Récit de la course : La Savoyarde 2009, par Davidou le minou

L'auteur : Davidou le minou

La course : La Savoyarde

Date : 8/3/2009

Lieu : La Feclaz (Savoie)

Affichage : 1322 vues

Distance : 60km

Objectif : Pas d'objectif

8 commentaires

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Savoyarde 2009

 

La Savoyarde 2009

 

           Nouveauté de la Savoyarde en 2009 : la distance. Et oui, cette année on a la chance de pouvoir s’inscrire à une épreuve de 60km !! Et bien sûr, je ne rate pas cette occasion, car n’ayant pas participé à la Transjurassienne, je ne suis pas contre une course de ski un peu longue.

           Petit hic : Alexou est venu passer une semaine de vacances à la maison afin de faire du ski de rando. Ca fait donc une semaine qu’on crapahute dans les montagnes à bouffer du dénivelé, ce qui fait que je me suis pas du tout reposé et également je n’ai pas touché aux skis de fond (et la semaine dernière je n’ai fait que 2 sorties d’une heure max).

          J’arrive donc pas très serein au départ, mais les conditions sont parfaites : la neige en quantité et de qualité, un soleil radieux, je décide donc de profiter sans me mettre la pression.

          Je retrouve mon père à la Feclaz, qui me remet mon dossard et mes skis super bien fartés (je sais, je ne suis qu’un fainéant, ça va, on ne va pas revenir là-dessus à chaque fois ). On file sur la ligne de départ car on est un peu juste en timing, et on se place à quelques minutes du coup de feu. Je retrouve Pauline et Cyril, les amis d’@lex_38, Cyril est première ligne, devant avec les pros, la classe. Mon père et moi, on est 2e ligne avec Pauline. On n’est pas nombreux, le reste des skieurs est derrière nous, à la 3e ligne. Je repère aussitôt mon oncle dont j'ignorais la présence, juste devant moi. Mon objectif principal de juste terminer est donc vite remplacé par « battre le tonton ». C’est que je ne l’ai jamais battu, et à la foulée blanche j’avais terminé à moins d’une minute de lui. Pour une fois qu’il n’y pas 3 lignes de skieurs entre lui et moi, je vais pouvoir enfin me comparer à lui.

            Le départ est donné et je me colle à lui. Je ne suis plus que son ombre. La première boucle sur le plateau sud est excellente, la glisse est super et c’est tellement agréable d’aller vite avec un effort minimum. J’aperçois parfois Cyril devant, mais je sais qu’il est bien meilleur (il m’avait mis 10 min sur 18km à Cham, au « run and skate »), donc je me concentre sur mon oncle. D’autant que son rythme me plait. Je pense à boire de ma gourde et à prendre des gels tous les ¾ h, et je prends également un gobelet de thé à chaque ravito. C’est que je suis sujet aux crampes, et sur 60 km, j’ai vraiment peur d’en attraper. Sauf que malgré la génétique, j’ai quand même une grosse différence avec Gilles : il ne se ravitaille quasiment pas. Il n’a pas de gourde, et attrape un gobelet à peine un ravito sur deux. Du coup, je lutte à chaque fois un peu pour le remonter. Surtout que d’autres skieurs en profitent pour se faufiler entre lui et moi : et là, c’est l’enfer, c’est comme si on me coupait le fil qui me reliait à lui. Alors je me bats pour reprendre ma place, que je défends bec et ongle  !!

           La première boucle se termine sans soucis, et la deuxième s’annonce plus difficile : en effet, on se retrouve au milieu des participants du 30 km. Entre le premier passage des 60km et celui des 30, la neige est très brassée pour ce 2e tour, et la suite s’annonce difficile. Surtout que Gilles se décide de doubler tout le monde dans cette longue montée… grrr, là il me fait bien taper dans les réserves, car doubler dans cette neige, c’est pas une mince affaire, et en plus je m’interroge quant à ma capacité à tenir jusqu’à la fin. Peu importe, je décide de ne pas le lâcher d’une semelle, surtout que j’ai toujours ce fil imaginaire qui semble tellement réel que ce serait dommage ne pas en profiter plus longtemps. Quelques km plus tard, on quitte le parcours de la première boucle et donc les 30, on se retrouve à nouveau sur une piste bien aérée et avec une super neige bien glissante. Je tiens le coup, on est vers les 2/3 du parcours et je commence à croire que je vais tenir jusqu’au bout. J’imagine l’arrivée, et je décide que je laisserai Gilles passer devant, vu qu’il m’a « tiré » toute la course, il le mérite plus que moi. D’autant que finir avec lui est pour moi une grande victoire.
            Après avoir rajouté les km manquants de la boucle du plateau sud qu’on n’a pas refait, on retrouve à nouveau les concurrents du 30, et la fin du peloton, dans une neige à nouveau complètement brassée et très difficile à skier. Et là je souffre vraiment à m’accrocher. Je commence à prendre une crampe à l’arrière du biceps, et mince, ça y est, ça commence. Je reste en pas de 2, qui me semble plus reposant. Dans les descentes, je ne joue pas les cascadeurs, et calcul bien ma trajectoire : c’est que entre la neige inskiable et les gars du 30 en plein chasse neige, faut se faufiler adroitement. Une chute pourrait être fatale car je décrocherai alors de mon oncle, et je risquerai de réveiller définitivement les crampes. Heureusement tout se passe bien. On fini par doubler Maggy (partie sur le 30), ma tante, et je l’encourage en lui annonçant fièrement que je suis dans la foulée de son mec.
            Un peu avant St François de Sales, je marche sur la bâton de Gilles, désolé, j’ai tenu 50km sans le gêner, mais là j’ai merdé. Je décide donc de passer devant, enfin, mais un peu plus loin, dans la longue montée entre St François et La Feclaz, je craque un peu, et il repasse devant. Il reste 10km et j’ai alors ENORMEMENT de mal à le suivre, et quelques mètres nous séparent. Ce n’est plus un fil qui nous relie, mais plutôt un élastique. En haut, j’attrape ma gourde et la termine, j’ai trop soif. Et je choppe des crampes aux doigts en la remettant en place. C’est la première fois que ça m’arrive, heureusement c’est très désagréable mais ça ne me gêne pas. Mais l’écart s’agrandi encore… dans une montée, en doublant, je plante mon ski dans le bord et je chute. ARRGHHH !!! Mais pourquoi on est au milieu des 30km qui n’avancent pas !! Gilles s’éloigne encore un peu plus, une vingtaine de mètres. Mais on est maintenant sur une partie très roulante et très glissante, et y mettant persévérance et volonté, petit à petit je réduis cet écart et je le rejoins à 4km de la fin, en haut de la dernière descente. Je le double en bas, et il me conseille de partir, mais je suis vraiment cuit et je n’attaque pas. On passe devant maman et belle maman qui nous encouragent.

