Récit de la course : Entre Chiens et Loup - 28 km 2010, par laurent-trail

L'auteur : laurent-trail

La course : Entre Chiens et Loup - 28 km

Date : 20/3/2010

Lieu : Droue Sur Drouette (Eure-et-Loir)

Affichage : 1302 vues

Distance : 28km

Objectif : Pas d'objectif

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On mange le dernier

A l'heure ou d'aucun n'ose sortir nous voici dehors.

Dehors, entre chien et loup pour braver cette nuit qui s'annonce plus sportive que câline.

A Droué sur Drouette, sur le haut du village, à la limite de la civilisation une tribu ingénieuse a dressé un campement bien agencé. Sorte de grande yourte baptisée à juste titre "salle des fêtes". La cérémonie doit être d'importance car annoncée sur le chemin principal par une lignée impressionnante de bougie allumées et résistant aussi bien au vent et à la pluie. Un des Officiant du lieu m'a confié discrètement qu'il s'agissait d'un don des dieux El et Tricité.

A l'intérieur de la salle, c'est effectivement la fête. Les Officiants locaux ont dressé tables et présentoirs, chacun s'y affaire avec le souci d'accueillir au mieux les tribus avoisinantes ; et c'est parfaitement réussi.

De fait toutes les tribus présentes (ou représentés/es) en profitent, une fois les salutations d'usage accomplies, pour prendre aussi des nouvelles de l'autre tribu, de la familles, des amis un peu sous le mode du palabre. Tout cela bien sur dans un assez joyeux tintamarre.

Ces convivialités réalisées tout ce beau monde s'en alla sur une même ligne, quelque soit le parcours ( 7km pour les novices, 14km et 29km pour les initiés) plus loin sur le chemin un embranchement signalera clairement les différentes options. Un officiant répète les consignes de course dans un silence presque religieux. Attention a - t - il dit " on mange le dernier " ; il doit dire vrai car nous avons vue l'homme loup aux abords de la grande salle.

Après un grand crie de joie voilà tout le monde parti. Un petit bout de route pour traverser le village principal et s'engouffrer dans la forêt profonde. C'est la que les choses sérieuses commencent.

Le chemin est habilement balisé, de nombreux points brillent, scintillent dans le faisceau des lampes frontales (à condition d'en avoir une !), et sauf à fermer les yeux aucune hésitation à avoir.

Le parcours virevolte de droite et de gauche passant par moment d'un coté de la vallée à l'autre et vice versât. Sillonnant ainsi nous voyons de temps à autre des coureurs zapper ces contournements et poursuivre tout droit (cela se voit bien une luciole en contre bas). C'est dommage d'avoir si peur du loup, de couper pour ne pas être le dernier, et de se priver ridiculement d'un chouette parcours. Ce n'est pas dans l'esprit des nobles tribus. 

Au sol les éléments les plus piégeux ont été eux aussi marques par des pastilles brillantes, il n'y a plus qu'à courir et profiter du chemin chemin.

Courir : pas si simple que cela. Même avec des chaussures de trail, munies de bons crampons, cela glisse, dérape tant et plus. Comme tout à chacun nous retrouverons à un moment donné sur l'une ou l'autre fesse. J'irai même à me planter nez et menton dans une belle motte de terre bien grasse en montant une des cotes du parcours. Il est évident qu'avec des "plates" habituées au bitume ou aux pistes d'athlétisme cela doit être une tout autre affaire !

Finalement de flaque en glissade, de chute en rebondissement nous nous sommes retrouvés à la salle des fêtes toujours annoncée de manière aussi lumineuse et aussi joyeuse.

Les Officiants du lieu nous y ont accueilli avec la même bonne humeur, nous avons partagée la notre avec eux et les tribus encore présentes.

Quelques temps après nous avons lu un pamphlet transformant cette belle soirée en catastrophe apocalyptique ? !

A tel point que Christiane nous a envoyé un courriel parlant de "couics et de couacs"

Certes mais la course nature n'est pas la course en stade. Le trail s'accompagne naturellement d'une part d'aventure (surtout de nuit), d'aléas et c'est pour cela qu'on l'apprécie. C'est avant tout une pratique de bonne humeur mais là comme ailleurs un équipement adapté facilite la pratique. Savoir rester en groupe (ou que le groupe sache attendre), assumer ses choix donne aussi du plaisir.

Alors Christiane des "couics et de couacs" : Non

Nous pratiquons le trail (et autres formes de rando) depuis bien longtemps : rien à signaler de grave en dehors des mauvais joueurs.

Alors Christiane des "couics et de couacs" : Re Non de ce point de vue.

A si Christiane un véritable couic - couac : on a pas mangé le dernier !

On seulement apprécié une tranche de boudin sur du pain grillé, une part de pattes aux lardons toute fumante, du fromage, un petit dessert...  

Bon Christiane, en 2011, même si on mange pas le dernier vous me mettez une portion de pâtes de coté ?

D'accord ?

 

 

 Fin de course dans les carrières : le Loup à la recherche du dernier ! (Photo AS Droue sur Drouette)

1 commentaire

Commentaire de SGG78 posté le 07-04-2010 à 23:28:00

c'est un beau roman, c'est une belle histoire, elle s'en allait là haut... et ca fait mal aux pattes !
Quel beau récit...

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