Récit de la course : Trail SO Bugey - 46 km 2019, par xian

L'auteur : xian

La course : Trail SO Bugey - 46 km

Date : 19/5/2019

Lieu : Lhuis (Ain)

Affichage : 669 vues

Distance : 46km

Objectif : Pas d'objectif

4 commentaires

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So Bugey 2019, so crampes !

Le Bugey, dans mes souvenirs d'enfance, c'est le Mont Luisandre et le château des Allymes, ballades familiales depuis la maison d'Ambronay. Depuis, j'ai délaissé le coin au profit des Monts du Lyonnais. Mais bon, j'ai gagné un dossard au TASK des amis de Kikourou, alors je suis allé tester les chemins du Bugey pour le 46km du trail SO Bugey 2019.

D'après TomTrailrunner, c'est roulane : pour la montée de 10km/1000md+ : « j'avais couru quasi tout de long mais cela entame bien ».

Pas de stress, pas d'enjeu pour cette première course de l'année. Objectifs : me faire plaisir, faire un peu de long (avec mes soucis de tendons d'achille après la STL , le début d'année a été assez perturbé). Mais bon, même si ce n'est pas la période, « on n'est pas là pour compter les glands au sol », comme l'a dit un célèbre Boucher lyonnais.

Donc, à défaut d'une prépa spécifique, pour une fois, j'ai bien étudié le profil, histoire d'éviter de me faire piéger et d'optimiser la course. En fait, c'est assez simple : 12 bornes vallonnées, puis 10 bornes de montée (1000m d+), 7 bons km pour descendre les 1000m, quelques km de plat (avec une petite bosse) et 5km de raidar (700m) avant la dernière descente.

 

Dimanche 19 mai, je récupère Ewi (de bonne heure) et en route pour Lhuis.

Je voulais arriver vers 7h, le temps de me poser, récupérer le dossard et m'échauffer, puisque le début devrait être assez rapide.

Lhuis, c'est tout petit et à 7h, il n'y a encore pas grand monde. On se gare, on récupère les dossards et on se prépare. La météo n'est pas hyper optimiste : un peu de pluie annoncée dans la matinée, puis averses orageuses en début d'après-midi. Comme il fait frais, je mets les manchettes et une veste sans manche pour aller m'échauffer.

 

Petit échauffement donc. J'en profite pour aller repérer les premiers km, ça peut toujours servir. (je ne joue pas la gagne, hein, mais bon, c'est toujours un plus de savoir comment partir, s'il risque d'y avoir des bouchons, s'il faut lâcher les chevaux...)

7h45, retour vers le départ. Pas grand monde, c'est vraiment hyper détendu. Je vire les manchettes et la veste sans manche, puisque la météo a l'air de vouloir être sympa avec nous.

Départ sur la première ligne, c'est marrant, il n'y a pas de pression pour être devant ; manifestement, devant, beaucoup de monde se connaît, ça papotte, ambiance détendue.

 

8h, on part.

Ca part vite, très vite (trop vite). Je suis bien, je cardio n'explose pas ; sur les 2 premiers km, je suis dans le groupe des 10 coureurs de tête. Bon, c'est marrant, mais je ne suis pas à ma place ! Progressivement, je lève le pied et me fais doubler, en revenant à une allure plus raisonnable. Il y a quand même 46km et 2100m à monter !

 

La première section (la vallonnée) se passe bien. Premier ravito, un peu surréaliste, un peu au milieu de nulle part. Je fais le niveau des flasques et c'est parti pour la deuxième section, les 1000m de montée, courable, d'après l'ami Tom. Je pars donc assez confiant, un œil sur le cardio. Les chemins sont agréables. En revanche, le ciel est bas, tout est bouché, je ne peux pas profiter du paysage.

Et puis... ben ça se gâte. Le moteur se bride tout seul : pas de jus, pas de puissance dans les pattes et des débuts de crampe dans les quadris. Du coup, je laisse tomber la montée en courant et j'alterne 1' de marche et 1' de trottinage. Ça tient un moment, puis j'enchaîne les sections de marche en zappant les sections de trottinage. Quand ça veut pas, ça veut pas.

