Récit de la course : 10 km de Chambéry 2006, par NoNo l'esc@rgot

L'auteur : NoNo l'esc@rgot

La course : 10 km de Chambéry

Date : 14/5/2006

Lieu : Chambery (Savoie)

Affichage : 2037 vues

Distance : 10km

Objectif : Pas d'objectif

4 commentaires

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Chambéry, nous revoilà ! 10 km & semi

Après ma déception à Lyon, autant de la course elle même que de mon résultat, j’attendais avec impatience de retourner à Chambéry. On était déjà venu l’an dernier passer un super week-end entre coureurs. On a prévu cette sortie depuis longtemps : même hôtel, même resto. Comme les vieux, on a nos habitudes !

Nous arrivons donc le samedi dans l’après midi, sous une pluie battante, manquait plus que ça... Après avoir récupéré nos dossards, et nos clefs de chambres, nous allons faire une petite balade sur la piste cyclable, derrière l’hôtel, celle-la même qu’emprunteront demain Phil-B, Phil-M, Marco & Flo, qui, eux, feront le semi. Pas de chance, le temps est vraiment mauvais, brouillard et pluie… La météo a pourtant prévu une belle journée pour demain, on s’interroge … 19h30 : direction le resto « chez Pepone », tout près de l’hôtel : pâtes pour tout le monde, bien sur, et bière, ça va de soit … Bon moment de détente, avant de regagner sagement l’hôtel. Demain, ça rigole plus : notre vétéran 3, J-Claude Barbet, est venu pour se qualifier aux championnats de France, son fils Philippe s’étant déjà qualifié à Pierre-Bénite 15 jours plus tôt, ainsi que son petit-fils Pierre… Oui, c’est une histoire de gênes chez eux, ‘sont tombés dedans quand ils étaient petits, c’est sur !

La nuit est un peu courte pour moi qui ne suis pas du matin. D’autant que je me suis réveillée à 4h, et jamais rendormie… A 6h30, je descends déjeuner avec mon homme. Phil-B, J-Claude et Pierre nous rejoignent. Ils me parlent mais je ne capte rien : je dors encore et je mange au radar… Flo arrive : elle a mal dormi elle aussi, et n’est pas plus vaillante que moi… ça promet !

On retourne à nos chambres pour se mettre en tenue, et le dilemme commence : fera beau, fera pas beau ? manches longues, manches courtes ? On nous a promis le soleil mais en jetant un coup d’œil par la fenêtre, j’y crois pas une seule seconde ! Mais les pros de la bande ont parlé : short et manches courtes, et pour une fois je les écoute – je me souviens d’un 10 km à St André fin août, partie en caleçons longs et k-way car le ciel était couvert, j’ai fini sous 25°, toute rouge, au bord de la crise d’apoplexie !!! Je ne referais pas la même erreur – Ce sera cycliste et marcel… J’emporte quand même le k-way pour le temps de l’échauffement, faut dire quand même que Chambéry, c’est pas le bord de mer !!!

On trouve à se garer assez facilement près du Carré Currial. Du coup, pas de stress pour papy J-claude, mon neveu Pierre, mon homme et moi : on a largement le temps de s’échauffer avant le départ du 10. Je m’étire beaucoup, pour que ma cheville et mes genoux ne me jouent pas de mauvais tour, et je décide de ne faire qu’un petit tour d’échauffement pour ne pas trop me fatiguer avant la course : je suis toujours une brouette et j’ai du mal à finir, alors, je m’économise… L’heure approche, on se rend sur le départ, Pierre & J-Claude devant, et mon homme & moi, derrière, pour ne pas se faire marcher dessus ! On est +/- 300 à piaffer sous le soleil timide qui pointe son nez. Je repense à la course de l’an dernier (c’était mon 2° 10 km) où j’ai fini péniblement en 1:08… Et je me fixe 1:02, ce qui me paraît raisonnable en ayant fait 1:04 à Lyon, 3 semaines plus tôt… Oui, je sais, certains coureurs glousseront sûrement en lisant ces chiffres, mais, on ne joue pas dans la même cour … !

