Récit de la course : La PICaPICA 2019, par fred_1_1

L'auteur : fred_1_1

La course : La PICaPICA

Date : 16/8/2019

Lieu : Auzat (Ariège)

Affichage : 837 vues

Distance : 109km

Objectif : Pas d'objectif

6 commentaires

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Le graal selon Nahu

 

Avant course :

J'avais inscrit cette Picapica à ma liste des "trails-incontournables-à-faire-absolument" depuis l'automne 2017. Un gros ratio D+/km, du technique, de la haute montagne, pas de faux-plat où il faut courir : cette course était faite pour moi. Après avoir suivi les aventures de manu et julien sur la première édition écourtée à cause du mauvais temps, pour 2019, je bloque la date très tôt dans le calendrier familial afin d'éviter les mauvaises surprises, et c'est parti Cool .

La prépa n'est pas optimale, longue blessure aux aducteurs pendant l'hiver, courses de prépa ( GR73 et UTB ) bouclées dans la douleur, suivies par de trop longues vacances à la plage en famille. Mon seul objectif est de finir. J'ai dans l'idée que cela suffira pour être parmi les 100 premiers finisher de cette picapica. La météo s'annonce excellente, donc c'est parti pour une grande rando en surveillant un peu les BH (de pas trop près si possible) et c'est tout.

Jeudi matin départ de Grenoble vers 10H, j'arrive sur place une heure avant le breifing, le temps de trouver une place pour ma camionette sur le parking où je vais passer la nuit. Le breifing est fait par Nahuel Passerat qui a les yeux qui brillent tant il est heureux de nous faire partager le meilleur de ces montagnes. On y apprend qu' avec les conditions météo ( pas de températures inférieures à 5°C, même à 3000 pendant la nuit !), la doudoune et le surpantalon ne sont plus obligatoires : génial, du coup le sac de 18 litres va être un peu vide.

La mauvaise nouvelle par contre c'est la taille du sac de allègement ( inférireure à 20 litres ), on peut juste mettre la paire de chaussure de rechange et c'est plein Surpris. J'arrive à bourrer en plus un t-shirt , un short et une paire de chaussette de rechange. Obligé de faire l'impasse sur le 2eme change. 

A la sortie du briefing, je croise Sprolls, on va boire une biere ensemble, enfin, lui préfère le jus d'orange. Il a l'air bien affuté, mais un peu stressé. Je retourne au parking. Dans le van garé à coté il y a des bénévoles qui viennent de l'Herault pour tenir le ravito de bassiès ( le dernier avant l'arrivée ) quand je leur donne RDV au dimanche matin, ils ont l'air de ne pas croire que ça va être si long. Dernier contrôle du sac et du matos... merde j ai oublié mon roadboak ... ma femme m'envoie la photo par sms : 10 étapes, 9 ravitos, 2 bases de vie, 3 BH, tout y est :


Départ Vendredi 8H :

On est environ 200 au départ, pas de bousculade (ceux qui ont fait l'UTMB ou le GRR, savent de quoi de parle) , on attend que la cloche de l'église sonne 8H, finalement le speaker est impatient : Go ! J'ai retrouvé Sprolls, on fait 500 metres ensemble, je sens qu'il a des fourmis dans les jambes, je lui dis qu'il devrait partir devant, il place direct une accéleration ... a+

 ça commence avec 2-3 km cool pour rejoindre Gouillet le hameau du dessus, j'alterne petites foulées et marche. Je me fais pas mal doubler. Après Goulier la course commence, on est sur le tracé du KV qui a eu lieu la veille. Je me cale sur un petit 600 D+m / heure, normalement c'est une allure tranquille mais là, les sensations sont pas géniales.


 Il y a 1800D+ à faire pour atteindre le Pic d'endron, il fait déjà chaud, je suis dérrière un russe (photo ci-dessus) qui a une allure de métronome et que je vais recroisser pendant toute la course. Arrivé au premier col, on tourne à droite pour faire une arête avec quelques passages où il faut poser les mains. Nahu nous avait parlé de ce passage en disant qu'il ne fallait pas doubler, finalement c'est pas vraiment exposé ni trop technique.

