Différences de performances femmes / hommes en ultra

La compétition, les résultats, les performances, le haut niveau et son actualité, records.
Suivi des courses du point de vue de la tête de course pour les courses sans de nombreux kikous.
Analyse des courses, statistiques, pronostiques, cotations, classements.

Re: Différences de performances femmes / hommes en ultra

Franch a écrit:interessantes ces stats qui me font mentir, comme quoi faut toujours revenir aux faits plutot que de propager des idées reçues.

sage parole OUI

Re: Différences de performances femmes / hommes en ultra

TomTrailRunner a écrit:
Franch a écrit:interessantes ces stats qui me font mentir, comme quoi faut toujours revenir aux faits plutot que de propager des idées reçues.

sage parole OUI


certes mais dans ce cas d’espèce, il serait intéressant d'affiner ces stats par niveau (hors élite).

C'est plus "facile" de terminer une course quand on a une cote itra de 600 que de 500 ou 400 qui oblige à courir proche du sur-régime et donc susceptible de provoquer des abandons.

Et comme le niveau moyen des femmes est en dessous de celui des hommes....

Re: Différences de performances femmes / hommes en ultra

Arclusaz a écrit:
TomTrailRunner a écrit:
Franch a écrit:interessantes ces stats qui me font mentir, comme quoi faut toujours revenir aux faits plutot que de propager des idées reçues.

sage parole OUI


certes mais dans ce cas d’espèce, il serait intéressant d'affiner ces stats par niveau (hors élite).

C'est plus "facile" de terminer une course quand on a une cote itra de 600 que de 500 ou 400 qui oblige à courir proche du sur-régime et donc susceptible de provoquer des abandons.

Et comme le niveau moyen des femmes est en dessous de celui des hommes....


Exactement ce que je me suis dit... Une course aux BH exigeantes devrait faire plus de dégâts chez les femmes que chez les hommes.

On pourrait donc faire des BH différenciées ?

Re: Différences de performances femmes / hommes en ultra

stephrunrun a écrit:On pourrait donc faire des BH différenciées ?

:shock:

Re: Différences de performances femmes / hommes en ultra

cloclo a écrit:
stephrunrun a écrit:On pourrait donc faire des BH différenciées ?

:shock:


Concept novateur.

Il s'est posé la question de faire partir tout le monde ensemble. Mais rien sur l'arrivée ! Et puis, l'égalitarisme à tout crin a le vent en poupe...

Re: Différences de performances femmes / hommes en ultra

Les barrières horaires sont la plupart du temps mises en place pour permettre de libérer des bénévoles ou pour pouvoir rouvrir une route à la circulation, absolument pas pour "éliminer" des coureurs. Des BH différenciées en fonction du sexe n'ont pas de sens !
Sinon, on pourrait aussi mettre des barrières horaires en fonction des catégories de poids, pourquoi pas ?

Re: Différences de performances femmes / hommes en ultra

stephrunrun a écrit:
WS 2024 : 375 partants
Femme : 26% de la population totale, taux d'abandon 37%
Homme : 74% de la population totale, taux d'abandon 19%

Bon, on va arrêter d'empiler les stats...


Merci pour les stats, même si je pensais que le taux d'abandon serait plus proche entre les 2 sexes. Certains ont évoqué les barrières horaires plus difficles pour les femmes. C'est peut-être le cas sur la WSER où le cut off est de 30 h... Ou peut-être pas :lol:

Re: Différences de performances femmes / hommes en ultra

Faire partir les femmes avant les hommes dans les courses pourrait être un moyen d'allonger leur barrières horaires et éviter qu'elles se fasse marcher dessus par José qui va faire la 400e place de l'ultra trail du saucisson de trifouillis les oies.

Re: Différences de performances femmes / hommes en ultra

Ça serait pire, ce n’est pas vraiment agréable de se faire doubler par tout le peloton.

Re: Différences de performances femmes / hommes en ultra

Je savais pas trop où vous partager cet article du Monde, si vous avez une meilleure idée je suis preneur:

https://www.lemonde.fr/sciences/article/2025/01/08/comment-les-champions-aident-les-chercheurs-a-percer-les-secrets-de-l-adaptation_6487577_1650684.html

Sciences
Activité physique et santé

Comment les champions aident les chercheurs à percer les secrets de l’adaptation
Chronique

Sandrine Cabut

« Dix mille pas et plus ». La Française Stéphanie Gicquel vient de battre (249,3 kilomètres) le record de France de distance en vingt-quatre heures, dans une région au climat désertique. Pour optimiser ses performances et faire progresser les connaissances, l’athlète se prête à un suivi minutieux et participe à des études scientifiques.

