Récit de la course : Saintélyon 2012, par ejouvin

L'auteur : ejouvin

La course : Saintélyon

Date : 2/12/2012

Lieu : St étienne (Loire)

Affichage : 1256 vues

Distance : 71km

Matos : Trabuco 14
Camel bag
Tee shirt technique "moulant" manches longues
Tee shirt Gore Running manche longues.
3/4 pour couvrir les genoux
Booster

Objectif : Se dépenser

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Quel pied ....

Dur dur de faire un récit de cette course, qui aura été chargée en émotion pour moi. Malheureusement, je n’arrive pas à tout remettre en place dans ma tête et ce récit ne va pas s’attarder de trop sur le déroulement de la course.

J’essayerai à travers cet écrit de donner tout un tas d’information pour ceux qui viendront se renseigner l’année prochaine, en vue d’une préparation ou bien de renseignement pour se préparer.

 

La découverte

Mais reprenons le tout depuis le début, au risque de me répéter avec un ancien récit. Début Janvier, je reprends une activité normale, sur défi et volonté de me reprendre en main. Ca fait plusieurs années (8-9) que je n’ai pas bougé mes fesses, qui ont pris le temps de s’épaissir entre temps.

J’alterne les semaines à 2-3 sorties de 10 km et les semaines de blessures. Mais à force, ça finit par passer et mi-juillet, je m’essaye sur 50 km. Essai désastreux, horrible, j’ai fini cuit et la cheville en vrac. Deux jours après je dirai « Pas plus de 30 km pour cette années, c’est trop difficile ».

Mais voilà, début septembre, je m’essaye sur un « trail » de nuit, pour voir ce que cela donne. Je tombe littéralement sous le charme de ce type de course. Je publie ma course sur un réseau social bien connu. Et voilà, un ancien ami, trailer bien confirmé, remarque cette publication. La discussion entre nous deux se termine ainsi :

  • Moi : « J’ai trouvé ça génial »
  • Lui : « Si tu as aimé, il y a une course super sympa, c’est la SaintéLyon »
  • Moi : « Oui je connais, mais je n’ai clairement pas le niveau, même pas en rêve »
  • Lui : « Avec l’entrainement, tu peux y arriver »
  • Moi : « Tu es pas sérieux ? »
  • Lui : « Si si, c’est possible »

Je me laisse une journée de réflexion, mais c’était déjà vendu en fait, et je m’inscrits :

  • Option annulation de la course ? Non je ne la prendrai pas, ça me donnera une motivation supplémentaire pour ne rien lâcher
  • Les billets de train ? Pareil pas d’assurance annulation. Ainsi, je ne vais pas lâcher l’affaire après avoir mis plus de 100 euros dans cet objectif.

 

Donc en résumé, à fin septembre, j’avais tout juste 780 km dans les jambes, et il me reste 2 mois pour me préparer à cet évènement.

 

L’entrainement

Je commence donc un entrainement piqué sur internet à base de deux séances de VMA et deux séances en rythme par semaine et un trail chaque dimanche. Mais changement de programme à partir du 15 octobre, mon pote m’a fait un plan d’entrainement qui va m’en faire baver … On continue sur le rythme d’un trail chaque week end, histoire de voir la réaction des jambes en plein charge. Et l’entrainement se présente ainsi :

Pendant trois semaines, ce sera une séance de 1h le matin à jeun, et une séance plus longue le soir, en augmentant chaque semaine le temps de travail sur la séance du soir. Je ne trouve rien de mieux que de faire en fait le trajet Maison – Travail matin et soir, en faisant des détours le soir.

Soit entre 12-13 km le matin et pour le soir :

  • Première semaine : 13 km
  • Deuxième semaine : Progressivement de 16 à 20 km
  • Troisième semaine : 17 – 18 km

 

Autant dire que les courses du dimanche ne sont pas exceptionnelles, elles seront faites au cardio sur un rythme de « croisière ».

