Récit de la course : La Course nature du Pays de l'Arbresle - 32 km 2008, par Fimbur

L'auteur : Fimbur

La course : La Course nature du Pays de l'Arbresle - 32 km

Date : 22/6/2008

Lieu : L'Arbresle (Rhône)

Affichage : 1286 vues

Distance : 32km

Objectif : Pas d'objectif

8 commentaires

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Arbresle 2008 Fimbur dans le dur

Course de l’Arbresle 2008 – Fimbur dans le dur

Voilà une belle course que j’attendais depuis …. Depuis quelques mois déjà !
Mon dernier objectif du semestre, une reprise de la course après le passage du niveau 4 de plongée.

32 km – 1000m de D+, bon j’ai en tête 3h30, ça serait génial. 4h c’est réaliste.

Arrivée sur le stade municipal, retrait du dossard, préparation du coureur, un peu de nok, un peu de crème solaire, et oui il commence déjà à faire chaud. Il n’est que 8h.

8h30, c’est le départ ! Discussion avec Flapi38, on démarra tranquille. Je cherche un peu mon rythme, mon souffle. Je suis à l’écoute de toutes mes sensations, de tout ce que mon corps me donne comme informations.
Je n’ai pas couru depuis 10jours, suite à une bête chute qui a fragilisé à nouveau mes côtes. Enfin bref, j’ai été assez con pour me fêler les côtes, le même côté évidemment, déjà fêlé il y a qq mois.
2008 est une grande année où j’enchaine les ennuis physiques, mais revenons à l’Arbresle.
Je démarre donc tranquillement, arrive les premières montées, je trottine. Bonne nouvelle !
1er ravito au Km 7, rencontre avec Nicnic38, toujours sympa de rencontrer des Kikourous quand on ne s’y attend pas. Jusque là le parcours est plutôt tranquille.
2ème ravito au Km 14, ça commence à chauffer et ça commence à monter. Bien choisi toutes ces montées, raides, trop pour moi, sous le soleil pour un certain nombre d’entre elles, trop pour moi. Bref, dès le 17ème, la galère commence.
J’ai bu dès le départ toutes les 10 minutes, et pourtant j’ai l’impression d’avoir soif en permanence.
Puisque j’avance pas, puisque j’ai trop chaud, puisque c’est la galère, je marche, surtout que se profile une montée, de chez montée ! bien belle, bien longue, bien ensoleillée.
J’arrive malgré tout au ravito du 19km. Merde, je croyais qu’on était au 21. Je traine pas faut que je parte sinon je reste. Ça gamberge dans la tête, c’est pas le moment.
Allez j’essaye de courir, mais, elles sont où mes jambes ?? elle est où l’énergie ?

Ah je vais me faire un beau bronzage aujourd’hui, c’est au moins ça, parce que niveau moral c’est en dessous des chaussettes. Je ne me rappelle pas avoir été dans un état aussi pitoyable, les cuisses sont cuites, j’avance pas.

Fait chaud, je bois, j’avance pas ! qu’est ce que je suis venu faire ici !

Ravito du km 25 ! pourquoi on est pas plus loin ! ils ont du se gourer dans la mesure.
Je discute avec un compagnon de galère, tiens au moins on marche mais c’est moins pénible à 2. Bon il a une crampe, une fois passé, il préfère s’arrêter, et me dis de continuer.
Allez faut que j’avance, jamais eu attend envie de me poser et d’attendre que ça se passe.
J’essaye de me concentrer sur autres choses, sur les paysages (jolis au demeurant), sur des points positifs,… rien ‘y fait. Je suis au fond du trou.

Merde ! je peux pas abandonner, je sais pas faire, je veux pas, même en rampant je vais finir. Si je peux pas courir en continue, j’adopte la méthode cyrano que je peux, c'est-à-dire 1’ course, 1’ marche. Ça repart, j’avance, ben c’est pas trop tôt.

Tiens un croisement pas de rubalise, dans le doute je vais tout droit. J’arrive au carrefour d’après, bien 1km5 à 2 km, rien pas de signalisation. C’est sûr je me suis gouré ! manquait plus que ça ! demi tour !
Et effectivement, là où il n’y avait pas de rubalise, il y avait de belles flèches au sol ! trop de fatigue pour être assez vigilant !

