Récit de la course : Saintélyon 2013, par Cocorosinette

L'auteur : Cocorosinette

La course : Saintélyon

Date : 8/12/2013

Lieu : St étienne (Loire)

Affichage : 1249 vues

Distance : 75km

Objectif : Terminer

14 commentaires

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STL 2013 : "Allez papa"

Bizarre, ce début de récit est à l'image de ma STL : difficile.

 

Cette STL commence au printemps quand un pote me propose de participer à la STL en relais de 4. La constitution de l'équipe prend du temps. Ca tergiverse. Je lui donne jusqu'au 5 juillet. Après, je fais ce que je veux. Le 28 juillet, mon frère fait le tour du petit fiz, je le suis en live toute la journée. Le lendemain, pétage de plomb, je m'inscris à la STL, pas sur 21 km, pas sur 45 km, mais bien sur les 75 km de la solo. Pour tout dire, je n'en ai pas dormi la nuit suivante. Quelle idée j'ai eu !

 

Avant cette STL, prépa semi de Lyon. Pas de soucis. Et début octobre, le semi lyonnais se passe plus que bien. Maintenant place à la prépa STL. Suite au semi, je suis sur un nuage. Jusque début novembre. Et oui, le 3 novembre, je participe au Sainté Trail Urbain. Et réapparaissent des douleurs au genou droit. Pour la STL, commence une course contre la montre pour remettre d'aplomb ce genou.

 

Malheureusement, ça n'a pas suffit. Le 7 décembre à minuit, je suis avec mon frère sur la ligne de départ à sainté. Pour ma première STL, je suis un peu tendu durant quelques kilomètres mais la présence du fréro rassure.

Jusque Sorbier, pas de soucis. C'est après que ça se gatte. Le genou me lâche. Je sers les dents. Peu après on attaque la neige, les plaques de verglas, on chaîne. Heureusement, car autours de nous, les moins prévoyants commencent à voler. La douleur s'accentue. Arrivés à St-Christo, petit ravitaillement et j'ai bien peur que c'est là que pour moi s'est finie la course. Je me suis refroidi et la douleur et trop vive. Je ne peux plus courir. A plusieurs reprises, je dis à mon frère de partir, je vais continuer en marchant. Il insiste pour au moins rester ensemble jusque Sainte-Catherine. Finalement, au 17ème kilomètre, il finit par partir devant. On se lance : « on se retrouve sur la ligne d'arrivée ». Ca y est, je suis seul. Je pars pour presque 60 km de marche en solo.

 

En montée, aucun soucis, je vais même plus vite que les coureurs,
sur le plat, je ne monte pas ma fréquence cardiaque alors en montée, je peux envoyer et j'envoie. Je double, les yak aide bien,
- sur le plat, je marche, et me fait beaucoup doubler,
- mais mon problème, c'est en descente : les douleurs sont horribles, j'ai même à un moment dû descendre en marche arrière !

 

Le physique défaillant, reste toujours la tête. Je veux finir. Mais, 60 km, c'est long, très long. Néanmoins dans l'ensemble, je n'ai que trois gros coups de mou :
- pendant les 5 premiers kilomètres en solo : il fait froid, je suis en plein vent, tout le monde me double et il y a encore 55 km. Comme mon objectif est d'être finisher, je calcule, beaucoup, pour arriver avant 15 h.
- vers 6 h 30 : J'ai passé St-Genou depuis une demi-heure. Il me reste environ 32 km. Mais pour la première fois, j'ai envie de dormir. Je me répète que dans une heure il fait jour alors tiens bon petit cocorosinette.
- les 3 km précédent le ravito de Beaunant : Je n'avance plus. Les genoux sont raides. Les étirements ne servent pas à grand chose.

J'atteins enfin le ravito de Beaunant. Je prends mon temps. Je me ravitaille bien (soupe, fromage,...).Hop, et ça repart. Mon pote entre dans la danse. On communique pas mal par sms. Je monte la côte de l'aqueduc en pianotant sur mon portable, et ainsi, je grimpe sans m'en rendre compte et même sans sentir le dénivelé. Je continue ma petite marche, informe Mrs Snail69 de mon avancement. Je prends des photos du musée des Confluences pour un copain qui va y travailler un jour (s'ils le finissent !).

 

J'arrive peu après midi à Gerland. Mrs Snail69 m'encourage dans les 100 derniers mètres. Petit regret : je n'ai pas passé la ligne avec mes filles. Enfin bon, j'ai fini, j'ai pu profiter des serpents de lumières. Et surtout ma petite rosinette de 18 mois répète sans cesse depuis samedi après-midi « Allez papa ». Et ça, c'est plus beau que tout et guérit toutes les douleurs et souffrances.

