L'auteur : La Tortue
La course : Bikingman Maroc
Date : 27/4/2026
Lieu : Marrakech (Maroc)
Affichage : 968 vues
Distance : 1km
Objectif : Terminer
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salamalekum,
Voilà des années que je m'applique à écrire des récits en essayant de peaufiner ma plus belle prose et je constate que les lectures et commentaires sur kikourou diminuent de plus en plus. il faut vivre avec son temps, à l'heure des réseaux sociaux, de l'information en directe en quelques clics, je vais essayer de la jouer différemment et je vais vous faire un récit essentiellement en image avec juste quelques textes et légendes pour suivre le fil.
Pour l'instantanéité de la publication, cela commence mal ; la course s'est terminée il y a 2 mois et demi, mais je n'ai vraiment pas eu le temps de m'atteler à la tâche, surtout pour le tri et la collecte des photos, aussi je profite de quelques jours de repos complet entre Altriman et Ascend pour rattraper mon retard et vous faire partager la formidable aventure que nous avons vécue avec mon fils, Pierre-Louis, dit Pilou, fin avril 2026

Voilà le programme : 17000 m de D+, 1000 km, environ 35% gravel, 65 % route, mais au final beaucoup de temps passé sur les parties gravel

La tortue (62 balais) et son fils Pilou (31 printemps), au check matériel d'avant course. Après l'Aura en 2022, le France en 2023 et la Corse en 2024, ce sera notre quatrième bikingman ensemble. l'équipe est rodée et bien expérimentée. La tortue a vieillit et Pilou n'est plus coursier à vélo avec ses 50 à100 km par jour toute l'année, donc il arrive plus frais que sur nos précédentes participations. A mon avis, c'est le jeune qui va attendre le vieux cette année. Un séjour gravel de 6 jours en mars en Espagne nous confirmera cette réalité : il vole et j'avance plus. J'ai juste un petit avantage car je connais un peu mieux le terrain pour avoir fait le Bikingman X Maroc en solo en 2024 . Mais, j'ai un handicap, je suis une quiche en gravel alors que Pilou est un équilibriste sur un vélo.

Je pars avec mon gravel carbone Décathlon avec lequel j'ai fait le BM Maroc en 2024 (pneus tubeless de 45 avec cramponnage léger), et Pilou avec son Rondo Alu avec lequel il a déjà parcouru des milliers de km (pneus tubeless de 40 cramponnage encore plus léger).

Un peu de tourisme la veille place djema el fnah. bon, c'était pas une bonne idée de passer par les souks en vélo !!!

Le calme avant la tempête

Didier le super organisateur et Axel le grand chef des Race Angels

Prêts pour le départ, dimanche 27 avril, 7h du mat.



Départ en paquet sur les 30 premiers kilomètres, escortés par la gendarmerie royale.

On roule vent de face pour rejoindre les premiers contreforts de l'Atlas. Pilou veut tout faire devant pour rester dans les roues du premier paquet, je lui demande de se calmer. D'autant que peu de monde se presse pour prendre des relais

Il a beaucoup plus cet hiver, je suis étonné de la verdoyance des lieux


Toujours du vert au bord de la route et sur les collines


Premier col pour traverser l'Atlas, le Tizi n'Afra, 2500 m d'altitude et ça commence à grimper sévère dans le gravel. Je le connais, on était passé par là en 2024. J'annonce à Pilou, un gros méchant.

Au-dessus de 15%, avec un vélo chargé...et bien, il n'y a pas de honte à marcher et pousser le spad.

C'est dans ce premier col qu'on se fait attaquer par une nuée d'abeilles ; un apiculteur ayant eu la bonne idée d'enfumer ses ruches au moment de notre passage. Résultat, les petites productrices de miel sont furax et se déchaînent sur la peau tendre de tous ces petits européens. De nombreuses piqûres au bras, au jambes et au visage. Je commence à avoir un peu de mal à respirer, mais étant allergique, j'ai toujours des comprimés anti histaminiques sur moi. Je m'en enquille 2 tout de suite et je dis à Pilou qu'il y a la seringue d'adrénaline au fond de la sacoche. Si ça se dégrade qu'il me la colle dans le c.l. Bon ça passe doucement, mais un autre gros problème arrive. On est parti depuis 2 heures sur cette portion gravel et je suis à sec d'eau malgré mes deux grandes gourdes remplies au pied du col. Comme je sais que Pilou est très sensible à la chaleur et à la déshydratation, je ne veux pas puiser dans son eau.
Les crampes deviennent tellement intenses et longues que je ne peux plus pédaler. Je dois beaucoup marcher et pousser le vélo. On mettra un temps fou à passer les derniers km de ce premier gros col à 2500m.

