Récit de la course : Trail Ubaye Salomon - 23 km 2014, par Didier07

L'auteur : Didier07

La course : Trail Ubaye Salomon - 23 km

Date : 10/8/2014

Lieu : Barcelonnette (Alpes-de-Haute-Provence)

Affichage : 844 vues

Distance : 23km

Objectif : Pas d'objectif

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Récit Etape 5 – Finale DTTN 2014


Récit Etape 5 – Finale DTTN 2014

 

Cette dernière et déterminante étape du DTTN méritait bien un récit, ne voyant rien arriver, je m’y file.

De quoi peut-être rappeler de bon souvenir à tous les protagonistes présents ; je vous en dresse la liste ci-après :

 

Au départ d’Ozon, samedi à 12h pour le BBQ de rassemblement des Drôme-Ardéchois :

-          Le Chasse-Neige, la Dameuse, la Lotte, Campingou

-          Laetitia qui restera avec les enfants ce WE (en espérant les emmener avec moi la prochaine fois)

 

Quelques saucisses, boudins blanc et noir avec du rosé, le plat de pâte et nous prenons la route vers 16h après la digestion, direction Barcelonnette pour le fameux Trail de l’Ubaye SALOMON.

La route est longue, 3h30 pour parcourir les 170Km séparant Barcelonnette d’Ozon mais le décor qui nous est offert sur la route et à l’arrivée est magnifique.

Cyril, l’organisateur de cette 5ème manche nous a booké des chambres à l’hôtel l’Equipe du village Le Sauze, à 5mn du départ de la course. Nous sommes remarquablement accueillis par nos hôtes au pied des pistes (d’herbe en cette saison). Il nous suffit de se mettre en terrasse de l’hôtel pour apercevoir notre terrain de jeu du lendemain, y compris le fameux « Chapeau de Gendarme » que chacun d’entre nous rêve plus ou moins secrètement de fouler.

Nous retrouvons l’autre partie de l’équipe à ce même Hôtel :

-          Didier Cognin (la Corne), Chenille, Faizan, Manak, la Tomate, la Mouette puis nous rejoignent Le Bouuuuk, la Coccinelle, Barack, la Guinguette, la Patate…

Nous prenons une petite bière belge bien sympathique en Terrasse, puis direction le resto de l’Hôtel pour la collation de veille de course.

Nous nous laissons tenter (sauf le Faizan) par l’Ubaye Burger, création locale, qui s’avère être un vrai régal accompagné d’une bonne bouteille de côte du Rhône de Sablet, le chasse -neige s’offre même un extra pour tenir la course du lendemain avec une somptueuse coupe ardéchoise !!! Nous passons une excellente soirée mais il se fait tard et chacun décide de regagner sa chambre (c’est qu’on court demain).

Tous, sauf une poignée d’irrésistibles Ardéchois qui ont décidé de prendre le Génépi au bar tant le Gérant s’avère être agréable (il nous offrira d’ailleurs la tournée), nous discutons l’histoire de l’hôtel, la bière belge que ce dernier nous a fait découvrir puis la soirée se termine enfin (un peu de sérieux quand même).

Dimanche 10 Août, 6h30 : je me lève, j’ai bien dormi, il fait beau, la journée commence bien.

Petit déj’ sympa en compagnie du Faizan et de la Tomate, les autres protagonistes, surtout les mecs, sont en pleine déflagration… la pression monte, je rappelle quand même que La Corne doit marquer des points aujourd’hui pour être sûr de gagner le DTTN 2014.

Pour ma part, après un début de DTTN mauvais, je reviens en forme avec pour objectif inavoué de battre la Corne qui a été un adversaire hors de portée à Buis les Baronnies et qui a fait parler la poudre également au Matheysin. Cela dit, j’ai mes chances car il accuse visiblement le coup en cet été avec une Villarinche terminée sur crampes (c’est rare chez lui) et coup du sort, une pointe au mollet ressentie ces derniers jours à l’entrainement (dommage, cela enlève du charme au challenge à relever).

Pour Fred, c’est la prime à la régularité avec une 2ème place à Buis les baronnies (1ère Etape), une 3ème place au Matheysin et à la Vertaco (2ème et 3ème étape), et un seul DNS à la Villarinche. Une sortie VTT avec lui dernièrement pour constater qu’il est en forme… Etant donné la manière dont il m’avait tracté sur le Duo de l’Hermitage, je m’attends donc à une course rude.

