Récit de la course : Grand Trail des Deux Amants - 53 km 2018, par bubulle

L'auteur : bubulle

La course : Grand Trail des Deux Amants - 53 km

Date : 8/4/2018

Lieu : Pitres (Eure)

Affichage : 1186 vues

Distance : 53km

Objectif : Pas d'objectif

6 commentaires

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And then there were four....

Le Grand Trail des 2 Amants, quatrième.....

Encore plus cette année, après avoir fait le bénévole à la course jumelle, le Trail des Rois Maudits, je ne pouvais que revenir à nouveau à ce trail qui est désormais un peu "la maison".

L'avantage d'une course qu'on connaît bien, c'est qu'on ne se met pas trop la pression. Qui plus est, ce sera la conclusion de mon enchaînement de début de saison (Raid 28, Transgrancanaria, Ecotrail de Paris), donc les ambitions sont....mesurées.

Cependant, les semaines avant la course, où je me sens en bonne forme, avec une vitesse qui revient un peu sur le plat, me laissent espérer une performance pas trop lamentable sur cette course. Je me fixe donc 6h30 comme objectif "raisonnable" et un éventuel 6h15 qui serait très satisfaisant, comparé aux 6h38 de l'an dernier.

Mais ça, c'était avant de constater que le parcours a pris un peu d'embonpoint : c'est désormais 55 kilomètres (53,5 l'an dernier) qui nous attendent et un dénivelé encore légèrement supérieure aux années précédentes (on dépasse désormais les 2000m).

C'est vraiment en toute décontraction que j'arrive d'ailleurs au départ. J'ai un peu innové avec le sympa petit gilet/sac 5l Kalenji qui constituait une partie de mes cadeaux d'anniversaire la semaine précédente. Pareil pour le tee-shirt qui ne sera pas mon usuel Adidas bleu ou Raidlight noir. Et même le caleçon rose est resté dans le tiroir, c'est dire ! En gros, je fais ce qu'il ne faut jamais faire : étrenner du matos sur une course. Même les flasques sont toutes neuves.

Par contre, je vais commettre l'erreur de ma vie : j'oublie le sac-fétiche Bob L'Éponge, qui reste accroché à mon historique Salomon. Un bubulle sans Bob sur une course, c'est un homme quasiment à poil...

Mini-rassemblement kikous bien sympa au départ, avec Tonton et st_ar, mon compère du GR73. Rencontre également de raidboul, dont la présence sur une course dans nos régions signifie en général un podium. Et pour Fanny, c'est pareil. Les "parigots" sont en force !

(raidboul terminera troisième et Fanny va exploser le record féminin de la course en terminant 10ème au scratch)

D'autres kikous nous font coucou, mais je dois avouer que, là, j'ai un trou pour associer visages et pseudos : la semi-V3itude n'aide pas !

Le départ est toujours aussi informel : il n'y a même pas vraiment de ligne de départ et raidboul nous dira plus tard qu'il ne savait même pas trop dans quel sens ça part. Nous sommes quand même 300 à nous aligner, le nombre maxi : cela change des 150 de la première édition. Les points ITRA sont passés par là !

Je suis, avec st-ar, assez loin derrière, probablemetn aux 4/5 du peloton. J'ai encore choisi de me mettre en mode "je ne bouge pas une oreille jusqu'au ravito du km 23", on verra bien si ça tient.

Cette fois-ci, nous faisons un petit crochet dans le stade avant de traverser le petit bois qui nous fait éviter les lotissements des 2 premières éditions. Cela étire un peu le peloton, mais pas assez et un bouchon se forme malgré tout au premier single. L'ambiance est toutefois très détendue comme elle le sera largement au long de la course.

Comme d'habitude, pas grand chose à dire sur le début : ce sont toujours ces 3,5km plats jusqu'aux écluses et c'est toujours un endroit où je me fais dépasser. Patience, patience. Dès la côte des 2 Amants, je me refais assez vite car je ne peux quand même pas m'empêcher d'envoyer à chaque côte.....et descente. L'un dans l'autre, ça s'équilibre, je dois être dans les 200ème.

Toujours ce grand sourire qui fait ma réputation un peu partout


A nouveau du plat pour 2,5km jusqu'à Amfreville, on connaît la musique. Donc, à nouveau de la patience avant les 4 côtes des falaises.

 

Photo st_ar (merci !)


On est vraiment sur une partition que je connais par coeur. Chacune des côtes a sa propre caractéristique : les deux premières permettent de bien dépasser et je ne me gêne pas, au moins pour rétablir ma position, perdue sur le plat. Sur la troisième, j'aimerais bien essayer de passer un petit groupe car j'ai peur que ça bouchonne dans la descente raide vers Vatteport. Malheureusement, c'est trop acrobatique et je dois me résoudre à rester derrière....