Arrivé au sommet, on aperçoit le lac d'Izout en bas sur la gauche où se trouve le premier ravito. Il fait beau la crête et magnifique. Puis la petite descente en lacets au milieu de la pente herbeuse, vers Izout est bien roulante, faut juste gérer quelques passages en dévers où le chemin est un peu effacé pour pas se faire une cheville.

Arrivé à ce premier ravito (km 15), je suis déjà bien dans les derniers du peloton. Le ravito a été un peu dévalisé par les premiers, plus d'eau gazeuse, plus de coca... Je trouve de quoi grignoter et ça repart à l'eau plate.

Peu après le ravito, c'est le tournant de cette course. J'accélère un peu en me disant que maintenant que j'ai bien géré le départ, je vais pouvoir commencer la "remontada". Mais dans la traversé le long du lac, je ne sais pas trop ce qui se passe, je me plante dans un fossé et j'éclate mon baton monobrin en 3 morceaux. Sur cette chute le coeur est parti en tachycardie, je m'assoies sur le bord du chemin : obligé attendre que ça passe avant de repartir !

Je vais rester là une bonne quinzaine de minutes, le temps d'essayer d'estimer la probabilité de finir cette course sans bâtons... Il y a une petite dizaine de coureurs qui passent, en me demandant si ça va, j'ai à peine le souffle pour répondre "Oui, ça va !".  C'est un grand moment de solitude, avec le moral dans les chaussettes.

Tout à coup le coeur reprend son fonctionnement normal. Je me relève, je donne les restes de mes deux bâtons à un randonneur qui redescend pour qu'il les mette à la poubelle.  Et c'est reparti, au bout de 5 minutes c'est déjà un mauvais souvenir, et je pense juste au plaisir de passer cette merveilleuse après-midi en montagne.

Il fait très chaud dans la montée du port de l'abeille pour le premier court passage en Andorre. J 'ai deux gars en point de mire quelques centaines de mètres devant, Les écarts entre coureurs sont déjà très importants. La descente est très raide dans un pierrier assez technique ( photo ci-dessous). En bas de la descente, il y a un bénévole qui fait des pointages à coté d'un immense drapeau d'Andorre. Je lui dis que je n'ai plus d'eau, il me dit que la seule solution est de remonter au lac précédent (100 mD+ !). Pas le choix, je m'execute, puis je fais une traversée hors sentier pour rejoindre la suite du parcours, sans repasser vers le bénévole. 

 

Depuis le port de l'abeille, vue sur la station d'arcalis et sur le pic de les fonts, programme de la nuit suivante :

Après une montée super raide avec des passages en dévers, J'apercois le lac fourcat où se trouve le second ravito. C'est superbe, l'eau est d'un bleu profond, ça donne envie d'aller s'y tremper pour faire refroidir un peu la machine. La traversée le long du lac est ponctuée d'un petit passage d'escalade. Au ravito, ambiance très sympa, je prends le temps de bien manger et de beaucoup boire : il est déjà 16H ( 25 km en 8 heures !), c'est l'heure du goûter.

Maintenant il faut monter le pic de Malcaras, dans les blocs, finalement les bâtons ne me manquent pas trop sur ce genre de terrain  :



 Et toujours bien penser à s'hydrater, Avec cette chaleur de dingue ça fait du bien l'eau gazeuse (merci au photographe de la course pour cette photo).

Arrivé au somet du pic du Malcaras (2865 m), on profite une dernière fois de la vue sur le lac Fourcat. On va attaquer la fameuse descente sur le gipset, l'herbe qui glisse autant quand elle est sèche que lorsqu'elle est mouillée. Il y a un vieux bénévole qui nous explique que depuis l'année dernière le chemin a été plus pratiqué, et qu' une trace commence à se former, donc ça va etre plus facile !

Une dizaine de chutes sur le cul et 1200 de D- plus tard, j'arrive à la base de vie Soulcem. En fait pour moi c'est un ravito normal, puisque je garde la tenue de rechange qui est péniblement rentrée dans mon sac d'allègement pour le second passage à Soulcem. J'ai un peu les boules, le gars à coté de moi s'enfile un hamburger, vendu dans un stand devant le ravito, tout en se faisant masser par sa femme. J'ai pas d'argent, pas d'assistance.. pas de hamburger, pas massage, un peu de pates tièdes, et je repars.

