Récit de la course : Cross du Mont-Blanc 2009, par 1pekab

L'auteur : 1pekab

La course : Cross du Mont-Blanc

Date : 27/6/2009

Lieu : Chamonix Mont Blanc (Haute-Savoie)

Affichage : 1362 vues

Distance : 23km

Objectif : Se défoncer

2 commentaires

Faire connaître ce récit sur Twitter :

Faire connaître ce récit sur Facebook : Partager

mon cross du mont blanc

Bonjour à vous tous. Récemment inscrit sur le site je découvre peu à peu les fonctionnalités du site. Ainsi pour inaugurer mes futurs récits, je vais essayer de retranscrire ma course de ce week-end. 

 L’AVANT COURSE : 

             J’habite sur Bonneville soit à une heure de route de Chamonix. L’année passé j’avais fait la route le matin. Le niveau que j’avais en 2008 me « permettais » bien ce lever matinal. Je ne visais pas de chrono (4h13). Mais pour cette saison 2009, je me suis entrainé plus sérieusement. Pour ma deuxième participation, un ami m’a hébergé chez lui. Lui aussi court un peu, Ludo s’entraine peu mais fait de très bon temps. Nous arrivons sur Chamonix la veille à 23h, le lever s’annonce dure pour tous les deux. 6h30, le réveil sonne. J’ai peu dormit mais plutôt bien. Nous nous préparons chacun de notre coté, je commence à rentrer dans ma course. Nous prenons notre petit dej ensemble mais nous sommes déjà en condition.
            7h15, nous sommes devant chez lui, notre échauffement se fait part une petite traverser du centre ville, bien couvert car mine de rien les nuages empêchent le soleil de réchauffer l’atmosphère. Nous arrivons devant la piscine et nous récupérons les dossards au bon moment, le gros des troupes arrivent même pas 5min après. Ouf, c’est un coup de stress en moins. Ca y est, nous sommes prêts. Je ne suis pas un grand fan des échauffements long et intensif, et c’est plus pour nous occuper que nous faisons une boucle tranquille autour de l’air d’atterrissage pour parapentes. C’est le moment de décompresser et de déconner un peu. Dans moins de dix minutes le départ. Nous nous mettons sur la ligne, Céline l’amie de Ludo nous rejoints. Nous encourage une dernière fois.  

 

 LA COURSE :            

               8h31, feu. Nous partons dans le premier tiers du peloton. J’ai le gros défaut de partir trop vite dans mes courses. Là je décide de rester avec Ludo. Nous remontons assez vite un grand nombre de participants. Je me retourne de temps en temps pour vérifier si Ludo est toujours là. Je ne le vois plus. On se retrouvera bientôt. En faite il sera toujours à deux minutes de moi environ. J’arrive au pied du Lavancher,  j’aperçois une coureuse que j’ai déjà croise sur des trails. Connaissant son niveau je me calle sur son rythme. Du moins sur le début de la montée. Je me sens bien. Au cours de la montée j’aperçois Céline sur le bord du chemin. Un petit signe, deux trois encouragements, je continu sur ma lancer. Nous nous trouvons sur une partie plutôt roulante. Je me rends compte que ma saison de cross hivernaux me sert vraiment. Je relance jusqu'à Argentière ce qui me permet de gagner un certain nombre de places. Je commence la monté vers Tré-le-Champ en compagnie de la 4ième féminine. Je la dépose tranquillement je me sens bien je sais que nous avons fait la moitié du parcours mais surtout que le plus gros de la course nous attend. 
               
Il est 9h40 soit 1h09 et j’arrive au ravito, je prends un verre de coca deux abricots secs et je repars. A la sortie du ravito, le contrôle de passage m’annonce que je suis le 100ième coureur. Je suis surpris mais en même temps content. Je décide de recoller au groupe de coureur qui est 200m devant. Je me sens bien mais je m’installe au milieu du groupe. Le chemin est étroit, ce qui me retiens et les coureurs de derrière me « force » à avancer. Je me calle dans la foulée d’un jeune qui monte vraiment bien, un peu trop en puissance mais qui a un bon rythme. Nous passons une vingtaine de coureurs, jusqu'à arriver à 50m de la troisième féminine.
                 
Nous arrivons à la Flégère, je regard ma montre, 1h57 de course. J’entends au loin les clameurs du speaker félicitant le premier. Je rempli ma gourde qui me gênera plus qu’autre chose mais je le saurais pour ma prochaine course. Je repars en 78ième avec un coureur avec qui je cours à peu près depuis le début. Je suis en mode course. Dans ma tête j’enchaine toutes les théories possibles afin de faire le meilleur résultat. Je mène le train sur la première partie roulante, il prend le relais dans le début de l’avant dernière montée. Nous attaquons la dernière descente ensemble. Je me décontracte car il nous reste 150m de dénivelé positif. En bas la troisième féminine est toujours à 50m. Les sensations sont bonnes, je regard mon cardio, 180 pulsations. Il me reste du jus. Je décide de tout donner. Je lui dis : « allez, on les mange… ». Il me répond : « j’essaie de te suivre mais ok ». Je commence à accélérer ma foulée mais le pourcentage me force à marcher. J’appuis sur mes cuisses avec mes mains, je regarde mes chaussures. J’entends les encouragements du public sur le bord du chemin. Je relève la tête. Je viens de passer la 3ième femme. La ligne d’arrive est à 100m mais avec encore un bon pourcentage. Je me remets à courir. Il est 11h04 et je termine ma course en 2h33. Direction le ravito bien mérité. Je discute avec des connaissances, Ludo termine en 2h35, il m’avait en point de mire.   

Enfin voilà, j’espère vous avoir donné envie et a très bientôt sur les sentiers.

2 commentaires

Commentaire de Belet posté le 28-06-2009 à 23:42:00

Merci pour ce récit très bien écrit.

Tu connaissais donc le parcours et semble l'avoir bien géré, c'est une bien belle progression en 1 an.

A+

Arnaud.

Commentaire de delphe6601 posté le 30-06-2009 à 13:50:00

Oui, belle progression en 1 an, comme quoi, l'entrainement ça paie!
C'est beau de pouvoir mettre une pétée dans le dernier raidillonn le rêve de tous!
Bonne continuation!

Il faut être connecté pour pouvoir poster un message.

Accueil - Haut de page - Version grand écran