Photo st_ar (merci !)

 


....et ça bouchonne bien dans la descente car elle est modifiée et est encore plus raide qu'avant. Si on n'a pas le pied très montagnard, on va très doucement, ce qui se produit devant moi. Occasion de prendre son mal en patience, ce qui est bien plus malin que de tenter du dépassement hasardeux et peu respectueux pour les autres coureurs....et la zone naturelle fragile où nous nous trouvons.

Tout cela n'a qu'un défaut : je dois subir sur toute cette succession de montées/descentes un insupportable groupe de 4 coureurs dont 2 sont de vraie pipelettes, parlant fort et se la jouant quand même largement (dans le style "je t'énumère un à un tous les ultras que j'ai faits, l'air de rien"). On va le savoir qu'ils vont aller faire l'Ultra des Vosges (si vous les connaissez, vous pouvez leur dire qu'ils étaient relous). Je les verrai finalement disparaître après cette première succession de côtes, pour ne plus les revoir (ou ne plus les entendre).

Oui, je suis un ours mal léché...:-)

Comme toujours le yoyo se termine aux rochers de l'école d'escalade (qui se descendaient aux Rois Maudits...sur un terrain infiniment plus glissant qu'aujourd'hui). Là, pas de soucis, c'est tout sec, ça se monte bien. Et comme souvent, on sent que ces côtes ont commencé à attaquer les organismes.

Photo st_ar (merci!)



La section qui suit est loin d'être ma préférée, comme toujours : c'est plutôt roulant, malgré la traversée du Val Simon vers Vatteville. Je ne reconnais curieusement pas tout et c'est en fait normal : ce secteur a été légèrement modifié....et rallongé de 600 mètres, remontant dans le village au lieu de couper le long d'une clôture : peut-etre un problème d'autorisation de passage sur un terrain privé car c'est beaucoup moins fun, évidemment.....et ça favorise encore ces fichus marathoniens.

Ils n'ont d'ailleurs pas fini de s'amuser, les bougres car, après la descente sur Daubeuf (on a rejoint le parcours habituel), c'est le vallon de Fretteville et son interminable chemin de tracteur en 2 temps. J'aurai juste le temps de noter le manège de deux coureurs qui....se font ravitailler sans vergogne par des suiveurs en voiture au village de Daubeuf. Ce n'est certes pas explicitement interdit (j'ai vérifié) mais, selon moi, ça ne se fait pas (esprit trail, machin, tout ça). Je les reverrai ainsi 4 ou 5 fois (quel besoin d'être ravitaillé aussi souvent, faut m'expliquer).

Bref, chemin de tracteurs --> bubulle se fait dépasser. Je profite juste de la petite montée au milieu pour faire un peu de "qui c'est Raoul", mais sans exagérer....et j'attends avec patience la montée qui ponctue tout ce plat (montant) de la mort, pour reprendre, comme d'habitude, une bonne dizaine de coureurs.

Nous voilà donc à l'extrémité du parcours, il n'y a plus qu'à revenir. Comme toujours, je me fais la remarque qu'on est à moins de 3km de la maison, à vol d'oiseau. En tout cas, les jambes vont bien et je ne sens pas les cuisses durcir comme ça m'avait fait l'an dernier. Et je profite d'une section plus accidentée jusqu'au ravito pour accélérer un poil et stopper définitivement l'hémorragie de places.

Pendant tout ce temps, les brumes du matin se sont dissipées et il fait grand beau. Et, évidemment, ça cogne bien, notamment dans l'habituelle montée le long du champ (de blé, cette année : on a du leur dire que je n'aime pas le colza) qui est avant le ravito.

Et, comme d'habitude, je ne m'éternise pas au ravito. Je refais le plein d'une des flasques, l'autre est à moitié vide, j'ai bu....750ml en 23km et 3 heures. Bon, OK, c'est pas beaucoup, mais c'est plus que certaines fois précédentes.

On repart pour une section encore largement roulante, au moins jusqu'au delà de Daubeuf, avant qu'on ne rejoigne à nouveau la Seine. Je profite donc de la dernière côte pour mettre un peu de distance avec ceux qui me suivent...avant les "zigzags de la lisière", ces 1,5km qui nous ramènent sur le haut de Daubeuf, en longeant un bois et en faisant cinq zigzags à la limite d'un champ et du bois des Hazis.....encore une partie que je n'aime pas trop car très usante, surtout en plein soleil.

