Récit de la course : Trail des Allobroges - 66 km 2018, par Thomas74

L'auteur : Thomas74

La course : Trail des Allobroges - 66 km

Date : 20/5/2018

Lieu : Bellevaux (Haute-Savoie)

Affichage : 761 vues

Distance : 67km

Matos : NB hierro fresh foam v2

Objectif : Terminer

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Allobroges 67 km - le Chablais qui pique

L'avant course

J'avais tenté le grand parcours en 2016 mais quasi inexpérimenté dans la discipline ma préparation n'était pas la bonne et de toute manière c'était trop tôt pour me mesurer à un trail de cette envergure. L'année 2017, je suis revenu sur le format du dessous (le 36 km), ça s'est bien passé, et les courses suivantes m'ont permis d'avoir un peu plus de foncier et de connaissance de soi. Cette année je voulais jouer la carte de la prudence à la base et repartir sur le 36 km, on reste « tôt » dans la saison, mais j'étais en jambe à l’entraînement et j'encaissais bien le dénivelé semaine après semaine... allez ce sera cette année le retour sur le vrai parcours. Bien hâte de me promener à nouveau dans ce Chablais rustique qui me reste en tête depuis deux ans.

Un peu stressé la veille, de manière un peu irrationnelle, car l'inconnu de la course sera bien, vais-je avoir la carrure pour enquiller autant de dénivelé... et aussi, le parcours ne sera pas le même que les deux précédentes éditions (caractéristique de la course ils changent tous les deux ans !) mais je contrôle bien vite cet état, après tout rien ne sers d'y réfléchir on verra quand on y sera. Je me couche, j'arrive à dormir 2h, une petite victoire en soi ayant fait nuit blanche la première tentative... bien réveillé, je pars de chez moi à 3h, une heure de route à faire, je n'ai pas du tout l'impression qu'il est 3h du mat' moi... c'est pas tellement la nuit noire, les villages traversées sont bien éclairés, des lumières projetées par un club de nuit avec dedans une vie nocturne que vivent des gens avec un trip différent du mien, des pompiers (gendarmes?) qui s'installent non loin car il y a eu un accident, les chats qui traversent la route, le chevreuil que j'aveugle avec mes phares, tout n'est pas endormi.

Arrivé à Bellevaux à 4h, peu de monde encore, hop retiré le dossard, du café en libre service mais non merci, je suis déjà prêt et reste un peu à me tourner les pouces, je rentre un peu dans ma bulle. Autours de moi c'est un festival de jambes rasées et de gonzes affûtés comme des opinels, avec au milieu moi le poireau de fin de peloton. L'organisateur au micro nous annonce beau temps le matin et averses l'après midi. « Les sentiers seront secs ». Hum sur le coup je reste méfiant quand même. Il est 5h, ligne de départ, devant nous une grande boucle à parcourir, 67 km, 4600 m de dénivelé. 3, 2, 1, en route.

De Bellevaux (km 0) à la Chèvrerie (km 11)

Je suis en milieu de peloton, mais ça part vite ! Bon, je joue le jeu et tiens le rythme. J'ai bien mémorisé le profil de la course, il est également dans mon sac. J'ai découpé tout simplement la course en 6 tronçons, un par ravitaillement. On quitte le village en trottinant sur une route descendante puis on entame très rapidement la première montée. Près de 900 m à gravir, je constate d'emblée que le terrain est facile, je suis surpris, les organisateurs seraient devenus des gentils ? En tout cas ça fait du bien de se mettre en jambe tranquillement. On est au calme, 160 promeneurs à la frontale en file indienne, j'aime la nuit et j'en savoure chaque minute car il fera jour très rapidement. Le chemin devient plus typé hors sentier pour finir la montée à Trè le saix, on est récompensé par un superbe lever du soleil, le panorama tout autours est tout autant magnifique. J'envie les bénévoles postés en haut. Je ne peux malheureusement pas trop en profiter il faut se remettre en route : je suis conscient de mon niveau et sait que je dois éviter de perdre trop de temps. On débute le descente et c'est là que je prend bien conscience que je suis aux allobroges : c'est raide et le chemin est velu, je reste concentré, plusieurs traileurs me doublent facilement. On passe devant une petite maison, quelques anciens nous regardent un café à la main, un autre avec son accordéon, on est tous bien dehors, on profitera de cette journée dans son entièreté... ce n'est que le début, nous les coureurs sommes tous frais... pour le moment. La suite de la descente est plus facile, nous passons à proximité du lac Vallon puis arrivons au ravito de la Chèvrerie. Je voulais arriver peu avant 7h, il est 6h40, super ! J'ai pas faim, je m'arrête à peine, le temps de manger deux bouts de saucissons, et je repars doucement.