Arrivée au sommet, pas de visibilité, mais petit chemin de crête bien sympa. On bascule pour la descente. Le début est un peu raide, avec quelques pas « techniques » : ça va pas trop vite. Puis on bascule sur des chemins confortables, puis des pistes. L'allure augmente, mais c'est assez usant.

 

Au R3, au début de la descente, il y avait un pointage : je suis annoncé 27°. Pas de pression, hein, et vu mon état du jour, je vais viser entre 30 et 35, sauf si les crampes passent du stade « sub-crampe » à « full-crampe ».

 

Arrivée à R4, avant le dernier coup de cul de 700m. Je suis avec un franc-comtois bien sympa qui a des bâtons. Je tente de le suivre dans le single bien bien raide, mais progressivement, il s'éloigne. Je suis scotché, je n'avance pas. Je me suis fixé de boire tous les 100m de d+, ça m'occupe de regarder l'alti en faisant des paris sur l'altitude atteinte à chaque coup d'oeil. Ça grimpe, parfois, ça court sur quelques mètres et ça repart vers le haut.

On est dans la crasse, je dégouline de sueur, mais j'ai froid : je pense que je suis à 2 doigts d'un coup de « vraiment pas bien », d'autant que les crampes se font de plus en plus fréquentes, de sous les pieds au haut des cuisses. Je ne suis pas au top !

 

Ravito des 41k, il ne reste que 5 km de descente. Je m'arrête un peu pour manger et boire, espérant me refaire un peu pour ne pas trop galérer. J'appréhende la descente, les crampes sont vraiment douloureuses, même si elles partent assez vite, heureusement.

Je cours, ça crampe. Je marche, je serre les dents et quand les jambes se calment, je recommence à courir. Mais ça recrampe. J'ai mal, j'en ai marre.

Je pensais profiter de la descente pour envoyer un peu, mais j'en suis réduit à marcher. À moins d'1,5km de l'arrivée, je me fais passer par quelques coureurs du 46. Ca me met en rogne, je tente de recommencer à courir, je frôle les 12kmh.

L'arche est en vue, mais je suis arrêté net par une boule de douleur dans le quadri droit. 2 coureurs du 31k me prennent sous le coude de chaque côté pour me faire repartir. Merci à vous ! Je finis les dernières dizaines de mètre en courant, sans douleur (la puissance du cerveau sur les muscles, c'est dingue!)

 

5h19, 30° au scratch.

 

Moralité : le Bugey, ça pique et ça se mérite !

Superbe course, profil intéressant, balisage nickel, paysage (pour ce que j'ai pu en voir) bien sympa, ambiance conviviale. Bref, une course qui mérite d'être faite, en famille, ne serait ce que pour profiter des tartes du repas d'après-course !

 

C'est clair, je ne pense pas être venu à Lhuis sans le TASK. Alors, merci les amis du kikourou et merci les zorganisateurs !

https://www.strava.com/activities/2380333144

 

 

 

 

4 commentaires

Commentaire de Lécureuil posté le 04-06-2019 à 06:44:35

Bravo Xian !
Comme quoi les pépins peuvent arriver aussi aux gros moteurs sur des moyennes distances ))
Bravo pour le finish au mental
Et merci pour le CR ;-)

Commentaire de Arclusaz posté le 06-06-2019 à 00:17:44

Inexplicable ! ou alors prévisible avec les doses que tu t'envoies, c'est normale que de temps en temps la fatigue surgisse.
Bravo d'avoir su serrer les dents et merci de nous faire découvrir ce coin un peu à l'écart de nos chemins habituels.UN trail à envisager, c'est sur !

Commentaire de TomTrailRunner posté le 07-06-2019 à 20:22:12

Eh beh mon pauvre ; pas fun pour le coup.
Plus qu'à revenir pour savourer mieux ce joli terrain de jeux

Commentaire de Mazouth posté le 11-06-2019 à 15:55:22

C'est complètement inconscient de s'échauffer avant le départ, c'est là que tu t'es fatigué ! ^^

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