Récit de la course : Marathon de New-York 2008, par Klem

L'auteur : Klem

La course : Marathon de New-York

Date : 2/11/2008

Lieu : New York (Etats-Unis)

Affichage : 673 vues

Distance : 42.195km

Objectif : Terminer

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Marathon de New York 2009

Marathon de New York 1 novembre 2009

 

Durant les jours qui précèdent le fameux et tant attendu marathon de New York, trois footing dans Central Parc, où les couleurs de l’automne ajoutaient encore au charme de cet espace vert , magnifique parc.

Footing le long du réservoir  où fut tourné le film marathon man  avec Dustin Hoffmann que j’ai eu soin de visionner avant de partir  bien sur , pour m’imprégner des lieux, purs moments de joie.

Lever à 4 h 30 le dimanche de la compétition, après un succinct petit déjeuner et  une tasse de café, me voilà parti, dans le métro puis dans le ferry boat qui nous transporte sur  Staten Island au fort Wadsworth.  Je pense à mon objectif , d’abord finir ce marathon , ensuite le rêve de le  terminer en moins de 3 h 20 ( pour me qualifier au championnat de France ).

Attente jusqu’à 9 h 40 c’est  long et puis il fait froid aussi.

Nous sommes dans les sas de départ à présent nous commençons nos étirements, on s’appuie les uns sur les autres, mes voisins sont espagnols.

Un irlandais portant un maillot d’une association de lutte contre les maladies du cœur , se retourne et me serre la main,  geste gratuit d’un inconnu , c’est beau la fraternité !

Nous voici sur la ligne de départ , sur ce fameux pont Verrazzano partie supérieure, là l’hymne américain est chanté, ce fut le moment le plus émouvant, cette voix claire et ce silence respectueux de tous ces coureurs.  

Puis cette foule qui crie New York !  New York !

Après un discours bref du maire de New York M. Bloomberg ( une pèche d’enfer ), le coup de canon retentit.

Cette fois ci nous voilà parti pour 42, 195 km, sur ce pont, on ne se gène pas , un des meilleurs moments de la course, l’allure n’est pas rapide, mais convenable, je me dis excellent pour l’échauffement.

Là je me dis c’est incroyable je suis sur le pont de Verrazzano, notre cadence est rythmée par tous ces bruits de chaussures sur le goudron.

A la sortie du pont un américain bouscule et insulte un autre américain, il a du lui couper la route surement, je leur crie   :  be quiet be quiet ( soyez calmes ).

Dès que nous abordons Brookling, une foule assez compacte nous accueille chaleureusement.

La charge émotionnelle est importante quand je vois ces policiers new yorkais nous applaudir et nous encourager.

Ligne droite de huit kilomètres faut mieux prendre son mal en patience, resté callé dans son tempo, courir à l’allure prévu soit 4 mn 30 secondes au kilomètre, légèrement en avance, je maintiens mon allure.

Premier ravitaillement l’eau et la boisson sucrée sont servies dans des gobelets en carton, boire à 13,5 km/h dans des gobelets, on en verse partout . Je lance à une charmante voisine dans l’humour très british :

It is very difficult to drink today isn’t ! ( difficile de boire aujourd’hui, n’est-ce pas !) large sourire de celle ci.

Puis vient le quartier juif de Williamsburg, ce qui étonne c’est le silence, les juifs facilement reconnaissable grâce à leur chapeau  et  à leurs longues mèches de cheveux sur les tempes, vaquent à leurs occupations, ils ne nous encouragent pas. J’en profite pour regarder la jolie synagogue au passage tant que je suis encore lucide.

Il y a un vent défavorable et froid sur les ponts, vient celui de Pulaski, marquant le passage au semi marathon en 1 h35 mn environ, jusqu’ici tout va bien. J’avais peur que certaines blessures récentes réapparaissent, donc je suis prudent.

Après avoir franchi le pont,  toujours la présence de cette foule massée de chaque coté des avenues dans le froid et donnant de la voie, acclamant les français particulièrement.

Des orchestres de musique, allant du hard rock à la musique classique jalonnent le parcours, les musiciens y mettent du cœur à l’ouvrage et vous regardent en souriant, si tous les jours pouvaient être ainsi !

Peu avant le km 26 le fameux pont Queensborough qui relie le quartier du Queens à celui de Manhattan, il monte et c’est long, premier signe de fatigue de certains concurrents.

Vers le km 28, nous voilà sur la première avenue, très large, là on sent bien que la cité a été transformée en arène, les encouragement redoublent d’intensité. Les spectateurs vous tendent  la main, on aime à taper ses mains, mais avec modération, ne pas perdre de vue l’objectif.

Jusqu’au km 32 tout va bien jusqu’au pont  et le passage dans le Bronks ; là le mur et je me rappelle de la phrase de Bernard ( entraineur course à pied de Bagnols Sur Cèze) ; les 30 premiers kilomètres ne servent qu’à vous fatiguer, le marathon commence au km 30. Et il en faut du courage, tant on veut dominer la fatigue et vaincre cette peur d’abandonner.

Peu de spectateurs dans le Bronks, après 2 km nous revoilà franchissant un autre pont du coté de Manhattan , plus exactement dans le quartier noir de Harlem, on voit bien que le niveau de vie ici est beaucoup moins élevé que du coté de Times Square, les gens nous encouragent tout de même .

Au Km 35, malgré la fatigue mon allure  reste soutenue je reste sur la base de 3 h 15 mn .

Nous descendons la célèbre 5 ième avenue, noire de monde, fatigués les coureurs du moins ceux à mes côtés se concentraient sur leur course, c’est dur pour tout le monde.

Puis vint l’entrée dans Central Park, la fin est proche , mais il reste les six derniers kilomètres , les plus durs, car ça monte et on est très fatigués à ce stade.

J’avais pourtant reconnu cette fin de parcours trois fois.

Kilomètre 40 La fin est proche, j’ai l’impression de courir à 7 km / h, en examinant mes temps de passage j’étais à 12 km /h. Autant dire que les encouragements de la foule vous donne des ailes.

Derniers  400 m annoncés la foule est littéralement en furie, j’aperçois  après l’ultime virage le chronomètre et la ligne d’arrivée, mon temps me permet une qualification au championnat de France de marathon, je suis très content , et  une dernière accélération comme à l’accoutumée histoire de penser que l’on remettra cela.

En franchissant la ligne j’ai pensé comme tous ces participants américains, yes i did it  , oui je l’ai fait.

 

Temps 3 h 18 mn et 54 sec        position 3008 sur 43500 arrivants                                                     

37 sur 1592 dans ma tranche d’âge                                 ( seules 250 personnes ont abandonnées)

 

Klémici

 

 

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