De la Chèvrerie (km 11) à... ben, la Chèverie (km 26) 

La deuxième partie est la portion la plus longue et de loin la plus technique du parcours, une petite boucle de 15 km qui va nous faire revenir au même ravito ! On commence par de la piste, c'est un faut plat montant un peu longuet, il faut arriver à relancer régulièrement pour ne pas y perdre trop de temps. 3 bornes après bam, un mur se dresse devant nous, la montée devient super raide. Puis, on rencontre la neige, la montée devient à partir de là bien engagée, j'y vais lentement mais sûrement. Passé cette portion de neige, c'est caillouteux, quelques passages où je dois mettre les mains. Nous voici au sommet de Haute Pointe (le point le plus haut de la course à environ 1950 m d'altitude). Ici aussi, je m'en prend plein les yeux avec le paysage, c'est sauvage. Une fois de plus la contemplation est de courte durée et j'amorce la descente. Et il faut constater que je n'avance pas, j'avoue ne pas avoir souvent rencontré des terrains aussi technique que ça, cette portion est très exigeante, je suis lent, j'essaye d'assurer mes pas. A un moment c'est devenu tellement raide est glissant, que je ne vois pas du tout comment rester debout ! Je fini ce chantier en glissant sur les fesses ! J'en viens finalement à bout. Un peu dépité je regarde ceux qui me précèdent, mais non pour la plupart ils ont le sens de l'équilibre... mais comment vous faites les gars... bon ce n'était pas long, on a une seconde montée à faire mais bien plus courte. Sur le profil, c'est facile. En fait, non, il y a des plaques de neiges, de la boue, des sentiers en dévers, bref ça monte progressivement mais la difficulté réside bien dans ce terrain. Je prend mon mal en patience d'autant plus que physiquement rien à signaler. Je suis assez seul sur cette portion aussi. Ça tarde un peu mais j'en arrive finalement au bout, plus qu'à effectuer une longue descente pour retourner à la Chèvrerie. Descente pas si simple avec ses nombreux passages boueux me forçant à ralentir et à surveiller mes appuis. Plusieurs traileurs me doublent, comme d'hab mais c'est une constante dans chacune de mes descentes. J'arrive finalement au ravito à 9h40 : j'ai mis 3 h pour cette portion, soit dit exactement le temps que je m'étais estimé à la base ! Je suis plutôt content de moi. Mais dis-donc il y a du peuple ici ! On retrouve en effet les coureurs du 36 km, qui n'ont pas fait la portion précédente. Je range dans mon sac ma veste et ma manche longue (je pars toujours trop couvert le matin), me mets en mode été, t-shirt, lunettes, casquette. Je mange quelques trucs vite fait puis je repars, arrêt 5 minutes max. La barrière horaire était à 11h. Ma stratégie est d'avoir le plus d'avance possible sur les barrières, notamment dans la première moitié de la course, pour avoir de la marge en cas de coup dur par la suite.

