Récit de la course : Semi-Raid 28 2019, par DavidSMFC

L'auteur : DavidSMFC

La course : Semi-Raid 28

Date : 20/1/2019

Lieu : Dourdan (Essonne)

Affichage : 406 vues

Distance : 55km

Objectif : Pas d'objectif

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Après le Bures28 en 2018, le Semi Raid en 2019 !

Avec Julien et Sandrine, nous avons vécu une très belle aventure ce dimanche 20 janvier, à l'occasion de notre premier Semi Raid 28. 55 kilomètres, 48 balises trouvées, près de 1000mD+, pleins de bons moments, d'autres plus délicats, de la boue, du brouillard, le froid, la nuit... Tous les ingrédients pour une belle Course d'Orientation dans l'ouest de l'Essonne et les Yvelines !
 
Mon récit est disponible sur mon blog avec les photos à y venir très prochainement en suivant le lien suivant :
 
 
 
 
Récit en cours de rédaction

Il y a un an, nous découvrions le Raid 28 en participant au Bures 28 avec Julien et Sophie, deux connaissances de Kikouroù. Après une première tentative d'inscription en 2017 avec Julien où nous n'avions pas pu participer à cause de l'annulation de l'épreuve, nous avons pris bien du plaisir sur la trentaine de kilomètres parcourus début 2018 sur cette épreuve de Course d'orientation en équipe.

Du coup, malgré une inscription assez tardive, il était évident que nous allions revenir prendre part au week-end du Raid 28 ! Mais sur quelle épreuve et avec qui ? Julien et moi avons des envies d'un peu plus qu'en 2018 donc nous nous orientons vers le Semi Raid 28 long de 45 kilomètres au minimum. Julien trouve une équipière en la personne de Sandrine, une collègue. Habituée des épreuves sur route, c'est une athlète qui a les capacités pour tenir la distance, bien classée sur les 80 kilomètres de l'Eco Trail de Paris par exemple.

Julien, depuis que nous avons couru ensemble le Castor Fou et le Trail du Viaduc des Fauvettes en 2017, il a pris de la caisse et s'est également habitué aux efforts plus longs. Sur le papier, nous avons une équipe très peu expérimentée en Course d'orientation mais qui devrait plutôt bien avancer et tenir la distance.

De mon côté, je n'ai pas fait beaucoup de long ces derniers temps mais, ayant davantage pris goût à la marche depuis mes randonnées en montagne et une épreuve de marche athlétique en novembre dernier, je fais plus de sorties mais un peu moins de vitesse.

La veille de la course, je finis de préparer mes affaires pour ne pas oublier de matériel obligatoire. Mes coéquipiers et moi-même nous couchons avant 20h00 ce samedi soir car nous devons nous réveiller en milieu de nuit pour être au départ de l'épreuve à l'heure : 4h30 !

Dimanche 20 janvier 2019

Après une nuit très correcte en terme de sommeil, c'est à 1h45 que mon réveil sonne. Cela pique mais je me lève sans problème, plutôt en forme. C'est bon signe. Je me prépare pour partir à 2h30 en direction de Bures-sur-Yvette où je dois retrouver Sandrine et Julien afin que nous laissions une voiture à Bures (lieu d'arrivée) et rejoignions ensemble le lieu de départ (Dourdan).

Cependant, la discussion Whatsapp du groupe ne voit que Julien et moi échanger des messages. Aucune nouvelle de Sandrine, cela ne sent pas bon... Je pars quand même, en espérant que ce ne soit pas un problème tandis que Julien finit par avoir Sandrine au téléphone vers 2h45 : elle ne s'est pas levée ! Changement de plan donc, je passe chercher Julien et Sandrine nous rejoint directement à Dourdan. Nous devrons trouver une solution pour récupérer nos voitures plus tard !

La route n'est pas évidente car le brouillard est épais cette nuit. Cela promet pour la partie nocturne de la course où nous n'aurons que nos frontales pour éclairer autour de nous. Nous arrivons juste à temps, vers 4h00 à Dourdan. Nous filons directement récupérer nos dossards en attendant l'arrivée de Sandrine qui doit en plus fournir sa licence. Heureusement, elle n'arrive que 5 minutes plus tard. Nous sommes les derniers à récupérer nos dossards, la seule équipe restante n'étant pas là.

Je récupère le doigt électronique permettant de pointer les balises. Julien prend lui les cartons de pointage manuels. Nous accrochons nos dossards numéro 123 (pour l'anecdote, c'est le même numéro de dossard que celui que j'ai eu à l'Odyssea, en octobre 2015) et finissons de nous préparer afin de laisser nos sacs à la consigne. Le timing est serré. Une fois tout cela fait, nous filons à la photo d'équipe où Harry Bignon fait la présentation de tout le monde. Cette fois, nous ne sommes pas les derniers mais simplement les avant-derniers.

Il vient ensuite nous voir pour nous charrier vis-à-vis de notre dress-code car il n'y a que Sandrine qui soit vraiment habillée en violet mais Julien porte également un bonnet de cette couleur. En effet, notre nom d'équipe est Purple Kikouroù en référence au violet du logo de Natixis chez qui mes coéquipiers travaillent et bien sûr au site communautaire grâce auquel Julien et moi nous sommes rencontré : Kikouroù. Je précise donc que je suis le complément du nom de l'équipe avec mon sweat Kikouroù comme vêtement du dessus !

Pour ce qui est de mon équipement justement, je pars avec un sac bien plein. J'ai évidemment pris mon sac de Trail Salomon qui peut contenir tout le matériel nécessaire, de la trousse à pharmacie à la couverture de survie en passant par la frontale de secours et ses piles, les vêtements obligatoires que je ne porte pas au départ, une boussole ainsi que tous les aliments et l'eau que j'embarque pour cette aventure de près de 10 heures.

Au niveau alimentaire, j'ai pris des choses assez variées mais en priorité des choses que je suis certain d'avoir envie de manger pendant la journée. J'ai du sucré (3 compotes et des pâtes de fruit) ainsi que du salé (sandwiches, curlys et du saucisson) pour combler tous les besoins. Le petit-déjeuner pris à 2h00 risque de faire juste pour tenir jusqu'à 15h00, heure de fin d'épreuve. Je pars également avec 2 litres d'eau (1 litre dans la poche et 2 flasks de 500mL remplies).

