Récit de la course : Trail du Josas - 35 km 2014, par LutetienND

L'auteur : LutetienND

La course : Trail du Josas - 35 km

Date : 6/4/2014

Lieu : Jouy En Josas (Yvelines)

Affichage : 669 vues

Distance : 35km

Objectif : Pas d'objectif

2 commentaires

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Grande première sur 35km pour mon fils

Cela faisait plus d'un an que je n'avais pas couru en compétition. Ma dernière course était le Castor Fou 2012... où j'avais abandonné, pour la première fois, au milieu de la course. Trop de travail, pas assez d'entraînement ! Mais quand même, ce n'est pas une raison. 

Bref, j'ai continué à m'entraîner modestement (1 à 2 fois par semaine max), et voilà que début 2014, l'envie m'a pris de m'inscrire de nouveau sur des trails. Il faut dire que mon second fils m'a bien poussé. Du coup, me voilà avec lui au départ de ce trail de Jouy-en Josas, que je ne connais pas. Lever 6h, petit déj par un beau temps qui se lève : le soleil pointe le bout de son nez entre des nuages qui s'effilochent. Départ de la maison vers 7h30 : à 8h moins 10 nous sommes sommes garés sur l'excellent et vaste parking. C'est vraiment chouette de courir tout près de chez soi : il y à 3 semaines, avec mon fils, nous étions venus jusqu'à l'aqueduc de Jouy lors d'une sortie longue à l'entraînement en partant de chez nous. On est donc sur nos terres.

On prend les dossards (organisation impeccable) et nous avons juste le temps de voir s'élancer les coureurs du 50 km. Il fait bon, nous trottinons un peu pour réveiller les muscles, mais, comme le dit mon fils, on a bien le temps de s'échauffer sur 35km! Mon jeune Padawan est tout excité... et un peu angoissé. C'est sa première expérience sur la distance. Il a passé pas mal de temps à décortiquer le parcours, les temps de l'an dernier, la météo, et après moult calculs et supputations, il vise "entre 4h et 4h15".

Le temps est superbe : pas trop chaud, et des apparitions du soleil juste magiques.

9h : c'est le top départ. La première partie de la course traverse le parc d'un château et remonte un vallon. Nous longeons plusieurs étangs, passons un pont puis attaquons la première côte : une volée d'escaliers que nous gravissons sagement en marchant.

 

LutetienND et son fils en tête de course... sur la photo !

Arrivés sur le plateau, nous traversons les hauts des Loges en Josas, puis redescendons par le bois des "Garennes des Loges" vers la vallée de la Bièvre.

8ème km / 45mn : Arrivée au premier ravitaillement, en vue de l'aqueduc de Buc. Nous sommes à peu près au 8ème km. Mon fils et moi avons tout ce qu'il faut pour manger dans nos sacs, alors on prend un ou deux morceaux de banane, quelques Tucs et nous repartons très vite. Les jambes sont légères et je me sens heureux de partager ce moment avec lui. Le trail repart dans les bois au nord de la vallée de la Bièvre. Intégralement en forêt, il enchaîne les côtes dans le Bois des Gonards, le Bois Saint Martin et le Bois du Cerf Volant ce qui impose deux franchissements de l'A86, avec son cortège de véhicules bruyants. Redescente dans la valée de la Bièvre, où nous suivons un délicieux chemin le long de la rivière. Les arcades de l'aqueduc sont devant nous : nous passons sous l'aqueduc, puis revenons au 1er ravito, accueillis par un petit groupe d'enfants-supporters qui nous crient des encouragements. Nous arrivons au ravito avec une moyenne horaire de 10km/h tout juste depuis le départ.

LutetienND et son fils ... arrivée au ravito

20ème km / 2h02 : Cette fois-ci nous restons un peu plus longtemps : je remplis le bidon de mon fils, et nous mangeons un peu : deux/trois morceaux de banane, pas mal de Tucs. Mon fils veut déjà s'élancer, mais deux coureurs d'expérience le vannent un peu et le préviennent que c'est la fin le plus dur. Ce que je sais bien.

Le ravito de Vauptin - Superbe endroit

Nous repartons direct par une longue côte en pente douce dans le Bois des Metz. Les jambes vont toujours bien : si on continue sur ces bases, on est au bout en 3h45 - 3h50. Nous nous faisons doubler puis nous redoublons les "coureurs d'expérience". On échange quelques mots sur la jeunesse. 