9h00 - C’est parti ! Et à l’heure ! Comme prévu, je me retrouve dans les dernières en moins de temps qu’il n’en faut pour l’écrire, j’ai l’habitude, mais là, c’est vraiment parti vite. Je ne vois déjà plus mon homme, le bougre, qui pourtant ne doit pas être si loin que ça car il manque un peu d’entraînement. Et je ne le reverrais plus jusqu’à l’arrivée ! Le parcours repasse près du départ et j’entends nos 4 semi-marathoniens m’encourager. Eux s’élanceront à 10h… Je m’accroche derrière un grand balaise pour m’adapter au rythme. On reste ensemble 2 km puis, comme je me sens bien, je le passe (c’est si rare que je double !). J’ai une bonne allure maintenant, et même pô mal ! Je cours en toute décontraction et je rate les inscriptions km jusqu’au 4°. Je dépasse un dossard qui marche et je l’encourage à me suivre. Il emboîte ma petite foulée en chuchotant « je suis cuit ! …. C’est quand le ravitaillement ? » Il me lâchera 500 m plus loin, devant les quartiers d’orange. J’aurais essayé…
Le parcours est facile, quasiment que du plat, et la température, pas trop élevée, me convient bien. Il me vient alors une agréable pensée : je pourrais bien enfin passer en dessous des 60, si je continue comme ça… y serait temps maintenant !!! Tout ça se tourne et se retourne dans ma tête si bien que j’avance sans me rendre compte que j’ai remonté un peu de terrain sur le dossard de devant. (ou c’est lui qui en a perdu ???) Lui, c’est le blond de « 118-218 », en tout cas, il lui ressemble avec ses cheveux mi longs, blonds et son bandeau !!! Je me retrouve déjà sur la piste cyclable, et je me souviens que l’an dernier, il y a bien longtemps que je marchais à cet endroit… Ca me donne une vraie confiance et je continue d’avancer. Comme quoi, ça se joue aussi beaucoup dans la tête… Je passe le 7° km en 40’, c’est plutôt pas mal pour la brouette que je suis !
Mais… mais… Eh, oui, il fallait bien un mais ! Je commence à faiblir… J’ai cru que ça ne m’arriverait pas aujourd’hui, j’étais tellement bien, intouchable ! Mais je finis toujours mes courses à plat ventre, et je paie mon départ un peu « euphorique ». J’ai de plus en plus de mal à lever les pieds et je commence à respirer comme une locomotive. Ah ! que je n’aime pas ça ! En plus, le soleil est maintenant franchement là, et la T° est montée. Les portions au soleil deviennent pénibles. Je regarde mon chrono, et je passe le 9° en 55’ . Je n’avance plus… C’est vraiment trop c… et je suis en colère ! Ma tête voudrait que mes jambes accélèrent, mais pas moyen, elles refusent ! Allez, un petit effort, c’est presque fini…vous n’allez pas me lâcher maintenant ! Mais pas moyen, et je les surprends même à marcher 10 secondes. Pas question ! Elles repartent sous la contrainte… Je rentre dans la dernière petite rue étroite qui doit m’amener sous l’arrivée. Je peine, je souffle et je grimace… Et tout au bout de cette petite rue, j’aperçois Pierre qui me crie en regardant sa montre : « Allez, tu vas l’avoir ton temps, allez ! » et rien que ça, ça me redonne du courage et j’accélère, je double un couple que je suivais péniblement depuis ma baisse de régime. Pierre vient de me donner des ailes pour les quelques centaines de mètres qui me restent ! Ca ne suffira pas. Je câle à 10m de la ligne d’arrivée que je passe en marchant, je n’ai plus de jus-du-tout, complètement éteinte ! Et je pointerai finalement à 1:00:51…

Eh, oui ! 52 secondes de trop !!! Mais je ne suis plus en colère car je me rends compte que j’ai vraiment fait TOUT ce que je pouvais… mes jambes aussi ! Je suis finalement très contente de mon temps, l’objectif de départ étant largement atteint. J’ai encore beaucoup à apprendre pour progresser…
Je retrouve vite le sourire et mon homme au ravitaillement : 00:59:30. Je l’embrasse, admirative, tout surpris qu’il est de me voir si tôt !!! Pierre a fini il y a bien longtemps (!) 16° en 35:04, et J-Claude 51° en 38:02 (il est donc qualifié pour les championnats de France, bravo !). Ils sont tous les 2 premiers de leur catégorie, junior et V3… - ça, c’est l’autre cour dont je parlais tout à l’heure ! -
On a raté le départ du semi, mais on peut encore les voir sur la boucle. On se presse pour se poster sur le passage et encourager Phil-B qui finira 14° en 1:16:16 , Marco 39° en 1:22:29, Phil-M 48° en 01:24:13 et Flo en 2:02:40.

On repart tous avec nos t-shirt techniques, au moins on le mettra sur les courses, et à l’entraînement, au lieu de l’entasser avec tous nos autres t-shirts coton, qui finissent au mieux en pyjama, pour repeindre le portail, ou pire, en chiffon… Vous aussi ? ah…
On finira cette magnifique journée par un déjeuner en terrasse dans une rue piétonne du centre ville, au calme et au soleil, en sirotant une bonne bière bien fraîche.
Et si c’était ça le bonheur …………

Bon run à tous.

4 commentaires

Commentaire de raideur69 posté le 16-05-2006 à 05:35:00

bravo,c'est parfait ce CR,et surtout maintenant que c'est partie il faut persévérer.Les fins de parcours c'est dans la tête.

Commentaire de taz28 posté le 17-05-2006 à 12:07:00

Nono,
Tu n'en étais pas loin....vraiment !!!
Quelques secondes pour atteindre le pur bonheur, mais quel suspense, remarque, comme ça tu es obligée de refaire un 10 km pour enfin passer ce seuil fatidique....
Merci encore pour ce CR.
bisous...

Commentaire de eric41 posté le 17-05-2006 à 12:29:00

Bravo NoNo.
A la vitesse ou tu progresses la barrière de l'heure va tomber très vite.

Commentaire de totote01 posté le 17-05-2006 à 13:39:00

que se soit sur du court ou du long, c'est toujours galère les fins de parcours...
mais bravo nono, tu es sur la bonne voie!
continue!!!

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