Récit de la course : Trail du Gros Foug - 17 km 2019, par BOUK honte-du-sport

L'auteur : BOUK honte-du-sport

La course : Trail du Gros Foug - 17 km

Date : 9/3/2019

Lieu : Serrieres En Chautagne (Savoie)

Affichage : 258 vues

Distance : 17km

Objectif : Pas d'objectif

3 commentaires

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Le récit

Trail du Grand Foug… Une course pleine d’envie, avec en pensée un fougueux Mustang

 

 

Il est pratique ce trail du haut foug : il a lieu un samedi en fin d’après-midi (j’aime !), et en plus je ne suis jamais allé dans ce coin de Savoie. Deux bonnes raisons d’y aller, même si l’image que j’avais de cette course est que la météo y est toujours mauvaise, et aujourd’hui n’échappe pas à la règle hélas.

 

Mais la motivation est bien là ! Même si je suis tout seul aujourd’hui (snif), hormis Nathalie Peillex et un autre coureur de l’Ain déjà croisé sur les course saucisson il y a bien longtemps (sosie de bubulle mdr), je ne connais personne. Et mes pensées sont aujourd’hui pour ce sacré Mustang, oui oui je ne l’aurai jamais croisé mais à travers les écrits on peut se faire une idée du personnage, on connait aussi le sentiment d’amitié donc on pense à notre lutin, et voilà quoi. On a la santé, on a nos jambes, on est chanceux.

 

Inscrit au dernier moment, en tout cas ils ont du monde ici, je regarde le départ du 10 km puis c’est notre départ « à nous ». Je suis surpris je ne vois presque pas de frontales ! Par contre encore des gens avec écouteurs et pire : avec un GROS CASQUE, juste envie de les baffer !!!

 

Coutume du Bouk : je pars dernier ! Les nanas avec moi annoncent « allez on en a pour 3h » moi j’espère 2h pour ce 17 km et 650m de d+.

 



Km1

Et dès 400m de course on part à l’assaut du « massif du foug » (je comprends le nom de la course !). C’est déjà la remontada (ou le come-back) dans cette première montée où les gens sont scotchés tandis que je trottine bien. Je peux doubler notamment un collègue qui était parti comme moi dernier et qui a semble-t-il la même stratégie, également bubulle2 et la team gros casques. Déjà des bénévoles signaleurs qui nous encouragent, comme tout au long de ce parcours.

 

Km2-3

On arrive dans une première vigne (il y en aura plein) et j’applique ma tactique de « sauts de puces », d’un groupe à un autre, toujours celui de devant. Tracé original puisqu’il y a bien du monde au-dessus de nos têtes, on va tout au bout du champs plein sud, montée, puis on revient plein nord. L’occasion de croiser plus bas les derniers !

Sur ce plat je reviens sur un coureur isolé mais SANS EMMENER DANS MA ROUE MES POURSUIVANTS et on bascule… sur une descente !

 

Km4

Rigolo, dans la descente bitumée je reviens sur deux binômes. Je vais pour les passer quand celui des deux oranges me sort « hé c’est interdit !!! », du coup je suis zen today zero pression je ralentis et je fais « oups désolé mais je voulais aller chercher les premiers », du coup ça chambre avant le single de (bonne montée). Là le parleur orange1 aux jolies chaussettes jaunes persiste à courir, j’essaye de tenir et on revient sur des marcheurs, mais il commence à bien me distancer, son acolyte orange2 me colle aux basques, pas simple ce sport !

 

Derrière dans cette forêt c’est pas simple, beaucoup de relances mais la course est longue, je déconne avec l’acolyte « t’es sûr que c’est un pote parce que là il attends pas », « t’inquiètes je le fumerai à la descente… a l’apéro ! ». C’est qu’à ce rythme j’ai peur d’exploser la course est loin d’être finie !

 

Km5

En tout cas j’arrive à le garder derrière mais le groupe « du champs » est revenu sur nous et ça c’est pas glop. Puis arrive une épingle l’occasion de voir les forces en présence et TIENS mon orange2 avait lâché en fait, par contre j’ai du monde aux basques, encore une petite côte je garde le rythme car en haut c’est le ravito, bien sympa, avant un long tronçon en descente.

 

Km6-7-8

C’est d’ailleurs ICI que la course se joue ! Oui ! On est en plein fight saucisson, on s’est bien détaché, on est 3 (un V2 bleu un V2 blanc et le bouk), je pense leur mettre la misère maintenant surtout que le bleu descendait pas bien tout à l’heure mais TU PARLES là c’est pas la même histoire c’est de la descente bitume je mène le train je distance personne et pire le bleu (ouiiiiiiiii) me dépasse !

Mais le Bouk se laisse pas faire et c’est parti pour une partie de yo-yo car oui quand on se retrouve leader on devient chassé et ouais mon pote ! Du coup à jouer à ça on distance le blanc (déjà que derrière le trou était fait), et on rattrape les groupes de devant, 6-7 coureurs facile. Improbable, je rejoins même mister orange1 mais je sais pas comment le héler car « BOUUUUUK » ici c’est pas connu.