Publié le 08 janvier 2025 à 06h00, modifié le 08 janvier 2025 à 06h28 Temps de Lecture 3 min.

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Plus vite, plus loin… sous toutes les latitudes. Méthodiquement, avec l’appui de scientifiques, la Française Stéphanie Gicquel continue d’explorer les limites des performances physiques et de l’adaptation à des conditions extrêmes – les siennes et, plus largement, celles du corps humain.

Le 15 décembre 2024, à Phoenix (Arizona), aux Etats-Unis, la spécialiste de l’ultrafond, 42 ans, a remporté le Desert Solstice Track Invitational, en courant 249,3 kilomètres en vingt-quatre heures non-stop, battant au passage le record de France de vingt-quatre heures sur piste. Autrement dit, cela correspond à une moyenne flirtant avec les 10,4 kilomètres-heure sur une distance de presque six marathons, ou quelque 623 tours d’une piste de 400 mètres.

Distance, monotonie, gestion du sommeil, de l’alimentation… Stéphanie Gicquel a eu, comme lors de ses précédents défis, à composer avec de multiples paramètres. « Le plus difficile a été l’amplitude thermique, passer du chaud au froid assez rapidement, sur une course très longue », témoigne l’ancienne avocate d’affaires.
Lire aussi : Article réservé à nos abonnés « J’ai l’intime conviction de pouvoir courir de 260 à 270 kilomètres en 24 heures » : Stéphanie Gicquel, la course aux limites

La course dans des conditions de fortes chaleurs, elle connaît bien. Depuis plusieurs années, avant des épreuves dans des pays chauds, elle s’acclimate grâce à un programme d’entraînement en chambre thermique à 35 °C-40 °C dans un laboratoire de l’Institut national du sport, de l’expertise et de la performance, sous l’égide du chercheur Franck Brocherie.
Une science récente

Idem pour les grands froids, auxquels elle se prépare notamment dans une chambre de cryothérapie à – 20 °C. Elle a couru un marathon au pôle Nord, traversé l’Antarctique à ski pendant plus de deux mois, affrontant des températures de – 50 °C ; enchaîné sept marathons en sept jours, dont un en Antarctique.
Le Monde Jeux
Chaque jour de nouvelles grilles de mots croisés, Sudoku et mots trouvés.
Jouer

« A Phoenix, les températures n’étaient pas si extrêmes, 25 °C le jour et 4 °C la nuit, mais la chute a été soudaine, et cela ne fait pas le même effet que commencer une course à 4 °C. J’ai perdu beaucoup d’énergie, j’avais besoin d’une grande quantité de glucides, mais je ne pouvais pas m’alimenter comme je voulais », détaille la coureuse. « On peut adapter les muscles à des efforts longs. C’est plus compliqué pour le système digestif : il y a les nausées, les difficultés à absorber les aliments », poursuit-elle.

A chaque épreuve, elle apprend, en analysant toutes ses sensations, et, au long cours, elle se prête avec passion à un suivi scientifique et médical, voire à des travaux de recherche.

Comme à l’été 2022, où nous l’avions rencontrée pour un portrait, elle est convaincue d’être encore loin de ses limites. « La science de l’ultra-endurance est récente, tout est encore à inventer », estime la championne en faisant l’analogie avec l’histoire du marathon, épreuve introduite aux Jeux olympiques modernes d’Athènes, en 1896. « Les premiers marathoniens mangeaient du sucre de table pendant la course, ce qui paraît aberrant aujourd’hui. Et, quand ils arrivaient sur la ligne d’arrivée, ils étaient très fatigués. Actuellement, il y a des plans d’entraînement très standardisés. Et, sauf conditions vraiment particulières, on peut prédire le temps pratiquement à quelques secondes près », résume-t-elle.

C’est loin d’être le cas en ultra-endurance. « Plus la distance s’allonge, plus on fait face à des aléas, ce qui explique les grandes différences de performances d’une épreuve à l’autre. Après quatorze heures de course, il faut beaucoup d’agilité pour trouver des solutions rapides aux obstacles qui se présentent. C’est cela qui fait la différence », assure Stéphanie Gicquel.
Accompagnement mental

Avec une vingtaine d’autres sportifs de haut niveau de différentes disciplines, elle participe à un projet de recherche, avec le nutritionniste Didier Chos, « qui consiste à analyser l’impact de nos modes de vie et de notre nutrition sur l’expression ou la répression de certains polymorphismes génétiques ». Cela permettra, poursuit-elle, « de savoir par exemple, pour un sportif donné, quelle est sa sensibilité à l’inflammation, son métabolisme des lipides et des sucres, sa sensibilité au stress, aux problèmes de sommeil, aux fractures ».

