées. L'expérience des courses plus longues parle pour apprendre à préserver les guibolles. Idem pour la rituelle gorgée à boire à chaque kilomètres : ça rythme l'ensemble, on retrouve les réflexes de "routard".

Moutiers, kilomètre 4, la route par laquelle nous finirons tout à l'heure. Je me laisse mentalement quelques encouragements car je sais que je vais me mettre dans le dur sur les derniers kilomètres, dans une heure....Et, surprise au kilomètre 5, je vois arriver à ma hauteur Olivier "Land", que je n'avais pas revu depuis super longtemps (en fait depuis la Virée des Deux Bois). Du coup, nous allons faire un bout de chemin ensemble. C'est amusant, c'est seulement son deuxième semi alors qu'Olivier a toujours été pour moi un "vieux routier" de la course à pied. "vieux routier", certes, mais pas un grand acharné des courses sur route de masse, ce qui explique.

Nous passons le ravito du km 5 que je grille (comme tous les autres : la gourde me suffit et j'ai deux Pom'Potes en réserve au cas où......non, Arclu, pas de saucisson car, pour le sauciflard, faut marcher !). Olivier me dépasse, il a l'air bien et prend une vingtaine de mètres. Mais, c'est maintenant le long faux plat montant vers La Celle : le moment où on découvre dans quelle forme on est vraiment. 2km à 3% de moyenne, ça n'a l'air de rien mais sur un début de course, c'est bien cassant.

Première séance de pac-man. Je vais monter les 2km entre le 5 et le 7 en 10'02". Certes assez loin des 9'30 de 2012, où j'étais tiré par Jean-Luc....mais je reprends quand même les 20 mètres à Olivier et nous nous retrouvons ensemble en haut pour dérouler tranquillement dans la partie descendante vers La Celle, ensuite. Dérouler à 13 à l'heure, s'entend, pas question d'amuser la route, non plus.

À La Celle, j'annonce à Olivier que là, bim, on va prendre plus cher après le virage à gauche. Je suis bien décidé à envoyer sur la montée et je m'attends d'ailleurs à ce qu'Olivier embraye, histoire qu'on puisse faire un joli coucou de kikous au Mulot qui a annoncé sa présence sur la côte. Seb/Mulot est bien là, effectivement, prenant le soleil sur le talus dans le virage, là où la côte est bien rude (dans les 6%). Et, pour ma part, ça avionne bien. J'ai l'impression de monter encore plus vite que l'an dernier, ça doit être le nombre de coureurs dépassés qui me donne cette impression. En fait, je ne battrai finalement pas mon "record" de la côte de la Celle : 7'12 pour les 1,4km entre le 8,6 et le 10....pour 6'56 l'an dernier où j'étais vraiment monté comme un malade, à 12 à l'heure...:-)

Cela dit, j'ai perdu Olivier et je ne le reverrai pas. J'espère que la suite s'est bien déroulée pour lui.

Par contre, c'est peut-être finalement plus équilibré, car la relance en haut de côte, pour l'immense ligne droite légèrement montante qui mène à Chateaufort, est moins difficile. Là, en 2012, j'avais pioché derrière Jean-Luc mais je me sens plus régulier. Je me rappelle même mon CR de l'an dernier et me mets en mode hypno-bubulle : 8 foulées entre les pointillés de la route, 2 foulées sur le pointillé. Vous me répétez cela environ 200 fois et les 2 bornes passent un peu plus vite. On oublierait presque le vent. Presque car, le coquin est bien là, comme je m'en doutais, et le peloton est trop étiré pour pouvoir s'abriter. En plus, je déteste suivre, donc tant pis, je me bagarre contre le vent.

Juste avant Chateaufort, une petite pensée en passant le chemin de terre à droite qui emmenait à deux balises du Raid 28, mi-janvier, que nous étions allés chercher vers 6h du matin avec mon compère débaliseur. Je me rappelle m'être alors dit "tiens, la prochaine fois que je repasserai là, il fera plus jour et je serai moins sale". Alors, vous savez quoi? Je confirme. :-). Tout propre, le bubulle (normal : les chaussettes roses, ce sont celles qu'on ne salit pas).

Hop, bout de ligne droite, virage vers le coin des footeux pour cette petite route étroite légèrement descendante. En général, on a tendance à accélérer à cet endroit et ça ne loupe pas. Je me refais passer par quelques coureurs un peu euphoriques....mais qui soufflent quand même un peu fort. Bizarre....Donc je pense "à tout à l'heure, les gars".

Km 14, descente vertigineuse mais assez courte. Certains foncent comme des tarés histoire d'être sûrs de bien se démolir les cuisses avant les longues lignes droites qui suivent. "à tout à l'heure, les gars"....:-)

Tout cela se déroule quand même sur un rythme de 4'35", bien plus rapide que ce que j'avais prévu, mais je ne le sais pas, ayant décidé de ne pas regarder la montre. Bref, en bas, relance sur la route de Rochefort, mieux abritée, je prends à nouveau les pointillés comme repère, et c'est reparti pour du boum-boum hypnotique. Les kilomètres se déroulent tout seuls, les positions sont stabilisées, à part quelques-uns qui commencent clairement à craquer. Plus beaucoup de filles non plus, je commence à assurer ma place féminine..:-)

Tout cela nous amène au km 18 où j'ai prévu d'essayer d'accélérer encore un peu. En pratique, je diffère un peu jusqu'au 19, à partir du moment où on retrouve la fin de 1ère boucle et c'est partiiiiii. Objectif : tout en accélération et faire encore le pacman. Objectif tenu : personne ne passera et je ne compte plus les dépassés...y compris Etienne71 (que j'avais vu un bon moment avant la course) que je passe vers le km 20.