C'est le moment où les premiers signes sur la façon dont va se passer la fin vont arriver. Après Daubeuf, la grande boucle sur le plateau qui marque la mi-parcours est l'endroit où, soit on commence à accuser le coup....et la moindre côte est prétexte à marcher, soit on arrive encore à relancer tôt, et à garder une bonne vitesse sur quelques dizaines de mètres au pied des côtes. Tout se dessine ici.

Et de mon côté, tout se passe plutôt bien. Je veille à bien tourner la casquette en fonction du soleil, qui tape fort (il est environ midi), je prends un bon rythme sur ces longues liaisons en chemins agricoles (notamment la ligne droite entre deux champs au retour du Londe)....et je redévale bien vers Daubeuf pour fêter la mi-course. A nouveau, d'ailleurs, les deux coureurs qui se font ravitailler par leur assistance : c'est un peu ridicule, m'enfin, ça me permet de repasser du monde car nous sommes désormais très espacés.

Petite nouveauté à Daubeuf : au lieu de remonter vers Vatteville sur le chemin parallèle à celui que nous venons de descendre, nous descendons encore plus bas pour rejoindre une route.....et se taper 800 mètres de bitume en plein cagnard. Pas le plus fun. C'est évidemment là que je commence à sentir les premiers signes de fatigue. Foutues sections plates (je ne sais pas si j'ai déjà écrit dans un récit que je n'aime pas le plat ?) . Et sans surprise, me voilà repris par les coureurs qui me suivaient de près, notamment la 3ème féminine (ça je ne le sais pas) que je maintenais à distance depuis un bon moment. Bande de marathoniens, va ! <schtroumph grognon>Moi j'aime pas les marathoniens</grognon>.

Encore heureux qu'on nous ait collé une bonne côte pour suivre, bien longue. Et du genre qu'à ce stade de la course plus personne ne court plus. Là, évidemment, Raoul envoie le pâté et tout le paquet de coureurs devant est avalé et digéré. Nomého. Rigolo de voir que tant que c'est plat, les coureurs devant semblent loin, loin, loin.....et comme ils se rapprochent vite quand ça monte.

Remontée sur Vatteville en deux temps, encore une petite traversée de plateau où je souffre en silence sur du plat entre les champs....et on entre enfin sur mon territoire. Sur les chemins qu'on fait pas chier le bubulle. Vrouuuuuuum, la descente sur Vatteport : 3 ou 4 en moins.

Scraaaaaatch, le virage serré à droite en bas et zou on remonte aussi sec bien tout dré dans l'pentu. Et vavavoum, la descente de sanglier dans le bois qu'elle est même pas sur la carte.

Et, même pas peur, je quasi-zappe le ravito en eau même si je remplis quand même une flasque au cas où.

Zouuuuuuu, la remontée par le GR avec les lacets qui n'en finit pas et qui, en général, a tendance à achever les morts.

Et......aïïïïe.....c'est quoi cette contraction dans le mollet en haut, à la relance? Mais aïïïïeuuuuh.....abanon, pas des crampes, ça allait tout bien.

Bin si.

Des petites crampes aux mollets. Crisse de tabarnak de crotte de caribou, j'ai encore merdé. Probablement le défaut d'avoir des flasques avec uniquement du machin énergétique sucré, mais pas assez de sels minéraux. Flute, flûte, flûte. Là je sais comment ça va se passer : même si j'ai les jambes, va falloir gérer. Il reste environ 20 kilomètres et encore 2 grosses côtes sur cette section, si je ne veux pas que ça explose de partout, les crampes : 1) je me calme et 2) je bois comme un trou.

En 2 kilomètres, une flasque entière va y passer. Et, bien obligé, je me modère dans la côte de la Roche Bardin (le mur énorme qui remonte au dessus d'Amfreviille). Je vais à peine y dépasser 1 ou 2 coureurs, ça fait suer car je sens que ça pourrait envoyer grave, mais le rérsultat serait catastrophique. Patience.

Pendant ce temps, il fait chaud sa mère, quand même. Pas autant que l'an dernier où ce secteur était un mouroir, mais ça cogne bien dans le dos.

Descente sur Amfreville tout en gestion car en général, je peux y avoir une cuisse ou un mollet qui y claque une crampe.....et dernier mur par les escaliers du GR, pour conclure cette de violentes montées. Je me vois décramponner par une féminine, mais on y rattrape aussi quelques coureurs bien plus mal en point. La longue relance qui nous envoie dans les champs en direction de Flipou, en haut, elle pique quand même bien. J'évite de repartir trop tôt à la course, le temps de voir ce que disent les mollets.