Le départ de Soulcem se fait par un chemin bien tranquille, je profite de ces quelques centaines de mètres de plat. Mais rapidement un 4X4 garé au milieu du chemin et un bénévole indique qu''il faut tourner à gauche , droit dans la pente pour un petit Kilomètre Vertical de fin de journée.

 

 Au tiers de la montée je croise Sprolls qui redescent, Il a pourtant l'air bien, mais m'explique qu'il n'arrive rien à manger et qu'il arrête. Il me propose ses batons, mais je lui dis que je ne vois pas bien quand je pourrai lui rendre. Je me sens plutôt bien pour l'instant ça ne me manque pas. Je suis toujours sur mon petit rythme de 600 m D+ / heure dans les montées. Pendant plus d'une heure, je grimpe à la même vitesse que la limite soleil / ombre. J'ai le droit à plusieurs couchers de soleil de suite. 


 

 Arrivé au col, on repasse en Andorre, la descente est facile, pas technique. J'arrive rapidement au ravito. A Arcalis, on a droit à l'hospitalité Andoranne avec un super ravito bien garni. Je me gave de pastèque et de tout ce qui traine sur les tables, puis je tente une petite sieste de 10 minutes. Même s'il n'y a presque personne, c'est pas très calme, la chef de poste arrête pas de gueuler dans son smartphone pour savoir comment rappatrier vers auzat une coureuse qui vient d'abandonner.

Fin de la micro-sieste, je repars en même temps qu'un autre coureur, mais il va plus vite que moi, et je vais rapidement voir sa frontale disparaitre au loin. C'est un tronçon que j'ai déjà fait sur la ronda dels cims en 2017, ça me rappelle des souvenirs. J'ai le souvenir d'en avoir bien bavé sur ce passage:  la première montée est très raide, puis descente vers un petit lac dans l'eau duquel la pleine lune se reflète, puis re-montée très raide. J'atteins un passage en crête qui mène au pic de les fonts, y a pas mal de vent du sud, j'enfile le bonnet et les gants. C'est technique mais moins pentu, ça permet de souffler.

Après le sommet, descente vers la cabane de Monmantel, j'aperçois au loin un groupe de frontales qui quite le poste. Je retrouve un kikoureur, Olivier1967 qui fait les pointages , il me reconnait grace à mon numéro de dossard. Il me parle avec une voix super calme et appaissante ( ça fait du bien). Il me dit qu'il y a un passage exposé juste avant le col, puis d'une descente dans les blocs. Je rempli ma gourde sur le petit point d'eau à côté de la cabane et je remercie Olivier.

Le reste de la nuit mes souvenirs ne sont plus bien chronologiques:  descentes longues et techniques dans sentiers très faiblement marqués... micro-sieste de 5 minutes à la cabane de crouts dans une tente ouverte au 4 vents... Pic de soucarrane, quelques passages techniques en dévers avant le sommet... Sinon, pas trop de soucis, mon petit coup mou de début de nuit est oublié.

Arrive le petit matin, je suis dans la descente vers Soulcem pour le second passage à la base de vie.

 La base de vie, pas de surprise c'est la même que la veille. Cette fois, je me change en entier, je mange, je dors 5 minutes. 

Sur le roadbook, cette montée au Montcalm, c'est le gros morceau de la course (14 km, 2000 D+). Et effectivement avec la chaleur dans cette montée "par le riulfret" hyper raide et exposée plein sud c'est l'enfer. Parmi les 5 ou 6 coureurs que j'ai en point de mire au dessus de moi, il y en a 4 qui font demi-tour dans les premiers kilomètres... rapidement je suis tout seul, ça fait déjà 40 minutes que je monte, il n'y a toujours aucun coureur derrière, je me demande si je ne suis pas dernier la course !

Avec la chaleur, je multiplie les petites pauses et les remplissages de gourdes sur tous les points où l'eau coule, même les plus douteux. Les marches sont énormes, les cuissent brulent. Je manque un peu de lucidité, à trois reprises je mets les pieds dans l'eau. Je cherche de l'ombre mais il est midi, pas le moindre abris !

A la moitié de la montée, je passe devant 2 bénévoles en train de casser la croute, ils me proposent un bout de saucisson, cool. Trois minutes plus tard, l'un de ces deux bénévoles me double, il me dit faut que je fasse une pause. Il est surpris de me voir sans bâtons, il me propose les siens pour que je le suive jusqu'à sa tente qui se trouve un peu plus haut. Dès la prèmiere poussée sur ces bâtons, je prends consciense, que c'est ça le problème.