Enfin, sur moi, je porte mes chaussures de Trail Kalenji Kiprun XT6 et mon pantalon de course à pied, pas un collant cette fois. En haut, j'ai mes gants chauds, mon bonnet, ma lampe frontale et 3 épaisseurs sous le sac de Trail : un tee-shirt manches courtes, un manches longues pour l'hiver et mon sweat Kikouroù.

Le départ

Très gentiment, une bénévole prend nos sacs en dernier instant pour les transporter à Bures-sur-Yvette avec le reste des affaires de la consigne. Nous sommes enfin prêts, de justesse dans les temps. Nous suivons le bref briefing de l'organisateur, Patrick Pilorget et les quelques mots du speaker, Harry Bignon (respect à lui qui enchaîne ce week-end la présentation des épreuves du Raid 28, en soirée puis en pleine nuit avant d'aller sur Paris pour le départ et l'arrivée des Foulées du XIVe puis de revenir dans l'ouest de l'Essonne pour les arrivées de toutes les épreuves du Raid 28 !) avant de poser pour la photo de groupe avec l'ensemble des équipes de ce Semi Raid 28 : 29 au lieu de 30 inscrites.

Je me mets ensuite en place en ligne aux côtés de tous les autres capitaines d'équipe (car oui, cette année, je suis le capitaine puisque j'ai géré notre inscription). L'an passé, c'est Julien qui avait occupé ce rôle. Nous sommes dans l'ordre de nos dossards, prêts à foncer sur les roadbooks déposés quelques mètres plus loin, en face de nous, dans le gymnase.

C'est une élue de la ville de Dourdan, présente pour le départ de la course à 4h30 (!) qui nous donne le décompte des secondes précédent le début de la course puis nous courons chacun vers notre roadbook. Je le récupère sans difficulté et je pars rejoindre Julien et Sandrine qui m'attendent au bord d'une table. Nous appliquons la même stratégie que l'an dernier : reporter un maximum de balises sur la carte avant de partir du gymnase, en profitons d'une table.

Là encore, Harry vient nous voir pour nous charrier car toutes les autres équipes sont assises par terre penchées sur leurs documents tandis que nous profitons d'une table mais à vrai dire, là, nous sommes bien entrés dans l'épreuve et complètement concentrés sur le report des balises. Pas le temps de plaisanter !^^

Grosso modo, nous reportons du mieux possible toutes les balises de la première page du roadbook et les toutes premières de la deuxième page avant de décider de nous élancer. Nous considérons que nous avons largement de quoi faire pour la partie nocturne et que nous pourrons prendre un peu de temps au lever du jour pour reporter les balises restantes dehors.

Pour bien nous repérer sur la carte, Julien utilise un code couleur : ronds bleus pour les balises obligatoires (les vertes, du coup) et ronds rouges pour les balises bonus (qui sont en fait, les balises bleues).

Pas mal d'équipes sont déjà parties mais il reste encore quelques autres équipes dans le gymnase, nous ne sommes pas les derniers à sortir, loin de là, malgré près de 20 minutes passées à prendre connaissance du Roadbook. C'est parti pour une chouette aventure.

Du départ à Dourdan au PCS 1 (km 9)

Honnêtement, je ne suis pas parvenu à me familiariser aussi bien que Julien avec les cartes en ce tout début d'épreuve donc je suis un peu perdu quand nous quittons le Gymnase Nicolas Billault. Je n'ai aucune idée d'où nous devons aller et n'ai pas de repères sur la carte. Du coup, je porte le doigt électronique tandis que Julien tient le Roadbook et nous guide.

Cela commence bien car dès la première balise, nous devons passer sous un tunnel particulièrement bas. Cela donne le ton, c'est cool. A la sortie du tunnel, le photographe nous attend. Nous constatons qu'il n'y a pas de boîtier pour le pointage électronique donc il faut utiliser l'un des trois cartons de pointage que nous avons mis dans la poche arrière du sac de Julien. Je m'en saisis donc. Première balise validée !

La deuxième, c'est une bleue ! Mais nous la considérons à vrai dire comme une verte, telle une balise obligatoire. Nous ne nous posons pas de question, nous la cherchons. Avant la course, nous nous sommes mis d'accord que nous ferions en priorité les balises obligatoires la nuit avant de nous concentrer davantage sur les Spéciales de jour mais en fait, nous allons considérer la chose différemment en cherchant toutes les balises que nous sommes parvenus à placer sans difficulté sur les cartes, bleues comprises.

Evidemment, nous sommes loin d'être seuls en ce début de course et nous rattrapons rapidement plusieurs équipes parties peu de temps avant nous. Nous décidons de prendre sur la droite dès que nous apercevons une portion où la végétation est moins dense car la balise se trouve au sommet de la bosse, au beau milieu des bois. Nous la trouvons sans peine et filons au cap 0 en direction de la balise suivante.

Cette fois, nous nous ratons ! Pourtant, nous avions pris exactement le chemin idéal pour tomber sur la balise sauf que - arrivés en bas - nous ne l'avons pas remarquée ! Nous sommes donc partis en montée vers la droite afin de la chercher avant de revenir sur nos pas. Ne la voyant toujours pas, nous avons même été plus loin en arrière, sur un chemin que nous n'avons pas emprunté mais - un peu perdus - nous nous sommes arrêté pour mieux analyser la carte tandis que Sandrine rencontrait des problèmes avec ses contenants de liquide !

En effet, notre équipière a perdu sur ce début de course une flask dans laquelle elle avait de l'eau et sa poche à eau est bloquée, la boisson ne vient pas ! Elle n'a donc aucune possibilité de s'hydrater. Heureusement, après avoir sorti la poche du sac, nous parvenons à solutionner le problème afin que Sandrine puisse boire pour le reste de l'épreuve !