 

S’ensuient deux semaines où je continue le matin à jeun, mais juste 1H autour de chez moi et deux séances de fractionnés plannifées, le reste étant des footings. Là, je redoute ces séances et je me fais vraiment mal à chaque fois, mais j’espère que cela va payer…

 

Enfin, la charge diminue deux semaines avant la Sainté. Dernière semaine, juste trois sorties pour entretenir les jambes.

Au final, ça ferra 900 km en deux mois, une perte sèche de 6-7 kg et beaucoup de doutes lors des petites blessures aux chevilles et genoux. Mais Dieu que la dernière semaine a été longue, l’envie d’en découdre et pas simple de ne plus rien faire.

 

La course

Et voilà, le jour J est arrivé… Heureusement, j’ai préparé mon sac la veille, je pourrai prendre mon temps le samedi matin. Direction Gare de Lyon pour le train de Saint Etienne. J’arrive dans le milieu de l’après-midi, direction le retrait des dossards. Ça se fait en 5 minutes, il n’y avait encore personne. J’effectue mes derniers achats car le tuyau de ma poche n’est pas isolé et il serait trop bête que cela gèle…

Je traine un peu et en profite pour acheter une nouvelle poche à eau, dont le tube était censé être isolé, puis direction le Flore. Là, je suis comme un enfant dans un monde d’adulte. Je fais mon timide, je n’ose aborder personne. Je m’assois donc seul à une table, mange trois assiettes. Une kikou me rejoint et nous discutons un peu, mais je suis encore bien timide ou alors stressé.

Direction la salle de repos, mais je ne tiens pas en place, donc je fais des allers retour avec l’extérieur, histoire de prendre la température.

 

21h15, l’heure de la préparation. Je ne compte même pas le nombre de fois où je défais / refais mon sac. J’offre un sac poubelle à un coureur dont le sac est trop petit, mes ciseaux passent dans plusieurs mains, j’ai l’impression d’être sur équipé, mais c’est utile.

Nous prenons quelques nouvelles des participants de la LSTL, vraiment des « brutes ». Et là surprise, il y a beaucoup de neige et ça fait froid, très froid. Je ne suis pas mécontent d’avoir des boosters en plus de mon corsaire. Pour le haut, ce sera un tee shirt technique moulant et une deuxième couche plus épaisse. Pour les mains, ce sera des gants pas trop épais mais suffisant chaud pour cette température, et sur la tête le petit bonnet offert.

 

23h, direction le dépôt du sac que je retrouverai sous la neige le lendemain matin, la course commence. Je suis seul, un peu dans ma bulle. Je me suis placé dans le SAS 9-11h, ce qui doit correspondre à mon niveau.

 

Minuit le départ est donné. Et là, il n’est plus possible de reculer. En même temps, je me suis préparé, donc je veux en découdre. La stratégie est très simple, je dois être à 150 pulses, et compter par ravito.

 

Et finalement, tout va passer vite, très vite. Je n’ai finalement en mémoire que très peu d’images, mais quelles images… Rien que pour cela, ça vaut la peine.

Toutes ces lumières dans la nuit noire, sur les chemins enneigés, c’est trop trop beau. Par contre, en regardant devant soit, ça fait un peu mal au moral car on distingue bien le chemin à parcourir et surtout le dénivelé qui nous attendent… Mais c’est bon.

La lumière des villes est aussi splendide.

 

Par contre, la neige fait place au verglas, et là c’est tout de suite moins drôle. De très (trop) nombreuses chutes, des avertissements fusent pour indiquer les plaques. Malgré cela, certain tente d’y aller et ça tombe le plus souvent. Je redouble de prudence, voir trop. Je me fais doubler à chaque descente, et j’ai peur de ceux qui arrivent derrière moi, peur de leur chute et de me faire faucher. Mais ça passera sans aucune chute, avec le recul j’ai eu beaucoup de chance. J’aurai une pensée pour ceux qui sont parti en running, comment ont-ils fait ? Je les prends pour des fous, réflexion que doivent avoir ceux qui chauffent les « chaînes » vis-à-vis de ceux qui y vont à la force des semelles.

