Récit de la course : La Montée du Grand Ballon 2009, par Lucien

L'auteur : Lucien

La course : La Montée du Grand Ballon

Date : 21/5/2009

Lieu : Willer Sur Thur (Haut-Rhin)

Affichage : 946 vues

Distance : 13.5km

Objectif : Pas d'objectif

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LES VOYAGES DE GUEBWILLER

vendredi 15 mai 2009

 

Cette Montée du Grand Ballon est décidément différente des éditions précédentes. Notamment du fait de la disparition de Sigolène et de Séverine, la première qui co-organisait ce parcours depuis des années et la seconde, notre amie de Kikourou qui vient de nous quitter sur un malheureux accident. Une pensée pour ces deux demoiselles qui ont fait la joie de vivre de tous les coureurs de part le pays. Nous serons certainement très nombreux au départ pour commémorer à notre façon leur souvenir qui restera à jamais inscrit dans nos cœurs. Ces quelques lignes ne suffisent certainement pas à calmer la douleur de leur proche mais il était important de ne pas omettre de penser à elles.  

 

Actuellement le temps sur la Franche-Comté n’est pas au beau fixe ce qui présage en général un temps maussade sur le Haut-Rhin et dans ce cas un vent terrible au sommet du Grand Ballon. Les jours qui suivront nous donneront un aperçu de ce qui nous attend sur ce circuit assez éprouvant. Coupe du Monde ou pas, j’y viens depuis 2006 car le Grand Ballon est un lieu qui m’a beaucoup apporté dès ma première ascension, c’est là ou j’ai réellement découvert ce que signifiait courir en montagne, on peut dire que cette édition 2006 a vu s’enchainer tout ce que dame montagne peut vous réserver comme difficulté, soleil timide et  température clémente au départ pour finir par une pluie verglaçante et un vent de 82 k/h dans les 2 derniers kms. Et c’est pourtant cette année là ou j’ai fait mon meilleur temps (1h30’50s )  C’est à croire que c’est lui qui décide qui doit passer ou pas. Alors la préparation est-elle importante ? Je le verrai cette année. En attendant un temps plus clément, je continue mes entrainements comme si je ne préparais rien de spécial. Je laisserai dame montagne décidé de mon sort. En tout cas tous ceux qui ont passé la ligne d’arrivée méritent éloges, encouragements et respect.

 

Je prends le départ de Besançon sous un soleil radieux, je vois que Patou avait vu juste, il ferait beau et certainement chaud pour notre ascension vosgienne. Le parcours par l’autoroute s’effectue à moyenne vitesse, je n’éprouve pas le besoin de me précipiter. En vue de notre chère Alsace on voit se dessiner la chaine Vosgienne, plus tard j’admire le Grand Ballon sur la gauche très lumineux, baigné de soleil. Extra. Soit dit en passant, nos amis alsaciens ont spécifié après la pancarte Haut-Rhin, VOUS ETES EN ALSACE, au cas où certains ne s’en soit pas rendu compte.

 

 

 

 

 

 

Arrivé à Willer sur Thur, je croise mon ami Angelo ( forza italia) accompagné de René que je n’avais pas revu depuis quelques mois. Discussion amical. Je m’empresse vers le stand dossard. Je retourne vers la voiture pour m’apprêter et commencer mon échauffement en parcourant les petites rues de cette charmante bourgade alsacienne. Mais au loin les nuages arrivent, bien sombres, mauvais présage. J’entends un alsacien parler d’orage sur le Grand Ballon et pourtant ces nuages sont encore bien loin à l’horizon. Je prends au sérieux leur dire car les habitants connaissent mieux le coin que moi. Je me questionne : dois-je rester en short ?  Je fais mon choix, c’est ok mais par contre la casquette nenni, orage = vent violent, donc je préfère le buff. Par contre cette année je m’abstiendrai de prendre la gourde d’eau, il y a suffisamment de ravitaillements le long du parcours alors que je sais pertinemment qu’en montagne on se déshydrate très vite. Une gourde peut être très gênante lors d’une ascension éprouvante.

 

Sur la ligne de départ 15 nationalités sont présentent et bien évidement les meilleurs mondiaux. Curieux il y a même des japonais. Sur la demande de l’organisateur nous entamons une minute de silence pour Sigolène et (Séverine).