Finalement, nous trouvons enfin cette fameuse balise 103 en repassant là où nous étions arrivé à l'origine après avoir coupé à travers les bois depuis la balise 102. Dire que nous sommes passés devant plusieurs fois sans la voir ! Ce qui est rassurant, c'est que nous ne sommes apparemment pas les seuls à avoir perdu du temps ici.

Nous partons ensuite sur la première Spéciale de ce Semi Raid : Fragments de nuit. 7 bouts de carte pour 7 balises bonus réparties sur une boucle dans la Forêt de Saint-Arnoult, tout près de Dourdan. Nous cherchons une première balise que nous avons bien localisée sur la carte. Nous fouillons un moment la zone, à l'aide de nos frontales, à proximité de pas mal d'autres équipes mais en vain. Pas moyen de trouver cette fichue balise, une nouvelle perte de temps malheureusement inutile.

En revanche, nous ne perdons pas de temps sur la recherche de la suivante, la 105, car nous ne l'avons même pas notée sur la carte. En fait, Julien n'est pas parvenu à identifier la zone où se trouve la balise lorsqu'il a fait le report sur la carte. Dommage car, après coup, en lisant le roadbook à tête reposée lorsque je réalise ce récit, je visualise vraiment facilement la zone en question. Sauf que dans le feu de l'action, c'est tout sauf évident et il faut dire que pour le reste, Julien a grave assuré sur le report des balises !

C'est à ce moment, après notre jardinage pour la recherche de la balise 104, que je récupère le roadbook et prend en main l'orientation pour plusieurs heures. Je suis en forme, bien en jambes et très lucide et ça y est, j'ai mes repères sur la carte donc c'est parti ! Nous partons à la recherche de la balise 106.

Nous sommes efficaces dans notre avancée, sur la Route du Gros Chêne. Nous passons sans le savoir près de la balise 105 puis atteignons le Carrefour Antonine au niveau duquel nous prenons sur la gauche pour nous rapprocher des ruisseaux près desquels se trouve la balise 106. Bien inspirés, nous prenons le bon fossé pour tomber efficacement sur la balise. Retour vers le Carrefour pour pointer la balise 107 qui s'y trouve (une obligatoire) avant de filer dans les bois à la recherche de la quatrième balise de la Spéciale, la 108, que nous trouvons sans trop de difficulté.

Nous enchaînons bien désormais en trouvant la balise 109 facilement avant de passer par le Carrefour de Nemours. Nouvelle aventure dans les bois, à la recherche d'une mare près de laquelle se trouve la balise 110, une bleue. Après un peu de recherche tout en avançant progressivement, je découvre la mare, plus grande que ce que j'imaginais. Balise validée.

Puis, direction le Carrefour de Marcoussis. Je n'ai pas de peine à savoir où nous sommes exactement à chaque fois donc l'orientation est simple. Nous rejoignons le Carrefour du Grillon où nous poinçonnons la balise 111 malgré un brouillard ne permettant pas une bonne visibilité des nombreux chemins alentours. Nous allons alors commettre une erreur en n'empruntant pas le bon chemin.

Pourtant, nous sommes confiants, à l'attaque d'une descente, comme prévu. Nous nous arrêtons au niveau du passage du ruisseau, pas de soucis. Il y a bien un petit tunnel alors que nous cherchons une balise identifiée "dans le tunnel". Pourtant, nous avons beau chercher, nous ne trouvons rien. Sandrine traverse sous le chemin, rien. Nous cherchons autour, rien non plus. Je traverse à mon tour le tunnel, il n'y a rien. Pire encore, alors que je cherche, je me prends une belle branche dans la tête ! C'est Julien qui la tenait pour je ne sais quelle raison et qui a fait un geste un peu brusque dans ma direction sans s'en rendre compte. Cela fait mal sur le coup car c'est près de l'oeil mais ce n'est rien du tout.

Subitement, Julien nous réoriente ensuite dans la bonne direction en nous faisant suivre le fossé sur la gauche jusqu'au fameux tunnel recherché, un grand tunnel en fait, bien plus grand que celui que nous avions trouvé. Nous y retrouvons d'autres équipes, pas plus avancées que nous pour autant.

Ensuite, nous montons au-dessus du tunnel, prenons le chemin pour aller en direction de la dernière balise de cette Spéciale, la 113. Là, je ne sais pas trop ce qui s'est passé mais, tandis que nous étions avec une équipe qui a abandonné sa recherche de la balise, j'ai eu l'inspiration d'aller bien plus loin dans le chemin vert, à l'écart des allées de la forêt. Mais vraiment beaucoup plus loin alors que nous avions l'impression de trop nous éloigner. En fait, c'était le bon choix car la balise était nettement plus dans l'enfoncement du chemin. Et le passage le plus court pour rejoindre la balise suivante aussi, malgré un endroit assez peu attirant de nuit avec un sol bien humide et des tournesols en piteux état.

Pourtant, bingo, l'on finit par atteindre la Route des Buttes Blanches et nous pointons la balise 114 ! C'est la fin de la première partie de cette épreuve : nous filons vers le PCS 1, à la Traversée de la D836 au niveau de la Maison Forestière de Semont. Kilomètre 9 sur le Roadbook mais nous avons déjà parcouru bien plus de distance que cela, entre les recherches de balises bleues et quelques moments de jardinage...

Du PCS 1 au PC 9 (km 22)

Une fois la route traversée et le contrôle effectué au niveau du parking, nous filons vers la Route du Bois des Brosses. J'ai la sensation que nous allons tout droit donc je m'étonne que nous n'ayons pas à aller vers la droite mais Julien m'affirme que si, nous allons bien vers la droite depuis tout à l'heure donc nous avons bien effectué le tournant visible sur la carte.

Effectivement, plus loin, nous trouvons bien le GR de Pays du Hurepoix sur notre gauche. Il nous faut l'emprunter, aux côtés d'une autre équipe que nous doublons. Sandrine, Julien et moi avançons bien malgré la nuit et le brouillard perturbant notre visibilité. Nous trouvons sans problème la balise 115 au niveau des Champs Noël, là où la lisière du Bois rejoint le chemin.

