Récit de la course : Marseille-Cassis 2014, par Papakipik

L'auteur : Papakipik

La course : Marseille-Cassis

Date : 26/10/2014

Lieu : Marseille 01 (Bouches-du-Rhône)

Affichage : 852 vues

Distance : 20km

Matos : Buff Kikourou !!

Objectif : Se dépenser

2 commentaires

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Marseille-Cassis : round 2

Reprise de plume après plusieurs mois de stand-by pour une course classée parmi les 20 (dixit SCO Sainte Marguerite) ou 50 (selon l'Equipe/ASO) plus belles du monde. Et c'est vrai que les paysages des Calanques et du Cap Canaille sont toujours spectaculaires, ce qui m’a donné l’envie de revenir cette année après une 1ère tentative réussie en 2013.

Objectif annoncé Kivaou : se dépenser (moins de 1h45, mode prépa Marathon de New York)

Samedi : jour des dossards

Arrivé à la Gare Saint Charles, je me décide de faire à pieds les 3 petits kilomètres qui me séparent de mon hôtel choisi stratégiquement Rue du Rouet (j’y reviendrai par la suite). Cette petite balade est aussi l'occasion de "satisfaire" au défi Garmin du nombre hebdomadaire de pas mais je ne sais pas encore que je vais le payer en partie le lendemain.

Bref, une fois les bagages déposés, direction le hall 8 du Parc Chanot pour récupérer mon dossard. Ce qui m'interpelle sur ma convocation est l’absence de toute référence au sas - 1h45 choisi au moment de l'inscription. Je passe assez rapidement (peu de monde à 13h, bon à savoir car 3h plus tard c'était la foule des grands jours). J'en parle avec un 1er membre de l'organisation qui m'envoie franchement balader alors que l’an dernier, j’avais également coché la case sas et que sur simple justificatif de semi couru en moins de 1h40, j'avais eu droit à un coup de tampon directement sur mon dossard. Pas la fin du monde mais quand même, pour comprendre, je repose la question au stand de l'organisation et là tout s'explique : il fallait confirmer sa demande avant le 1er Septembre. Le gentil organisateur me dit que nous serions plus de 1 000 dans ce cas. Moralité : j'arriverai tôt le lendemain.

Après les formalités expédiées et un petit tour rapide parmi les exposants (pas extraordinaires en quantité), je file profiter des journées portes ouvertes au nouveau Stade Vélodrome. Beau de loin, impressionnant à l’intérieur MAIS de vrais problèmes de finition à y regarder de plus près et une flopée de sièges à visibilité 0. Pour le supporter que je suis, l'impression est mitigée. Cette visite n'est qu'un avant-goût du lendemain où l'accès au départ se fera par la rue Tesseyre (qui est le prolongement de la rue du Rouet, stratégie...) qui nécessitera de traverser le stade. Sympa.

Avec tout ça je termine la journée avec plus de 12 km de marche et 25 000 pas qui m’auront certainement pompé de l’énergie que je regretterai pendant la course.

Dimanche : jour de course

Levée 6h (mais avec une heure de sommeil en plus, merci l'heure d'hiver) pour arriver le plus tôt possible et ne pas être trop loin des sas auxquels je ne pourrai pas accéder.

Accès au sas : j'arrive donc vers 7h30 devant le stade. Nous entrons coté virage Sud, ce qui nous permet de longer la pelouse.

Petite photo pour immortaliser l'instant puis passage devant les camions de l'organisation qui véhiculeront les affaires des coureurs. Système mis en place depuis l'an dernier et qui est bien rodé.

 

Attente dans le sas : j'accède au sas principal après moins de 10 minutes d’attente et me retrouve finalement à 20 mètres des sas « préférentiels ».

 

Moindre mal même si je manque du coup la possibilité de m'échauffer sur les contre-allées auxquelles peuvent accéder les heureux bénéficiaires des sas. Rien de grave cependant. J'arrive à m'asseoir pour patienter durant les 1h30 d'attente. 25 minutes avant le départ, petit mouvement de foule qui oblige tous les coureurs assis à se lever. Ça se tasse mais plutôt dans la bonne humeur. Stéphane DIAGANA annonce qu'il sera loin de son meilleur temps (1h18) par manque d’entraînement. Mais annonce autour de 1h25 d'objectif. Ça laisse rêveur (il finira en - de 1h21 à la 169ème place au scratch).

Départ : bref le temps file jusqu'au départ donné à 9h30 pile, me semble-t-il, mais à la hussarde, sans décompte ni annonce préalable.

J'ai la bonne idée de lancer Virtual Racer de Garmin avec ma course de l’an dernier en 1h40. J’ambitionne alors grâce à ce coaching virtuel de descendre sous les 1h40. Malheureusement le système se met en chargement et je ne sais pas s'il prendra en compte les 1ers mètres parcourus. Moi qui suis devenu "esclave" de ma montre (cf. mon CR sur le Trail des Cabornis à côté de Lyon), je passe mon 1er km à la trafiquer et je parviens à la déclencher sans GPS la 1ère arche passée.

J'allonge la foulée jusqu'à Mazargues (les 5 1ers km sont roulant même si en léger faux plat montant). Mon GPS me retrouve 2,7 km après le départ (ce que je déduis du fait que je passe l'indication 3 km avec 300m sur ma montre). Le 1er km « new-look » est avalé en...12mn30 ! Comme le cerveau est censé être très irrigué pendant une càp et capable de fonctionner de manière optimale (j’ai lu un article là-dessus dans un magazine, ce doit être vrai ;)), je m’échine à faire de savants calculs pour savoir où j’en suis.