Le coup de feu annonce le départ, ça court comme des cinglés devant et moi qui prends un rythme léger, je ne veux pas trop m’user dés le démarrage. La route goudronnée prend une légère pente sur une centaine de mètres avant de s’accentué par une belle bosse mais ce n’est que de la route, attendons la suite qui sera moins évidente. Puis une partie plane sous couvert de feuillus, il fait même bien frais.  Nous traversons la route nationale qui mène au Grand Ballon pour désormais crapahuter dans les bois, le sentier est tellement étroit qu’un bouchon s’installe et nous oblige à attendre notre tour, comme tous les ans. Ce sentier pierreux grimpe d’un coup, beaucoup marche et je suis obligé de manger mon frein mais ce n’est pas grave, je garderai des forces pour la suite des événements. Au bout d’une centaine de mètres les rangs s’éclaircissent et nous pouvons enfin courir. C’est une longue file indienne qui serpente à travers le bois de feuillus et deviendra  sapinière au fil de la montée. Comme à son habitude, la forêt n’a pas oublié de couvrir le sentier de racines et de cailloux. Il faut faire attention. Par moment nous voyons la route nationale à notre gauche, le silence est parfait dans le groupe que nous formons, pas un mot, juste quelques essoufflements et le bruit incessant des baskets qui foulent le sol.

 

Au 2ème kilomètre, j’ai déjà du retard sur mon meilleur temps de 2006 (-1’10s) et également sur celui de 2007(-50s). C’est très mal parti. Mais je me sens bien malgré tout. Il ne me reste plus qu’a gérer au mieux. Le sentier nous offre un peu de répit par sa surface moins rude, j’en profite pour me déverrouiller et tous mes collègues font de même. Un endroit découvert nous permet de voir la montagne en face sur notre droite et en contre bas quelques vaches qui nous regardent d’un air surpris, nous ne sommes pas encore très haut ni au bout de nos peines. Nous récupérons la route sur quelques centaines de mètres, le bitume n’est pas agréable, c’est un peu casse-patte. Et voilà la montée sur Goldbach par un chemin large et gravillonné mais très pentu, c’est à ce moment que je décide de m’investir sur cette pente et tente de ne pas m’arrêter. Par petite foulée je gravi le chemin sans me laisser distraire par ceux qui souffrent déjà et sont dans l’obligation de marcher. Je trace mon petit bonhomme de chemin sans trop donner de ma personne, je pense aux cailloux qui abondent au sommet.

 

Au 4ème kilomètres, toujours du retard sur 2006 (-3’15s) et sur 2007 (-1’) mais 6s d’avance sur la catastrophe de 2008. Hé oui, il arrive que des courses soient catastrophiques en montagne. Et cette fois-ci je ne suis pas sorti de l’auberge mais j’en ai encore sous le pied. Ma locomotive a encore une bonne ration de bois. Une pluie fine déjà nous rafraichie, mais pas un souffle de vent. Que nous réserve Dame Montagne ? Patou il faudra venir, il ne fait pas beau partout. Nous voilà à traverser le village de Goldbach, plein de monde pour nous applaudir et nous donner courage.

 

  

Rebelote, de nouveau le sentier grimpe par le bois et redescend fortement sur Altenbach par le sentier qui serpente au milieu des chaumes. Au loin sur la gauche de gros nuages noirs couvrent les sommets avoisinants. BEURK. Toujours pas de vent mais un souffle léger.

 

 

 

                                       

Cette descente assez abrupte nous oblige à faire très attention à nos appuis et bien sûr voilà que sur un faux mouvement je dérape et me blesse légèrement aux muscles de l’arrière cuisse et c’est toujours à cet endroit que cela me tiraille durement lors des descentes. Je ralentis autant que je le peux mais il me parait impossible de faire mieux surtout que la pente s’avère dangereuse, au moindre coup de frein trop soutenu je risque de me retrouver dans le décor et les cailloux sont là pour me le rappeler. A l’entrée du village le 6ème kms est atteint.

 

 

 

 