S'ensuit une assez longue portion de course à bonne allure sur le GR jusqu'au Bouc Etourdi, un petit village au niveau duquel nous éteignons nos frontales et essayons d'être les moins visibles possible pour ne plus être suivis par l'équipe que nous côtoyons depuis tout à l'heure. Nous continuons vers le nord sur le chemin avant de prendre sur la droite en haut d'une bonne montée, en direction des Mines.

Nous sommes bien sur le bon chemin mais nous avons la sensation d'avancer sacrément longtemps sans croiser la balise que nous devrions passer. Les équipes devant nous tracent leur route mais, tandis que Julien doute de plus en plus, je suis à mon tour bien intrigué par le fait que nous commencions à descendre. Pourtant, nous n'avons pas vu le chemin au niveau duquel devrait se trouver la balise. Nous revenons en arrière et, dans ce sens, la balise est bien plus visible. Nous sommes effectivement passés à côté sans la voir. Nous poinçonnons le numéro 116 sur le carton et repartons, en descente donc.

A nouveau, nous sommes hésitants. Avant une plus franche descente, j'ai le sentiment qu'il faut prendre le chemin sur la gauche mais Julien pense que ce n'en est pas vraiment un donc nous poursuivons tout droit dans le Bois Feuillu sauf que nous allons à nouveau trop loin, jusqu'à la route. Ce n'est pas grave, c'est juste un détour mais nous remontons vers Saint-Cyr-sous-Dourdan le long de la route avant de retourner vers la Butte au Charron pour pointer la balise 117.

Nous n'éprouvons aucune difficulté à trouver la balise 118, placée au niveau de l'Extension Nord-Est de la carte. Nous traversons un petit village avant d'entrer dans le Bois de Bandeville. Dans la montée, j'avance à mon rythme tandis que Julien et Sandrine restent un peu en retrait, Sandrine étant moins à l'aise lorsque cela grimpe. Je sais parfaitement où l'on va donc je suis en confiance. Nous rejoignons la D838 près de laquelle se trouve la balise 119 puis nous la longeons sur le bas-côté sur une partie potentiellement dangereuse donc où des rubalises ont été positionnées pour nous orienter.

Nous repartons ensuite sur la gauche dans le Bois, sur un nouveau chemin en monotrace. Nous passons un premier coude vers la gauche puis en atteignons un deuxième vers la droite au niveau duquel se trouve la balise 120. C'est là que nous décidons de faire une pause alors que le jour s'est levé depuis peu. C'est l'occasion pour moi de manger un peu de salé.

Nous avons également prévu de faire ici le report des balises que nous n'avons pas encore mises sur les cartes. Or, Julien ne retrouve absolument pas ses deux feutres ! Pas moyen de remettre la main dessus, ils ont du tomber de son sac sur le parcours à moins que nous ne les ayons laissés au gymnase. Tant pis ! Nous avons encore quelques balises de reportées sur la deuxième carte que nous allons désormais utiliser et ensuite, nous improviserons davantage en suivant le Roadbook.

Jonction avec le Raid 28

Nous sortons du Bois de Bandeville par une descente avant d'entrer dans la Forêt Domaniale d'Angervilliers. C'est ici que nous retrouvons la fameuse Spéciale "La Belle du Bagnard", la Spéciale de Lolo, un kikoureur !

Au départ, je suis assez sceptique. J'ai le sentiment que nous ferions bien de ne pas passer trop de temps sur les Spéciales pour passer la barrière horaire du PC10 avec un minimum de marge. Cependant, je me laisse convaincre assez facilement par Julien car les balises semblent globalement placées assez proches des chemins, sur un itinéraire ne nous rallongeant pas trop le parcours. Nous tentons donc.

Malheureusement, la première recherche est un échec ! Pourtant, nous prenons bien la bonne direction au départ mais je pense que nous décidons trop tôt de pénétrer dans les bois, à la recherche assez désespérée de "falaises" que nous ne trouvons pas. Nous sommes assurément dans la bonne zone mais nous ne trouvons rien malgré une remontée dispersée : Julien et Sandrine sur la gauche et moi sur la droite. Tant pis, nous poursuivons vers la suite.

Nous retrouvons rapidement notre chemin et apercevons facilement une balise au loin, après avoir coupé sur la droite, à travers les bois. Mais elle se trouve de l'autre côté du chemin qui sépare deux parcelles comprenant chacune une balise donc nous n'allons pas la chercher tout de suite. Nous restons sur la droite du chemin pour récupérer la balise 54. Nous trouvons le fossé et Julien file poinçonner la balise qui se trouve au bout.

Nous retournons ensuite vers le fameux chemin pour aller chercher la balise 55 que nous visualisons sans difficulté vu son positionnement, à côté d'un arbre, dans une zone moins végétale.

La première partie de la Spéciale est terminée, il faut désormais passer sous les tunnels de la voie ferrée du TGV et de l'Autoroute A10 pour rejoindre l'autre côté de la Forêt où se trouvent 4 balises. Nous empruntons le Chemin de Châtres pour les atteindre. La balise 56, verte, se trouve entre les deux tunnels, nous ne la manquons évidemment pas.

Ensuite, nous continuons sur le GR 11 D avant de nous arrêter au carrefour pour aller chercher une nouvelle balise bleue, vers la droite, en passant par le Chemin de la Bâte. Un peu moins en jambes après une petite trentaine de kilomètres parcourus, Sandrine et moi faisons une petite pause tandis que Julien, bien inspiré, part à la recherche de la balise en grimpant en haut de la bosse. Il trouve la balise 57 mais nous commettons une petite erreur par manque de communication car, en restant là, Sandrine et moi obligeons Julien à redescendre... pour remonter ensuite, par le chemin que nous allons emprunter ensemble. Nous aurions mieux fait de nous retrouver un peu plus haut.