J'arrive même pas à prendre la roue de Ronaldo !

Enfin, nous atteignons CP1 en fin d'après-midi : je m'enquille 1 litre d'eau, 2 schweppes pour la quinine, et 1 énorme poulet frite (volontairement hyper salé). On repart rassasiés et hydratés. Mais à la première petite bosse, les crampes reviennent. Tant pis, je continue en essayant de pédaler le plus souple possible. Et au fil des kilomètres, je sens que ça commence à passer.
On est parti chargé en eau comme des mulets depuis CP1 (3 litres chacun) et on appliquera cette tactique jusqu'à l'arrivée quitte à avoir trop d'eau, mais il est hors de question de revivre cela. Une telle erreur de débutant, à mon âge et avec mon expérience, c'est quand même couillon.

Premier coucher de soleil sur l'Atlas
Au beau milieu de la nuit, on passe le deuxième col gravel à 2500m, le Tizi n'Tmourhas, moins difficile que le premier et surtout sans ces fichues crampes qui sont enfin passées.

Minuit, la fatigue est là. Premier petit dodo à la dur devant une mosquée. 2h de pause bien méritées. Je dors comme un bébé, Pilou difficilement.


Puis, on repart dans la nuit noire, les cuisses bien engourdies mais sans fatigue excessive.

On passe le troisième 2500m assez facilement le Tizi n'Talat, au lever de soleil du deuxième jour

Relative "fraîcheur" matinale.

On roule toute la matinée à bonne allure, mes jambes sont revenues et Pilou enquille devant les longues lignes droites dégagées dans le désert, vent de face

Pause tajine/breakfast dans la matinée. J'en profite pour regarder le tracker. Je m'étais juré de ne pas le faire pour ne pas me prendre la tête avec le classement, mais c'est plus fort que moi. On est 10ème à ce moment-là de la course. Malgré mes crampes de la veille qui nous ont fait perdre beaucoup de temps, notre très courte pause de la nuit nous a replacés. On est assez loin des très costauds qui sont presque à mi-course, mais on est devant le peloton du ventre mou. Et très loin devant l'autre équipe en course. Je sais déjà que, sauf incident mécanique ou physique immobilisant, on va gagner ce bikingman dans la catégorie "pair"

Il est près de midi et ça cogne dur, et on va attaquer une partie de gravel de 55km (photo ci-dessus). Je sais qu'on part pour 4 ou 5 h sans voir un point d'eau donc on charge encore au maximum les gourdes, le camel back et même 2 bouteilles d'1,5l en plus. Au bout d'une heure à pédaler sur cette portion gravel bien pourrie, alors que j'ai retrouvé mes jambes de jeune homme, je m'étonne de ne plus voir beaucoup de traces de pneus dans le sable. Mon GPS me dit pourtant que nous sommes sur la bonne piste, mais je préfère vérifier sur le tracker. Je m'arrête et je constate sur mon téléphone, un message de l'organisation nous informant que le tracé a été modifié à cause des fortes chaleurs et qu'il faut rejoindre Agdze par la route et non plus par la piste gravel....Nous étions hors réseau quand le message est parti et je ne regarde pas mon téléphone en permanence quand je roule, surtout sur des terrains aussi casse gueule ! Fait ch.... ça fait presque 2 h que le message est parti. Mais je n'hésite pas longtemps, Axel a été clair au briefing, il faut suivre scrupuleusement les consignes du directeur de course et toujours s'adapter. Demi-tour donc, et au bout de quelques km, on voit le 4x4 de Didier arriver à fond de train vers nous. Il essayait de nous rattraper, mais on avait anticipé.
Bon avec tout ça, nous revoilà revenu au point où nous étions 3,5 heures plus tôt. Nous avons perdu beaucoup de place et Pilou est fumace. J'essaie de relativiser et de le calmer, mais dans mon fort intérieur, je suis aussi bien vénère, pas tant à cause du temps perdu mais surtout des 50 bornes de plus qu'on vient de se taper en plein cagnard et sur un terrain hyper exigeant. Et surtout, la stratégie de dormir confortablement à CP2 n'est plus possible. C'est toute la subtilité de ces ultras cyclismes, il faut toujours s'adapter. L'expérience joue beaucoup dans ces moments-là et notre équipe est parfaitement au point pour cela : Pilou assure l'essentiel des relais devant, et je fais la stratégie derrière avec son entière confiance. La tête et les jambes !
Dodo à l'hôtel à Agdze. Chambre non climatisée. Chaleur de bête. Douche, 4h de sommeil et 4h du mat, ça repart....avec une petite rallonge pour Pilou qui se rend compte au bout de 3 ou 4 km qu'il a oublié son téléphone à l'hôtel. "qui n'a pas de tête a des jambes". Ça m'arrange bien car j'ai les canes en bois ce matin et je vais pouvoir rouler très tranquille jusqu'à ce qu'il me rattrape.