Ils sont finalement d'accord pour qu'on coure alors, quand faut y aller, faut y aller, re-trottinons sur ce loooooooong chemin de tracteur tout droit. Rien derrière sur 1 ou 2 kilomètres, un seul coureur devant : faut une grosse vie intérieure pour relancer malgré tout.

La boucle de Flipou me paraît toujours très longue mais là, je m'en sors assez bien. J'ai établi une routine pour le plat montant en forêt qui précède le ravito: je cours en comptant trois drapeaux de balisage (toujours aussi cool le balisage TDA aves les petits drapeaux roses).....et je marche jusqu'au quatrième.....et je recommence. Bon, OK, des fois tu maudis le traceur qui les met quand même vachement espacés, ses fichus drapeaux (évidemment, ils balisent en quad, à cet endroit), mais c'est bien efficace pour ne pas voir le temps passer.....et gratouiller des places.

Du coup, le ravito arrive vite : ça tombe bien, je n'ai plus d'eau. Je refais le plein vite fait, mais je ne m'attarde pas, j'en ai toujours hâte de finir à cet endroit (sauf qu'il reste encore 10 bons kilomètres). Une fois de plus, je corrige le bénévole du ravito qui dit à tout le monde qu'il ne reste qu'une côte (lui, tu le détestes quand tu arrives....à la deuxième) et, une fois de plus, je dévale vers la voie ferrée. Cela tombe bien, j'ai ma féminine de tout à l'heure qui est là....et qui se dépêche car une autre éttait aussi au ravito (elles jouent en fait la 3ème place).

Elle coince bien dans la descente alors que j'ai retrouvé quelquees jambes et que les crampes semblent disparaître donc je mets de la distance en descendant.

Distance....qu'elle me reprend sur le plat le long de la voie ferrée : d'une part parce qu'elle va plus vite que moi sur le plat (bon, après, je commence à me demander, des fois, qui peut bien aller plus lentement que moi, sur le plat)....et d'autre part parce qu'elle va courir sur la route ALORS QUE LE BALISAGE N'EST PAS SUR LA ROUTE MAIS DANS LES CAILLOUX LE LONG DE LA VOIE FERRÉE. C'est pas bien.

Bref, ça me motive encore plus pour lui fondre à nouveau dessus dans la Côte des Deux-Amants. Et tant qu'à faire, fondre aussi sur 2-3 autres coureurs.

Par contre, dans la famille "avion", je vois en me retournant l'autre féminine qui est revenue comme l'éclair et qui, sacrilège des sacrilèges, monte plus vite. Bon, certes, c'est pas le V2 décati devant, qu'elle vise, mais plutôt le podium qui est en train de lui tendre les bras. Et elle ne se prive pas d'aller le chercher, son podiium.....et le V2 aussi, tant qu'à faire. Dans la famille "je prends une mine", là j'en ai pris une belle.

Surtout que ouille, ouille, ouille......voilà les crampes aux mollets qui se pointent à nouveau dans le dévers qui suit la côte. Et me voilà ré-entré en mode "gestion". Pfffff, moi qui voulais faire enfin le "chemin du Hobbit" en envoyant fort, c'est encore raté...et ouiiiiiiiinnnnnn, y'a même l'autre féminine qui me revient encore dessus. Non mais flûte, à la fin !

Je ne vais pas me laisser faire, namého. Donc dans l'avant-dernière descente, je repasse forcément devant elle et son compagnon et je me dis que je vais mettre la distance définitive dans la courte mais brutale petite dernière côte. Et c'est à peu près ce qu'il se passe.....

En plus, je reviens sur un petit groupe, pas loin devant et....tiens y'en a même un qui s'arrête, genre le mec il veut admirer le Bubulle volant dans toute sa splendeur.

"Je voyais bien que c'était toi, dans mon rétroviseur".....Mais c'est Soffian! Mon pote st_ar, avec qui, depuis certain GR73, on a du beau souvenir en commun. Génial. J'arrive, Soffian, on va encore finir ensemble, coool.

J'aaaaaaaaaa-rive pas.

A même pas 5 mètres de Soffian et même pas 10 mètres du haut de la côte, sans prévenir....une crampe au quadri droit. Shlack! Scotché, le mec.

Scotché de chez scotché. J'essaie de bouger, de faire trois pas pour ratteindre Soffian. Shlack. L'autre quadri. Complètement fusillé sur place.

Et donc, pendant que tous ceux que j'avais péniblement dépassés dans ma période d'euphorie précédente, passent un à un (ou une à une)......eh bien me voilà assis par terre, à dire à Soffian de ne surtout pas m'attendre car je vais mettre longtemps pour finir.