Enfin mon bon Chasse-Neige, qui est en progrès compte tenu de sa régularité aux entrainements et qui court pour diminuer l’écart avec nous et, pourquoi pas profiter d’une défaillance de notre part :-).

Le tableau de la course est dressé, le reste des concurrents s’étant aligné sur d’autres formats (42 et 13 km).

Nous nous plaçons sur la ligne de départ et PAN !!! c’est parti sur un rythme très soutenu.

La corne file (comme à Buis) devant nous, je m’accroche car à Buis, j’avais géré le départ et ne l’avais jamais revu. Les séances de fractionné me sont bénéfiques et sur les 5 km de plat longeant l’Ubaye, je maintiens ce rythme de 14-15 km/h, on chahute avec Fred, on court en ligne en Didiers (les 3), j’en profite un max, c’est rare que cela nous arrive.

On traverse le golf de barcelonnette puis quelques minutes plus tard, voici le 1er ravito, Fred me conseille de m’enfiler un 1er anti-oxydant : « qu’est ce tu crois, c’est déjà fait !!! ».

On attaque la montée, je m’attends à me faire fumer :

1-      Fred a fait le yo-yo entre La corne (10 mètre derrière) et moi sur le Km précédent

2-      Je n’ai pris que 10 mètres à la Corne sur ce long plat et il est redoutable en montée

Bon ce n’est pas grave, je me cale à mon rythme, tête baissée. Et je creuse !!! Ça monte dur en zig-zag et je peux apercevoir la corne 20 mètres derrière qui a visiblement fumé Fred qui est un peu plus loin.

Je reste dans ma course, ça va être long et la Corne est aussi très bon sur le format 20-25 Km, il peut me fumer sur le haut le bougre.

Je continue ma course, ça grimpe fort par passage de 1km puis 1km de roulant montant/descendant, portions sur lesquels je me remonte le moral en me remémorant le profil que j’avais intégré : 5km de plat, 7km de montée hard, 3 km de faux plat montant et de la descente ; finalement ça grimpe, mais pas tout le temps et j’en profite à chaque fois pour me régénérer.

Km 8-9, on est dans les sapins, je jette quelques coups d’œil en contrebas mais n’aperçois pas la casquette blanche de Dierdi’. Petit passage en falaise avec pose photo et on réattaque en sous-bois avec une « mare » énorme de boue que tout le monte contourne largement : et pis « merde » je trace tout droit, c’est du trail après tout et floc floc floc, ça passe, j’ai les pompes dégueulasse mais elles sont toujours à mes pieds, c’est l’essentiel !

Je double quelques concurrents sur les 2 km précédent le sommet et voici le ravito.

J’ai géré les 3 derniers kilomètres de la montée car je n’avais rien à manger de solide, je crains une fringale, mais jusqu’ici ça passe. Je profite donc de ce ravito pour faire le plein de solide, un verre de coca, 2 quartiers d’orange, un verre de flotte dans le gossier, l’autre sur la figure, un coup d’œil derrière pour voir si les Didiers arrivent mais personne, en fait je ne traine pas car cela m’aurait coupé les jambes de les voir arriver…

J’entame la descente, le feeling est bizarre. A la Villarinche, après 15 km de montée et 1600 D+, j’avais vécu ça comme une délivrance et, malgré quelques départs de crampes, j’avais fini avec des super jambes. Là c’est bizarre, mais je laisse aller, et ça descend même plutôt pas mal, j’en ai mal aux jambes, obligé de freiner et du coup ça pique encore plus… A ce rythme-là, ils vont me remonter c’est sûr, mais ça fait mal alors je n’envoie pas, je descends.

Enfin j’aperçois un peu de plat descendant, je me dis que je vais pouvoir envoyer tout en récupérant et là… nooooooooon, plus rien, je comprends mieux le feeling préventif, la fringale !!! Elle est là et pis bien ! Je relance, mais non, ça coince, ça veut pas, merde, ils vont remonter.