 

Je ne me souviens plus vraiment du parcours, j’étais tellement dans ma bulle, tellement concentré sur mes pulses, que j’ai pris les difficultés une par une sans m’en rendre vraiment compte. Je ne me rends même pas compte qu’il fait froid, les deux couches sont très efficaces, le petit bonnet offert également.

 

Puis en descendant en altitude, le verglas fait place à la boue. A la première flaque, je me souviens de ce trail de 50km où je les avais évités pour finalement plonger dedans sans se poser de questions sur la fin. Donc là, aucune question ne se pose, et je trace tout droit. Ça fait un peu froid, mais ça passe vite. De toutes les façons, il y en aura d’autre. Et bien, j’ai eu raison, nous avons été gâté question boue. Même si cela ralenti, je me régale, pour ma première SaintéLyon, nous avons tout eu.

 

Et d’un coup, j’aperçois le dossard numéro 7701, accompagné de couettes, ce numéro que j’ai envoyé par SMS. Je reconnais donc Mamanpat. Arrivé à sa hauteur, je lui fais un coucou et lui demande comment ça va. Echange rapide et je repars dans ma bulle. Voilà enfin le dernier ravito, le décompte est terminé. Je peux aussi retirer ma frontale, plus besoin et elle a mérité son repos. Enfin je repars, mais depuis le dernier, c’est de plus en plus difficile de se remettre dans le rythme. Il me faut marcher doucement, puis de plus en plus vite, pour trottiner et enfin avoir un rythme de course.

Ce dernier ravito est tout simplement horrible, car à peine sortis, nous attaquons la dernière pente vers Saint Foy. Et que vois-je encore devant moi ???? Mamanpat, non mais alors comment ça se fait ça ? Tant pis, je vais la reprendre pour lui dire que je suis pas content, que ce n’est pas gentil de me faire ça. Je pars un peu devant dans la fin de la montée, mais surveille mes arrières dans la descente, car elle va me reprendre. J’aurai du le parier.

 

Et voilà, la descente est terminée, ne reste plus que les derniers kilomètres tout plat, c’est la fin, mais il faut tenir pour finir. Une personne rejoint Mamanpat, et nous tout le monde oublie de se présenter. J’apprendrai plus tard que c’est Blob. Alors je profite de ce récit pour faire les présentations : « Bonjour Blob, moi c’est Etienne, du pseudo ejouvin sur Kikourou, et je viens de la région Parisienne. Content de faire ta connaissance ».

 

Au passage, réflexion à la con d’un mec qui en termine d’une course. Je viens de regarder ma montre, 68 km au compteur. 30 secondes après je demande « C’est encore loin ? ». « Bah oui du con, nous en avons discuté sur le forum, le parcours fait presque 72, tu as 68, il te reste 4 km », mais bon, je cherche des repères visuels.

 

Donc nous voilà en train de maintenir un rythme sur les quais, mais je finis par partir tout doucement devant. Et là, je sais que c’est terminé, que je vais pouvoir franchir la ligne d’arrivée et écrire mon message, sur un site communautaire bien connu. Message que je me suis promis d’écrire.

 

Panneau 250, 200, 150, 100, 50 et voilà je rentre dans le palais des sports et c’est la délivrance. Je retiens mes larmes. Enfin, je peux sortir mon portable et dédier mon arrivée à mon frère, et ma cousine ayant tous les deux affronter la maladie, avec quelques dommages collatéraux. Et c’est là que c’est le plus difficile, les nerfs craquent un peu et plusieurs larmes collent sur les joues.