De la Chèvrerie (km 26) à Mégevette (km 37)

La montée est tranquille, je suis le rythme des nombreux engagés du 36 km, qui en fait... me ralentit un peu. J'en profite pour m'économiser. Ils forment de petits groupes et ça respire la bonne humeur. Certain(e)s ont l'arrière train couvert de boue, ha-ha-ha je ne suis pas le seul. On effectue une jolie petite montée où on longe la cascade et marmite de la Diomaz, c'est super beau. Je fini par doubler le petit groupe devant moi et fini la montée à mon rythme. Pour s'avoir qui est engagé sur quelle distance, dossards rouge = le 67 km, dossard vert = le 36 km. Certains dossards verts ont déjà l'air fatigué. Une courte descente, un peu de (vaguement) plat puis une petite montée sur la Pointe de Jotty. Enfin, « petite »... sur le profil je croyais à une bosse de même pas 200 mètres à faire... et quand on arrive devant le machin... un bon raidar d'au moins 300 mètres oui ! Ça reste du détail mais bon. Un petit coup de cul et nous voilà en haut. On est à mi-parcours. Je m'assoie et à partir de là à chaque sommet de col je prendrai quelques minutes pour profiter du panorama et grignoter un bout. En complément de ma barre de céréales je sors l'arme secrète : le pom'potes ! Trop bon, dommage que je n'en ai pris que deux, les prochaines courses j'en embarquerai davantage. Une descente à faire, qui passe tout seul. J'arrive au village de Mégevette, km 37, troisième ravitaillement. Il est 11h50, j'ai mis 10 minutes de plus qu'escompté, ça va. La barrière ici est à 14h. Je fais une pause plus longue, dix minutes, le temps de bien se recharger en eau, de manger un bout, de lire le profil pour se mettre en tête ce qui m'attend. Il est midi, toujours bien en jambe, pile poil dans les délais, je repars.

De Mégevette (km 37) aux chalets Favier (km 47)

La montée, 750 m à faire, annonce sa couleur, on est tout bonnement face à un mur, un truc raide à gravir et ne pas chercher de sentier : il n'y en a pas ! Bon, seulement le début est comme ça, on finit par rejoindre un sentier et évoluer comme des humains normaux. Je monte, lentement, sûrement. A mi parcours, un gars allongé au bord du chemin, des soucis d'alimentations... j'ai l'impression qu'il fait la sieste mais non. Je lui dis de pas trop traîner là faut pas attraper froid. Je continue... la fatigue commence à faire son œuvre même si globalement ça va encore. Un barbu me fait la remarque que j'ai l'air tout rouge (ou tout blanc... je sais plus...) .. non non c'est ma gueule normale... je crois que je commencer à ralentir dans mon ascension quand il a sorti ça, ça me redonne un coup de boost mine de rien et je reprend mon allure normale. Il fait son chemin derrière moi rejoint par un autre gars, finisher utmb 2011-2012, piqué sur le mollet ! Ca sent les années passées à s'enquiller des ultras, pour eux un trail comme celui-ci doit être une formalité. Ils me rejoignent, je les entend discuter, ils préparent l'intégrale de l'Echappée Belle... les allobroges c'est leur trail de prépa... ah non pas pour moi, c'est un objectif ça... bon ils me disent que c'est quand même un bel objectif... ils sont gentils ! Ils me doublent d'un bon pas, tchao. Nous sommes en haut de la Pointe de Miribel au 41ème km. Hop, je m'assoie, une barre, je me lève, je repars. C'est à ce moment-là que je commence à être dans le dur. Une « petite » descente à faire et une « courte » remontée à l'arrête d'Hirmentaz (on évolue là sur une station de ski), j'éprouve le besoin d'y faire un nouvelle pause... je m'assoie, dégaine à nouveau l'arme secrète, le deuxième et dernier pom'potes en ma possession, plus une barre. Je regarde les nuages au loin mais rien ne vient troubler le ciel bleu sous lequel nous sommes. Les averses annoncées n'auront pas lieu de toute la course. Je ressors le profil de mon sac. On a juste 2 km de descente progressive à faire pour arriver à un ravito liquide uniquement. J'y vais vraiment doucement, alternant marche et petit trot, je commence à ne plus avoir les jambes en phase descendante. Je voulais arriver à ce ravitaillement à 14h max... il est 14h40. Ça y'est le coup de mou est là. Km 47. Bon, il va falloir gérer la casse, l'avance sur les barrières va me servir. Un autre traileur est là affalé sur une chaise à l'ombre... pas la grande forme... je me recharge en eau, mince il n'y a que ça, j'espérais avoir du coca ou de l'orangina, j'ai besoin de sucré... je n'ai plus que des barres sur moi. Bon, objectif, le prochain ravito (qui sera le dernier avant l'arrivée), et se refaire ! Je ne perd pas trop de temps, 5 minutes d'arrêt, il est 14h45, je repars.

