Récit de la course : Semi-Marathon de Paris 2010, par LongJohnSilver

L'auteur : LongJohnSilver

La course : Semi-Marathon de Paris

Date : 7/3/2010

Lieu : Paris 12 (Paris)

Affichage : 981 vues

Distance : 21.1km

Objectif : Faire un temps

5 commentaires

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Premier semi-marathon polaire

Les transports en commun, c'est écologique ! Oui, je sais dit comme ça on ne voit pas le rapport !

Retour en Septembre 2009. Suite à une reprise de la course à pied et de l'effort physique régulier, mon temps au 10km se stabilise à 1h. Pas de fatigue, rien. Et je prends un train avec un collègue : marathonien (mais c'est trop court), cycliste, bref un sportif. Appelons le JO (ça sonne bien )

JO : A ton âge et avec ce temps, tu peux courir un marathon.

Moi : Non, impossible, plus de 40km avec mes pieds ! (et je rigole)

JO : Mais si en t'entraînant un peu, je t'assure tu peux le faire.

Moi : OK, je m'inscris, et je t'envoie la facture (et je rigole encore)

JO :  Pas de problème, l'association de l'entreprise paiera (sérieux)

Bien, me voici au pied du mur. Je cherche donc un marathon pas loin de chez moi. Au cas où je termine en rampant, que le trajet ne soit pas trop long jusqu'à la maison. Ce sera donc le marathon de Paris 2010. Les collègues suggèrent d'inclure le semi-marathon de Paris dans la préparation. Ben voyons

Les transports en commun, c'est écologique ! On y rencontre des coureurs et courir c'est écologique

L'inscription au semi-marathon date d'octobre/novembre : je manque de repère et mon dossard est rose - objectif 2h10 ou plus. Lors du retrait, je décide de modifier mon objectif en 1h50 : j'ai trouvé un lièvre expérimenté mais enrhumé, et une autre coureuse novice en semi.

Dimanche à l'aube. Aux boucles du 17èmes, j'avais un peu de stress, mais la semaine a été dure et ce coup-ci, je me lève sans stress. Je petit déjeune comme d'habitude : pas question de tester les recettes miracles. Je me prépare : cardio en place. Je fixe ma puce à la maison, au calme : aux boucles du XVIIe, j'étais tellement à la bourre que je n'arrivais pas à fixer le lien! Température annoncée : -2 degrés. Normalement, je suis frileux, mais je vais aller un peu plus vite qu'à l'entraînement : je me décide pour le t-shirt technique avec le coupe-vent, et un haut manche longue dans  le sac si le coupe-vent est insuffisant. En bas, c'est un collant léger : de toute façon, j'ai plus de short . Et des gants!

Et c'est comme ça que je me retrouve ce dimanche 7 Mars à Vincennes, avec une température sous abris de 0/-2 degrés et un vent glacial. Heureusement, l'entraînement marathon en janvier a eu lieu jusqu'à -6 et même sur la neige : même pas peur. Par contre, dès qu'on ne bouge pas, ça caille. Normalement, quand  il y a du monde ça réchauffe, mais ce matin c'est plus difficile.

Première erreur : mon rendez-vous est à 9h aux vestiaires, pile l'heure que les gens arrivés à 8h ont choisi pour sortir. En plus, les indications de dossards ne sont visibles que d'une seule allée, et vu le monde, je m'engage dans la mauvaise. Par hasard, je trouve mon lièvre. Et je donne rendez-vous à ma co-coureuse à l'extérieur. C'est bon, il 9h35 : direction les sas.

Deuxième erreur : le sas 1h50 violet est plein ! La sécurité ferme les grilles devant nous ! Mais je veux courir moi : avec ce froid, je vais me geler. Il est 9h50. Le sas bleu est encore ouvert et hop on se faufile. Désolé pour tous ceux qui auront été obligé de nous doubler : pensez à notre lièvre qui a du traîner ses deux boulets malgré son rhume ! D'ailleurs ses recommandations sont "pas de ravitaillement" et "faut pas traîner". Pour ma part, j'ai une petite bouteille d'eau à la main.

Vers 9h55, on entend la sono. A 10h00, le départ est donné. Enfin j'imagine, car on n'est pas prêt de les revoir ceux de devant. Le début de la course est tranquille : je me fie au cardio pour ne pas courir trop vite. Notre lièvre est expérimenté, mais est vraiment plus rapide que nous : il part toujours trop vite. Pendant ce temps, c'est comme en sortie longue : on papotte, on regarde le paysage. Et comme à chaque fois, j'oublie de marquer les temps intermédiaires : on espère que la puce fera son office.

