Récit de la course : Trail de la Sente des Moines - 30 km 2019, par Twi

L'auteur : Twi

La course : Trail de la Sente des Moines - 30 km

Date : 20/10/2019

Lieu : Gruchet Le Valasse (Seine-Maritime)

Affichage : 259 vues

Distance : 30km

Objectif : Pas d'objectif

2 commentaires

Faire connaître ce récit sur Twitter :

Faire connaître ce récit sur Facebook : Partager

Un trail pas vraiment monacal.

Le rendez-vous est fixé 9h à Gruchet-le-Valasse (un nom qu’on croirait tout droit sorti du répertoire grolandais, mais en fait ça existe vraiment). Pendant que l’élite du trail regarde la pluie tomber à Millau, la Normandie se réveille sous un ciel gris, mais sec.

Le retrait des dossards se fait à l’espace Pierre de Coubertin, une figure locale le Pierrot. En fait de dossard, chacun se voit doter d’un badge magnétique, qu’il faudra juste présenter à l’arrivée. Etrange … comment les bénévoles distinguent-ils les coureurs du 30km de ceux du 14 ou du 9 ? ou les participants des simples joggeurs du dimanche ? Peu importe après tout, pourvu que ça marche.

Rendez-vous sur l’avenue principale, neutralisée pour l’occasion, un petit briefing et le départ est donné, ce qui nous permet de nous éloigner rapidement de cette zone commerciale sans grand’ charme. On bifurque à droite, passage devant la belle église de Gruchet, et nous voilà bientôt dans les bois où ça grimpe gentiment. Pas de bouchon dans le passage entre la route et le chemin, nickel, c’est ce que je craignais. Je m’installe à mon rythme dans le peloton, grapillant plutôt quelques places sur cette première portion forestière, qui nous amènera au hameau de Beauchêne, avant de redescendre sur la vallée. Les chemines sont humides mais pas détrempés, ça permet de bien dérouler sans trop d’appréhension.

Un nouvel aller-retour sur le côteau, avec un ravito bien achalandé et sympathique au passage, puis nous voilà au Parc des Aulnes à Lillebonne. On prend le parcours du Radicatrail à rebrousse-poil : on longe la voie rapide, la zone commerciale et ça grime dans le bois au-dessus de Radicatel ou le chemin a été ravagé par les engins de travaux public. Au printemps dernier, l’endroit était enchanteur, j’étais même venu y cueillir de l’ail des ours, quel massacre !

Une petite boucle dans les champs, bonne ambiance dans le peloton ou quelques groupes s’attendent et s’encouragent, notamment les concurrentes puisqu’on est en plein dans la zone du podium féminin (la 1ère est 500m devant, la 2nde juste sur me talons et la 3ème 100m derrière : ça ferraille dur !).

Puis nous voilà dans la partie qui fut pour moi la plus pénible, avec un faux-plat montant dans les bois sur un chemin défoncé et détrempé … courable mais épuisant. Je m’économise tout en essayant d’avancer, je grapille et me fais grapiller à égalité ce qui veux dire que je ne suis pas en train de craquer. Une fois sorti de ce passage difficile, je retrouve un second souffle ; on est presque à 20km de parcours, tout va bien. On passe la succession de barrières agricoles qui marquait le passage du 100ème km sur le Radicatrail, encore un endroit connu, ça fait plaisir d’y repasser, le paysage et les chemins sont agréables.

Descente sur l’abbaye du Valasse où je manque de faire un joli vol plané sur une souche que je n’avais pas vue, et on nous offre un grand tour du Parc de l’abbaye, ce qui est plutôt sympa. Passage à gué obligé dans le ruisseau du Parc, je m’écrie « j’adore » pour la plus grande joie des bénévoles. C’est encore tout dégoulinants que nous arrivons au 2ème ravito.

Une dernière montée sur le plateau, 2 bons kilomètres de route pour traverser Saint-Antoine-la-Forêt et on pique à nouveau vers la vallée, via la fameuse sente des Moines, où je m'offre une calèche en guise de lièvre. Au 29ème kilomètre, je m’amuse d’un bénévole qui m’encourage d’un « vous avez fait le plus dur » ; une grande descente bitumée histoire de finir de traumatiser les quadris, puis un chemin qui longe la voie ferrée et n’existe même pas sur les cartes nous amènent aux abords du stade, sous les 12 coups de midi. Il nous faut encore faire le tour du stade, dommage, cela allonge le trajet à 30km et 300 mètres et surtout symboliquement, mon temps à 3 heures et 46 secondes, malgré un magistral sprint final.

A l’arrivée, on nous offre une bouteille de Godène (la bière locale) et un pot de moutarde fabriqué dans le coin aussi. C’est un choix assumé de l’organisation : des produits locaux ; ça me plait bien, je ne sais plus quoi faire des t-shirts techniques et autres Buffs. Je m’offre un passage au ravito final, avant de m’installer dans la pelouse pour étirements et bilan.

Je visais inconsciemment 3h, on y est ; je n’ai pas vraiment subi de coup de mou, j’en suis plutôt content. J’apprendrai quelques heures plus tard que je finis 67ème pour 167 finishers sur cette distance.

Le parcours est sympathique, on peut lui reprocher un peu trop de bitume (ce qui est quand même assez inéluctable dans un zone périurbaine) ; à l’inverse, les portions nature sont agréables, variées et techniques, avec du dénivelé –mais pas trop, du sous-bois pour le plaisir des yeux, des monotraces, des ornières casse-pattes …

Une bonne course longue de dimanche matin, à refaire en mode entraînement ou rando-course.

2 commentaires

Commentaire de Arclz73 posté le 21-10-2019 à 11:23:57

3h ca envoie quand même pas mal didonc ! Bravo !

Commentaire de Twi posté le 21-10-2019 à 17:43:19

Merci !!! je suis content de moi en effet, même si, il faut pas se leurrer, c'est quand même assez roulant ...

Il faut être connecté pour pouvoir poster un message.

Accueil - Haut de page - Version grand écran