Ça descend un peu et j’arrive finalement au stade ! en bon dernier ! ça c’est aussi une première.

Quelle course ! du mal à tirer un bilan objectif !

Pourquoi ça été aussi dur ?
La chaleur ? ben et les autres, ils avaient pas plus d’ombre que moi
L’entrainement ? très faible sur le mois de mai, car concentré sur la nage et la plongée, c’est probablement une des explications. Une reprise début juin, puis un arrêt à cause de mes côtes.
Et probablement, un peu de sous estimation de l’effort sur cette distance et ce dénivelé. C’était ma plus longue course de ce début 2008, certainement pas assez bien préparé, pas au bon moment.
Une bonne leçon à retenir si je veux à nouveau finir la SaintéLyon en décembre, parce qu’au niveau d’aujourd’hui ce n’est pas possible.


Fimbur

8 commentaires

Commentaire de Mustang posté le 23-06-2008 à 23:25:00

try ! try again! comme disait Chruchill!!!


hi hi


bravo, quelque soit la place, l'essentiel est d'aller au bout de ce qu'on veut!

Commentaire de lulu posté le 23-06-2008 à 23:27:00

Y a des jours...où c'est pas le jour !!!
Courage..
Surement l'accumulation de la fatigue de ton stage avec le manque d'entrainement !!
A +

Commentaire de flapi38 posté le 23-06-2008 à 23:27:00

Bien content de voir que tu as fini par arriver ;-)

J'ai l'impression en te lisant de revivre ma course.

Au plaisir sur la SaintéLyon

Commentaire de martinev posté le 24-06-2008 à 08:34:00

L'essentiel était de terminer. Tu es allé au bout et tu as vaincu, peu importe la place. Même si tu es déçu c'est une bonne expérience. La course à pied est un sport très dur où il faut sans cesse se battre contre soi même pour avancer. Bravo pour ta persévérance. Tu verras que cela payera la prochaine fois. Récupère bien et à bientôt de te croiser.

Commentaire de blob posté le 24-06-2008 à 13:01:00

salut Fimbur,

Savoir mettre en mots ce type d'expérience, c'est déjà dépasser l'échec (tout relatif, tu as su aller jusqu'au bout). Je suis sûr que tu sauras reprendre du poil de la bête au fil des jours.

merci pour ton récit, aussi appréciable à mes yeux qu'une super-performance

Commentaire de agnès78 posté le 24-06-2008 à 16:51:00

coucou
il y a tout simplement certains "jours sans"... où il est difficile de trouver une explication... Un grand BRAVO pour ta persévérance! maintenant, récupère bien, surtout...
Bises
agnès

Commentaire de Davidou le minou posté le 26-06-2008 à 13:07:00

Commentaire quasi similaire à Flapi : Bravo pour ta persévérance ! Se tromper de chemin au plus bas de ta forme, plus d'un aurait craqué. Y a rien de pire que de rallonger quand on a qu'une envie : voir la fin ! Donc un immense bravo, et comme le dis Martinev, peu importe la place, tu peux être fier de ta perf.

D'ailleurs j'ai toujours pensé que le dernier mérite bien plus de félicitations que le 1er ;-) qui finalement gère bien sa course.

A bientôt peut-être.

David.

Commentaire de Baobab posté le 01-07-2008 à 14:46:00

Salut Fim' :
Beaucoup de coureurs rêvent de finir bon dernier...au moins une fois dans leur vie ! Je ne me fais pas de soucis pour toi pour avoir fini 1h après toi à la Sainté2008. Je m'estime coureur génialissime, surdoué utant que modeste, alors tu imagines bien que je conçois ta contre-performance comme tout à fait insignifiante. Blague à part... félicitations d'avoir trouvé suffisamment de ressources pour finir là où tout t'encourageait à arrêter les frais. Bravo aussi pour ton niveau de plongée !!! Bon été, profite bien de ton séjour à la montagne. Au plaisir d ete recroiser sur une course ou sur un tour du parc (fracs demain soir 19h à la Feyssine ?)

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