Après ce qui semble une éternité, je finis par repartir et terminer ce bout de côte. Le single qui suit est un calvaire : la moindre tentative de relance se solde par une crispation inéluctable soit dans les cuisses soit dans les mollets. Il n'y a plus qu'à marcher......et pas trop vite, encore.

La petite descente vers la route, la dernière, est une tuerie. Je ne sais même plus comment marcher. Un tout petit mieux à la traversée de route m'incite à tenter de relancer en direction des écluses. Eéééééééééé-chec, ça re-pète à nouveau.

Evidemment, j'engloutis tout ce que j'ai comme eau....et je repars désespérément à la marche en passant poussivement devant la guinguette : restent 4km.

Encore un dernier calvaire un peu plus loin : les deux cuises explosent à nouveau en même temps et je me tords de douleur assis par terre, au point d'affoler la bénévole signaleuse postée plus loin qui vient voir ce qu'il se passe. Je la rassure, mais elle n'est pas très convaincue et me propose d'appeler quelqu'un pour venir me chercher. NON MAIS ET PUIS QUOI ENCORE ?

Les crampes, ça finit toujours par passer, je le sais, il faut être patient. Patient, je suis. Et c'est pas simple quand tu as l'impression de voir défiler tout le peloton alors que tu es accroché à ton grillage (tout le monde prend gentiment des nouvelles, d'ailleurs).

Enfin, après une éternité, je réussis à repartir et à trouver une allure de marche pseudo-nordique (sans bâtons). Peu à peu, même, ça réussit à s'accélérer, j'arrive à forcer un pas normal sans que ça ne claque et je vois a posteriori que j'arrive à monter à presque 7km/h. Et finalement, même, au passage du pont de l'Andelle, j'arrive enfin à relancer à la course. Je vais même terminer à 9 km/h en courant en permanence....alors que 10 minutes plus tôt, je ne mettais plus un pied devant l'autre. Quand je vous dis que les crampes, ça finit toujours par passer !

Au final, tout cela se termine en 7h05. Décidément, je fais de pire en pire sur cette course mais, bon, on va se rassurer en se disant qu'elle est plus longue chaque année. Entre le bon kilomètre et le dénivelé en plus....et les 10 minutes perdues à cause des crampes, je retrouve en fait ma perf de l'an dernier.



Et donc, je suis toujours parmi les....quatre....qui ont terminé tous les GTDA. Obligé de rempiler l'an prochain, du coup. Et si je le faisais en marche nordique ?


6 commentaires

Commentaire de catcityrunner posté le 11-05-2018 à 08:57:45

Ah le récit de Bubulle ! J'ai déjà l'impression de connaître le parcours après la lecture ;-)
Justement le parcours (même les plats) me donne bien envie d'y aller l'an prochain , mais pourquoi ça tombe le jour du MdP et du Josas ?
Bravo au sénateur du GTDA :-)

Commentaire de Cheville de Miel posté le 11-05-2018 à 11:47:48

Plat de Mierda :-)
Un jolie CR!!! Les crampes, j'ai bien morflé aussi ce week end..... Qui fait le malin avec la boisson, se retrouve scotché comme un couillon.

Commentaire de bpoth9 posté le 11-05-2018 à 11:52:52

Joli CR qui retranscrit bien ce que j'ai vécu 2h après toi (sans les crampes heureusement). Je fais partie des kikous croisés au départ (je m'inquiétais des barrières). Bilan j'ai fini dernier mais j'ai fini. A bientôt sur un autre trail (au moins au départ ;) )

Commentaire de GlopGlop posté le 11-05-2018 à 14:15:11

Effectivement tu étais à la peine ! As-tu pensé aux bâtons ?

Commentaire de st ar posté le 11-05-2018 à 15:10:59

Arfff:(...Vraiment dommage...je me voyais bien finir avec toi...Tu as tellement insisté pour que je continue, j’ai filé (aussi en souffrance sur les 5 derniers km).
Et j’avoue,je suis aussi un de ceux qui ont couru sur la route et pas le long de la voie ferrée...c’était, physiquement, impossible pour moi de courir sur les cailloux à ce moment là, la tentation était bien trop forte d’aller sur le plat tout propre...pas bieeen !!
Et suis content de voir mes photos dans ton CR ;)

Commentaire de JiBête posté le 11-05-2018 à 15:13:04

Super récit, comme toujours, j'ai eu bien mal aux quadris rien qu'en te lisant.

Bonne récup à toi, car même si ca fait plus d'un mois maintenant, j'imagine que tu dois encore avoir mal !

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