Récit de la course : Le Défi de Val-de-Travers - 75 km 2010, par @lex_38

L'auteur : @lex_38

La course : Le Défi de Val-de-Travers - 75 km

Date : 19/6/2010

Lieu : Couvet (Suisse)

Affichage : 1216 vues

Distance : 75km

Objectif : Pas d'objectif

2 commentaires

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Défi du Val de Travers par l'Otarie

L’objectif n°1 de l’année, c’est la CCC !

Et pour préparer cette course, il me faut « bouffer » des kilomètres

A 2 mois de la course, j’avais donc décidé de m’orienter sur le défi du Val de Travers, une course en Suisse près de chez moi, avec au menu 75km et 3000m de d+ sur un terrain plutôt roulant, ce qui ne devrait pas être trop moins marquant que le Grand Duc avec lequel j’avais hésité.

 

Essaye de courir droit dans le val de Travers

Si cette fois tu vomis, on saura pourquoi, c’est que tu avales de travers

 

Voilà, les blagues vaseuses et les conseils sont donnés, c’est parti !

 

RDV donc à Couvet où je me rends, accompagné de Karin (Heidi pour les intimes) et de son voisin, qui participera lui au marathon.

Je récupère mon sac coureur contenant un produit dopant et interdit en France : une mignonette d’Absinthe ! J’hésite à la prendre, mais finalement je préfère mettre de l’eau dans mon sac !

 

Affublé du dossard 210, je me rends sur la ligne de départ qui se trouve sur la piste d’athlé, un comble pour moi qui, même à l’entrainement, ne fréquente jamais ce genre d’endroit !!!

 

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7h15, le départ est donné pour environ 250 coureurs, dont la moitié ira sur le parcours du marathon qui est commun pendant les 28 premiers kilomètres. Karin ne semble pas stressé le moins du monde et affiche un large sourire ! Je la quitte après le tour de piste et pars alors faire ma course…

 

Il fait gris, pas très froid, mais la pluie est annoncée pour l’après-midi.

 

Les 8 premiers kilomètres se font sur la route et sont entièrement plats ! Que c’est long ! Mais je cours sur un bon rythme, sans me mettre dans le rouge.

J’arrive alors près de Noiraigue, au pied de la première  montée, où se trouve un ravitaillement. Je m’y arrête pour y  prendre un bout de banane et je repars alors avec un autre coureur du défi que je vais  avoir le temps de connaître ! Cette première ascension doit nous mener au creux du Vent, une montée que je connais pour l’avoir déjà parcouru en entraînement, d’abord sur une piste large jusqu’à une ferme, puis sur un single track en lacets, appelé le sentier des 14 contours, tous numérotés ! P6190015Et avec cet autre coureur, Philippe de son prénom, nous sommes exactement sur le même rythme. Il a déjà fait 2 fois la course, en 8 et 9h. Ainsi que l’UTMB en 30h, excusez du peu ! Et si j’étais parti trop vite et que je n’étais pas à son niveau ? Pourtant je me sens bien et pas dans le rouge, mon rythme est le sien, tout simplement !

 

P6190018Malheureusement, au sommet du Creux du Van, le brouillard gâche tout le plaisir de la course. Impossible de voir à plus de 10m et on ne distingue même pas les falaises de lieu pourtant si magnifique par le soleil ! Les bouquetins sont peut-être à 10 mètres sans qu’on le sache! Je continue ma progression avec mon « binôme » et nous discutons beaucoup ce qui rend la course très agréable.

 

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On entame alors la descente vers Môtiers, d’abord à travers champs sur le plateau, puis ensuite le parcours alterne petites portions de route, traversés de champs et pistes larges. Vraiment dommage qu’il n’y ait pas de visibilité… Cette descente n’est en fait jamais très pentue et on presque l’impression de toujours courir à plat ! Par contre c’est sympa de traversé les champs, encouragé par les cloches des vaches et avec les traversés des enclos où il faut parfois même franchir les barbelés !

P6190032Juste avant d’arriver au 28e kilomètre, on a alors  enfin une vraie descente, P6190034pentue et glissante à souhait ! A la fin, on passe devant une belle cascade et je me fais même prendre en photo par Philipe histoire d’immortaliser le moment !

Quelques petits ponts de bois plus loin, la bifurcation des parcours est là et je retrouve Alex, le mari de Karin, qui m’encourage. Voir une tête connue, ça fait toujours plaisir !

 

P6190036P6190040On commence alors la seconde montée vers le Chasseron, qui se fait en plus ou moins trois morceaux, entrecoupés de portions planes voire même légèrement descendante. Le début se fait dans les gorges de la Poëta Raisse. C’est très sympa de grimper sur des escaliers avec le ruisseau tout à côté. C’est très joli même si encore une fois le soleil manque !

Plus notre ascension avance, plus nous nous rapprochons du brouillard. Il commence à faire frais et je sors alors mes manchettes ! Une petite séance d’habillage tout en courant ! Le ravito est là, nous sommes alors pointés aux alentours de la 20e place et j’en profite pour faire le plein d’eau.

 

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Peu avant le sommet, je sens que Philipe baisse un peu de rythme. Je l’attends alors un petit peu, mais il est en léger retrait et finalement je décide de continuer. Nous avons tout de même parcouru plus de 30 kilomètres ensemble ! Merci beaucoup !