 

Un peu plus tard, je recroise Mamanpat dehors. Je m’excuse de l’avoir lâchée sur la fin, nous échangeons quelques mots, et sa petite phrase qui m’a fait sourire « L’année prochaine, tu reviens avec nous ». Je rigole parce que tout le monde dit « Non plus jamais », alors je réponds « Nous verrons, là j’ai mal », mais vous savez tous ce que dit le petit diable derrière ma tête …

 

Détail de la course

A l’arrivée, j’ai 9h12 et des bananes. Très franchement, je suis « déçu » sur le coup et me dit que je verrai bien avec le classement. Et finalement cela donnera 1094, ça change tous les jours, mais bon c’est l’idée. Bon bah pas dans les 1000, tant pis. Et puis, mise à part cette petite déception, il faut pas déconner, c’était GENIAL et j’en garderai que des bons souvenirs.

Et finalement mon évolution sera assez constante aux pointages :

  • ST ETIENNE (4189)
  • ST CHRISTO 01:48:05 (2341)
  • STE CATHERINE 03:33:28 (2001)
  • ST GENOUX 04:53:25 (1677)
  • SOUCIEU 06:25:36 (1451)
  • BEAUNANT 07:57:01 (1219)
  • LYON CENTRE 08:53:36 (1109)
  • ARRIVEE 09:12:19

 

Bilan

Alors les trucs à ne pas refaire :

  • Ne pas préparer son camelbag à l’avance, je l’aurai fait et refait 15 fois. Et pour autant, j’ai oublié l’ibuprofène, une chance pas eu besoin, de mettre mon coupe-vent dans un sac isolé au cas où l’eau rentre dans le sac.
  • Ne pas sauter son planning de gels / barres ou gorgée d’eau. Autant la première heure, j’ai bien pris une gorgée tous les quart d’heure. Mais après c’est du grand n’importe quoi. Pire, je n’aurai pris qu’un gel au lieu des 8 planifiés… J’ai eu beaucoup de chance de ne pas tomber.
  • Ne pas partir au fond des SAS, doubler autant de monde, ça consomme de l’énergie et on a plus de risque d’avoir des bouchons.
  • Ne pas faire de checklist lors de la préparation du matos. J'aurai oublié également imodium, et heureusement pas eu besoin.

 

Mais sinon, je crois que j’ai été piqué par la mouche TRAIL TRAIL, et après deux semaines de repos, je vais recommencer une préparation pour une bonne course.

 

Place aux remerciements

  • Elcap / Nini et leur fille pour l’accueil au Flore et cette organisation
  • Aux bénévoles. J’ai essayé autant que possible de dire un petit mot aux bénévoles croisés. « Bonsoir », « Merci », « Bon courage pour la nuit », ça coute rien. Même si il fallait jouer un peu des coudes parfois, bah là c’est la faute des concurrents qui restent plantés devant les tables sans bouger, je n’ai pas eu trop de mal à me servir.
  • A toutes les personnes sur le bord de la route qui nous encourageaient. C’était juste magique de voir les voitures s’arrêter, les fenêtres baissées et les gens nous envoyer des mots.
  • A mon « coach » Christophe qui m’aura pondu le plan d’entrainement et boosté jusqu’au départ.
  • Au magasin dont je ne donnerai pas le nom (pas de pub), mais géré par Agnès, pour leur conseil sur le matos à prendre
  • Aux « fous » qui ont fait LSTL, et qui nous aurons mis dans l’ambiance en arrivant au Flore.

 

Conclusion

Malgré des douleurs au genou et cheville droite apparus sur la fin, pas de courbature le lendemain, sauf aux bras Rigolant. Trois jours après, toujours une petite gêne dans le genou, mais vous savez quoi ??? Je crois que je vais suivre l’envie du petit diable, et je suis à deux doigts de dire « Rendez-vous l’année prochaine ».

22 commentaires

Commentaire de franck de Brignais posté le 05-12-2012 à 21:36:42

Un superbe résultat pour cette première (j'ai bien noté que tu te laisserais bien retenter...Il va falloir une seconde édition pour profiter !). Bravo pour la gestion et bonne récup' !!