Nous retournons vers le Carrefour et prenons à droite la Route des Affûts où nous franchissons une belle montée bien pentue. Plus haut, nous prenons le bon chemin du grand Carrefour qui se présente à nous, afin d'aller chercher la balise 58, à la jonction de deux ruisseaux, à la limite entre plusieurs parcelles. En longeant le fossé, nous la trouvons sans trop de difficultés. Nous zappons volontairement la 59 (peut-être à tort), plus éloignée.

Retour vers le chemin puis le grand Carrefour pour filer tout droit cette fois. Je suis assez sûr de moi malgré le fait qu'une autre équipe ait emprunté un autre passage. Nous trouvons la balise 60 facilement, au niveau d'une clôture. Malheureusement, notre discrétion n'est pas récompensée car d'autres équipes rodent aux alentours et l'une d'entre elles est particulièrement bruyante (cris pour s'interpeller alors qu'ils viennent eux aussi de trouver la balise...). Nous nous faisons la même réflexion que l'an dernier sur le Bures 28 au sujet de ces équipes si peu discrètes. L'équipe qui avait un peu fait fausse route est ainsi aisément réorientée.

De notre côté, nous continuons de bien avancer et prenons le chemin de Bandeville à Bonnelles en direction des Clos. Nous rattrapons une équipe à 5, des concurrents du Raid 28, qui marchent. Sans réfléchir, nous filons, à la sortie des bois, à travers champs mais je me rends compte que l'équipe que nous avons dépassée à l'instant s'arrête pour pointer la balise 61 ! Nous l'avons dépassée sans la voir. Ouf, nous n'avons pas continué bien longtemps avant de nous stopper, quelques mètres après la balise. Julien peut la poinçonner.

Ensuite, nous continuons en direction de Bonnelles. Nous rejoignons un chemin au niveau de la Mare Jaune avant d'atteindre le PC 9, kilomètre 22 officiellement mais environ le 32ème kilomètre pour nous depuis le départ ! Un bénévole nous guide vers un passage assez original nous permettant de passer sous la D988. Un petit mot au passage pour remercier tous ces bénévoles qui nous ont attendus dans le froid, depuis très tôt dans la nuit jusqu'à tard dans la matinée, pour faire traverser toutes les équipes des épreuves concernées. Bien couvert et actif, je n'ai pas froid depuis le départ mais qu'ils sont courageux eux, aussi peu mobiles, debout pendant des heures dans ces conditions !

Du PC 9 au PC 10 (km 32,5)

Nous descendons donc pour passer sous un tunnel, en nous baissant bien. Nous n'avons pas à mettre les pieds dans l'eau car il y a un rebord de chaque côté. A l'autre bout, il nous faut passer par une petite échelle instable pour remonter le long des étangs de Bonnelles. Le paysage est sympathique mais nous ne prenons pas trop le temps de l'admirer. Il nous reste une dizaine de kilomètres à parcourir avant la Barrière Horaire. Nous avons approximativement 3 heures pour y parvenir.

A partir de maintenant, le doigt électronique que je tiens dans la main depuis le début de l'épreuve va enfin servir. Plus de 5 heures après le départ. Nous rangeons donc les cartons de pointage qui ne serviront qu'aux points de contrôle mais peuvent aussi servir en cas de pointage électronique défaillant.

La première balise que je pointe avec le doigt est donc la 62. En fait, c'est la 63 car il y a un décalage des balises à partir de là mais pour faciliter ma rédaction de ce récit, je vais conserver les numéros de balises attribués sur le roadbook. Cette information au sujet du décalage des numéros ainsi que deux informations concernant des côtes mal renseignées dans le RB, elles nous sont précisées à plusieurs reprises, à chaque PC que nous passons. La communication passe bien grâce à l'organisation rodée de cette épreuve. Heureusement par contre car sinon, cela pourrait fortement induire les équipes en erreur.

Nous repérons assez facilement l'école et l'ancien château entre lesquels se trouve la balise, dans Bonnelles, à la sortie de la Réserve Naturelle Régionale des Etangs de Bonnelles. Nous traversons ensuite la D132 avant d'atteindre l'ultime balise que nous avions reportée dans le gymnase, avant de quitter Dourdan !

Au bout de la route, nous retrouvons un chemin, à proximioté du Monastère des Orantes. C'est juste après le Centre équestre, en bord de chemin, que se trouve la balise. Nous voilà le long du Bois Départemental de Villevert. D'un commun accord, nous zappons complètement une Spéciale qui ne nous inspire pas beaucoup car nous n'avons pas eu l'occasion de la consulter auparavant. Tant pis, nous ferons sans la Spéciale Itinérance. Nous avons encore bien du chemin à parcourir, une vingtaine de kilomètres mine de rien. Et encore deux Spéciales, plus proches de l'arrivée. Nous nous y attarderons davantage.

Dans ce Bois de Villevert, nous avons tout de même une balise à trouver. Avec une autre équipe, nous commettons la même erreur. Nous cherchons la balise trop tôt et ne la trouvons pas donc nous imaginons, à raison, qu'elle est plus loin. Sauf que, alors qu'il est bien indiqué sur le Roadbook que la balise se trouve sur le talus longeant le fossé par le bord, nous restons tous les trois sur le chemin au Sud de ce fameux fossé. Or, il n'y a pas de passage pour rejoindre l'autre côté autre qu'au début et à la fin du chemin.

Du coup, je fais demi-tour après environ 150 mètres, en courant à bonne allure pour ne pas perdre de temps. Je monte sur le talus puis je longe le fossé de ce côté pour pointer la balise qui se trouve finalement plutôt vers la fin du chemin, comme nous l'indique la définition du RB. A vrai dire, nous n'avons pas été très lucides ce coup-ci. Mais l'essentiel est là, la balise est validée. Je redescends vers le chemin du bas pour rejoindre Sandrine et Julien, après avoir doublé l'équipe aux côtés de laquelle nous sommes depuis quelques minutes.

Là, nous attaquons une très longue portion de plat où j'accuse un peu le coup. Nous avançons bien mais ces 2 ou 3 kilomètres sont usants. En revanche, l'entente entre les membres de notre équipe est au top, nous discutons bien. Nous atteignons enfin le pont près du Silo sous lequel se trouve la balise 68. J'en profite pour me ravitailler un peu. Nous repartons en marchant, le temps que je mange mon sandwich.