Sa récente participation au documentaire Open Brain. Dans le cerveau des athlètes, des réalisateurs Yannick Adam de Villiers et François Maquestiaux, l’a faite s’interroger sur la question de l’accompagnement mental. Jusqu’ici, elle gérait seule cet aspect, mais cela lui a donné envie de se rapprocher de neuroscientifiques. Elle mesure aussi l’importance du sommeil : « C’est difficile de s’habituer aux carences de sommeil, pourtant on sait bien que la fatigue est un frein à l’utilisation optimale du cerveau. »

Au-delà de ses propres performances, Stéphanie Gicquel est persuadée que les champions sont indispensables aux chercheurs pour percer les secrets des capacités d’adaptation humaines, notamment aux conditions extrêmes comme la chaleur. Des connaissances qui pourront servir à tous.

Après sa course de vingt-quatre heures dans l’Arizona, l’athlète n’a pas couru pendant dix jours, presque un record d’« abstinence ». Ses projets du moment : poursuivre l’écriture de son quatrième livre et s’investir dans les questions de charge mentale au sein de la commission des athlètes de haut niveau, en vue des prochains Jeux olympiques. D’autres formes d’ultra-endurance.
Les dernières chroniques Dix mille pas et plus

Chaque semaine, Sandrine Cabut et Pascale Santi, journalistes au « Monde », nous font part des récentes recherches ou initiatives autour des bienfaits de l’activité physique sur la santé, véritable médicament.

Sandrine Cabut

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Re: Différences de performances femmes / hommes en ultra

il n'y a pas de topic spécial sur la présidente
alors je poste ici
ce matin sur cocodona 250 courtney est 2eme au scratch !
1 mile derrière le premier mec !

Re: Différences de performances femmes / hommes en ultra

Si j'en crois le livestream, la Présidente est même désormais première.

Et mieux que ça, dans les trois premiers, les #1 et #3 sont des femmes (1.Dauwalter, 2.Sanders, 3.Entrekin)

Courtney vient de franchir la barre des 100 miles, donc la mi-course n'est pas encore atteinte

Re: Différences de performances femmes / hommes en ultra

Spir a écrit:Si j'en crois le livestream, la Présidente est même désormais première.

Et mieux que ça, dans les trois premiers, les #1 et #3 sont des femmes (1.Dauwalter, 2.Sanders, 3.Entrekin)

Courtney vient de franchir la barre des 100 miles, donc la mi-course n'est pas encore atteinte


elle est 2eme toujours 1 mile d'écart

Re: Différences de performances femmes / hommes en ultra

centori a écrit:
Spir a écrit:Si j'en crois le livestream, la Présidente est même désormais première.

Et mieux que ça, dans les trois premiers, les #1 et #3 sont des femmes (1.Dauwalter, 2.Sanders, 3.Entrekin)

Courtney vient de franchir la barre des 100 miles, donc la mi-course n'est pas encore atteinte


elle est 2eme toujours 1 mile d'écart


Tu vois ces infos où ? Sur le site de suivi de la course https://live.aravaiparunning.com/#/cocodona-2025, elle est pointée première au mile 103.9 et Ryan Sandes deuxième au mile 101.9.

Re: Différences de performances femmes / hommes en ultra

Spir a écrit:
centori a écrit:
Spir a écrit:Si j'en crois le livestream, la Présidente est même désormais première.

Et mieux que ça, dans les trois premiers, les #1 et #3 sont des femmes (1.Dauwalter, 2.Sanders, 3.Entrekin)

Courtney vient de franchir la barre des 100 miles, donc la mi-course n'est pas encore atteinte


elle est 2eme toujours 1 mile d'écart


Tu vois ces infos où ? Sur le site de suivi de la course https://live.aravaiparunning.com/#/cocodona-2025, elle est pointée première au mile 103.9 et Ryan Sandes deuxième au mile 101.9.


https://trackleaders.com/cocodona25
suivi live

Re: Différences de performances femmes / hommes en ultra

Arrêtée depuis plusieurs heures au mi 108.3 : DNF ou gros dodo ?

Re: Différences de performances femmes / hommes en ultra

DNF après 108 miles (vu sur Insta). Donc dodo maintenant pour récupérer

Re: Différences de performances femmes / hommes en ultra

Courtney Dauwalter DNF ? Mais dans quel monde vit-on !!! :shock:

Re: Différences de performances femmes / hommes en ultra

Mathias a écrit:Courtney Dauwalter DNF ? Mais dans quel monde vit-on !!! :shock:


quelqu'un aurait vu passer une com de courtney ou salomon indiquant ce qui lui est arrivé ?