Commentaire de ejouvin posté le 05-12-2012 à 21:55:21

Merci, mais j'ai eu de très bon conseil. Et effectivement, récup récup.

Commentaire de Arcelle posté le 05-12-2012 à 21:50:45

Joli récit, qui traduit bien ton investissement dans cette course.
Réflexion faite, je pense être "la kikou" du repas au Flore ; bon nos vrais noms, les pseudos, c'est bien compliqué tout ça ! :-)
Bravo pour ta performance et sans doute à une prochaine fois en course

Commentaire de ejouvin posté le 05-12-2012 à 21:57:00

Merci pour le joli récit. Quel contraste avec ma "timidité" au Flore où j'ai pas eu le courage d'aller au devant des gens, et le fait que je m'étale ma vie ici ;)

Oui pseudo, c'est bien compliqué, pour cela que e comme Etienne et jouvin comme... bah mon nom

Commentaire de Arclusaz posté le 05-12-2012 à 21:51:42

Quel potentiel ! te rappelles tu de nos premiers échanges sur kikourou ? je te disais que tu avais largement le niveau pour boucler la STL.

C'est quand même très impressionnant avec aussi peu de mois de course à pied dans les jambes et le plan "maso" que tu as avalé à l'automne : peu aurait résisté, on voit que tu es jeune !

Bon,faut quand même que je te gronde un peu : nous étions, je pense, assez facilement identifiables au Flore (j'étais entouré de belles filles !). J'aurais été vraiment content de faire ta connaissance.
C'est malin, du coup, on est obligé de revenir tous les deux l'année prochaine!

Commentaire de ejouvin posté le 05-12-2012 à 22:03:54

Merci. Enfin quel potentiel... y en a encore un paquet devant moi ;) Et puis je "triche" un peu, j'ai fais bcp bcp de sport à l'adolescence, il doit y avoir des restes.

Oui je me souviens de nos premiers échanges... enfin surtout de tes encouragements alors que je venais de me "flinguer" sur mon premier long. Entre cela, et mon pote, y a pas photos, cela m'a boosté.

Le plan, je dois avouer qu'il est "maso", surtout le matin à 6h15 quand il faut aller au travail en courant. Sachant qu'à l'aller, c'est 500m d'échauffement puis direct 1.5 km pour 120m de D+. Mais j'avais tellement envie de bien figuré...
Quand à la jeunesse, nous le sommes tous. N'avons nous pas été comme des enfants sur ces chemins enneigés ? J'ai même hésité un instant à faire une bataille de boules de neige ;)

Bah pas facile de d'identifier, elles étaient toutes belles les filles au Flore. Cela dit, il y a beaucoup de courses vers Lyon... peut être pas obligé d'attendre l'année prochaine.

Commentaire de Jean-Phi posté le 05-12-2012 à 22:32:32

Bravo belle première dans des conditions pas simples du tout. Je suis d'accord avec Arclusaz. Tu as le potentiel et avec l'entraînement, tu ne peux que progresser.
Et la prochaine fois, ose te présenter vers nous, on mord pas !!!

Commentaire de ejouvin posté le 05-12-2012 à 22:41:10

Conditions pas simple... pas je les espérais comme ça en fait. Par contre, il faut que je prenne de l'assurance en descente, ça va venir.

Je sais bien que vous ne mordez pas, et la prochaine fois, j'essaye d'être aussi détendu en réel que sur Kikourou. Mais il faut aussi dire que la pression était à son comble.

Pour info, j'étais celui qui était allongé dans l'entrée dans la salle de repos, histoire d'embêter le monde.

Commentaire de bubulle posté le 06-12-2012 à 08:09:23

Moi je comprends cette réticence à se présenter à la kikouterie environnante. C'est que c'est impressionnant tous ces cadors qu'on a lu pendant des mois qu'on a l'impression qu'ils s'avalent des 50 bornes tous les week-ends.