23 ème km / 2h23 : Boum. Voilà que mes cuisses me jouent le coup des crampes. D'abord la droite (la sournoise) puis quelques minutes plus tard la gauche (solidaire). Et pas qu'un peu. Les "coureurs d'expérience" nous doublent à nouveau : nous ne les reverrons plus. Je me mets en mode gestion de crampes : hydratation, ralentir le rythme, pousser sur les genoux dans les montées, courir sur les mollets. Nous passons l'A86 puis entamons le tour du Bois de Viroflay. Une groupe de scouts est installé là et ils ont l'air de bien s'amuser. 

Les km défilent. La section dans le Bois de Viroflay est la plus "montagnes russes" de ce trail. Des petites côtes, mais ça n'arrête pas de monter/descendre. Je contiens les crampes, mais elle ne sont jamais loin. Vers le 28ème, c'est maintenant au tour des mollets. Il reste encore une petite heure de course. J'ai vraiment mal par moments, et je commence à craindre LA crampe violente qui me forcerait à stopper mon effort. Mais bon, je continue du mieux que je peux. Mon fils hésite à me lâcher: il se sent bien, mais comme on avait prévu de courir ensemble, il décide finalement de rester avec moi. Je mange une pâte d'amande : il y a du magnésium dedans et on ne sais jamais... ça pourrait limiter un peu mes crampes.

Deux-trois kilomètres plus loin, mes crampes vont un peu mieux et je commence à pouvoir relancer un peu le rythme. Du coup, c'est mon fils qui a un coup de moins bien. Il commence à se sentir très très fatigué.

Nous repassons près du groupe de scouts, puis franchissons à nouveau l'A86 et parvenons au dernier ravito.

32ème km / 3h31 : Nous mangeons encore un peu, et c'est reparti. Il reste 3-4 km à faire. Mon fils est de plus en plus ralenti. Nous sommes encore sur un temps qui nous permet de rentrer en moins de 4h. Alors, j'essaye de le remobiliser et de lui faire le rythme. Je lui laisse prendre la tête, mais à une intersection, il ne suit pas le balisage et part tout droit alors qu'il fallait tourner à droite. Je lui signale le manque de vigilance. Ca n'est pas grave, c'est l'métier qui rentre.

La piste est maintenant très roulante. C'est tout droit et ça descend en pente douce. Nous finissons par arriver sur les contreforts de la vallée de la Bièvre. Nous entendons même le speaker de la course. Belle descente sur une route en lacets, suivie d'une volée d'escaliers. Mon fils est toujours fatigué. Arrivé en bas, je lui montre la distance qui reste à faire. Nous traversons Jouy, les 300 derniers mètres lui semblent très long.

35km / 3h57 : Arrivée main dans la main ... en 3h57 (158ème et 159ème sur 268 arrivants). Mon fils est tout heureux. Moi aussi, car cela fait bien longtemps que je n'avais pas eu autant de crampes (je crois que la dernière fois, c'était pour la Saintélyon, il y a une dizaine d'années. Nous zappons la paëlla (trop de queue) et prenons la route du retour.

Au bilan : Le parcours du Trail du Josas est superbe. Varié (forêt et vallée), il ne fait pas les 800m de D+ qui figurent sur le site (je dirais un peu plus de 650m de D+). L'organisation est vraiment impeccable.

Profil du Trail du Josas

Côté forme, il faut que je fasse quelque chose pour éviter ces crampes. Parce que mon prochain trail, le trail du Gypaete, c'est plus de distance et plus de dénivelé. Et je ne voudrais pas faire attendre ma petite soeur qui va le faire avec moi.

C'est décidé, cette année je fais comme DKféeinée, j'arrête le café : ces derniers temps, j'en ai pris beaucoup trop au boulot, et le café, c'est pas bon pour les crampes. 

2 commentaires

Commentaire de DKféeinée posté le 13-04-2014 à 17:44:25

Bravo à mon grand frère et à mon neveu qui continue à progresser régulièrement. Je lis ton CR de retour du Roche trail Évents tour de ce dimanche 23 avril (23 km 1000D+)... Les cuisses ont un peu chauffé... Mais il va falloir commencer à s'entraîner sérieusement pour le "gypaète" à partager ensemble... Sans modération ! À bientot

Commentaire de Arclusaz posté le 16-04-2014 à 18:13:59

Quelle famille !!!!!!!

Bravo, j'adorerai dans quelques années faire ça avec mon fils? Et avec sa soeur, c'est génial aussi (méfie toi, elle va vite !).

En tout cas, vous avez fait bien honneur au joli maillot du Pilatrail.

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