Des chalets Favier (km 47) à Très le Mont (km 56)

Sur le profil ça n'a pas l'air bien terrible mais en prenant en compte la fatigue c'est une autre paire de manches. Une petite descente à finir que je gère comme je peux... une petite montée progressive... je m'aide de mes bâtons... en mode marche nordique même si je ne pense pas avoir une technique digne de ce nom... tac tac tac tac je donne le rythme... dans ma tête je veux être finisher... je me vois passer la ligne d'arrivée... tout en gardant une part de moi un peu en retrait, je suis à la fois serein par rapport aux barrières mais cette part me dit de ne pas relâcher la vigilance... un petit équilibre comme ça s'installe et j'avance un pas après l'autre... puis j'arrête de penser ça me fatigue... juste en toile de fond l'idée de finir comme une obsession, j'avance, les pensées stoppent, et là, quelques minutes assez particulières de « flottement »... état d'esprit quasi méditatif. Quelques minutes sur l'ensemble des 67 bornes parcourues mais avec un quelque chose. Malheureusement la réalité du terrain me tire de cette bulle, ça redevient plus technique, je dois faire attention à chaque pose de mes pieds. J'arrive au pied de l'avant dernière montée de la course, le mont Forchat. Les bénévoles à son pied me demande si ça va... oui, ça commence à piquer un peu mais tout baigne... je prends le temps de manger une barre et j'y vais. Un petit terrain vallonné avant d'aborder une belle montée de 400 m, forestier au départ puis ça se dégage. Ça pique, je pousse sur les bâtons, mais je gère bien finalement. En haut, ouf enfin ! La descente qui suit, ben ça pique ça devient franchement pas évident de courir... je fais comme je peux... bon c'est pas long, on arrive enfin à l'ultime ravitaillement, Très le Mont ! Nous sommes au 56ème km, il est 16h55. Dire qu'à la base je pensais être là vers 16h ! Sur place c'est hyper convivial, il y a tout sur place, les bénévoles aux petits soins, je bois un verre d'orangina, un thé, un verre de perrier, quelques tucs, du pain accompagné de tome, franchement royal. J'ai même le droit d'embarquer deux pom'potes dans mon sac ! C'est ma pause ma plus longue, 15 minutes, qui ont bien rechargé mes batteries. Il est 17h10, il reste 10 bornes à faire avec une dernière bosse, je dois passer l'arrivée avant 21h. Je sais que je suis bon dans les temps. Malgré tout, le leitmotiv, ne pas baisser la vigilance. Je repars et sais qu'à présent, chaque pas me rapprochera de l'arrivée.

De Très de Mont (km 56) à Bellevaux (km 67)