Jusqu'à ce qu'on réalise qu'en fait c'est des gens normaux, qu'ils sont plusieurs et qu'on les confond (moi je confondais Arclu, elcap, lalan, etc. faut dire aussi que cette bande de lyonnais qui passent leur temps à causer sur les forums, on s'y perd...alors que nous, les parigots, éventuellement d'importation, on est tellement discrets). Donc, ouais, on peut même aller leur faire la bise avant les départs et ça pique pas (enfin, si on choisit à qui on fait la bise)...et en fait il y en a même des qui sont pas des cadors mais juste des gens comme toi qui aiment aller faire les kékés en pleine nuit dans des coins improbables et humides.

Bref, une fois qu'on y a pris goût, on n'en sort pas et après on va s'offrir la zoulie casquette rouge (avec pseudo si on peut). Et il ne reste plus qu'à jouer à l'horrible jeu de l'associations des prénoms avec les pseudos.

A un de ces quatre, cher Etienne, sur une de nos courses de parigots sans lyonnais (ou, pire encore, sans gagas de Sainté)...quoique des fois il leur arriver de monter à la capitale, les bougres!

Commentaire de ejouvin posté le 06-12-2012 à 12:02:52

Oui bubulle, impressionnant. Surtout que quand je suis arrivé, les groupes étaient déjà bien formés, et j'ai hésité à me présenter. En fait, peut être que la prochaine fois, il faut faire l'entrée par l'estrade, et tendre le micro à celui qui entre pour se présenter à tout le monde ;) A non pas cela, je piquerai un phare.
Et puis, j'avais dis quelques conneries sur le forum avant également, je me faisais tout petit.

Oui un de ces quatres sur la région Parisienne. Normalement IceTrail d'ailleurs, et je vais m'essayer au Cross, même si je suis archi nul sur du court. Toujours du mal à me lancer.

Bon, si je comprends bien, il faut regarder les Kivaous pour descendre à Lyon quand ils montent ;)

Commentaire de Mamanpat posté le 06-12-2012 à 10:38:46

Bravo Etienne et bienvenue chez les toxicos des la STL...
Je pense que nous avons tous fait la même e,trée timide dans le monde réel de kikourou à ce Flore mais avec le temps... ;-)
Je reviens juste sur la fin de ton récit, n'étais-tu pas atteints d'hallucinations ? Pas possible que j'ai pu te dire à l'an prochain, pas dimanche après l'arrivée !!! ;-)
Mais aujourd'hui je le dis !!!
Alors au plaisir !

Commentaire de ejouvin posté le 06-12-2012 à 10:50:04

Possible hallucinations, mais je suis quasi sur de ma réponse. Je peux même te dire que j'ai pensé "Mais elle est folle cette femme ou quoi ? j'ai encore mal aux jambes et elle me parle de l'année prochaine." Si je ne me trompe, tu étais accompagnée d'un jeune homme, et la pensée suivante a traversé mon esprit "lui aussi doit la prendre pour une folle".

Mais encore une fois, il est probable que j'ai halluciné et que finalement j'ai répondu totalement à côté à ta question ;)

Au plaisir, et peut être sur Lyon, il y a l'air d'y avoir beaucoup de ballades sympas à y faire.

Commentaire de Mamanpat posté le 10-12-2012 à 09:59:28

Me faire traiter de folle par un coureur de la STL12, ça ce doit être le comble du finisher !!! ;-) Mais que cette folie est bonne, elle nous fait sentir si vivant !!!

Commentaire de ejouvin posté le 10-12-2012 à 11:19:27

Elle nous fait sentir si vivant .... Tu as trouvé ma vraiment raison de ma reprise du sport.

Commentaire de Japhy posté le 06-12-2012 à 11:10:20

Ha moi je suis très fâchée. Très très très fâchée. Nan mais alors c'est quoi cette timidité lorsqu'on est assez courageux pour faire la STL?!
Ne me dis pas que tu étais celui que j'ai dérangé 14 fois dans le coin de la salle de "repos" en entrant? Celui sur qui j'ai étalé toutes mes affaires? Dis moi pas que c'est pas vrai?!
Bon, si je comprend bien, tu auras l'occasion de te rattraper l'an prochain! ;)
Bravo pour ta super course et ton super chrono!