14 commentaires

Commentaire de Arclusaz posté le 09-12-2013 à 21:42:42

allez Papa ! effectivement, c'est là l'essentiel.

En marchant 60 bornes, tu arrives 30 minutes derrière moi.... ça en dit long sur ma modeste performance et sur ton rythme en montée : quand un avion n'a plus d'ailes, il lui reste des roues !

mais, c'est pas grave, nous sommes allés au bout et on reviendra.

A bientôt sur un "off lyonnais"

Commentaire de Cocorosinette posté le 09-12-2013 à 22:18:28

C'est pas ta performance qui est modeste, c'est toi. Nous avons atteint nos objectifs. Et qui nous dit qu'en courant j'aurais gagné plus de temps. Courir, c'est s'exposer bien plus aux chutes, crampes et que sais-je encore...

Commentaire de bubulle posté le 09-12-2013 à 21:43:00

C'est énorme de volonté, ton truc. Marcher sur les 4/5 de cette distance, fallait le faire.

En fait, c'est un retour aux sources que tu nous as fait : la STL comme ses soeurs locales (LPF et RT), ce sont des marches non compétitives, à la base. Tu es donc revenu aux racines. Certes, pas de ton plein grè, mais c'est bien de voir les choses comme ça. Et, en plus, finir en à peine plus de douze heures, tu n'as quand même pas du marcher lentement. Surtout en ayant plus mal dans les descentes que dans les mùontées, vu que de St-Christo à Lyon, y'a quand même nettement plus de descentes.

Bravo....mais soigne le genou, maintenant!

Commentaire de Cocorosinette posté le 09-12-2013 à 22:26:56

Merci. Retour aux sources, oui mais dans l'autre sens...

Si le diagnotic du rumatho vu vendredi matin règle mon problème de genou chronique, j'envisagerai bien la LPF l'an prochain. Mais à une condition : que l'arrivée soit devant chez ma belle-maman à Verte Colline. Tu peux me négocier ça ? ;-)

Commentaire de Trimoreo posté le 09-12-2013 à 22:06:01

Respect. Prendre des douleurs à St Genoux, on se pose la question de finir ou pas, mais là il fallait être costaud dans la tête pour finir 60 km dans le dur.
T'as même réussi à résister au sirène de St Catherine : la lignée de bus que même si t'es en forme t'as envie de t'y mettre au chaud.

Commentaire de Cocorosinette posté le 09-12-2013 à 22:22:22

Merci. Ce n'était pas trop difficiles de résister aux sirènes des bus de Ste-Catherine puisque je ne savais qu'il y en avait. D'ailleurs, quand je les ai vu, je me suis dit qu'ils pourraient couper le contact, ça pollue pour rien !

Commentaire de Spir posté le 10-12-2013 à 00:29:13

Résister à la tête qui calcule le temps qui reste en fonction de la moyenne horaire, chapeau ! J'espère que le corps va vite récupérer !

Commentaire de polosh posté le 10-12-2013 à 08:55:58

Ah ouais quand même!!
Je suis littéralement impressionné de tant de volonté!! Parce que moi je ne me voyais pas marcher 45 km... Alors 60!
Et que dire du timing: en fait c'est même plus de la marche rapide là!
Un grand bravo à toi!!

Commentaire de snail69 posté le 10-12-2013 à 22:09:26

Effectivement

Commentaire de Arclusaz posté le 10-12-2013 à 22:12:57

tout est dit dans ce commentaire !

Commentaire de snail69 posté le 10-12-2013 à 22:20:20

Oups...effectivement, tu as une sacrée volonté ! À ta place, je n'aurais sans doute pas pris le départ. Désolé, je n'ai pas pu t'attendre. Une fois ton genou soigné, on t'attend sur un Off...tu iras devant avec les avions du groupe !

Commentaire de Mamanpat posté le 11-12-2013 à 13:03:22

Quel mental ! Chapeau !

Commentaire de lalan posté le 14-12-2013 à 18:00:07

Du courage qui va te donner une volonté de fer pour 2014. Bravo et bonne continuation pour de nouveaux challenges.

Commentaire de caro.s91 posté le 16-12-2013 à 10:54:37

Allez, tu as su finir au mental, c'est super. J'espère que tu seras vite sur pied pour de nouvelles aventures.

Caro

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