La première femme nous avait doublés peu avant, mais je la redouble, dans ce brouillard de plus en plus épais. Heureusement, le balisage est au top !

Puis le sommet est là. Si si, on le distingue à peine dans le brouillard… Pour le paysage, on reviendra !

 

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Juste en dessous, il y a le ravitaillement. Je  prends le temps de manger, d’ailleurs pour l’instant, tout se passe bien de ce côté-là. Et la première féminine me double à nouveau.

 

On attaque alors la vraie descente ! Si celle d’avant était glissante, celle-ci est indescriptible et je crois que j’aurais plus d’adhérence pieds nus sur de la glace ! Il y a des câbles pour nous aider. Je double alors la première féminine, visiblement pas à l’aise dans ce genre de terrain, puis un, puis deux autres coureurs. Même si ça glisse, je suis finalement assez à l’aise même si je vais réaliser une magnifique figure à la Bryan Joubert, ce qui consiste à se vautrer la lamentablement ! Les mains sont pleines de boue, même l’herbe est tellement détrempée qu’il est facile de se laver !

 

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Je continue ma progression, je ne me sens pas mal, bien qu’un peu seul. Personne devant, personne derrière…

 

Les 30 kilomètres restant sont alors une succession de petits bosses, de long faux plats, de longs vrais plats ! Dur pour le moral surtout que la pluie s’est également invitée ! Quelques autres figures artistiques pimenteront ma course, sans parler des portions ultra boueuses où les chaussures ont envie de rester au fond des flaques de boue !

 

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La montée de la côte aux Fées se passera à peu près bien. Mais ensuite va commencer une portion un peu plus difficile…

Le jus commence à manquer et le parcours n’est pas des plus intéressants, de longues traversées de champs, de longs passages plats, de longues lignes droites… Le moral baisse un peu, la  température aussi puisque j’ai froid. Même si je ralentis un peu le rythme, je continue à courir la plupart du temps, et je pense que ce coup de mou ne fait pas vraiment perdre de temps, il est surtout dans la tête.

 

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Puis on rentre alors dans la forêt et on entame une petite descente sur un single, quelques racines, ça devient tout de suite plus ludique. Je double un coureur juste avant le Chapeau de Napoléon, qui abandonnera un peu plus loin. Nouveau ravitaillement, je fais le plein une dernière fois et c’est parti direction l’arrivée ! On descend un peu sur une route avant de reprendre un chemin. Une flèche en feuilles dessiné par des enfants qui m’encouragent m’indique la suite du parcours. On traverse alors un mini tunnel et on commence une « longue » montée. La première féminine est alors juste derrière moi. Mais pourtant, elle ne me reviendra pas dessus de toute la montée.

 

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D’un seul coup, un coureur revenu de nulle part me double telle une fusée, pas moyen de le suivre.

Un peu plus loin, quand il faut un peu relancer sur le plat en haut, j’ai un peu moins de jambes que la demoiselle et celle-ci me double. Je l’accroche un petit peu mais ne fait pas le forcing, je  préfère continuer à mon rythme.

 

Je continue alors mon bout de chemin en direction du dernier ravitaillement, à quelques kilomètres de l’arrivée, où je vois Alex une dernière fois

A partir de là, il ne reste qu’une montée de 10m de d+ puis de la descente, de la luge !

Je double un gars qui marche dans cette mini montée. Il m’avait doublé aux alentours du 25e kilomètre ! Puis je donne tout dans la descente !

 

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DSC01164DSC01167Arrivé en bas, je vois Mathieu venu pour mon voir mon arrivée, qui m’encourage. Une photo puis il m’accompagne sur les 500 derniers mètres.Je donne tout, du moins j’en ai l’impression. Puis l’arche est là et je la franchi après 8h20 d’effort, soit une moyenne de 9km/h. Si je l’avais su avant, j’aurai signé de suite ! Je suis vraiment heureux car j’ai réussi à me prouver à moi-même que j’étais capable de faire une belle course sur une épreuve longue, que ce soit au niveau sensations, résultats et surtout alimentation, soucis que j’ai rencontré à plusieurs reprises sur mes dernières courses un peu longue.

 

Après une bonne douche et un bon petit repas, je suis maintenant fatigué, mais pas trop marqué. Prêt à … prendre l’avion puisque je me trouve en ce moment à Bombay d’où je viens de rédiger ce compte-rendu! Ce récit doit d’ailleurs avoir un petit goût de curry !

 

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Pour finir, un grand merci à Phillipe pour ces quelques heures passés ensemble, à Alex et Mathieu pour les encouragements sur place, à tous ceux qui m’ont envoyé des SMS d’encouragements et puis un grand Bravo à Karin pour avoir bouclé ce défi en 9h40, 4e féminine !

 

Maintenant, place à la récup puis aux entraînements et RDV fin août du côté de Chamonix…

 

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2 commentaires

Commentaire de lulu posté le 22-06-2010 à 21:01:00

Quoi??? La CCC part de Bombay ??? J'y comprends plus rien !?
En tout cas, féloche pour ta course..
A +

Commentaire de golf 38 posté le 24-06-2010 à 18:15:00

Bravo Alex, tu es fin prêt pour la CCC ... 9 km/H sur 75 km et plus de 3000 M de dénivelé , faut le faire.... dommage que vous n'avez pas eu le soleil, surtout pour le paysage ! en tous cas, pour le Grand Duc on va l'avoir et il va faire chaud !

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