Lever de soleil sur des lignes droites interminables en faux plat montant jusqu'à CP2.

Petit dej tajine à CP2 où l'on retrouve Raphaël et les autres sympathiques race angel. 500 km environ de parcourus, 2 jours de course à mi-parcours, c'est lent, c'est très lent, mais c'est pas si mal. Le moral est bon, Pilou a accepté notre infortune de la veille. Je suis dans le dur, mais je sers les dents. Le seul vrai très gros problème est une blessure à ma fesse droite qui commence à se creuser et à saigner. Le cucul, c'est mon gros point faible, et j'ai fait l'erreur de partir avec un cuissard neuf. Deuxième erreur de débutant, je suis impardonnable !!! Au moment de repartir de CP2, je constate que mon pneu avant est à plat. Je regonfle, je ne vois pas de préventif sortir, ni de fuite d'air...On repart, on verra bien si ça tient.
On attaque la vallée des roses : 70km de gravel ininterrompus, somptueux, où nous allons faire de nombreuses pauses photos et vidéos tellement le moment est exceptionnel. D'ailleurs, je vous mets les photos ci-dessous en continue, sans commentaire, car les images parlent d'elles-mêmes.













Après 5h passé dans cette partie gravel, nous étions presque à sec, et nous sommes bien contents d'arriver à un petit village et une sympathique auberge où nous pouvons nous restaurer et faire le plein. Salade marocaine, tajine. Le menu de base de presque tous les restaurants visités.


Ensuite, on roule tout l'après-midi dans des zones assez urbaines et animées. En fin de journée, le ciel se couvre un peu, nous avons rattrapés pas mal de concurrents qui nous avaient doublés pendant notre détour d'hier. On est bien, la température est un peu plus douce et nous projetons d'atteindre CP3 pour dormir. Didier et les organisateurs que nous rencontrons, trouvent l'objectif optimiste surtout que la météo se dégrade. Je regarde le ciel, il est menaçant mais l'orage n'est pas là. J'étudie bien le tracé et je constate qu'il y a encore pas mal de village dans la vallée pour s'abriter si besoin avant le prochain col gravel qui culmine à 2000m, et qui est annoncé très difficile. Pilou valide cette option, et alors que beaucoup s'arrêtent pour la nuit, on continue à rouler.
Quand le tonnerre se rapproche, je décide d'une pause prudente dans une auberge. A peine quelques minutes après que j'ai pris la décision nous arrêter, un message de l'organisation tombe : "arrêt de la course et interdiction de passer le col pour l'instant"... Les grands esprits se rencontrent !!!


Fais dodo, colin mon p'tit frère, fais dodo, t'auras du...tajine !
Après 2 bonnes heures de repos/douche/gros repas/dodo. Pendant que Pilou dort encore, je constate que le ciel est clair et étoilé. L'orage est complètement parti. J'envoie un message au PC course en pleine nuit pour savoir si on a le droit de repartir. Réponse quasi instantanée (nos anges gardiens ne dorment donc jamais !) : "si vous le sentez bien, pas de problème".
Je réveille mon équipier de choc et c'est reparti vers minuit, direction CP3 que nous atteindrons au petit matin au mieux pour le petit dej. Le col commence gentiment, les canes tournent bien. Pilou me guide sur les portions cahoteuses où sa lumière est plus performante que la mienne.
Et viennent les derniers km du cols sur un chemin pourri et très raide, sur lequel je vais pousser pas mal. Et que dire du début de la descente, que je dois faire avec un pied par terre pour contrôler mon équilibre. Même Pilou, grand technicien a du mal à descendre.