Nous avons encore près d'un kilomètre de plat avant de monter sur un pont cette fois. La balise 69 s'y trouve, en plein milieu. Nous allons ensuite jusqu'au bout du pont et, à peine sortis, nous prenons immédiatement à gauche un petit chemin qui nous permet de descendre en direction du Ruisseau de la Prédecelle. Nous rattrapons alors 3 équipes nous précédant. Nous les dépassons progressivement sur un single plutôt roulant par rapport aux portions boueuses que nous avons pu connaître jusque-là. 

Au niveau de Pecqueuse, nous repérons la balise 70, de l'autre côté du ruisseau. J'y avance en compagnie d'un autre gars, le leader de l'équipe mixte que nous allons pas mal croiser sur la fin de course et qui finira... 1ère équipe mixte de l'épreuve ! Mais à ce moment, ils ont bien plus de balises bleues en poche que nous.

Nous repartons en courant jusqu'au bout du chemin avant de prendre à droite le GR qui nous permet de remonter vers les champs à travers lesquels nous allons parcourir environ 3 kilomètres avant le prochain PC ! Cette nouvelle portion est bien longue, comme celle entre Villevert et le Silo. Sandrine est un peu moins bien donc nous ralentissons jusqu'à la balise 71, à la jonction des GR, aux Quatre Chemins. Nous laissons un Château d'eau sur la gauche, un bon repère pour jauger la distance à parcourir depuis notre arrivée sur le GR.

Au bout du chemin, nous traversons un centre équestre et arrivons aux Molières, au niveau du PC 10, une petite heure avant la barrière horaire. Clairement, nous sommes larges donc nous aurions pu faire quelques balises bleues supplémentaires mais en même temps, nous avons déjà parcouru l'équivalent de plus d'un marathon (environ 42,5 kilomètres) avec une longue portion de nuit et en plus de 7 heures d'épreuve. La fatigue commence à nous toucher.

Du PC 10 au PC 12 (km 40,5)

Je l'avais annoncé quelques minutes plus tôt et Sandrine ne manque pas de m'y faire penser : c'est le moment de la pause Saucisson ! Nous marquons un arrêt après la traversée de la D40 et Julien en profite pour reprendre en main l'orientation, plus en forme que moi désormais. J'aurai fait pas loin des 2/3 de l'épreuve en tant qu'orienteur de l'équipe, grâce aux reports de balises de Julien et son aide précieuse par moments. Je suis content de comment je m'en suis sorti. Maintenant, je vais me laisser guider, en filant évidemment un coup de main dès que c'est nécessaire.

Dans la descente vers la Station de Pompage, du côté de Solligny, je suis un peu en retrait. Je ressens de plus en plus une gêne au mollet droit et je commence à avoir les jambes bien lourdes. Je suis mes coéquipiers, à allure régulière, mais je ne tire pas trop sur le corps car j'ai besoin de souffler un peu après avoir longtemps progressé en gérant l'orientation.

En plus du roadbook transmis à Julien, j'ai aussi laissé le doigt électronique à Sandrine donc ma seule mission actuelle est de suivre l'équipe. Ils pointent la balise 72 puis nous rejoignons le GR 11, à l'attaque d'une belle montée bien raide.

A la faveur de la pente, je me retrouve aux avant-postes, plus à l'aise que Sandrine lorsque le profil change. Cela m'arrange, je n'ai pas besoin de suivre l'équipe à distance cette fois, je suis plutôt devant en marchant de façon très régulière. En haut, Sandrine nous rejoint et Julien et moi nous faisons la réflexion que nous avons la sensation d'être passé ici l'an dernier, sur le Bures 28, mais dans l'autre sens !

Nous voilà déjà au PC 11 puisqu'il nous faut traverser la D838. J'insiste mais encore un grand merci aux bénévoles présents pour assurer notre sécurité et très encourageants. Il nous reste maintenant une petite dizaine de kilomètres à parcourir et seulement quelques balises vertes à chercher (les 6 dernières !).

Nous suivons le GR jusqu'à Mauregard. Au bout du chemin, après une longue portion à travers champs sur une section assez humide, nous dépassons une équipe du Raid 28, les futurs 4èmes de cette épreuve, Cap Bollène ! Là aussi, il y a du kikoureur dont Françoise que je reconnais.

J'ignore pourquoi mais, à cet endroit, au lieu de continuer tout droit tous les 3 après la traversée de la route, seul Julien y file tandis que Sandrine et moi prenons à gauche, le long de la route. Julien récupère la balise, 170 mètres plus loin puis nous rejoins mais en fait, en rédigeant ce récit, je me rends compte que nous n'avions qu'à continuer sur ce même chemin pour atteindre Chevry. Au lieu de cela, nous avons fait un petit détour qui nous a emmené au bon endroit mais qui était inutile. Ah la lucidité !

Nous attaquons ensuite l'avant-dernière Spéciale de la course, le Dédale de Chevry, un parcours urbain où Julien, en pleine forme, va gérer le pointage des balises tandis que Sandrine et moi avançons en continu le long de la route où il nous rejoint à chaque fois. Julien récupère une première balise près d'un pylône sur la droite (la 82) puis à nouveau sur la droite deux rues plus loin (la 83). Nous n'essayons pas de récupérer la 84. Julien pointe également la 85, dans un passage entre deux bâtiments. Puis, nous quittons Chevry en récupérant une dernière balise, la 86. Voyant une équipe tracer son chemin devant nous, Julien monte discrètement au sommet de la petite colline à notre droite et y pointe la balise avant de nous rattraper.

Nous relançons plus facilement à présent après avoir marché un moment. Mon mollet me tire mais la douleur est très supportable. Sandrine est elle un peu dans le dur car certaines douleurs se sont réveillées. Elle a pas mal d'antécédents de blessures aux chevilles et au genou donc la boue ne lui a pas fait du bien mais elle tient parfaitement le choc ! Pendant ce temps, Julien est dans sa bonne période, au meilleur des moments.