Comme d'habitude, le dernier kilomètre est quand même dans le dur complet, avec cette petite côte sournoise de l'église, mais chaque coureur dépassé est une motivation supplémentaire. J'ai toutefois le temps, en passant, d'apercevoir Alex Forestieri qui redescend (il a évidemment du finir depuis un bon moment...en fait, il fait 28ème en 1h21).

Délivrance en haut de la côte, on donne tout ce qu'il reste, virage gauche à la corde histoire de gratter une place....et vrouuuuuum droit sur la ligne. J'ai juste le temps d'apercevoir un chrono qui indique 1h3xxxxx : yahouuuuuu. Heureusement que j'avais dit 1h45 à la kikouterie...:-) (mais plus personne ne me croit, maintenant). Bim, ligne, Bim, 1h38'04" à mon chrono. A peine 20 secondes de plus qu'en 2012 avec Jean-Luc : j'ai clairement moins ramé sur la fin, cette fois-ci, ce que confirmera le chrono puisque je fais un negative split de 2 minutes (50', puis 48'). Certes, sur Bullion où les 10 premiers kilomètres ont un profil plus difficile que les 10 derniers, c'est assez habituel, mais 2 minutes, c'est pas mal...:-)

A l'arrivée, je ne m'éternise pas trop. Le départ tardif fait qu'il est déjà tard. Je tente juste de voir le classement : je suis 5ème féminine, 62ème V2 et 287ème.

Et donc, pour l'année prochaine, j'aurai bien quelque chose à tenter, à nouveau.

Pour mes stats perso (je suppose que vous, vous vous en fichez) :

Temps final:
 - 2010: 1h43'05"
 - 2011: 1h39'50"
 - 2012: 1h37'46"
 - 2013: 1h39'07"
 - 2014: 1h38'04"
 Split:
 - 2010: 52'52" / 51'02"
 - 2011: 50'38" / 49'10"
 - 2012: 49'11" / 48'33"
 - 2013: 50'38" / 48'26"
 - 2014: 50'00" / 48'04"
 Faux plat de la D61 (km 5 à km 7):
 - 2010: 10'21"
 - 2011: 10'02"
 - 2012: 09'30"
 - 2013: 09'47"
 - 2014: 10'02"
 Côte de La Celle (km 8,6 à km 10):
 - 2010: 7'28"
 - 2011: 7'34"
 - 2012: 7'27"
 - 2013: 6'56"
 - 2014: 7'12"
 Putain de ligne droite dans la forêt (km 10,3 à 12,5)
 - 2010: 10'49"
 - 2011: 10'34"
 - 2012: 10'24"
 - 2013: 10'47"
 - 2014: 10'33"
 Deniers kilomètres qui font mal (km 18,9 à arrivée)
 - 2010: 10'55"
 - 2011: 10'26"
 - 2012: 10'20"
 - 2013: 09'50"
 - 2014: 10'04"


(qui a dit que j'aimais les chiffres ?)

On verra comment cette saga se continuera en 2015....rendez-vous en février 2015.Maintenant, c'est direction l'enchainement de la mort : trail d'Auffargis le 16/3, Ecotrail 80 le 29/3 et marathon de Paris le 6 avril. Ouille...:-)

7 commentaires

Commentaire de Tonton Traileur posté le 16-02-2014 à 19:45:20

aaaaahhhhh , Le BUBULLion !!! LA grande classique de début de saison !
Bien joué Bubulle, et sans pacer ! De bon augure pour la suite ...

Commentaire de Arclusaz posté le 16-02-2014 à 20:00:52

Trop tard ! j'ai déposé le brevet de la "Pom'pot au sauciflard" : avec un tel concept, je vais m'en mettre plein les poches, j'appelle dès demain matin Marcel Pompot pour lui proposer une association.

En récompense, promis, tu seras la première recrue du Team Pot'Pot pour le semi de Bubulion de l'année prochaine.

Bravo en tout cas d'avoir gardé toute cette vitesse avec le volume que tu t'envoies

Commentaire de franck de Brignais posté le 16-02-2014 à 21:52:25

V2 ?!... Et bien tu caches bien ton âge Mr Bubulle !! et puis ça c'est pas un chrono de V2... C'est même pas un chrono de Senior (enfin pas le mien...) Bravo, belle reprise de la route... bonne prépa pour le Mdp.. et bonne enchaînement pour la TDS... veinard !!

Commentaire de Jean-Phi posté le 17-02-2014 à 11:40:57

En V3 tu vas truster tous les podiums là c'est sûr ! Bravo, belle course ! Qui a dit que les courses longues rendaient diesel ?

Commentaire de Overnight posté le 17-02-2014 à 15:32:45

Belle course! En plus avec le soleil qu'il y avait ça devait être bien agréable:).... j'ai eu une petite pensée en prenant la route des vacances.
Bon courage pour la suite!

Commentaire de Bert' posté le 19-02-2014 à 23:38:24

Et ben, toujours constant dans les résultats :-)
Il faudrait juste veiller à éviter les blessures dans les semaines post courses !...
Bon rétablissement !

Commentaire de Land Kikour posté le 23-02-2014 à 19:57:43

Une bien jolie course que tu nous fais là, j'en termine avec 4 bonnes minutes de retard sur toi, pas étonnant, je n'avais vraiment pas la forme pour suivre ton rythme.

Félicitations et surtout garde cette forme pour la suite ;-)

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