Récit de la course : L'Infernal Trail des Vosges - 72 km 2012, par JCVOSGES

L'auteur : JCVOSGES

La course : L'Infernal Trail des Vosges - 72 km

Date : 9/9/2012

Lieu : St Nabord (Vosges)

Affichage : 1504 vues

Distance : 75km

Matos : Short Raidlight
Tshirt 1/2 zip Raidlight
Chaussures Quechua RT5 360
Manchons Booster
Chaussettes xsocks
Sac XA skinPRO 10+3
Frontale MYO XP

Objectif : Objectif majeur

1 commentaire

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L'Infernal 72 mon premier longue distance.

Objectif de mon année 2012 et première longue distance, une année un peu difficile qui ne m’aura pas permis de m’aligner sur d’autres trail suite à quelques problèmes de contractures, mais j’ai quand même pu gérer ma préparation, donc les jambes sont là et le mental aussi, mon objectif pour cette course, rentrer dans les 10h00.
1 h00 du matin, je prends un bon petit déjeuner, café biscotte yaourt riz œuf dur kiwi. J’ai plutôt bien dormi malgré le stress. 2h00 arrivée au stade, déjà pas mal de monde mon épouse et mes enfants sont là pour assister au départ, c’est plutôt réconfortant et cela permet de se détendre un peu.

3h00 c’est le départ, sous un feu d’artifice et la lueur de l’infernal. Le serpent de frontales s’étire lentement, les premiers semblent aller vraiment très vite. Pour ma part je suis aux alentours de 10kmh, l’allure prévue. Je gère plutôt bien, j’entends un baliseur qui m’annonce 65ème peu avant de passer sous la nationale. Etrange sensation que de courir de nuit, l’impression de flottement et une perte de repère qu’il faut gérer, on aurait facilement tendance à se laisser emmener, je me demande parfois si ce n'est pas ce qui m'arrive, l'intensité est élevée.

Successions de bosses raides et de descentes rapides, c’est très cassant, pas mal singles remplit de piège : branches, racines, pierres, boue,mares  qu’il est parfois difficile d’appréhender avec les frontales.
Arrivée au niveau de kiosque de Remiremont c’est un peu la confusion le balisage semble avoir disparu , plusieurs coureur tournent en rond. Puis c’est la montée assez  longue sèche et cassante vers le ravito de la Croisette qui semble bien loin, je passe pas mal de concurrents. A la croisette je m’arrête finalement très peu, il me reste de l’eau et largement de quoi m’alimenter. Je continu donc mon chemin direction le Girmont.

A part quelques passages, le terrain est plutôt roulant et j'ai le sentiment de gèrer plutôt bien ma course, les sensations sont excellentes , j’arrive au Girmont à 8h15 avec ¼ d’heure d’avance sur mon timing. Le mental est bon et les jambes sont là, mais je commence à avoir mal au tendon du fascia lata, ne serait ce pas cette première partie très cassante ?...

J’en profite donc pour faire une pause, m’alimenter et échanger avec quelques concurrents, la chaleur se fait déjà sentir, ça ne laisse rien présager de bon pour les heures qui viennent. Je reprends doucement en marchant un petit moment avec un autre concurrent qui ne peut plus s'alimenter et  un couple qui court sur le 160, puis je recommence à trottiner, ce bon sang de tendon est vraiment douloureux et les descentes deviennent pénibles, mais la douleur reste gérable, tant pis pour l’objectif, je vais tacher de gérer ma fin de course pour la finir, et si possible en bon état.

Le ravito de la Demoiselle me semble à des années lumière je marche 60% du temps à 5 ou 6 kmh, il fait super chaud, et la traversée de la plaine avant le ravito est franchement pénible, tout le monde marche et ceux qui relancent sont vite rappelés à l'ordre par le soleil.  Arrivée au ravito ambiance sympa pas mal d’amis m’attendent avec une banderole « Vas y Jean Charles » ça met de l’ambiance et ça regonfle les batteries. Je repars  avec un peu de musique dans les oreilles pour oublier ce bon sang de TFL qui me rappel son souvenir à chaque accélération. Quelle frustration quand on a la caisse et que la mécanique ne suit pas…

J’arrive aiu ravito de  Puisieux , toujours avec la banderole d’accueil, (ça donne des ailes !) du coup tout le monde connait mon prénom (lol) , je marque une pause, un peu de bombe de froid sur le tendon, un changement de chaussures ( traversée du ruisseau oblige) et je repars en marche rapide et en trottinant autant que possible. Le moral reste bon, la douleur est gérable, et je pense pouvoir rentrer dans les 11h00 (objectif de repli !), il va falloir quand même que je termine au mental…


J’ai l’étrange sentiment que plus j’approche du stade et plus il s’éloigne, ce tronçon me semble interminable, une douzaine de kms qui n'en finissent pas. Comble de malchance ma TFL me déséquilibre et paf la cheville droite se tord, encore ça de plus à gérer... Heureusement il fait chaud, très peu de participants courent, y compris les concurents du 30. La dernière partie est franchement pénible, une série de faux plats montants et des longues descentes bitumée s qui sont de véritables plaques chauffantes, je marche plus que je ne coure aux alentours de 6 kmh. Je vais finalement mettre presque 2 heures pour terminer ces malheureux 12kms...
J’entends les hautparleurs du stade, ça commence à sentir bon l’écurie, du coup je trottine de nouveau, je passe sous le pont avant de bifurquer sur le stade, et là mon fils et  quelques copains m’attendent avec la banderole et m’accompagnent jusqu’à l’arrivée, un super moment. J’arrive finalement 66ème dans les 11h00.

Nous étions parait il 257 partants pour 154 finishers...

Pour l'année prochaine j'oublie l'Infernal 160 et  je m'alignerais de nouveau sur L’Infernal 72, mais cette fois  sans ce maudit TFL , il faut que j'aille rechercher cet objectif des 10h00. Je  me mitonerai une préparation qui me permettra mieux de gérer les tronçons roulants. Pour le moment quelques bonnes nuits de sommeil, du glaçage et l’arnica ont commencé à faire leurs effets, le tendon ne parait pas touché et la récupération devrait être assez rapide. Mais je me donne quand même une ou deux semaines de calme , ensuite on verra en fonction des sensations.

Félicitations à tous les kikourous qui se sont alignés sur les distances de l’Infernal et que j'ai du croiser , avec une pensée particulière à tout ceux qui ont du abandonner !

1 commentaire

Commentaire de cakou posté le 13-09-2012 à 10:02:17

Bravo a toi
J'étais sur le 160 km et j'ai fini avec Stéphane le vainqueur du 160 il a accompagné le groupe des serre files .
Je voulais faire deux nuits c'est réussi.
Cette course est difficile mais l'organisation est aux top avec des bénévoles en nombre pret a ce plier en quatre pour vous aider.
a Rupt la podologue m'a soigné deux ampoules avant de se proposer de secouer mes chaussures.
vous voulez faire une course sympa en 2013 l'infernal quelques soit la distance.

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