Récit de la course : Trail du Tétras Lyre - 39.3 km 2012, par nico2938

L'auteur : nico2938

La course : Trail du Tétras Lyre - 39.3 km

Date : 22/9/2012

Lieu : St Andeol (Isère)

Affichage : 771 vues

Distance : 39.5km

Objectif : Pas d'objectif

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Trail du Tétras Lyre 2012 39km

Trail du Tétras Lyre

15 jours après un semi échec lors du trail de la Côte d’Opale, il a fallu se remotiver pour le dernier objectif de la saison. Les Templiers seront l’ultime course de la saison et la plus relevée.

C’est dans le cadre de cette préparation que je décide de participer au Trail du Tétras Lyre. Ce sera l’occasion de faire une belle sortie longue en montagne. Il faudra donc produire un effort raisonnable pour faciliter la récupération. Une seule consigne, les descentes sont faites à bonne allure.

7h45, j’arrive à Saint Andéol pour retirer mon dossard. La pluie fait son apparition mais rien de bien inquiétant et je pronostique le retour du soleil pendant la course. La température est plutôt douce pour la saison mais idéale pour courir.

Les discussions vont bon train avec tous les visages connus que je croise. Je file quelques conseils à David Majewski qui prépare lui aussi les Templiers. Il y a aussi quelques copains du club sur le petit ou le grand parcours. Je croise aussi Lionel Bonnel (vainqueur 2010 de la 6000 D), Maxime Ramstein (le vainqueur du Tétras Lyre 2011). Un joli plateau et la promesse de ne pas me retrouver seul à arpenter la montagne.

Avec quelques minutes de retard, le départ est donné après un rapide briefing. Je pars très cool en surveillant les pulsations. Rapidement, Maxime prend quelques longueurs, je reste en retrait et on papote avec Lionel. Le début du parcours est ascendant mais la pente est modérée. Lorsqu’on tourne à gauche, la pente se durçit. Je double un coureur et je reviens tout doucement sur Maxime. J’effectue la jonction sur la piste et un groupe de 3 se forme avec Lionel, Maxime et moi.

Lorsque la pente s’inverse, je hausse de façon brutale le rythme. Nous, voilà, à 18 km/h en train de dévaler cette piste. Lionel reste à ma hauteur tandis que Maxime lâche un peu. On conserve un bon rythme et on continue à échanger avec Lionel. A ce moment-là, je me dis qu’on va faire la course ensemble. J’indique les bifurcations à l’avance et on croise la route du col des Deux avant de filer vers la seconde difficulté du jour.  D’abord, la pente est prononcée puis elle s’adouçit progressivement sur les pistes conduisant au sommet. C’est un peu long et pas très fun cette partie, je gère mon effort et je m’amuse à bien le sentir pour m’imprégner du rythme. Sans le vouloir, je prends un peu d’avance sur Lionel. Il faut dire qu’il n’est pas dans un grand jour. Il est un peu malade et il a cassé un lacet de sa chaussure juste avant le départ.

On bascule en direction de Gresse et je descends vite sur ce sentier joueur. Quelques coups d’œil en arrière et je m’aperçois que Lionel n’est pas loin. On croise la route puis on grimpe sur la gauche par un petit sentier qui nous conduit vers le premier ravito. Un petit kilomètre de route et j’entre dans Gresse pour le premier ravito. Je pose mon camelback (marathoner vest) et je récupère mon porte bidon. Quelques mots échangés avec mon papa et je repare: direction le col de l’Allimas. Toujours en maîtrise, je gère la montée. Je trottine en permanence sans signe de fatigue. La montée est rapide et bientôt, le Mont Aiguille prend place dans le paysage. C’est toujours aussi beau et j’en profite pour admirer un peu. J’arrive au col et l’écart avec Lionel est de 50 secondes.