Un peu de vent le long de la Seine, une ambiance assez détendue, et nous prenons notre rythme de croisière. Je marque le temps aux 7km, puis au 10km : 53'05. Là c'est la troisième erreur : je passe du temps au téléphone pour comprendre que je raterai ma petite famille de supporters à 10,5km. Entre moi qui suis un poil plus rapide et une panne de métro, la rencontre n'aura pas lieu . La prochaine fois, mieux prévoir le rendez-vous.

La suite du parcours a été reconnue en entraînement : la montée rue de Charenton n'est donc pas ue découverte. Nous avons un peu ralenti peut-être mais c'est pas sûr. Au 15éme km, tout va toujours bien : ma co-coureuse assure, par contre notre lièvre ressent le contre-coup de son rhume. Pas d'accélération intempestive : nous prenons de nouveau le vent glacial qui vient de la droite, dans la vallée. Les flammes violettes (1h50) sont toujours devant nous à une cinquantaine de mètres.

Puis vers le 18km, nous commençons à accélerer. Je consulte le cardio qui confirme. Mais je ne ressent pas de fatigue, pas de soif, rien, il fait froid et sec. Je dis quand même à ma co-coureuse qu'il reste 3km. C'est nous qui entraînons maintenant notre lièvre. Peu après le 20km, ma co-coureuse accélère et je suis. Elle m'a dit qu'elle m'emmènerait en 1h50 et finalement nous terminons tous les deux au sprint

Quatrième erreur : regardez où on met les pieds, ça aide ! On se retrouve coincé dans une foule de gens bloqués sur les capteurs. Je rattrape ma co-coureuse qui se sent tout à coup faible compressée dans cette foule de gens qui attendent devant et de coureurs qui arrivent vite derrière. Le classement montre qu'à 20 cm de décalage, on a 30 places de décalage. C'est mon premier semi, d'accord, mais je pensais que cela se terminerait mieux. Et je pense à tous ceux arrivés derrière nous et qui n'ont pas réussi à atteindre la ligne .

Résultat : 1h51'50 à mon chrono et 1h52'01 en temps réel. J'ai mis 21' sur le dernier mètre et je suis content d'avoir fini dans une aussi bonne forme physique avec ce temps. Ma préparation marathon est donc en bonne voie.

Le retour au vestiaire parait long et froid, mais comme les spécialistes sont déjà partis et que les autres sont bloqués à l'arrivée, il y a beaucoup moins de monde. Etirements standards et je profite de la séance de massage. Je teste le service pour l'après-marathon.

Bilan: pour notre premier semi-marathon, nous sommes plutôt content ma co-coureuse et moi. Mon lièvre a été chaleureusement remercié de nous avoir mené sur la majorité de la distance, malgré un rhume et une puce inopérante.

A bientôt sur le bitume ! 

5 commentaires

Commentaire de HEYO posté le 10-03-2010 à 01:13:00

Bravo à toi les moins de 2h réussi avec une bonne course. Bonne prochaine course à toi, le marathon.

Commentaire de zakkarri posté le 10-03-2010 à 18:12:00

Ca aurait pû être dangereux ce final avec la bousculade ... bravo à toi ;)

Commentaire de Aouet64 posté le 10-03-2010 à 19:27:00

T'en fait pas trop la bousculade, depuis le temps que je cours c'est la 1ère fois que j'entends ça sur une grande compétition. Félicitations pour la barre des 2h, c'est effectivement bien parti ton futur marathon. Bon courage pour les 42, fais-nous savoir ce que ça a donné !

Kikourement
Stéphane

Commentaire de Pat'jambes posté le 10-03-2010 à 23:46:00

Sympa votre course (et ton récit) de ta "co-coureuse" et toi, bouteille à la main (de l'eau?), téléphone, lièvre ; no stress quoi... ;o)

Blague à part, vous semblez avoir pris plaisir et c'est bien prometteur pour la marathon du 11 avril. Allez y dans le même esprit, footing sur 35km et 7km de course et c'est la joie!

A bientôt pour ton récit du marathon donc ;-)

Commentaire de LongJohnSilver posté le 13-03-2010 à 22:53:00

Je vois que cette bouteille à la main pose un problème à plusieurs lecteurs :) . C'est donc une bouteille d'eau de 33cl. Elle a joué les touristes sur tout le parcours (elle est encore intacte à la maison).

Elle fait parti de l'entraînement marathon : comment boire de l'eau sur les premiers km, sans avoir le bouchon des premiers ravitaillements ? En emportant avec soi sa ration. Je ne me sens pas à l'aise avec un sac, ni avec une ceinture; j'ai donc testé la seule alternative.

Peut-être pour l'équilibre, il faut partir avec 2 bouteilles :)

Merci pour vos encouragements. Je tâcherai de faire un CR à chaud pour le marathon !

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