Commentaire de ejouvin posté le 06-12-2012 à 11:59:00

Ah mais le "courage" de faire une STL est bien différent. Dans mon cas, c'était partir "seul" dans ma bulle pour une petite ballade, enfin un peu longue.

Je ne pense pas que ce soit moi dont tu parle, aucun souvenir d'avoir eu des affaires sur moi. J'étais vraiment à l'entrée sur la gauche. Le mec qui avait 5 sacs poubelles de 130 litres. Résultat, j'ai même pas pris le mien pour l'attente du départ, mais ça a servi au moins à une personne pour rnager ses affaires.

J'avais aussi du Doliprane, que j'ai cherché pendant une demi heure quand un concurrent disait avoir un peu mal à la tête et que ces amis lui proposait de l'ibuprofene, mais visiblement un peu trop fort pour lui, pourtant ce n'est pas du kiss kool. J'ai fini par le retrouver, mais trop tard ;)

Egalement le mec qui avait une paire de ciseaux... Celle-ci a bien été utile pour couper le zip de la puce, enfin un truc utile.

Et enfin, peut être le seul à avoir 8 piles pour la frontale. Mais un concurrent, qui avait la même lampe, me dit. "J'ai la même lampe, tes piles sont neuves, tu as une autonomie de plus de 8h, donc ça sert à rien". Ah oui, pas con... A 8h il ferra jour.

Merci pour les "super", mais l'essentiel est de se faire plaisir et d'avoir de bons souvenirs.

J'ai la vague impression que je vais être attendu l'année prochaine ;)

Commentaire de xekebo posté le 06-12-2012 à 19:29:14

Bravo, une super course très bien gérée, j'aurai aimé la gérer de la même manière, j'ai commencée la course à pied cette année également au mois de janvier et ma plus grosse distance a été 35km cette saison, et mes semaines de course à pied n'ont pas dépassées 40kms... Résultat: les 15 derniers km ont été horribles !!!! lol

Commentaire de ejouvin posté le 10-12-2012 à 11:16:49

Merci.

Bah disons que la gestion a été guidée par le cardio, comme mon "coach" me la marteler de nombreuse fois. Cardio à 150 en montée, descente et sur le plat. Ne pas regarder le temps, mais juste le cardio.
J'ai pensé, mangé, bu cardio pendant toute la course.

Je me demande d'ailleurs si ce n'est pas le meilleur conseil à donner pour quelqu'un qui débute, comme c'était mon cas. J'ai eu mal bien entendu aux jambes, mais j'ai fini les quais en courant sans trop de soucis.

Commentaire de tidgi posté le 06-12-2012 à 21:55:47

Bravo pour cette "découverte" plutôt convainquante. Félicitations.
Yapluka y revenir, voire faire un petit AR...
Au plaisir de te croiser.
Signé : une des "brutes" ;-)

Commentaire de ejouvin posté le 10-12-2012 à 11:18:00

Un AR ???? Pour le moment, je ne m'en sens pas capable.
L'année prochaine, je devrai revenir avec un collègue, donc à voir en 2014... qui sait ;)

Signé : peut être une future "brute" ;)

Commentaire de Nini posté le 06-12-2012 à 22:48:38

Bravo a toi. Une première ça ne s'oublie pas, c'est énorme !
Je ne t'ai pas vu au Flore, dommage. Il fait dire que ce n'est pas évident de faire connaissance... On est dans le stress de la course et surtout très nombreux.
Au plaisir de se croiser sur une autre course !

Commentaire de ejouvin posté le 10-12-2012 à 11:18:48

Oui au plaisir de venir vous voir plus longtemps. La prochaine fois, j'essaye de me faire moins discret, promis. En encore merci pour cette organisation

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