Je ne les ferai toutefois pas bien longtemps. Arrivent en effet les grosses côtes à partir du 6ème km.

Je suis très (trop ?) rapidement dans le dur alors que l’ascension débute à peine vers la Gineste. Mes déambulations de la veille me pèsent, c'est certain, mais je m'accroche pour monter au train. La chaleur n'arrangeant rien, je craque finalement sur 50m passé le km 8 pour marcher et faire descendre un peu le cardio. Je me souviens avoir lâché plus haut l'année dernière mais plus longtemps. Un peu d'électrolytes et de glucose et ça repart, en serrant les dents jusqu'à la Gineste (qui culmine à 300m, plus de 90% du dénivelé total avalé).

La borne 10km est franchie en 53’30 (selon l’organisation), 1mn de plus que l’an dernier.

1ère descente que je fais en attaquant. Je reprends pas mal de coureurs m'ayant déposé lors de ma mini pause. Je sais que vont suivre derrière des séries de descentes plus ou moins marquées tout au long de Carpiagne mais aussi des faux plats montants qui vont nécessiter de belles qualités de relance. Je m'accroche pour ne pas faire de "pause" comme l'année et compenser un peu avec ma piètre montée.

Je vole un peu d'eau au ravito du km 13 plus pour me rafraîchir la tête que m'hydrater : les 2 km suivants sont plutôt traîtres et nécessitent de bien relancer malgré des jambes qui commencent à devenir lourdes. 

A partir du km 15, je me souviens qu'on attaque la grosse descente vers CASSIS. J'enchaîne plutôt pas mal en 4'30 au km, moins vite cependant que l'an passé. Passage devant les photographes qui mitraillent à tout va.

Belle vue sur CASSIS, ça sent la plage (à défaut de l'écurie).

Arrivée dans CASSIS, plus que 3 km. Je tâche de ne pas perdre trop de temps en accélérant du mieux que je peux avant d'attaquer le dernier km et la "fameuse" montée des pompiers. Malgré des mensurations faméliques (- de 300m et peut-être 15-20m de dénivelé), celle-ci se révèle à ce stade très cassante. Je dois finir en marchant après le feu tricolore devant la caserne mais cette fois j'en aurai fait au moins la moitié en courant. Pas grand monde ne marche néanmoins, les autres coureurs ont mieux gérer que moi le passage dans CASSIS.

Derniers hectomètres avant de déboucher sur le port avec une masse de spectateurs impressionnante. Comme l'an dernier, je suis porté par la foule et arrive à finir en sprint en 1’43’06 (1’42’00 en temps réel (2 795ème au scratch sur 14 424) contre 1’40’34 l’an dernier (2 629ème sur 14 487)).

Content d’avoir fini mais avec une sensation claire de « peut mieux faire », notamment descendre sous les 1h40. Je m’allonge 2 mn sur le sol avant d’aller chercher l’autre nouveauté de l’année (après le passage par le Stade Vélodrome), la médaille du finisher. Un petit tour au ravitaillement et sur la plage (sans passage par la case baignade), je pars récupérer mon car pour MARSEILLE (10 mn d’attente, hyper rapide et organisé) qui se situe à plus d’1 km de l’arrivée avec une côte qui n’a rien à envier avec certains passages de la Gineste.

Ce que je retiens de cette course :

Les + :     une organisation bien huilée sur le parcours ;

la ferveur populaire, très motivante, tout au long du parcours ;

le retour en car (gratuit) vers MARSEILLE ou le tarif préférentiel TER ;

le ticket de métro/bus RTM offert ;

 Les - :      les conditions d’accès aux sas préférentiels (a priori, l’info à l’organisation devrait remonter) ;

la remise des médailles au détour d’une rue, qui, malgré la bonne volonté et la gentillesse des bénévoles, pouvait facilement être zappée par les finishers ;

l’accès au ravitaillement final, bondé (difficile de faire mieux compte tenu de l’étroitesse des ruelles de CASSIS dont le centre est, rappelons-le, un vrai village avec tout ce que cela implique pour accueillir 15 000 coureurs et leurs supporters) ;

pas trop vu de kikous mais j’ai essayé de porter fièrement nos couleurs ;

Ce que j’ai mis en pratique :

  • le mental (j’ai plus souffert physiquement que l’an dernier mais ai moins lâché) ;
  • les travaux de PPG, notamment l’exercice de la chaise dos au mur pour renforcer les jambes (qui m’ont fait souffrir quand même dans les descentes mais moins sans cela) ;

Ce que je retiens pour les prochaines courses :

  • vraiment lever le pied la veille de la compétition ;
  • manger un peu plus de glucides la veille et renforcer le petit déjeuner.

2 commentaires

Commentaire de Jean-Phi posté le 29-10-2014 à 14:33:05

Jolie course qu'il me faudra bien arriver à refaire un jour !
Bravo pour ce round 2 !

Commentaire de Papakipik posté le 29-10-2014 à 22:21:15

Merci Jean-Phi, elle en vaut vraiment la peine.
Je suis sûr en plus que le profil te conviendrait.
A + sur une sortie lyonnaise !

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