Récit de la course : La Ronde du Mont Aiguille 2010, par nico2938

L'auteur : nico2938

La course : La Ronde du Mont Aiguille

Date : 12/6/2010

Lieu : Clelles (Isère)

Affichage : 767 vues

Distance : 25km

Objectif : Battre un record

2 commentaires

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Une ronde brumeuse!

Voilà venu l'époque de la Ronde du Mont Aiguille, une course pionnière dans le monde de la course nature et un parcours identique depuis de nombreuses années. Sans parler que je joue à domicile et dans la commune de naissance de mes parents. Autant dire que même si cette course n'est pas objectif majeur, je tiens à faire bonne figure.

J'arrive le premier à l'inscription et j'hérite du dossard 1. Histoire de me mettre un peu la pression

Mon papa m'emmène sur le lieu du départ. Je commence l'échauffement car il faut être bien chaud car le départ est musclé avec une longue côte direction Trésanne via le pas de l'Escalier. Je croise quelques visages connus. Les habitués du challenge Norman, Nicolas et d'autres plus rares sur ces trails mais tout aussi redoutables tel que Jérôme Delorme.

 Le départ est donné et me voilà parti tambour battant. Une côte d'entrée, le profil qui me convient le mieux alors je décide de faire le forcing. Jérôme m'accroche et puis je sens que l'écart augmente progressivement. Je rejoins le premier ravito et je décide de calmer un peu le jeu après ce départ très violent. Je gère tranquillement jusqu'à Chichilianne où les montées et les descents alternent. On arrive à l'Eglise et la route s'offre à nous pendant  1,5 km et là, Jérôme revient à quelques dizaines mètres juste avant d'attaquer la longue montée vers la bergerie. Je sais qu'il me faut à tout prix créer un peu l'écart dans cette montée car Jérôme risque d'être dangereux dans le final si l'écart est faible. Je hausse un peu le rythme dans cette partie et bientôt, je ne vois plus mon premier poursuivant. J'ai grimpé des dizaines de fois cette côte mais je la trouve assez longue aujourd'hui. La bergerie se profile à l'horizon et le gros des difficultés est derrière moi.

Le maitre mot pour la suite, c'est la fraicheur. Celui qui est cuit à la bergerie peut s'attendre à une longue fin de course. Je bascule au col du Prayer où je reçois les encouragments de toute la famille (Mich et Catherine se sera bientôt votre fiston qui passera à ma place). Je connais les sentiers à venir comme ma poche alors je lâche les chevaux. C'est favorable à mon profil de coureur alors j'embraye. J'avale les 2 côtes suivantes à un bon rythme mais les jambes commencent à tirer un peu. On passe dans l'Ermitage d'Esparron et ma partie préférée se profile à l'horizon. Quelles sensations sur ce sentier qui conduit à Chabulière. C'est en légère descente alors forcément, ca va vite voire très vite par moment et avec la forêt autour, ca décuple les sensations. L'inclinaison du sentier change et la vitesse diminue automatiquement. Pourtant, je suis mieux que lors de mes précédentes participations. J'ai mon record dans les jambes alors je continue à forcer l'allure.

J'arrive au ravito de Chabulière où je laisse mon porte bidon à mon père et je me jette dans cette vilaine, méchante et horrible descente sur le Percy. Je déteste cette partie et d'autant plus qu'il existe un sentier qui coupe une épingle. Bref, je descends vite car je ne sais pas où est mon premier poursuivant. Je reprends le chemin en direction de Longefonds et le rythme est encore bon. Je plonge sur le dernier ravito. Je jette mes dernières forces dans la montée suivante. Mauvaise idée, j'ai du mal à relancer sur le plat suivant mais l'arrivée est proche et je serre les dents. Une dernière descente technique puis une petite montée et je n'aurais plus qu'à me jeter sur la route d'arrivée. Je jette un coup d'oeil au chrono en arrivant sur la route. 1h38', si je lâche tout, ça peut passer sous les 1h40'. Je finis à fond comme sur un 10 bornes. Verdict 1h39'58''. Je suis content même si mes mollets n'ont pas du tout apprécier le bitume. Je bats mon record de 1min 30s ce qui est correct même si le record de la course reste la propriété de Thierry Icart.

Mon premier poursuivant, Jérôme Delorme, finit en 1h43'18''. Nul doute que j'étais sur mon terrain et que sur 10 km, la hiérarchie serait inversée. Je suis avec intérêt les arrivées car aujourd'hui, je fais une bonne opération au classement du challenge des trails du Sud Isère.

 

En somme, une belle équipe de bénévoles et de nombreux ravitos mais un parcours qui n'est pas forcément ce que je préfère.

 

 

2 commentaires

Commentaire de BOUK honte-du-sport posté le 20-06-2010 à 18:52:00

Bien joué Nico, t'es vraiment un extra-terrestre !!
Et merci pour le récit, ce n'est pas tous les jours qu'on a droit à un récit de vainqueur !

Commentaire de Petit Nuage posté le 05-07-2010 à 16:05:00

Belle course, j'aurai bienaimé être de la partie avec coach Jérôme mais je me préparai tranquillement au raid du Mercantour en faisant du VTT dans l'ain.

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