Nous filons en direction des Neuveries où nous pointons la balise 79 à la jonction des chemins avant d'entrer dans la Zone d'Activités des Hauts des Vignes. Nous traversons au rond-point et poursuivons notre avancée sur la piste cyclable à allure très correcte jusqu'au PC 12 situé à un endroit que Julien et moi reconnaissons bien. Nous sommes à Gometz-le-Châtel, là où se court chaque année le Trail du Viaduc des Fauvettes. J'y ai participé à 3 reprises, à chaque fois sur 50 kilomètres ! Le PC se trouve au milieu d'une longue descente bitumée, là où nous devons traverser la D988, au nord de Château-Gaillard. Il ne reste plus que 5 kilomètres à parcourir ! Nous en avons 50 au compteur.

Du PC 12 à l'arrivée

Pour la balise suivante, nous avons un petit avantage sur ceux qui ne connaissent pas le coin. Cependant, nous avançons plus à l'intuition qu'à la réflexion. Nous allons en direction de l'église près de laquelle nous savons qu'il y a un cimetière. Nous trouvons la butte sur laquelle se trouve la balise 80. Je me satisfais personnellement de retrouver une plutôt meilleure forme et d'avoir la motivation de monter avec Julien pour pointer la balise. Nous redescendons la butte, malheureusement suivis de près par deux autres équipes.

Nous redescendons ensuite vers le Petit Palaiseau pour rejoindre une autre portion que nous avons bien l'habitude de fréquenter lors du TVF. La balise 81 est placée sous le pont par-dessus lequel nous passons puis au niveau duquel nous descendons généralement sur les boucles de la course des Fauvettes.

C'est ici que débute la dernière Spéciale du parcours, la Spéciale Trash. Nous partons à la recherche de la première balise. Julien a bien repéré le précipice représenté sur la carte donc nous savons que nous devons aller au bord de celui-ci et nous trouvons la balise 82. Nous avons beau faire semblant de chercher, un garçon d'une autre équipe va bien la trouver aussi.

Cette équipe, nous allons malheureusement beaucoup la côtoyer tout au long de cette Spéciale. C'est une équipe Mixte, la 124. On ne sait pas ce qu'ils ont fait sur le début de l'épreuve mais nous allons régulièrement nous retrouver au coude à coude, ce qui ne nous arrange pas. En effet, ils ont l'air d'avoir un peu plus de difficultés que nous pour s'orienter mais comme nous les dépassons, ils n'ont plus qu'à nous observer pour trouver les balises. Mais c'est le jeu.

Nous n'essayons même pas d'aller chercher la 83, trop à l'écart. Nous filons vers le Viaduc des Fauvettes par-dessus lequel nous passons ! Là encore, le lieu nous est très familier. Tandis que l'équipe 124 commence sa descente par la gauche, nous privilégions la droite car le chemin est moins glissant et cela mène exactement au même endroit. Nous rattrapons nos adversaires.

Nous descendons jusqu'au chemin puis, nous prenons le temps de choisir notre trajectoire pour chercher les balises suivantes. L'équipe 124 file et prend le deuxième chemin à droite. Nous nous tâtons à prendre le 1er ou le 2ème mais ce dernier semble tout de même le plus approprié pour rechercher la balise 84 positionnée sur la carte. Sandrine et moi continuons en montée sur le chemin tandis que Julien cherche la balise sur la droite et la trouve. Il nous en informe discrètement car l'autre équipe a elle continué son avancée plus loin sans la trouver.

Nous les croisons donc un peu plus loin, alors qu'ils font demi-tour. Nous continuons sur ce chemin, en pente assez douce puis prenons à droite au carrefour suivant. Nous restons à droite à la jonction de deux chemins puis visualisons facilement la balise 85, sur notre droite. En revanche, le chemin pour y accéder n'est pas si évident. Julien monte pour aller pointer la balise tandis que je le guide d'en bas pour qu'il sache par où il doit passer.

Julien nous rejoint, nous poursuivons sur le chemin en laissant bien le viaduc sur notre droite puis Julien et moi descendons le long de la clôture près de laquelle se trouve la balise 86, au niveau d'un muret. Sandrine reste elle en haut et avance en nous attendant. Malheureusement, lorsque nous trouvons la balise après avoir longé quelques instants la clôture pour la chercher, le garçon de l'équipe 124 nous voit et file vers la balise sans même avoir besoin de la rechercher.

Nous montons rejoindre Sandrine et croisons les deux autres équipiers de la 124 avec qui nous échangeons quelques mots amicaux. Nous repartons en direction de la dernière balise de la Spéciale, la 87. Sandrine et moi prenons le chemin montant sur la droite tandis que Julien s'enfonce direction dans la végétation en direction de la cuvette où se trouve la balise. Il la trouve rapidement et nous rejoint. Il ne nous reste alors plus que deux balises à trouver avant la fin de l'épreuve, deux vertes.

Nous prenons donc la direction de Bures mais nous allons avoir quelques difficultés à nous repérer sur la carte après quelques centaines de mètres parcourues. Nous ne savons pas trop où nous en sommes et allons faire des choix de trajectoires assez approximatifs en passant par un passage qui n'est pas un chemin donc pas idéal pour notre progression. Finalement, à l'approche de la D988, nous retrouvons des allées plus praticables où nous rejoignons un carrefour afin de prendre le bon chemin pour accéder à la balise 88.

C'est aux côtés d'une autre équipe (la 1ère mixte) que nous la pointons, à proximité de l'Ecole d'Optométrie. Nous descendons alors vers la route que nous traversons au niveau du passage piéton. Nous remettons un peu de rythme et dépassons l'équipe 124 qui nous était passée devant pendant notre jardinage. Nous rejoignons également les premiers mixtes qui n'ont pas pris le même chemin que nous puis rattrapons une autre équipe encore, une masculine cette fois.

C'est donc aux côtés de deux équipes que nous arrivons au Parc de la Grande Maison, après avoir vu passer plusieurs équipes très jeunes qui participent au Bures 28 ou au Mini Raid 28 (nouvelle épreuve cette année !) à toute vitesse. Nous remontons en haut du Parc, pointons l'ultime balise du parcours, la 89, avant de distancer les deux équipes qui nous accompagnent, en accélérant à la sortie du Parc, au niveau de la Gare de Bures-sur-Yvette.