Re: Différences de performances femmes / hommes en ultra

cloclo a écrit:https://run247.com/running-news/ultramarathon-news/courtney-dauwalter-cocodona-250-dnf-2025#:~:text=Ultrarunning%20GOAT%20Courtney%20Dauwalter%20is,of%2Dfive%20record%20in%202024.


ça ne dit pas ce qui lui est arrivé. :?:

Re: Différences de performances femmes / hommes en ultra

centori a écrit:ça ne dit pas ce qui lui est arrivé. :?:

Je crois qu'elle (et peut-être son sponsor) n'ont pas encore envie de le dire pour l'instant. Tout ce qu'elle a dit, c'est que vous pouvez maintenant tirer sur la pianiste :mrgreen:
Genre, j'ai peut-être eu les yeux plus gros que le ventre.

Re: Différences de performances femmes / hommes en ultra

https://www.facebook.com/courtneydauwalter?locale=fr_FR

"Total body shutdown stopped us early this time"

Peut-être partie sur un rythme trop rapide ?

Re: Différences de performances femmes / hommes en ultra

cloclo a écrit:https://www.facebook.com/courtneydauwalter?locale=fr_FR

"Total body shutdown stopped us early this time"

Peut-être partie sur un rythme trop rapide ?


c'est probable
la cote UTMB de la première femme est de 650-680 environ suivant les courses
là ou courtney à 850
la différence est abyssale
et pourtant

Re: Différences de performances femmes / hommes en ultra

Rachel Entrekin poursuit sa course en tête sur cette nouvelle édition de Cocodona 250. Elle mène la course depuis le début et cours actuellement avec 2h00 d'avance sur le temps record. Impressionnante.

Re: Différences de performances femmes / hommes en ultra

Jiro a écrit:Rachel Entrekin poursuit sa course en tête sur cette nouvelle édition de Cocodona 250. Elle mène la course depuis le début et cours actuellement avec 2h00 d'avance sur le temps record. Impressionnante.

Et plus de 7h sur son propre record féminin...10% mieux :!: avec un cumul de pause de 2h25 au bout de 45h :mrgreen:

Re: Différences de performances femmes / hommes en ultra

TomTrailRunner a écrit:
Jiro a écrit:Rachel Entrekin poursuit sa course en tête sur cette nouvelle édition de Cocodona 250. Elle mène la course depuis le début et cours actuellement avec 2h00 d'avance sur le temps record. Impressionnante.

Et plus de 7h sur son propre record féminin...10% mieux :!: avec un cumul de pause de 2h25 au bout de 45h :mrgreen:


2h25 de pause ? Quelle feignasse...

Re: Différences de performances femmes / hommes en ultra

Assez remarquable, en effet. On peut noter aussi la très belle course jusqu'à présent de Heather Jackson (5ème Scratch), peut-être partie un peu vite... L'ancienne triathlète qui a remporté de nombreux Ironman et qui arrive aujourd'hui à être performante en Ultra, Gravel (elle a remporté Unbound XL) ou VTT (Leadville 100). :shock:
Et toutes les deux devancent Courtney Dauwalter à qui Cocodona 250 ne semble pas vouloir sourire... Elle explore une nouvelle fois sa "pain cave". :(

Re: Différences de performances femmes / hommes en ultra

Et 2h30 rabattu au précédent record en 56h09 :idea:

Capture d'écran 2026-05-06 221045.png
Vous n’avez pas les permissions appropriées afin de consulter les fichiers insérés dans ce message.

Re: Différences de performances femmes / hommes en ultra

Et 9h20 de moins que son temps de l'année dernière... C'est vraiment remarquable ! :shock:

Elle a terminé Chianti 100K à la 3ème place cette année et l'on pourrait penser qu'elle était venue courir en Europe pour récupérer un Golden Ticket pour la Western States. Courtney Dauwalter qui a gagné la course a décliné son Golden Ticket et Rachel Entrekin aurait pu bénéficier de l'un des 2 sésames remis sur cette course. Elle a aussi décliné sa place à la Western. Mais qu'est-elle donc venue faire en Toscane ? Certainement chercher une qualif pour l'UTMB. :wink:

Re: Différences de performances femmes / hommes en ultra

assez dingue effectivement!
Chouette de voir une femme devant, ça fait parler et ça rappelle que rien n'est impossible.

Et jolie fin de course de Courtney Dauwalter, qui s'est battue pour la 3ieme place à un moment (Megan Eckert revenue à 10min seulement) pour finir 2ieme et 6ieme au scratch. Ce n'est plus l'immense Courtney qui gagnait toutes les courses auxquelles elle participait, mais c'est quand même remarquable.

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