On arrive à CP3 au bout de la nuit après 3 jours et 3 nuits de roulette





A CP3, gros petit dej, sieste d'1h et regonflage, comme après chaque arrêt long. Je pige pas, le pneu ne se dégonfle pas quand je roule mais quand je m'arrête longtemps !? Un mystère...



Ce quatrième jour débute par une magnifique partie gravel globalement descendante en traversant des oasis verdoyants. Ho hisse déjà 750 km de fait...


Et c'est le passage dans la fournaise de Ouarzazate, une plaine complètement exposée en plein milieu du désert où nous étions déjà passés en 2024 et où je m'étais senti mal à cause de la chaleur. Cette année, il ne fait "que" 35 degrés environ, mais une chaleur sèche que vous brûle les poumons. On fait de nombreuses pauses fraîcheurs avant d'attaquer la montée vers Teloued et le Haut Atlas. Je redoute pour Pilou qui est très sujet au coup de chaud, mais il s'hydrate super bien et gère son affaire en vieux briscard.




Je connais cette route car on y est passé en 2024. J'ai souvenir de paysages magnifiques mais d'une montée interminable de 40 km environ.





C'est là que nous sommes arrêtés par l'équipe média de la course pour une sympathique interview à partir de laquelle, ils vont réaliser une superbe montage à partir d'images prises à notre insu pendant la journée.
Je vous remets le lien vers la vidéo pour ceux qui ne l'auraient pas vu
https://www.facebook.com/share/r/1HULzJbjnU/

Au passage du col, la transition est saisissante, nous passons d'un paysage aride et désertique...

...à des plateaux recouverts de cultures agricoles.
Nous arrivons à Teloued, chez Ahmed, qui m'avait si gentiment accueilli il y a 2 ans. Hélas il n'est pas là ce soir. Après avoir bien dîné, je préférerais filer sur Marrakech car il ne reste plus "que 140" km et en roulant toute la nuit, on y serait pour le petit dej. Mais Pilou, pour une fois, a un coup de barre et il n'a pas envie de passer le Tichka en pleine nuit car il est annoncé à peine plus de zéro degré au sommet. On décide donc d'une petite nuit d'hôtel, mais je préconise un départ à 2h du mat, car au fond de moi-même, je sens qu'on peut finir bien classés si on ne s'attarde pas ici mais il ne faut pas lâcher l'affaire.

On passe le Tichka de nuit, doucement, mais sans problème. A mi-descente, on s'arrête dans un routier, frigorifiés, pour une bonne pause omelette/brochettes à 5h du mat. Trevor et Jonathan, deux sympathiques compagnons de route, que nous retrouvons régulièrement depuis hier, nous rejoignent.
Dans la descente du Tichka, qui est pourtant une grande route goudronnée, je ne vois pas un gros trou. A 60km/h, je tape très fort. Je perds un peu le contrôle du vélo et sous le choc un porte bidon s'est cassé ; et je constaterai à l'arrivée que j'ai fissuré le cadre en carbone au niveau de la fourche arrière
Ce cinquième et dernier jour commence dans un épais brouillard qui donne l'impression qu'il bruine et cela mouille la piste en terre rouge qui devient glissante et piégeuse. Soyons prudents, ça serait couillon de se mettre par terre à 50 km de l'arrivée.

Les paysages sont complètement différents de ce que nous avons vu depuis trois jours. C'est très vert et plein de cultures.





Et ce sont les derniers kilomètres pour rejoindre Marrakech, que l'on savoure pleinement tous les deux seuls au monde malgré la tapage et le trafic urbain.

La ligne droite finale avec la célèbre cloche de l'arrivée, frénétiquement agitée par Raymond, fidèle race angel, présent sur toutes les éditions que nous avons faites.


Que d'émotions encore dans cette arrivée. Je n'ai rien dit à Pilou sur le vélo pendant la course, mais j'ai rarement autant souffert sur un vélo ; après les crampes du premier jour et la blessure à la selle qui s'est aggravée de jour en jour pour finir par une plaie profonde et qui m'empêchait de m'asseoir correctement.