4 bornes de descentes à faire, alternance marche et semblant de trot à l'agonie. Ah aussi j'ai des ampoules depuis quelques bornes qui commencent à bien faire ch..., mauvaise préparation des pieds, erreur de débutant, et bam nous voilà face au boss de fin, l'ultime montée (500 m), raide et en lacées. Au moins je tiens toujours le même rythme en montée, même si c'est dur. 500 mètres = 50 minutes. Je monte 10 minutes, je m'arrête, je bois. Je monte 10 minutes, je m'arrête, je bois. Rebelote. Ces quelques gorgées d'eau sont les petites récompenses, voilà ma course maintenant découpée en tranches de 10 minutes. Un gars au bord du chemin à gerber. Quand il a fini il remonte comme une fleur et me passe tranquillement. C'est dur mais me voilà en haut. C'était la dernière, fini les montées de merde ! Je prends un pom'pote et file l'autre à un traileur qui tousse, évoluant au même rythme que moi. Allez une dernière descente pourrie. Il me dit de filer devant car il n'avance pas, je lui dit que je vais pas tellement faire mieux... je me fais illusion au tout début de la descente en trottinant vaguement, puis ma tendinite, ma TFL de la jambe gauche se réveille, me rappelle à l'ordre, me dis d'arrêter toutes ces conneries. Plus possible de courir, chaque tentative finit par lancer une décharge dans la jambe me clouant sur place... merde ! Le traileur qui tousse me double et disparaît. Obligé de finir la descente en marchant, c'est pas très agréable, je fais un peu la tronche, mais bon en fait ça va, je serre juste les dents et fini ça patiemment. J'arrive une fois en bas... tiens Arnaud Lejeune qui prend des nouvelles des coureurs passant... je dois pas avoir une bonne tête... « Thomas.... Thomas.... ça va ? » oui oui, juste la tendinite qui se réveille mais c'est bon... « plus que 1,5 km avant l'arrivée », et bien voilà la dernière ligne droite... en passant je l'ai pas spécialement montré mais ça a fait plaisir qu'il soit là... j'apprends d'ailleurs plus tard en regardant les résultats qu'il a fini 3ème en moins de 8h30 ! Allez, un pas après l'autre jusqu'à l'arrivée... on longe le Brevon... un traileur me rattrape, « t'es pas en hypo ou quoi que ce soit ? ». Haha. Non non ça va. Il passe devant et je m'accroche pour suivre son rythme, quand il trottine, je trottine, quand il marche je marche... c'est bien ça va plus vite. Les derniers mètres sont... une petite montée, ben oui sinon ce serait pas drôle. Un moment particulier avec tous ces spectateurs là au bord de la route à te féliciter, et l'arche d'arrivée devant soi... il est 20h06, je la franchit, la ballade se finit et cette petite revanche personnelle que je cherchais depuis deux ans je l'ai eu... il n'y a pas à dire, j'adore ces distances, plus c'est long plus c'est bon, même quand ça pique physiquement ce qui se passe dans la tête c'est quelque chose. J'ai aussi été aidé par le beau temps il faut avouer, sous la pluie ça n'aurait pas du tout été la même histoire.

Merci aux bénévoles et à l'orga pour ce superbe tracé.

 

13 commentaires

Commentaire de bubulle posté le 23-05-2018 à 06:46:30

Joli récit, comme je les aime (le genre de récit qu'on peut reprendre les années suivantes pour préparer soi-même la course....même si le fait que le parcours change ne permet pas de faire le meilleur usage de toutes tes précisions). Et puis, bon, tu t'es converti aux Pom'Potes, donc c'est un très bon récit ! (attention à ne pas en abuser : la Pom'Pote brute ça a des effets secondaires fâcheux)

Et belle gestion de course, aussi. Ta prudence relative du début (en prenant cependant de l'avance sur les BH) t'a permis de finir sans trop de stress : c'est pile ça, la bonne gestion de course.

Je ne sais pas si je ferai un jour cette course (mon calendrier a tendance à se remplir d'événements "incontournables" qui ont le défaut de tous tomber en même temps....à moins que ce ne soit le fait qu'il n'y a que 52 week-ends par an)).....mais tous les retours en donnent envie.

Commentaire de Thomas74 posté le 23-05-2018 à 09:56:32

Merci pour l'avertissement sur les pom'potes, j'en prend bonne note.
Je recommande évidemment cette course après tu es plutôt amateur du GR73 à la même période. C'est une course qui me fait aussi envie.

Si tu veux découvrir le Chablais et si tu veux plus long il y a le trail des crêtes du chablais qui a l'air bien sympa, il faudrait voir les retours des autres kikoureurs. 84 km, 6400 m d+, un sacré morceau !

Commentaire de JuCB posté le 23-05-2018 à 07:05:18

T'as réussi le combo parfait : belle course - super gestion - récit sympa :-)
Sacrés progrès (mais je crois que je me répète)
La saison est bien lancée.
En revanche, tu n'as pas dit quel ultra l'an prochain... 8)

Commentaire de Thomas74 posté le 23-05-2018 à 10:02:35

Ah tiens je ne considère pas encore ça comme un ultra... pour moi on y est quand il faut gérer une nuit complète dehors. Mais après tout ces étiquettes ne sont pas très importantes. Mes "ultras" cette année seront l'Echappée belle 85 et le raid des bogomiles.