Comme prévu toujours un retard 2006 (-1’35s) 2007 ( ?) 2008 (+7s). J’ai déjà repris une grosse partie du temps perdu sur cette portion de 2 kms. Mais je préfère continuer tranquillement ma progression car les sensations sont trop bonnes. Pas de fatigue pour l’ instant mais une folle envie de vaincre notre prochain assaut au pays des seigneurs. Nous montons de nouveau et traversons un chemin à l’abri des arbres, petites descentes et petites montées se succèdent et ne nous laissent aucun répit. Nous atteignons une surface plus tendre au sortir du bois, chaumes et maigres végétations nous font deviner que nous sommes déjà à une altitude respectable. Nous titillons les 900 m. La pluie s’est encore invitée mais elle n’est pas si dense, une spectatrice alsacienne nous demande de nous dépêcher : « Courez plus vite, l’orage est là, il va arriver avant vous au sommet ».  Elle a bien raison car sur la droite se dresse majestueusement le Grand Ballon dans toute sa splendeur auréolé des ses nuages menaçants. La grisaille est de mise en ce jeudi 21 mai, préparons nous au pire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre grimpée continue sous une pluie très fine et un soleil très timide qui la remplace par endroit au détour d’une bosse. Les nuages se referment et s’écartent comme pour narguer ces étrangers qui foulent la terre d’Alsace. Le vent pour l’instant n’est qu’un souffle léger. La fraicheur par contre s’accentue au fil des kms. Nous entrons dans la forêt qui nous mènera au Sattel (Alt 1060 m). Entre temps nous passons au 8ème km, en pressant sur le bouton voilà que des chiffres débiles s’inscrivent sur l’écran (59h59’). J’essaie de manipuler pour comprendre mais rien y fait. Laisses tomber, on en chie déjà, on verra à l’arrivée. Le terrain forestier est très souple à condition de ne pas marcher sur ces foutues racines de sapins et d’éviter les cailloux qui a cet endroit sont moins nombreux. Le Sattel vient juste d’être passé sans grosse difficulté et la pente se radoucit pour n’être qu’un faux plat montant. La forêt est agréable on y respire bien malgré l’effort, les arbres nous protègent de la pluie et du vent. Une brusque montée pas très longue nous surprends, on trottine sans problème et ce n’est que silence dans les rangs, ce qui est totalement diffèrent des courses sur route où ça papote, ça crie, ça gesticule, ça pousse… Nous n’avons qu’un seul ennemi, nous même.

  

Le 10ème kms est attient, mon chrono s’est remit au boulot. 2006 (-3’40s), 2007 (-48s),2008 (+1’17s). En fin de compte le Lucien de 2006 est en train de partir devant alors que celui de 2008 commence a perdre pied. Le chemin prend de la douceur est nous mène au Col du Haag (Alt 1233 m) sans trop de difficulté majeur. Nous sortons du bois et en jetant un coup d’œil sur la droite le voilà à porter de main mais avec un autre visage. Encore un petit effort et nous tournons sur la droite juste après le col du Haag par ce terrain découvert propre aux Vosges.

 

 

 

 

Le Grand Ballon est là à nous attendre mais la grisaille a prit le dessus, le vent commence à souffler et la pluie devient plus insistante jusqu’à nous tremper.

 

 

 

Une long serpentin de coureurs aux tenues multicolores tranche avec le décor sinistre que nous offre le Maître des Vosges sans pitié et toujours prêt à faire plier le plus faible. Il commence toujours par intimider par des couleurs très peu chatoyantes et fini son œuvre de dévastation en s’aidant de la terre, du feu, de l’eau et du vent. Nous entamons notre ultime progression assez peu confiant, les entrailles se serrent car le vent rugit déjà, mais le plaisir est bien encore vivant, qui oserait nous empêcher l’accès au territoire de l’insouciance, de la folie et de l’impensable. Ca monte de plus en plus, les pierres se rapprochent jusqu’ à se toucher ce qui ne nous laisse guère de place pour y poser nos pieds. C’est tout un art pour pouvoir s’y mouvoir sans chuter, un cou d’œil à droite et nous voyons les vallées que nous dominons.

 

 

 

  

Le sentier se rétrécit peu à peu, se raidit encore, les pierres sont de plus en plus présentes et n’invite guère aux folles échappées comme on en voit si souvent sur les parcours sur route. La méfiance reste notre meilleur atout. Nous atteignons une partie forestière qui ne durera que quelques minutes, mais ces instants nous pétrifient alors que nous sentons le froid du vent qui nous enveloppe et cette pluie toujours tenace qui nous inonde par grosses gouttes bien dosées. La pierraille bien aiguisé tente de nous sectionné toute envie de continuer, mais l’instant est important car le vent de plus en plus fort balance le sommet des arbres et le bruit des cimes qui d’entrechoquent nous sort de notre torpeur. Il faut rester éveiller et chaque bruit, chaque mouvement étrange peut être danger. Je garde le rythme et certains me laisse passer, les seuls paroles entendus de tout mon périple auront été « vas-y passes »  « merci ». Nous voyons devant nous le ciel gris et tourmenté qui reprend petit à petit la place à toute cette verdure qui nous protégeait. Au sortir du bois la bourrasque est là, infatigable, un vent violent nous pousse dans tous les sens, la pluie nous refroidit encore et encore, HARRYPOTTERESQUE vous dis-je !!! . Nous voyons la plaine d’alsace mais furtivement car le temps joue avec nos corps qui souffrent le martyre.