 

Km9-10

C’est comme si ma course était « gagnée ». On est quasi à m-course, toujours la peur de payer ce début de course. Même si les 6-7 coureurs me dépassent je serai content, et derrière (vu qu’on a du visuel on voit bien) c’est vraiment géré !! Ca reviendra pas

En tout cas la montée se passe moins bien, ils me dépassent tous sauf le bleu qui souffle comme une loco, mais on peut voir que le blanc du ravito km5 est trèèèèèèèès loin, et derrière lui personne ! Le pauvre il est bien seul. Etrangement (encore) un binôme devant, Lucas et son pote, ils étaient premiers mais se retrouvent quasi derniers avec moi, c’est Luca qui flanche.

Et voici déjà le ravito 2 ! Encore une fois, le coureur bleu le saute et passe.

 

Km11-12

On aborde en fait le moment de bravoure de la course. Et bien que j’eusse couru en mode sauciflard physiquement je vais bien ! En tout cas je suis dernier du groupe de tout à l’heure, mais loin devant les lointains poursuivants.

Les gens encouragent Lucas et indiquent que c’est la dernière montée, je comprends que c’est plutôt LA grosse montée, je colle Luca mais rapidement il préfère me laisser passer, devant il y a mon coureur bleu et l’acolyte de Luca, qui me prend d’ailleurs pour Luca je me dis qu’il va mettre le clignotant et attendre son pote mais non décidément j’assiste encore à un divorce il passe le bleu loco et bien j’en fais de même mais ça y est il démarre sa course, impossible à suivre.

Dans la forêt encore une place de gagnée, le coureur bâtons est là à faire une pause.

Ok : donc : j’ai 3 coureurs au cul, Luca c’est bon il est neutralisé, et le bleu loco + mr bâtons. La fin de la montée est un peu laborieuse car on allume la frontale mais avec la pluie qui tombe ça réfléchit snif

 

Km13-14

C’est le sommet mais pétard on voit tchi. Brouillard indigeste (on voit à 2 mètres), et ce sol putain je ne distingue pas bien… Et pourtant il faudrait partir, envoyer et creuser !

En plus c’est dur la nuit pour les coureurs saucissons, car on est « vu » clairement par ceux de derrière, qu’on croit plus proches qu’en vrai ! Et je distingue au moins 2 ou 3 frontales derrière : fait chier.

Fait même VRAIMENT chier car moi devant j’ai personne, rien, donc je dois être attentif à chaque carrefour et trouver les balises tandis que derrière je leur trace une voie royale, on en reparlera… Grrrr

 

Km15-16

On est encore haut dans la montagne mais on entend bien le speaker ! Et la descente se fait plus en faux-plat maintenant, avec des lacets. Toujours ce souci, je suis chassé, j’ai personne devant moi mais par contre JE FAIS UNE JOLIE CIBLE pour ces fuckings poursuivants et ils sont deux à vouloir me croquer. Les lacets permettent de voir où on en est, je creuse pas mais ils reviennent pas non plus si facilement, si vous voulez fumer le bouk c’est pas encore fait les loulous !

 

KM17-18

Le dernier kil de descente avant la finale… Des descentes plus cassantes en dré dans la pente avec l’herbe bien grasse, OUF on revient sur un coureur, tandis que moi la menace se fait plus forte le coureur 1 (le bleu loco ???) se mettant même à ma hauteur mais je remets un coup de gaz !

FIGHTING SAUCISSON

On double finalement ce coureur, on en a de nouveau un autre au loin avec sa lumière rouge mais voici la fin de la descente on arrive au bitume et au village. Et là c’est bien simple, mon poto de poursuivant insolent tu vas subir LA LOI DU BOUK car je t’ai éclairé le chemin 4 kil c’est juste NON tu ne me passeras pas je file à grandes enjambées vers le final, façon fractionné, bon ça suffit pas à recoller le gus de devant mais par contre le poursuivant le mal est fait et je peux en terminer sereinement en 1h53 !!!

 

ARRIVEE SAUCIFLARDE 

Trop drôle le speaker qui indique mon nom suivi de « équipe les amis du bouk » (silence puis ricanement !), j’attends mon poursuivants et LA PUTAIN DE SURPRISE c’était le coureur orange2 !!! Content de l’avoir fumé, mais OH il est revenu du diable vauvert celui-là !!! Il me félicite pour le final bitume, je lui dis que je voulais pas perdre de position après avoir montré le chemin pendant 20 minutes ah que c’est saucisson tout ça ! On file au buffet je vois chaussettes jaunes que je congratule, on rigole on refait la course, quel fight pendant 18 km et quel kiffe quand la forme est là !

 

Vive la course à pied ! Mustang avait bien raison, qu’on se le dise

3 commentaires

Commentaire de Corne de chamois posté le 12-03-2019 à 00:01:16

c'est bien !!!
2019 serait-ce la résurection du bouk ?

Commentaire de BOUK honte-du-sport posté le 12-03-2019 à 00:27:00

ON EN EST PAS LA

Commentaire de L'Dingo posté le 14-03-2019 à 17:37:49

[quote=Bouk]Les nanas avec moi annoncent « allez on en a pour 3h » [/quote]

Bin dis donc, Le Bouk il est pas avare dans les préliminaires !! :-))

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