Arrivé au niveau de son campement, je retire les pompes pour faire sécher les chaussettes, et je m'allonge 5 minutes dans sa mini tente de rando une place. Rapidement, j'ai trop chaud, je resors de la tente, on discute un moment. Il me dit que "tous les coureurs de devant sont dans le même état, et le russe qui est juste devant c'est encore pire". Sauf que le russe, je le vois 500 mètres plus haut, il a déjà passé le gros névé qui se trouve juste sous le col du Riulfret, ça représente au moins 30 minutes d'avance. Avant de repartir, il me propose de prendre sa deuxième paire de bâtons, et de les laisser à l'arrivée, qu'il pourra les récuperer parce qu'il fait serre-file à partir de L'Artigue.

Je ne sais pas comment le remercier. J'étais au bord de l'épuisement avec la barrière horaire qui se rapprochait... et d'un seul coup, je sais que plus rien ne pourra m'arreter jusqu'à Auzat. Je repars en direction du col du riulfret, avec ces batons c'est un petit moment d'euphorie: je tire tout droit au travers du nevé et du pierrier sommital sans suivre ni le balisage, ni le chemin.

Pique d'estat et Verdaguer vu depuis le col du Riulfret

 Au col du Riulfret, changement d'ambiance, d'un seul coup, il y a plein de monde. Le marathon du Montcalm a eu lieu dans la matinée, il y a plein de bénévoles, et de petits ravitos. On fait les quatres 3000 m ( Montcalm, pique d'estat, Verdager, et port de sullo) en aller/retour en poinçonnant le dossard à chaque sommet. Au passage on croise les autres coureurs lorsque l'un monte et l'autre descend avec un petit mot d'encouragement. Je passe aussi pas mal de temps à discuter avec les bénévoles, il y a une ambiance festive, il fait un temps magnifique, c'est un vrai bonheur Cool

Pique d'estat sommet de la course 3143 m

Les trois premiers sommets s'enchainent assez rapidement, par contre le sullo, c'est un aller/retour qui va me prendre environ 2 heures, sur un terrain très technique, qui fini par 50 mètres d'escalade sécurisée par des cordes mises en place par les bénévoles.

Avant de redescendre, je jette un oeil sur le pic rouge de bassiès : le petit créneau tout au loin en haut à droite sur la photo du dessous. Mais avant faut redescendre tout au fond de la vallée pour valider la dernière barrière horaire de la course avant minuit (40H de course).

 La descente vers le refuge du Pinet me semble plutôt longue au millieu de gros blocs de pierre, le chemin fait plein de zig-zag. Je commence à avoir un peu sommeil, et je suis ralenti par ce manque de concentration. Au refuge du Pinet, je suis acceuilli par un bénévole dans un petit local où je suis tout seul, il me prépare la meilleure soupe de légume que j'ai jamais mangé. Pendant ce temps il s'enfile une grosse dose de JB dans un goblet en plastique (c'est l'heure de l'apero !!). Je dors ensuite 10 minutes. Quand je me réveille, deux coureurs arrivent, ils sont un peu stressés à cause de la prochaine BH. Je leur conseille de dormir quand même ça fait du bien. Et effectivement, les 1000 m de D- jusque l'Artigue passent tout seul. Le chemin est plutôt roulant, il y a même un peu de plat sur 2 km avant le ravito.

Je suis au ravito de l'Artigue depuis 3 minutes, et là surprise, le bénévole qui sert la soupe me dit :

" Ils sont en train de mettre en place un parcours de repli, si tu veux faire le parcours complet il faut que tu partes tout de suite." Un second bénévole arrive et dit " c'est déjà trop tard". Alors le premier me dit " tu vois la rubalise dernière le camion noir, tu éteins ta frontale pour pas te faire repérer et tu fonces".  

Alors que je me dirige vers ce camoin noir, il y a un militaire qui me demande si je repars, je reponds "Non, pas encore ". Et me voilà, dans le noir complet, sur plusieurs centaines de mètres avant de rallumer la lumière. Je suis trop content de "mon coup", ça me rebooste, je fais du 800 m D+ / heure sur tout le début de la montée.