Cerise sur la gâteau, on gagne l'épreuve dans la catégorie "pair" et on termine dixième au scratch après avoir été recrédité des 3 heures et demi perdues lors de la deuxième journée. Pilou est super heureux ; top 10 sur un des bikingman les plus difficiles qui existent, c'est une super performance. Je t'avais bien dit mon fils qu'il ne fallait pas lâcher. "Ne jamais rien lâcher", c'est comme dans la vie de tous les jours !
Notre expérience et notre gestion des arrêts nous permettent cet excellent classement alors que nous ne roulions pas les plus vite (surtout à cause de moi et de mes vieilles jambes).





En 2024, sur un parcours beaucoup plus facile, et en solo, j'avais mis presque 2 jours de moins. Je pensais donc que nous aurions un peu de temps pour faire un peu de tourisme, mais, du coup, il faut refaire les valises vélos (merci pour le prêt des valises à Maxime et Alex) et préparer le retour en avion dès demain soir. On se fait quand même un petit tour dans Marrakech le matin du départ, organisé par Jonathan, et bien guidé par Mohamed
Ainsi s'achève cette formidable aventure marocaine. Le pays est toujours aussi magnifique, ses habitants toujours aussi accueillants. Ce qui fait le sel de ces bikingman ne change pas : trace parfaite, hyper précise et très bien travaillée, race angels charmants et organisation générale au top . Certains diront que l'inscription est un peu chère pour avoir au final, "juste" une trace ; car en effet, il n'y a rien d'autre de prévu dans le package coureur puisqu'il faut payer son hébergement et toute sa restauration. Mais le coût de la vie au Maroc est dérisoire, et on sait tout ça avant de venir. Non, le seul petit bémol aura été l'hôtel de départ et d'arrivée, avec un personnel charmant mais franchement pas très bien organisé. J'avais préféré le lodge de 2024, beaucoup plus confortable, mais c'est un détail peu important, on était pas venu pour buller au bord de la piscine.
Bilan de ce cinquième bikingman, notre quatrième en duo. Comme le dit fort justement Pilou dans l'interview, c'est peut être notre BM le plus abouti. On a su gérer tous les inévitables aléas inhérents à ces courses d'ultra, et ils ont été particulièrement nombreux cette année. Cependant, pas de chute, pas de gros incidents mécaniques, c'est l'essentiel.

On est restés parfaitement solidaires et unis dans les difficultés. Pilou a été extraordinaire, tant sur le plan physique, que mental (son point faible dans le passé, mais plus du tout maintenant). Il m'a soutenu pendant ces 4 jours et 4 nuits, et les rares moments où il a été un peu moins bien, coup de bol, j'étais en forme et j'ai pu l'épauler.
C'est pourtant le BM où nous avons mis le plus de temps (99h) ; à cause de la difficulté du parcours et de nos nombreuses péripéties, mais au final, nous gagnons la catégorie "pair" (il est vrai par manque de véritable concurrence), mais notre dixième place au scratch relève la qualité de cette performance.

Merci à tous pour vos encouragements, vos messages, pendant ces 4 jours. Merci à toute ma famille pour son soutien, merci à Louis et Iskan à qui j'ai beaucoup pensé la nuit en regardant les étoiles. Et, pour finir, un immense merci à Pilou qui a supporté, au sens propre comme au sens figuré, son vieux père tout au long de ce périple.

J'aime bien la photo montage que nous a envoyée Jacques Caron : "paire d'as", ça résume bien notre course.
5 commentaires
Commentaire de philkikou posté le 20-07-2026 à 17:34:55
Un récit photos aventure que je mets en haut d la pile des choses à mire impérativement
Commentaire de philkikou posté le 21-07-2026 à 11:58:53
Quelle aventure humaine, familiale et sportive et quel duo ! Bravo à vous et merci pour le partage !!!
Commentaire de La Tortue posté le 21-07-2026 à 12:13:32
Merci Philippe
Commentaire de Arclusaz posté le 03-08-2026 à 14:39:20
extraordinaire !!!!!!! merci à Philippe d'avoir mis en avant ce récit. j'avais suivi l'aventure en avril mais le récit est +++++++. Quand à la vidéo, c'est un incroyable cadeau avec l'émotion de Pilou qui doit aimer "un peu" son père et tous les moments qu'il a passé avec lui. Chapeau !
Commentaire de Bacchus posté le 04-08-2026 à 22:47:37
Bravo les gars, je le reconnais j'ai surtout regardé les photos. Bel exploit et belle vidéo. Bravo à vous deux et merci au Kikou qui a attiré mon attention sur ton récit
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