Julien, Sandrine et moi franchissons l'arche d'arrivée extérieur où Julien pointe le doigt électronique dans le boîtier pour valider notre fin de course avant que nous rendions le doigt et les cartons de pointage. Nous entrons ensuite dans le gymnase où un tapis nous amène vers l'arche d'arrivée intérieur près duquel nous posons pour la photo finishers avant de répondre aux quelques questions du speaker, Harry Bignon.

L'après-course

C'est fait ! Nous en avons fini avec cette épreuve. Ce fût exigeant avec des conditions assez difficiles : le froid et le brouillard la nuit, pas mal de boue par moments, un peu de jardinage aussi, sur quelques balises dont 2 que nous n'avons malheureusement pas trouvées.

Nous avons fait des choix et finissons près d'une heure avant la barrière horaire d'arrivée mais c'est sans doute plus raisonnable car nous ne savons pas dans quel état nous serions arrivés avec quelques kilomètres de plus au compteur, plus de stress pour arriver dans les temps et, si cela se trouve, nous n'aurions pas trouvé beaucoup plus de balises. Au final, il n'y en a que 7 que nous n'avons pas cherchées.

55 kilomètres parcourus, près de 1000 mètres de dénivelé positif franchis en 9h30 d'épreuve, phase de report des balises dans le gymnase à 4h30 comprise donc environ 9h de déplacement.

Bien couvert, je n'ai pas eu froid. Au niveau de l'hydratation et de l'alimentation, je n'ai pas rencontré de problèmes du tout. J'ai mangé quelques pâtes de fruit, une compote, 2 petits sandwiches, un peu de saucisson et quelques curlys et bu à peine un litre d'eau. C'est trop peu mais je n'ai vraiment pas eu soif. 

Par contre, le sac de Trail, je suis bien content de le retirer de mes épaules après l'arrivée. Ce poids supplémentaire est usant. Autrement, j'ai les jambes bien lourdes en fin d'épreuve et j'ai eu le mollet droit douloureux sur certaines phases de course. Rien d'inquiétant je pense, une fatigue musculaire liée aux efforts à priori. Pour une course accidentée avec une bonne portion nocturne, je pense bien m'en sortir physiquement. Aucune conséquence pour la branche reçue dans la tête. Par contre, je suis bien fatigué à l'arrivée. Logique avec cette heure de lever et la durée de course.

Une fois mon sac récupéré, je retrouve des têtes connues dans le gymnase. Nous nous installons à la table de la Mordor Rire(s) Team composée de 5 kikoureurs et engagée sur le Raid28. Sabine, Bertrand, Yann, Fabrice et Christian sont allés au bout de l'aventure ensemble cette année !

C'est le moment de profiter du repas d'arrivée avant de rentrer chez soi. Sandrine trouve une solution pour nous ramener à Dourdan afin que nous récupérions nos voitures. Nous prenons donc le taxi depuis Bures. Juste avant que celui-ci n'arrive, nous avons l'occasion de voir passer Sophie, notre équipière de l'an dernier, qui en finit sur le Bures 28 en compagnie notamment de Hadrien, un autre kikoureur.

Ce n'est que le lendemain que nous prenons connaissance de notre classement, 15èmes sur 28 équipes à l'arrivée (30 équipes initialement inscrites). Nous sommes la 5ème équipe mixte sur 10équipes ayant terminé l'épreuve, devant la fameuse équipe 124 !

Notre chrono de course est de 9h33 mais avec les 5h25 de bonus (balises bleues cumulées) nous permettent d'avoir un résultat final de 4h08 grâce aux 28 balises vertes trouvées (pas de pénalité) et aux 20 balises bleues obtenues également (sur 29 possibles) ! Un résultat plutôt honorable pour une équipe composée d'une novice en course d'orientation et deux orienteurs n'ayant participé qu'à une seule épreuve jusqu'à maintenant.

6 commentaires

Commentaire de bpoth9 posté le 28-01-2019 à 11:37:24

Sacré récit David! Merci :)
Je fais partie de l'équipe mixte avec qui vous avez fini. J'ai hésité à te dire que j'étais un lecteur assidu de Kikourou (la fatigue n'aide pas)!
C'était notre deuxième semi raid 28 et l'expérience paye :)

A bientôt j'espère.

Commentaire de DavidSMFC posté le 28-01-2019 à 12:27:03

Merci bpoth !

Ah c'est donc vous les 1ers en Mixte ?
Chapeau, vous avez nettement fait la différence sur les bleues !

Qui étais tu dans le trio, que je puisse identifier :-)

A bientôt j'espère, moi aussi ;-)

Commentaire de bpoth9 posté le 28-01-2019 à 14:24:13

Yes c'est nous.
Moi j'étais... pas le leader avec qui tu as pointé la balise, ni la fille d'ailleurs. Moi j'étais plutôt le boulet. Heureusement j'étais l'orienteur donc j'ai pu me sentir utile :)

Vous aviez l'air physiquement en forme sur la fin!

A+

Commentaire de DavidSMFC posté le 28-01-2019 à 17:27:50

Mes équipiers étaient en jambe et j'ai eu un vrai coup de mieux après notre temporisation au Dédale de Chevry. Car les kilomètres précédents ont été difficiles quand même.

Commentaire de bubulle posté le 04-02-2019 à 09:38:18

Donc, vous n'avez carrément pas eu à chercher la 62 juste après le PC9? Elle n'était pas sur votre roadbook? Cette balise, dans le parc naturel des étangs de Bonnelles avec une définition "Mare (source)", a posé des problèmes à presque toutes les équipes du Raid

Commentaire de DavidSMFC posté le 04-02-2019 à 12:32:12

Elle ne figurait même pas sur notre RB tandis rue nous avions une 62 transformée en 63 en cours d'épreuve.

Il faut être connecté pour pouvoir poster un message.

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