A la moitié de la montée, alors que j'allais rattraper le coureur de devant, je commence à payer cet excès d'enthousiasme. La fin de cette montée au Pic rouges Bassiès, me semble interminable, je vois les lumières du sommet mais c'est très difficile d'évaluer la distance, la pente est de plus en plus raide, il y a pas mal d'escalade sur d'énormes blocs de granit blanc, qui ont une super adherence. Un moment je coupe la frontale, je m'assois, il y a la pleine lune qui éclaire une immense paroie rocheuse qui se trouve sur ma droite, c'est un moment magique.

A force de patience, j'atteins le sommet, Il y a un bénévole qui me file une compote de pomme. Un vent du sud hyper fort est levé d'un coup. Dans la descente qui suit je tombe en panne d'eau, ce vent est extrêmement sec, j'ai l'impression de ne plus avoir de salive. Cela me parait extrêmement long, il y a d'énormes blocs de granit blancs partout, il faut soit les contourner soit monter dessus pour sauter sur le suivant. Il y a aussi plein de grenouilles au milieu du chemin qui semblent aussi desséchées que moi. Il me semble au moins 10 fois voir le refuge des bassiès juste là, mais non, à chaque fois c'est une hallucination. Chaque cailloux prend forme humaine, tous les lutins de la forêt enchantée sont de sortie : avec toutes ces distractions ma vitesse de progression en prend un coup.

4H20 du matin, j'arrive au refuge: une soupe et au lit. Vers 5H je repars en même temps que 3 gars qui sont là depuis minuit et qui ont fait la nuit au refuge. Ils me déposent litéralement dans la très courte montée après le refuge. Cette dernière étape est une formalité, la descente est un peu raide au début puis se tranforme en faux plat descendant qui permet de trottiner gentillement. Le soleil se lève il fait une douceur exceptionnelle probablement déjà plus de 20 degrés à 1500 m. Peu après 8H je coupe la ligne d'arrivée, une bénévole m'attend avec une bière juste décapsulée, j'aime l'hospitalité des gens du coin. Je confie les bâtons aux chronométreurs... fin du voyage.

Finalement je ne suis pas dernier. Le parcours de repli entre l'Artigue et Auzat était juste optionnel. Il reste un dizaine de coureurs derrière moi. Les dernières arrivées vont s'échelonner jusqu'à midi.

Merci Nahu pour ce magnifique tracé et merci à tous les bénévoles qui ont tout fait pour nous aider à boucler cette aventure. Cette course entre dans mon top 3 des plus belles courses de montagne, avec l'Echappée Belle et la Ronda dels cims.Sourire

6 commentaires

Commentaire de JuCB posté le 22-08-2019 à 13:38:50

Joli TS
Ca rappelle grandement un récit de l'EB !!
A demain ;-)

Commentaire de Dim posté le 23-08-2019 à 11:24:21

Rien qu'avec les photos, ça fait sacrément envie, moi qui aime les courses typées montagne. J'hésitais à y aller, je pense que je suis plus très loin...

Commentaire de Sprolls posté le 26-08-2019 à 10:06:46

Merci pour les photos d'après Soulcem... et bravo pour cette course qui semble avoir été très bien gérée !

Commentaire de philippe.u posté le 06-10-2019 à 18:40:31

Quelle aventure ! tachycardie (comme sur la ronda non ?), bâtons cassés, bâtons prêtés, bénévoles super cools, ambiance et récit qui donnent sacrément envie !

Commentaire de fred_1_1 posté le 06-10-2019 à 20:19:52

oui, la tachycardie ça ne s'améliore pas avec l'age et c'est un peu pénible si on vise le classement. Sinon le médecin dit que ce n'est pas grave!

Commentaire de Gilles45 posté le 07-10-2019 à 10:37:45

Bravo pour le récit Fred. C'est un chouette CR qui a bien égayé mon début de semaine (moyennement studieux !!)
Cette course fait autant envie qu'elle fait peur...
J’avais en tête de refaire un GRP en 2020 mais quand je vois tes photos et tes commentaires sur les bénévoles, l'organisation c'est très tentant. J'ai juste peur que la Pica soit infernale en termes d'organisation pour ma femme et des amis qui m'accompagnent souvent sur les parcours estivaux.
Bravo en tout cas pour ta gestion de course, sans bâtons j'admire. Le passage avec la lampe éteinte pour éviter le parcours de repli m'a bien fait rire.

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