Récit de la course : La Mac VI 2016, par Zaille

L'auteur : Zaille

La course : La Mac VI

Date : 10/4/2016

Lieu : Niederbronn Les Bains (Bas-Rhin)

Affichage : 801 vues

Distance : 26km

Matos : Mizuno Kazan
Cuissard et bas de compression
Sac d'hydratation Oxitis

Objectif : Battre un record

2 commentaires

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Mac6, le retour

Pour la 2ème fois de ma courte carrière d’Elsass-runner, j’ai décidé de m’élancer à l’assaut de la tour du Wintersberg en m’engageant à la MAC 6 organisée par les Vosgirunners durant un week-end où se succèderont des trails (des vrais) de 74km, 59km, 26km (est-ce encore un trail) et 12km (là c’est plus un trail).

 

L’an passé mon objectif était de venir à bout des 26km et ses 1000m de D+ sans objectif de temps. Cette année, j’espérais mettre à profit ma connaissance de la course pour finir en 2h45 au lieu des 2h57 (ouf moins de 3 heures) qu’il m’aura fallu en 2015. L’idée c’était aussi de me tester et de voir dans quel état j’allais arriver en taquinant le chrono sur une telle épreuve.

 

750 inscrits, ça fait du monde, on le remarque de suite en arrivant dans le coin du stade où pour se garer il faut tourner dans les lotissements adjacents  à la recherche d’un bout de trottoir libre. Comme j’essaie toujours d’être une heure à l’avance, pas de stress. Dossard, T-shirt technique et entrée piscine pour tout le monde, on récupère ça rapidement dans une organisation que l’on sent huilée.

 

Départ à 10h00, mon energy-cake est digéré, le dernier pipi évacué, je me place plutôt vers l’avant pour ne pas être gêné par ceux qui décideront de marcher dès le premier raidillon.

 

Dès la sortie du stade, première montée et évidemment certains commencent à marcher, ce que je refuse et donc je perds un peu de temps et d’énergie à slalomer. Le chemin est relativement large et donc ce n’est pas encore mission impossible.

 

La première descente est un single-track où l’on se suit tous en file indienne, l’un ou l’autre essaie des dépassements hasardeux mais le rythme est bon pour moi donc je reste sagement dans la file. La suite se passe en montée sur un chemin large où je commence à remonter certains avant la grosse descente technique sur Dambach et où à mon tour je vais me faire dépasser par une bonne dizaine de coureurs. J’ai toujours cette appréhension de la foulure de la cheville depuis ma dernière entorse d’il y a 5 mois.

 

A Dambach, premier ravito, on est à mi-parcours et à nouveau au point le plus bas. Première montée où il m’est impossible de courir, d’ailleurs c’est le cas pour tout le monde autour de moi et en plus j’ai un petit coup de mou. On se suit en marche rapide, on recourt quand c’est possible jusqu’en-haut du col de la Liese.

 

A un moment donné, parmi les rares spectateurs, un gamin compte les coureurs et j’entends : « 99 ». Non !!! Pas possible !!! Vu ma moyenne, meilleure que l’an passé mais pas tant que ça, ce n’est pas possible, je comprends qu’en fait il s’agit de « 199 ».

 

Je ne suis pas difficile et me dis que si je suis dans les 200, je serai mieux placé que l’an dernier et donc ça sera toujours ça de positif à prendre. On me dépasse, je dépasse, on me redépasse et chaque fois je refais le compte : 198, 199, 200, 199, ….

 

Arrive la montée de la tour dans un zig-zag où tout le monde galère en marchant, tout en haut, le dernier ravito. Je ne m’arrête pas, j’ai tout ce qu’il faut sur moi et dépasse donc une bonne dizaine d’affamés : 190. Tout de suite la descente du même style que la montée, des rochers, des racines, je reste prudent.

 

Retour au col de la Liese, il doit rester 6 ou 7km avec des « petites » montées et de la descente. Connaissant mon niveau en descente, je décide de courir quoi qu’il arrive dans certaines montées où d’autres marchent. Et ça paie, je dépasse des grappes de 4-5 coureurs par ci et par là, j’ai arrêté mon décompte, je sais que je serai sous les 200 mais je garde un bon rythme en gardant toujours un coureur en point de mire pour éventuellement le rattraper.

 

Dans la dernière descente, longue et pentue, les mollets font la gueule mais hors de question de lâcher, il reste 1 km que j’avale en 4:20min. L’arrivée se fait à côté du stade sur du bitume, dernier coup de reins pour finir en 2h46 à la 155ème place. Mission presque accomplie.

 

Physiquement je suis même mieux que l’an dernier, ça tiraille aux cuisses, aux mollets mais je ne suis pas nauséeux et plutôt en forme par rapport à l’effort fourni. Peut-être c’est la surprise de mes enfants et mes parents qui m’ont accueilli à l’arrivée avec d’énormes pancartes ;-)

 

 

Bon maintenant c’est clair, les courses nature (ou trail) de 25km c’est dans le domaine du faisable et re-faisable pour moi mais serais-je capable de passer au cran au-dessus ? J’ai de gros doutes car je ne me voyais pas repartir pour 26km ce dimanche là. Je pense qu’il serait plus sage de reporter ce genre d’exploit encore d’une année. Et pourquoi pas un marathon pour cette année ? 

2 commentaires

Commentaire de Freddy55 posté le 29-04-2016 à 19:31:21

Merci pour ton récit !
Il m'a redonné envie de la faire cette course. Mon beau-frère l'a fait il y a quelques années (en 2014 je crois) et depuis je me suis dis qu'il fallait que je l'inscrive à mon calendrier (étant donné que je n'habite pas très loin. Je suis déjà allé a cette tour mais en randonné, avec mon beau-frère).
J'ai loupé la date comme un c***
Au plaisir de se rencontrer sur un trail, on ne sais jamais ;)

Commentaire de Zaille posté le 26-05-2016 à 10:09:55

Merci Freddy, c'est vrai que c'est un beau trail. L'année prochaine peut-être que je tenterai la distance au-dessus ...

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