On attaque la troisième grosse difficulté. Environ 350 mètres de dénivelé pour atteindre la crête des Alleyrons. Le sentier est d’abord roulant puis la pente se redresse. Malgré tout, on peut courir tout le long si on est en forme. Je mange, je bois et sans m’en rendre compte, je débouche déjà dans les pâturages. Un coup d’œil à l’horizon et je vois des bénévoles tout en haut du téléski. C’est une nouveauté car avant, on descendait direct le long du téléski. L’ultime partie de la montée est raide et je marche un peu. Quelques mots d’encouragement des bénévoles et j’attaque la descente. Elle est bien plus agréable que celle de l’ancien parcours. C’est un peu raide en forêt et je descends de façon un peu saccadée. J’avale un gel, je sirote mon bidon et me voilà dans la station de Gresse. Environ 2 kilomètres de bitume nous conduise vers les Dolomites puis la descente menant au deuxième ravito.

Je suis nettement plus frais que lors des précédentes éditions, je bois un verre d’eau et je reprends un bidon de boisson énergétique (un peu limite finalement). Je repars et la plus grosse difficulté se présente sous mes baskets. Non seulement, cette montée sous le pas de Berrièves est dure mais elle intervient surtout après 30 km de course. Même en gérant, il y a une petite lassitude et je me balade moins qu’au départ. Je cours tout le bas puis lorsque la pente se redresse, je marche sans trop de remords. Le cardio est bien assez haut de cette façon. Mine de rien, c’est raide dans le coin et je ressens une fatigue anormale. J’avale un gel puis 10 min plus tard, j’en reprends un. J’atteins le sommet et il ne reste plus que le balcon. « Plus que », je ne suis pas certain que ca convienne vraiment à cette partie. Certes, le profil jusqu’à la cabane de la Peyrouse est descendant. Malheureusement, ceux qui découvrent le parcours apprennent souvent à leur dépens que descendant ne signifie pas que de la descente. En plus, Dame Nature nous a gâté d’un éboulement qui oblige à un petit détour et une grosse montée pour revenir sur le sentier classique. A la faveur de cette partie, je vois Lionel. Il n’est pas si loin finalement et mes jambes ont décidé de m’abandonner quelques instants. Comme je commence à bien les connaitre, elles décident de revenir pour finir la course. Le seul hic, je n’ai plus d’eau en arrivant à la cabane.

Il ne reste plus que de la descente. Enfin, presque. Je vous accorde bien qu’il reste une dernière petite montée pour rejoindre l’arrivée. Je dévale vite les premiers lacets puis la partie plus rapide nous conduisant à Bourg Menu. Encore 2 kilomètres et c’est l’arrivée. L’ultime montée me semble moins raide qu’à l’accoutumée. Comme quoi, les sensations du moment jouent beaucoup sur la perception des difficultés. Je trottine tout le long, c’est mon ultime défi du jour. Quelques escaliers et pas mal de monde pour m’encourager. 3h42’ après le départ, je coupe de nouveau la ligne avec la banane. 2 minutes plus vite qu’il y a 4 ans sur un parcours un peu plus long et surtout en finissant nettement moins fatigué.

Lionel arrive 8 minutes plus tard, il a un peu lâché en descente et Nicolas Moyroud complète le podium un peu plus tard.

Caroline Solinas s’adjuge la course chez les féminines pour quelques secondes devant sa première poursuivante. On retiendra tout de même que Christelle Mascot s’égare à 1 km de l’arrivée ce qui la prive d’une victoire qui lui tendait les bras.

Le petit parcours est dominé par Jean Soulès devant Laurent Tachot. Laurent s’offrant du même coup, la victoire finale du challenge.

Etant donné qu’il s’agit de l’ultime manche du challenge Sud Isère des trails, la remise des prix n’a lieu qu’à 15h30. Ce n’est pas grave, il fait beau et on papote avec les copains. Une petite interview pour le Dauphiné Libéré où je raconte un peu ma saison.

Une belle journée sous le soleil des balcons Est du Vercors.

 

3 commentaires

Commentaire de petzel posté le 24-09-2012 à 12:39:59

Bravo Nico pour ta perf et tous mes encouragements pour les templiers.
Pascal de Monestier

Commentaire de Niko3006 posté le 24-09-2012 à 13:35:41

Félicitation Nico pour ta course et ton compte rendu,RDV fin octobre a Millau je te souhaite une très bonne fin de préparation pour les Templiers....

Commentaire de Génep posté le 24-09-2012 à 13:36:46

Gestion tranquille pour une belle victoire.
Ça promet pour les Templiers.

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