L'année prochaine à la même période il y aura le GR73 qui me fait de l’œil. Ou alors je retourne sur les allobroges avec l'avantage de connaître le parcours et pourquoi pas tenter de mettre un peu moins de temps. On verra.

Commentaire de JuCB posté le 23-05-2018 à 14:05:10

Un ultra était pour moi la juste continuité. Traversée Nord est un super choix !!

Commentaire de philippe.u posté le 23-05-2018 à 09:10:00

J'ai aussi trouvé la descente de Haute-Pointe parmi les plus dures faites en course, m'y suis fait quelques frayeurs.
Pas évident d'avoir les coureurs du 36k avec nous, difficile de se caler sur un bon rythme je trouve...
Bravo pour ta course et ton récit ! Après les Allobroges, bcp de courses paraissent si faciles :d

Commentaire de Thomas74 posté le 23-05-2018 à 10:03:20

Merci ! Oui effectivement après ce morceau on n'a plus peur de grand chose.

Commentaire de GlopGlop posté le 23-05-2018 à 10:53:50

Bon alors faut que je rajoute les pom'potes à ma course ce WE ! C'est sucré ces machins là ? Ceci étant en aparté.
J'ai apprécié ton récit. Moi qui aime ce style, je crois ne pas faire mieux ! Tout y était, le narratif appuie sur l'indispensable, j'avais l'impression d'être derrière toi.
Les sensations n'ont pas atténué la contemplation de l'environnement et l'humain y avait toute sa place avec les petits instantanés pas toujours très 'ragoûtant'mais tellement présent.
A ce récit, j'espère rendre la monnaie dès ce WE avec la Marathon Race lorsque je reviendrais d'Annecy ! Comme tu le dis, je serais aussi un peu bcp stressé de manière un peu irrationnelle, car l'inconnu ne sera pas la course mais même question, vais-je avoir la carrure pour enquiller le dénivelé ? Pour le fun F D'Haene sera là sur la 84, mais un lièvre comme celui-là on ne le rattrape pas !

Commentaire de Thomas74 posté le 23-05-2018 à 12:07:44

Merci ! J'essayerai d'améliorer les prochains récits. Il manque surtout quelques photos, vu mon allure je peux me permettre d'en faire. Ce sera les prochaines coursettes.

Pour le "dosage" en sucre des pom'potes je ne sais pas trop. Tu as les versions normales et les sans sucres ajoutés (perso je partirais plus sur ces derniers). Moi j'avais pris les aptonia que tu trouves à decathlon : franchement top, en complément d'une barre (seul, ce n'est pas aussi énergétique je trouve).

Bon courage pour la marathon race.

Commentaire de PIERRICK_07130 posté le 23-05-2018 à 19:32:55

Bravo pour ce récit Thomas. J ai revenu la course grâce à toi...et je suis arrivé derrière toi d ailleurs.La technicité du terrain m a joué des tours alors que les montées ont été conformes aux attentes. Que de magnifiques paysages! Pour avoir pratiqué la TDS et la Maxi Race; je confirme qu' on est à la limite de l ultra sur les Allobroges!

Commentaire de Thomas74 posté le 24-05-2018 à 00:04:35

Tu me rassure pour la suite du coup.

Commentaire de courotaf posté le 23-05-2018 à 21:52:51

Bravo à toi!
Pour écumer moi aussi les fins de pelotons, je sais que c'est nous les vrai héros de ces courses ;-)

Pour ton ÉB, profites des reco de l'orga et vient goûter rapidement à la délicieuse caillasse de Belledonne!
(C'est pas toi que j'ai vu avec JuCB & Numaxx au départ?)

Commentaire de Thomas74 posté le 24-05-2018 à 00:02:51

Non non les départs de courses je préfère être dans mon coin.
Pour l'EB j'ai l'avantage de connaitre la dernière portion ayant fait le parcours des crêtes l'année dernière.

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