Récit de la course : Alésia Trail Côte d'Or - 34 km 2012, par tellthefrog

L'auteur : tellthefrog

La course : Alésia Trail Côte d'Or - 34 km

Date : 23/9/2012

Lieu : Alise Ste Reine (Côte-d'Or)

Affichage : 939 vues

Distance : 34km

Objectif : Terminer

2 commentaires

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Alésia Trail 2012, la Mandubienne

 

 

Dimanche 23 septembre 2012, cette fois il est temps de lancer la saison et c'est sur la colline gardée par Vercingétorix qu'est organisé l'Alésia Trail en Côte d'Or. Plusieurs distances (15, 34 et 45 km) sont proposées aux valeureux guerriers venus se mesurer au défi bourguignon. C'est au total un peu plus de 700 coureurs, sans compter les courses enfants, qui vont prendre le départ sous l’oeil bienveillant du Chef gaulois. Pour ma part, je participe à la Mandubienne (34 km), avec pour objectif de finir sans trop de bobos mais aussi de faire le point sur mon état de forme avant de démarrer ma préparation pour la Sainté Lyon en décembre prochain.


C'est à 9h15 que le départ est lancé, et c'est parti pour quelques bonnes heures de difficultés! Démarrant par de la descente, la difficulté ne tarde pas à pointer le bout de son nez puisque au bout de 1 km, une première montée rocailleuse nous accueille à bras ouverts.Le ton est donné! Je marche donc pour éviter une fatigue prématurée et surtout ne pas me blesser bêtement. Ce premier obstacle derrière nous, on passe dans la cour du Moulin de Savy avant de reprendre quelques sentiers dans les bois et prés pour rejoindre le petit village de Flavigny, berceau des excellents bonbons à l'anis. On traverse alors le village dans de petites ruelles avant d'attaquer une partie assez technique du parcours. Les descentes sont difficiles, ça joue des chevilles, la pierre est omniprésente et il faut vraiment bien regarder où on pose les pieds; l'exercice relève
presque de funambulisme!


Mais après les descentes, il faut bien remonter! Après quelques centaines de mètres, on atteint le plateau qui nous offre alors une vue magnifique sur les collines de l'Auxois, agréable récompense des efforts fournis jusque-là. Le parcours se fait roulant et c'est l'occasion pour moi de pouvoir souffler, de recharger les batteries sans toutefois accélérer. Un peu plus tard, une descente très sympa permet de se faire plaisir et de relancer un peu l'allure avant de faire une pause ravito à La Roche Vanneau. Là je profite de l'arrêt pour faire le plein d'eau-banane-chocolat. Les sympathiques bénévoles s'activent pour faire en sorte qu'il ne manque rien. On redémarre pour rejoindre à nouveau un peu plus tard le plateau; ça tire sur les cuisses, sur les mollets et je sens aussi que les genoux commencent à souffrir sérieusement! Je ne fais plus trop attention à
la distance déjà parcourue, j'ai surtout envie d'arriver entier, tout en profitant de ce superbe parcours. A un moment donné, c'est en s'accrochant à une corde que l'on franchit une descente. Peu de temps après, on gravit quelques marches pour passer par-dessus des fils barbelés. Les crampes arrivent aussi, je m'hydrate régulièrement mais les relances deviennent de plus en plus difficiles. Dure vie d'apprenti trailer... J'encourage certains coureurs qui s'arrêtent en grimaçant, je rejoins le dernier ravito au domaine viticole de Flavigny. Je m'y arrête, me restaure, avant de repartir pour les tout derniers kilomètres. Les sms d'encouragement que ma chérie m’envoie me donnent du peps pour continuer et ne pas flancher.

Une longue montée, quelques faux plats, j'alterne course et marche, une terrible ampoule vient me «chatouiller» un doigt de pied j'ai du mal à relancer mais prends tout de même mon courage à deux pieds pour terminer ce périple. Mon chrono indique 4h de course, il ne reste que quelques centaines de mètres à parcourir dans cette dernière montée, je marche aux côtés d'un participant qui a hâte que ça se termine. Je m'approche de l'arrivée, le public encourage pour ces derniers mètres. Vercingétorix nous accueille, stoïque de ses batailles de jadis... Je le contourne, avant de retrouver les enfants qui partageront avec moi ces derniers mètres menant à la ligne d'arrivée.Un bisou salvateur de ma chérie me fera presque oublier l'horrible ampoule qui me fait tant souffrir! 4h07 au final, le chrono reste anecdotique comme à l'accoutumée mais pour une reprise sportive après 1 an d'inactivité partielle, je ne peux qu'en être satisfait. Après un repas sur le pouce, c'est au tour des enfants de participer aux différents mini-trails proposés par l'organisation. Chacun repart avec sa médaille et son sac garni de petites attentions. Euhhhhhh.... l'harmonica, c'était
obligé???

Mes autres récits sur mon blog: www.tellthefrog.com

2 commentaires

Commentaire de fulgurex posté le 24-09-2012 à 20:09:10

mais si tu as vici! Et bien géré ce trail plus difficile qu'il n'y parait.
A peut être bientôt sur un autre trail Bourguignon, maintenant que la reprise est faite.

Commentaire de tellthefrog posté le 24-09-2012 à 20:53:07

Merci fulgurex, effectivement il est rude ce trail; mais sans difficulté moins de plaisir! En tout cas le beau temps était au RDV et une organisation sympa. Ma prochaine sortie bourguignonne sera probablement le Semi de Beaune, un peu avant la Sainté Lyon. @ plus!

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