Récit de la course : Les Foulées de Villeurbanne - 10 km 2016, par Steph_Blanc

L'auteur : Steph_Blanc

La course : Les Foulées de Villeurbanne - 10 km

Date : 20/3/2016

Lieu : Villeurbanne (Rhône)

Affichage : 559 vues

Distance : 10km

Objectif : Battre un record

2 commentaires

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Seul ou à deux

Dimanche 20 mars. Le jour J est arrivé. Après 6 semaines d’entraînement spécifique nous y sommes. Avec Emmanuel, mon expérimenté collègue, nous garons la voiture à un kilomètre du village de course. Le temps est frais, 8° environ, pratiquement pas de vent. L’échauffement est l’occasion de procéder à un petit repérage de la zone d’arrivée et de départ. Au retour à la voiture je décide que la température est suffisante pour courir simplement en short et t-shirt. Je suis assez optimiste, les conditions me paraissent parfaites tant sur le plan de la météo que du parcours, a priori tout plat et roulant. Mon objectif : passer sous les 45 minutes.

Sur la ligne de départ l’organisation a prévu trois sas : un premier pour les élites, jusqu’au dossard 50, un deuxième pour les licenciés, dossards inférieurs à 400. Puis les autres, la masse des non-licenciés. Je suis dossard 776. Je me place en première ligne de ce sas. Nous sommes près de 1400 au départ.

Bien que beaucoup de concurrents partent très vite j’ai un peu de mal à me faufiler au milieu du trafic. Assez vite je vois deux féminines qui semblent avoir la même allure que moi. Je décide de me caler à leur niveau. Une des deux a un bonnet, l’autre porte le maillot de l’AAAL. En fait je me rends compte que je suis nettement plus rapide que prévu sur ce premier kilomètre (4’09 alors que mon allure cible est de 4’25-4’30, pour passer sous les 45 minutes). Je m’y attendais un peu mais pas à ce point. Cela-dit je me sens bien et je n’ai pas envie de ralentir. De plus je ne veux pas laisser tomber mes deux lièvres. Dans le 2ekm la fille au bonnet dit quelque chose à celle de l’AAL, qui lui répond quelque chose comme «vas-y ». Etant toujours trop rapide (4’13), je décide de laisser filer le bonnet, dont le rythme n’est pas raisonnable pour moi et de rester avec le maillot de l’AAL. Nous courrons ensemble jusqu’au 6e km à une allure encore soutenue (4’18 / 4’20 à ma montre). Je lui demande quel est son objectif. 45/50 minutes. Je lui dis qu’on est parti pour être sous les 45. Elle me répond qu’elle n’est pas sûre de tenir le rythme. Et effet je sens peu après qu’elle lâche tout doucement. J’envisage de lever un peu le pied pour rester avec elle mais je décide finalement que je dois faire ma course. Les sensations ont été très bonnes jusque-là, je sais que j’ai de l’avance mais je trouve dommage de la grignoter.

Le 6e km est néanmoins plus difficile, je le boucle en 4’25. Conscient que je ne dois pas me relâcher je relance un peu dans le 7e (4’19). Je courre seul car aucun coureur ne semble calé sur mon allure dans le secteur. Ca devient plus dur pour le moral, je souffle de plus en plus mais ça tient à peu près. Je me dis que je fais une belle course mais qu’il va falloir tenir.

L’effort devient très difficile vers le milieu du 8e car j’attrape une grosse boule dans le ventre, sorte de point de côté mais plus volumineux et lourd. J’essaie de serrer les dents et de m’accrocher. Après tout il reste 2.5km, c’est une question de mental, l’arrivée n’est plus si loin.

La fatigue et les conséquences du mal au ventre se font sentir : 4’25 pour les 8e et 9ekm. Je baisse mais après tout même si je ne gagne plus de temps sur l’objectif au moins je n’en perds pas. L’entrée dans le 10e km me donne un coup de fouet et j’essaie d’accélérer comme je peux. C’est un vrai moment de souffrance mais la dernière ligne droite est enfin en vue. Je vois le chrono qui s’affiche à droite de l’arche d’arrivée. Je suis en 43 et demi, à peu près. Je me dis qu’en donnant tout je peux passer sous les 44. Mon sprint est une pitoyable tentative d’accélération mais j’arrive néanmoins à franchir la ligne avant les 44’ ! Je m’arrête quelques mètres plus loin et me retourne pour voir si ma complice de 1ere moitié de course est derrière. Je n’aurai pas trop à attendre. Je vais lui taper dans la main et lui demande son temps. 45 minutes, objectif atteint pour elle aussi.

2 commentaires

Commentaire de Jean-Phi posté le 24-03-2016 à 09:54:20

bien joué ! Passage sous les 45 c'est un cap. Un peu de boulot maintenant pour aller chercher les 42 !

Commentaire de Steph_Blanc posté le 24-03-2016 à 10:57:15

Merci ! ;)

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