 

 

 

 

 

 

La pierraille toujours là ne peut que rajouter une difficulté de plus et de taille, un mauvais appui et la cheville risque de vriller. Une entorse à cet endroit et c’en est fait du final chevaleresque que nous tenons tous à écrire cette année.

 

 

 

 

 

  

 Je lève les yeux sur la gauche, le gros globe de la station radar est en bonne place mais une ombre inquiétante se dresse, la robe noire ne m’est pas inconnue, sous la cagoule des yeux luisent et un cri guttural s’enfuit avec le vent qui déverse toujours ses rafales. Voldemort ! L’enfer est là. Près de lui Peter Pettigrow avec sa face de rat, ricane bêtement en espérant nous voir abandonner à leur pied. Le vent redouble, les pierres et la pluie nous bloquent littéralement, nous marchons car la pente est trop raide, j’essaye de passer mais le coureur qui est devant moi le voit autrement et me refuse le passage. Es-ce un Mangemort à la solde de Peter Pettigrow ? Je ne le saurai jamais. Voldemort n’acceptant pas de nous voir continuer malgré tout notre cheminement, d’un geste du bras lance sur nous son armée de Détraqueurs. Un nouveau souffle nous malmène, nous marchons, épuisés, ils se ruent sur nous et tentent de vider les âmes de ceux qui font preuve de désespoir, d’ennui et de peur. Aucun du groupe n’accepte cette situation, tout au contraire nous serrons les dents malgré ce vent endiablé et ces personnages maléfiques qui cherchent leurs victimes. Ils se glissent entre nos jambes, volent et s’abattent tous à la fois sur nous, nous frôlent, nous culbutent, nous griffent. Rien n’y fait, Peter Pettigrow inquiet, tient sa tête aux yeux globuleux dans ses mains déformés et vilaines.

 

Enfin le 12ème kms, je presse le bouton du chrono sans y prendre attention, le moment fatidique est arrivé nous sommes bientôt au pied du globe radar , Voldemort et Pettigrow attendent notre passage, ils pointent  leurs bras au ciel mais rien ne se produit, la foudre refuse d’intervenir. Un vent encore plus terrible ravage les rangs des Détraqueurs, ils ne peuvent plus se diriger sur nous. Voldemort et consort n’ont plus qu’a fléchir devant les forces naturelles. Nous sommes passés sur le sommet (Alt 1424 m).

 

Le Chasseur Alpin qui se dresse sur le piédestal du Mémorial des Diables Bleus semble nous donner la direction de l’arrivée.

 

 

 

    

Nous suivons le chemin désigné, nous descendons les grandes dalles lisses qui se terminent sur le chemin pierreux. Le vent toujours présent, nous berce doucement cette fois-ci. Bon dieu, je rate une pierre et me voilà qui trébuche et part sur le coté dans une cabriole digne d’un bouquetin. On me retient par le bras, je me retourne et le sourire d’Hermione me réponds. Sur son balai magique, accompagné de Ron et de Harry, elle surveille notre final apocalyptique. Sur la pancarte, nous lisons «  ARRIVEE POUDLARD : 500 M »

 

Une clameur s’entend au loin mais nous ne voyons rien encore. Plus nous nous approchons plus nous distinguons des rires, des cris et de la musique. Encore 200 m nous levons les yeux, le terrain est moins difficile. Des nains, des fées, des gnomes, des magiciens, des sorciers, des Elfes, Dobby avec ses grandes oreilles, chapeaux pointus, robes multicolores, baguettes magiques, lapins blancs sortant de haut de forme, joueur de flûte, jongleurs, tout un monde de magie nous attend sur la ligne. Et c’est Albus Dumbledore, chrono en main qui dicte les arrivées Que de rires pour notre arrivée triomphale, que du beau monde, de jamais vu dans ma vallée. Belle Alsace, beaux ballons. Ligne franchie, je rends mon dossard, me retourne et je ne vois plus que des gens normaux, habillés  à la montagnarde, toujours des rires, des applaudissements mais plus de baguettes magiques, plus de lapins blancs, plus de chapeaux pointus. Je suis revenu à l’ère normale. Triste je file au ravitaillement, je regarde mon chrono, 13.2 kms en 1h37’12s. 2006 (-6’22s), 2007 (-7s), 2008 (+3’10s).

