Récit de la course : 100 km du Périgord Noir 2011, par pineau

L'auteur : pineau

La course : 100 km du Périgord Noir

Date : 16/4/2011

Lieu : Belves (Dordogne)

Affichage : 685 vues

Distance : 100km

Objectif : Pas d'objectif

2 commentaires

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Retour à Belvés

De retour après 5 ans sur ce circuit Périgourdin, qui m’avait laissée de bons souvenirs. Après une préparation de 9 semaines et prés de 600km, je m’étais fixé comme objectif d’approcher les 11h. Durant les 2 dernières semaines de préparation, une inquiétude et surtout une douleur au mollet gauche étaient venu mettre mes plans en doute.

Le vendredi direction Belvès avec Roland, mon accompagnateur, puis Saint Cyprien pour le lieu d’hébergement, installation dans le mobil home préparation du vélo pour le lendemain,  la visite de la ville nous donne un avant de la beauté de cette région, retour au mobil home, repas (des pates), dernière vérification puis au lit. La nuit fut courte, réveiller à 3h30 je ne dormirai que par bribes jusque vers 5h30 (le stress surement ?). Levé, petit déjeuner, rassemblement du matériel, direction Belvès, entre Siorac et le lieu de départ les bas côtés sont gelés le thermomètre de la voiture annonce 3°.Il est 7h nous sommes sur site, je retrouve quelques connaissances échanges de paroles nous aurons le temps de nous retrouver durant la course. A 7h20, Roland part avec les autres accompagnateurs à vélo, nous les retrouveront vers le 11é km. Un briefing, assez strict, sur les points de ravitaillement et de circulation nous est fait. Rassemblement des 700 coureurs dont 425 sur le 100km. A 8h00, le départ est donné, un petit tour en ville puis c’est la descente sur Fongauffier, le peloton s’étire, ne pas se laisser embarquer sur un trop grande vitesse sur ces 2km descendants (que nous retrouverons en montant en fin d’étape). Dans la grande ligne droite en allant vers Siorac, le froid est là, je suis partie en long, le corps s’échauffe petit à petit, je maintiens mon rythme de 11km/h, passage à Siorac, traversée de la Dordogne et je retrouve Roland, échange de quelques paroles puis nous nous dirigeons vers Saint Cyprien, au ravitaillement du 16é km je décide de me mettre en court, le soleil est présent et la température commence à monter. La partie de route à double sens de circulation nous oblige à plus de vigilance, les motards de l’organisation veillent au bon déroulement et la sécurisation des participants. Les kilomètres s’enchainent la partie sur ces bords de Dordogne mon rythme est bon. A Vitrac (au 30é km) début des difficultés une succession de bosses est descentes laisse présager des kilomètres à venir. Passage à Montfort puis au cingle de Monfort (joli panorama), le marathon approche je l’effectuerai en 4h 12’, noud sommes sur une ancienne voie ferrée  devenue piste cyclable, ma moyenne baisse (10,5km/h), j’attendrai Sarlat  (50é km) en 5h 11’, je commence à croire que je pourrai être sous la barre des 11h. Arrive le secteur que je redoutais (entre le 50é et 53é km) cela n’en fini pas de monter, je suis mal mais je dois passer ce cap. Toujours en contact avec Roland je lui demande sans cesse le plan et le profil de course dans l’espoir d’une éventuelle descente. Des coups de téléphone de la famille ou des proches me changent un peu les idées ; enfin ‘le secteur favorable’ je ne sais comment je suis reparti bon train, au dernier ravito j’ai retrouvé des personnes qui sont en souffrance aussi (la chaleur y est pour beaucoup). De retour à Vitrac, je passe des petits groupes sans forcer (je suis dans une bonne passe mais jusqu'à quand ?), nous coupons la Dordogne une nouvelle fois, nous allons effectuer une boucle qui nous permet de croiser des coureurs qui soit à environ 15’ devant moi, sur la fin de boucle je croise Noël, qui commence sa boucle, effectue son 1er 100km, il parait encore bien. La prochaine étape sera la côte des Milandes (au 76é km). Dés le 70é km une nouvelle période de ‘moins bien’ je n’avance plus, d’après mes calculs je ne pourrai atteindre l’arrivée en moins de 11h, j’alterne course et marche, les jambes sont bonnes mais la tête ne suis plus. Je passe Milandes tant bien que mal, je fais quelques km avec un coureur qui voulais finir en 9h (temps qu’il avait déjà fait) il me dit qu’il se force à finir, je ne dois pas abandonner (je ne l’ai jamais fait auparavant). Les parties de routes sont redevenues plates, l’eau de mélisse et sucre font leurs effets (les problèmes gastriques disparaissent), je reprends un rythme proche de 10km/h, nous allons passer au camping (lieu de résidence) Roland ira chercher de nouveau bidon pour la fin du parcours, il ne reste plus que 15km, passage à saint Cyprien puis nous reprenons en sens inverse le parcours du matin, nous somme seul avec Roland, plus de petit groupe seulement des coureurs seuls ou accompagnés, ici ou là, quelques paroles chacun termine sa route ou son calvaire. Dernier passage de la Dordogne est entrée dans Siorac, dernier ravito, des merveilles sont proposées en plus des habituels autres produits nous en mangeons (après tout si cela pouvait me relancer), la grande ligne droite et au bout les 2 derniers km en côte, j’ai 2 coureurs en point de mire je me dit de ne pas les lâcher. 95é km, maintenant tous les km sont marqués je vais ne faire un pointage régulier, 7’ 49’’ au km (soit 7,6kmh) je ne peux aller plus vite. Au loin j’entends le speaker au bas de la côte, je viens de passer les 2 concurrents que j’avais en point de mire, ils finissent comme moi à leur rythme. Cela 11h de course je suis au pied de Fongauffier le speaker annonce mon nom, comme il l’a fait pour les précédents coureurs, je continue à trottiner la pente se raidit, je me mets à marcher d’un bon pas je sais que je peux tenir cette cadence jusqu’au bout.  98é km, je vois l’aire d’arrivée, je marche à plus 8km/h, Roland m’encourage comme durant toute cette épreuve, encore 2 virages et ça y est l’arche d’arrivée est face à moi, je reprends une petite foulée pour finir les encouragements du public me booste, je passe la ligne en 11 h18’ (j’ai gagné 20’ en 5 ans sur ce même parcours).

Maintenant place à la récupération dans l’attente du prochain objectif.

2 commentaires

Commentaire de CROCS-MAN posté le 01-05-2011 à 10:43:00

BRAVO pour ta course

Commentaire de gdraid posté le 03-05-2011 à 14:25:00

Bravo Pineau !
La récompense sur ces courses, c'est l'arrivée, quel que soit le chrono !
Merci pour ton récit.
JC

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