Un mec en bleu me double, mais il en chie, comme moi… on plaisante un peu, le soleil donne, il fait chaud, on trottine puis je marche, et j’improvise une pause pipi, tant qu’à faire, ça pourra me servir en cas de final disputé avec les didiers. Je m’envoie un gel coup de fouet (le 2ème) dans la panique, que dalle, rien, j’ai toujours du chewing gum à la place des jambes et n’arrive pas à relancer. Enfin revoilà la descente, un petit groupe m’annonce 4 Km de descente, je laisse aller mes jambes molles, je n’ai qu’à serrer les dents, il fait toujours aussi chaud, j’essaye de m’hydrater et là, deuxième problème, j’ai consommé les 1litre 70 chargés au départ et il me reste 3 km à parcourir, encore un coup au moral, il fait chaud, j’ai soif arghhhhhhh ! Nous passons devant des habitations je suis obsédé par l’eau, à l’affut d’un jet, d’une fontaine mais rien…

On traverse un grand pré, plus d’ombre, je sèche un peu plus mais à l’aide de la pente je garde mon rythme de course, puis viens une descente technique, avant de rentrer dans ce bois, j’aperçois en contrebas, le village de Barcelonnette qui n’est plus très loin. Ce sentier technique très pentu et en zig-zag est une vrai souffrance pour mes jambes à ce stade de la course, je pourrais marcher, mais m’efforce de courir et au moins on est à l’ombre… Puis nous arrivons sur le bas, on attaque la route, ça sent la fin, je gueule (comme tout le monde) le fameux « combieeen » les gens nombreux, m’annoncent 800 mètres, quoi seulement, mais on sort à peine de la forêt ! Je cherche l’ombre et fini en décollant le bitume, petit coup d’œil à la montre 2H38, quoi ! 2h38 alors que le bouk avait fini en 2h42 en 2013 et le manak en 2h40 !!! Allez, un dernier challenge allé bouges tes fesses Brice je traverse le pont malgré les conseils d’un bénévole de plonger dans la rivière (il avait dû remarquer mon état de desséchement avancé, s’ensuit une longue ligne droite, plus que 500 mètres, les barrières forment maintenant le parcours final à suivre, on bifurque sur la gauche et la nouvelle ligne droite, mais je n’aperçois pas l’arche, je relâche, p’tain ça fait pas 500 mètres ça ! et comprend finalement que le parcours se termine dans le parc de l’hôtel de ville, 2h40 à la montre, merde c’est rapé pour fumer le temps du manak, j’accélère dans le parc on ne sait jamais, les encouragement des filles, qui sont là avec les enfants me boostent encore un peu, puis la délivrance, je passe l’arche. 2h40’48’’.

Reste plus qu’à attendre les Didiers :

Fred arrivera 8 minutes plus tard, 1ère surprise, il a visiblement dépassé La Corne au Sommet.

La Corne arrivera quant à lui 17 minutes après moi, handicapé de sa pointe au mollet devenu grosse douleur et qui a, à priori souffert sur le final – il était temps que le DTTN se termine !

On attend le Chasse Neige, mais c’est la Patate qui se présente à l’arrivée sur nos encouragements, puis viens notre chasse neige avec qui nous nous octroyons une seconde arrivée sous la banderole.

On assiste à l’arrivée du Faizan, qui nous gratifie d’un temps canon sur la 42 Km et le Manak arrive quelques minutes plus tard, suivi du bouk 1h30 plus tard que j’accompagnerai avec une bouteille d’eau sur les derniers 600m.

Plateau repas d’après course un peu décevant au passage, mais top organisation, balisage impeccable et ambiance sympa sur le parcours. De plus les photos et résultats étaient dispos le soir de la course sur le site oueb !

Malgré la longueur du trajet à parcourir, les membres fondateurs du DTTN risque fort de se casser les dents pour trouver mieux pour remplacer éventuellement cette épreuve l’année prochaine.

 

 

 

3 commentaires

Commentaire de BOUK honte-du-sport posté le 14-08-2014 à 23:08:38

Quelle course mon Brick !!!

Gérée de fin de maître en tout cas, un peu déçu que tu ais battu mon chrono de 2013 mais ma foi on n'a pas le même niveau hein !

En tout cas ça t'a fait des BAHTs c'est toujours ça ! Le DTTN 2014 est déjà fini, mais le DTTN 2015 se prépare déjà...

Je te fais pleins de bisous (et encore merci pour mon final à tes côtés)

Commentaire de philkikou posté le 15-08-2014 à 11:47:46

il ne manque que les photos !! Pas de camel bag ou bidon ?? (sans génépi à l'intérieur ;-) )
La région est magnifique.. mais très pentue !!

Commentaire de Albacor38 posté le 18-08-2014 à 14:59:08

Belle course et beau récit Brice
C'est pas tous les jours qu'on peut finir devant la Corne
(Et sur le 42km C'est pas tout les jours non plus qu'on peut finir devant un Manak : Chapeau bas Faizan !!!)

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