 

Vraiment pas déçu de cette course ou j’ai pu admirer des points de vue que je n’avais pas eu l’occasion de prendre le temps de voir les éditions précédentes. J’ai vu le Grand Ballon sous un autre angle ce qui m’a permit d’en faire un récit totalement diffèrent. J’aurais pu m’attarder un peu plus mais j’estime que cela aurait fait un peu trop long. Loin de mon record de 2006, je nettoie d’un coup par un meilleur final ma désillusion de l’année dernière. Dans ce genre de course, le « moi je » disparaît totalement, c’est une course d’équipe si l’on veut mais très personnel, on se bat contre soi car la montagne fait son possible pour vous faire sortir des tripes ce que vous ne soupçonné pas être en vous. Et c’est là le bienfait de ces évasions en altitude. Il est évident qu’il y a pire mais pour moi c’est déjà pas si mal. Je ferai remarquer que certains nous ont quittés après l’arrivée en nous traitant de cinglés. Ils n’ont pas digéré les pierres, les racines, le vent, la pluie, Voldemort, Pettigrow et les Détracteurs. A ceux là qui se sont plaints et on exprimé l’envie de ne plus revenir, je leur dirai tout simplement que l’on ne leur a jamais empêché de courir leur marathon en plaine. Attention je ne vise pas tous les coureurs routiers mais que quelques uns.

 

Merci à l’Alsace, aux organisateurs, aux bénévoles, aux publics et surtout au Grand Ballon pour ce moment de délire et de surnaturel. En montagne le réel, le rêve et le fantastique s’accordent très bien. Je reviendrai…

 

 

  

 

 

5 commentaires

Commentaire de seapen posté le 27-05-2009 à 15:09:00

Quel récit hallucinatoire ! Dis donc... n'est-ce pas sur cette montagne que l'on trouve ces fameux champignons "que plus tu grimpes plus tu en trouves" ?
ou alors MAM a encore frappé. Au cours de l'ascension du Grand Ballon le Mal d'Altitude (ou mal aigu des montagnes) s'est fait rudement sentir.
J'en rajoute une couche. il faut avant tout monter progressivement. Et attendre de s'acclimater à l’altitude, mais là pas question d'être à la traîne. Alors tu peux prendre, deux jours avant le départ, un inhibiteur calcique, après en avoir parlé à ton médecin.
Sinon le traitement dépend de la gravité. Le seul traitement véritablement efficace est la perte d’altitude. Le caisson hyperbare permet d’éliminer les symptômes pendant plusieurs heures, le temps de descendre. Sinon, il existe aussi des traitements à base de cortisone.
En somme un récit qui donne envie d'expériences très spéciales.
J'hésite à m'inscrire pour la prochaine édition.

Commentaire de Lucien posté le 27-05-2009 à 19:55:00

J' avais depuis quelques temps l'idée de délirer un coup sur un récit et j'ai choisi celui-ci car le Grand Ballon s'y prêtait bien. Et c' est en me rappelant les séries d' Harry Potter que je regardait avec mon gosse que m'en ait venu l' occasion. En plus il m' a dit "chiche" alors je n' ai pas pu reculer. Merci pour ton com bien sympa, en redescendant dans notre plaine franc-comtoise je n' ai osé en parler aux gens de peur de me retrouver chez un psy. Salut seapen.

Commentaire de jean-chris05 posté le 27-05-2009 à 21:44:00

Récit fantastique, merci.

Commentaire de filipe68 posté le 27-05-2009 à 22:38:00

Félicitations, pour le récit et pour la performance, meme si elle n'atteint pas ton record..
j'ai pu revivre ma propre course un court instant, bien que je n'y ai pas remarqué les memes phénomènes étranges que toi, mais peut etre est ce du au fait que j'avais plus la tete courbée par l'effort et que je n'ai su ouvrir mon esprit aux forces de la montagne..
en tout cas je suis content de moi pour une première participation, meme en ayant mis 2 minutes de plus que toi à franchir la ligne d'arrivée..
encore bravo, et peut etre à l'année prochaine sur la meme course..

Commentaire de Génep posté le 13-04-2010 à 22:50:00

Récit très prenant, j'ai adoré !

Merci, il va me permettre de préparer cette course que je ferai pour la première fois cette année.

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