avec la fatigue, la technique laisse à désirer...

 
...Et celle de mon père aussi

            

            La fin est proche, une petite montée, Gilles attaque, je décide donc finalement de me battre avec lui, on sprint, virage serré, la ligne d’arrivée est à 30m, je me faufile à gauche, mais Gilles est gêné à droite par un concurrent plus lent, je passe devant Elise et la Minette qui nous encouragent, je double encore un ou deux skieurs, et je franchis la ligne d’arrivée.

 Bilan : je termine en 2h53 à la 33e place juste devant le tonton (36e et 3 secondes derrière)... on se demande encore d'où sortent les 2 types classés entre nous. Je suis tellement heureux : je réussi là ma plus belle course en ski de fond alors que j’avais pas du tout l’impression d’être préparé. Cyril lui est seulement 4min devant et je suis vraiment surpris par le super niveau de mon père qui arrive juste 4min après nous. Cette année ça rigole plus dans la familia  !

mes supportrices

 

           On termine cette journée tous ensemble avec le repas de l’organisation. Une excellente journée, un parcours super et très bien préparé. Un léger regret d’avoir été mélangé avec les participants du 30km. Mais sinon vraiment une belle course avec 60km qui sont passés sans monotonie.

 

 

8 commentaires

Commentaire de Théophile posté le 09-03-2009 à 20:03:00

bien joué, sacré performance.
apparement on va se revoir aux marathons des glières, moi je serais sur le 22km.
encore chapeau, t'as un sacré niveau en ski !
tu en faisais étant jeune ?

Commentaire de @lex_38 posté le 09-03-2009 à 20:42:00

ça fait plaisir de lire que tu n'as pas eu de crampes sur une effort long comme ça!
Belle perf que tu fais là, tu prends ta revanche sur tes autres courses de ski de la saison! Bravo mon gars!

Commentaire de lulu posté le 09-03-2009 à 21:42:00

Un grand bravo !!
60 bornes !? RESPECT !
Et pour une fois tu n'as pas eu besoin d'é tirer ta crampe......!?
A +

Commentaire de seb9438 posté le 09-03-2009 à 21:55:00

Ouah David t'a encore envoyé du lourd dis donc!!
Sacrée perf moins de 3h pour 60km. Et dire que le 42 m'avait paru long l'an passé... Mais rassure moi, t'avais des skis fartés a l'accélérateur pas juste du HF?

Commentaire de agnès78 posté le 10-03-2009 à 19:52:00

bon david, tout ce texte c'est joli, ta perf, pas mal non plus mais quand même je porte réclamation : perso j'ai des croix rouges à la place des zolies photos!!! Alors tu as beau dire que je fais exprès d'importer de la neige à moussy pour jouer ma craneuse mais là moi j'vois rien de cette belle neige dont tu ventes les mérites... alors non j'suis pas d'accord, c'est de la publicité mensongère mon cher david!
Bravo msieur, bonne récup'
bises
agnès

Commentaire de le_kéké posté le 11-03-2009 à 08:57:00

Les photos, les photos, les photos !!!!
Davidou meilleur en ski qu'en informatique

Commentaire de agnès78 posté le 11-03-2009 à 21:46:00

eh david!!! mais là ça va barder! tu m'envoies un mp pour me dire que la croix rouge s'est fait la malle mais elle est à nouveau là!!! Et en plus tu oses me parler d'"enneigement extraordinaire" ... mwouai... je doute, je doute... Double pub mensongère ça va compter dans les 10 000 roros mon grand! ;-)

Commentaire de @lex_38 posté le 13-03-2009 à 13:16:00

Il a raison, moi je n'ai plus les croix rouges!
Bon par contre, je n'ai toujours pas les photos non plus... lol

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