Me voilà de retour dans mes plaines de l'Anjou, et les paysages de ce matin me manquent déjà.
Ceux de vendredi un peu moins. Enfin si... mais disons qu'il n'y en a pas eu beaucoup !
Moi qui avait peur de la chaleur, la journée dans les nuages a eu le mérite de bien limiter la température, mais monter au Pic du midi pour juste deviner l'antenne à travers le brouillard, c'est un peu rageant.
Heureusement on a eu des belles éclaircies dans le Néouvielle, avec comme prime une belle rencontre avec
st ar qui a eu la bonne idée de mettre sa casquette à l'envers pour que je reconnaisse le kikou :
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J'ai aussi été interpellé au col de Sencours par un type qui a reconnu l'écusson Kikourou et m'a dit ne pas se sentir faire partie de la communauté même s'il a déjà posté sur le forum.
Pour le reste j'ai commencé à subir la montagne après le ravito du col de Sencours, à lâcher du temps dans la moindre montée tout en commençant à sentir chauffer les cuisses dans les descentes.
Je suis arrivé à Pierrefitte avec 1h30 d'avance sur la BH, mais un moral et surtout une confiance dans les chaussettes.
J'ai réussi à me forcer à repartir tout en sachant que le Dromidé ne serait pas une partie de plaisir, et je ne me suis pas trompé. Tout du long (3h15 de montée !) je me suis fait doubler par beaucoup de monde, mais j'ai encore su profiter du moment en me retrouvant absolument seul (enfin ! voir le PS) pendant une bonne heure durant la descente.
La longue section (en ressenti sur le moment) en forêt boueuse jusqu'au lac d'Estaing a achevé ce qu'il me restait d'espoir, et je n'ai pas eu le courage de repartir pour une section d'encore 6h en démarrant par le col d'Ilhéou.
En tout cas on sent que l'organisation est rôdée, tout le monde est aux petits soins même si j'ai l'impression qu'il y a une sévérité un peu exagérée sur les BH.
Rien qu'à Merlans la BH c'était 8h30 et pas une minute de plus, alors que le départ n'a pas été donné à 5h00 pile, moi j'ai franchi la ligne de départ avec les derniers à 5h05, pour me retrouver 2 min à l'arrêt au début de la montée (une voiture (de l'orga ?) gênait le passage). Au final il m'a manqué quelques minutes de marge qui m'auraient fait du bien.
Bref les ultras en "vraie" montagne c'est fini pour moi. J'ai voulu y recroire après le Grand Trail d'Auvergne l'an dernier, mais il va falloir que j'accepte qu'en plus de vieillir je n'ai sans doute jamais eu le niveau, dès que la pente s'élève un peu je plafonne trop vite.
Encore merci à tous pour ces moments sur place, les conseils sur le forum etc avant, le Bouzin, etc.
Bonne récup à tous et à une prochaine
Fred
PS : au départ j'ai été étonnamment surpris par le silence du peloton. J'ai trouvé les participants particulièrement silencieux, et ça j'ai A-DO-Ré ! Trop suis souvent déconcentré ou sorti de ma course par des types qui parlent trop fort, en se racontant le palmarès ou les blessures de leurs potes dont je me f**s... y.c. pendant la nuit.
PS2 : Et entre autres gamelles, j'ai fait une bonne dizaines de mètres de toboggan en glissant hors d'une trace sur de l'herbe à vache bien trempée. J'ai à peine eu le temps d'avoir peur que j'ai été arrêté par une bosse heuresement. Plus de peur que de mal donc, mais j'en suis ressorti complètement trempé, après avoir récupéré toute la "rosée" ainsi balayée. Et je vous raconte pas la galère pour remonter sur le chemin

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