Récit de la course : L'Etoile des Saisies 2010, par marcus 39

L'auteur : marcus 39

La course : L'Etoile des Saisies

Date : 28/3/2010

Lieu : Le Col Des Saisies (Savoie)

Affichage : 581 vues

Distance : 42.195km

Objectif : Pas d'objectif

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Vous avez Saisies?

Comme le soleil commence à poindre, les jambes commencent à vouloir faire un peu de trail. Mais avant cela, une der pour la route, l’étoile des Saisies, support des championnats de France Longue Distance. 42KM, environ 900 de déniv, une boucle de 22 puis 2 fois 1 boucle de 11,5km. A trois rois mages du Team VO2 Jean, on va suivre des yeux l’Etoile des Saisies. Parait-il que la course est pas simple ! Ben, en effet, c’est pas souvent plat. Qui plus est la glisse était aujourd’hui pas évidente, avec pour moi une glisse correcte sur une moitié de la course, sur une piste lustrée et glassante puis, le temps se réchauffant, une glisse très moyenne avec une piste très lustrée et pas simple à skier. Disons que mon fartage LF6 sur ski à structure froide était correct mais améliorable. Par contre, Un fartage  en positif aurait été trop chaud (lors des tests de ski, une paire en HF10 BD ne glissait que moyennement à l’heure du départ). Elle aurait par contre peut être été un peu meilleur sur la fin de parcours. Enfin bref.

Après une grosse semaine de reprise de trail avec pas mal de VMA, on se retrouve à trois avec le Pierra et Olivier pour squatter dans le camion aménagé de ce dernier et être aux premières loges. Bon repas, nuit passablement chaude (j’avais la tête sur le chauffage) et écourtée par le déneigement du grand parking du départ. Et oui, j’ai omis de dire qu’il avait neigé 30 à 40cm de fraiche entre le samedi soir et le dimanche matin…

Je me dis cool, on est au départ, on va avoir le temps de tester les skis et de bien s’échauffer pour changer (un  peu assez des départs le couteau entre les dents et le gout de sang dans la bouche après 2km, puis 10bornes pour récupérer). Raté, le réveil (pourtant mis à l’heure d’été) ne sonne pas… réveil à 7h45, avec une motivation aux petits oignons et sans fioritures on se prépare. Test de ski au coté de M. Poirée, qui 3 mois après son opération des cervicales, va faire le semi. Puis à peine le temps de ranger un peu notre fatras dans le camion d’Olive qu’il est plus que temps de monter au départ. Dernière ligne pour nous trois, placés un peu sur la fin. Je salue, comme d’hab, les jurassiens qui sont présents en quantité et en qualité : on se croirait au comice à Chapelle des Bois. Le départ est commun avec le 21km.

Coup de feu, neige dans la gueule, malgré la casquette bien venue…ça part molo, ça chute pas mal, je ne double pas trop, pour pas me mettre trop dans le rouge, sur un parcours que je ne connais pas du tout. Premier passage dans la station… (enneigée à grand renfort de camion, pas très développement durable, pour un événement qui se veut écolo…). On met pas mal de temps à se mettre à skier comme il faut. J’ai laissé partir les rois mages devant…ils vont dans tous les cas plus vite que moi…Les gens ne sont pas très adroits sur cette neige lustrée et dans les petites descentes, beaucoup sont en chasse neige. Vu que ça glisse pas fort et qu’il n’y a pas de grosse descente, pas trop de risque de tomber, donc pas de chasse neige pour moi donc ça double pas mal. A partir du KM7, on attaque une grande montée, faite de plein de rampes plus ou moins longues et pentues, environ jusqu’au ravito placé au KM 11/12. Je bois un thé et j’entends « D’Artagnan, t’arrete pas , ya pas de vin chaud’. C un pote de Morbier (oui, le village d’origine du fromage) qui m’appelle par le surnom de mon Papa. Lui n’est pas en grande forme, il me dit qu’il a mal au ventre depuis le départ, mais qu’il a part contre une super glisse. On repart ensemble et en effet, il a une glisse énorme avec ses Salomon. Il me talonne sans pousser. Je suis obligé de pousser dans les descentes pour le suivre…heureusement qu’il n’est pas en grande forme ! On redescend vers la station en tirant des bords.  Vers le bas, on se retrouve avec des gens qui vont très vite. Ce sont les premiers du 42 qui finissent leur 1eme boucle de 10,5. Mon pote me dit qu’il va mettre le clignotant à la station….Je l’injurie et le traite de noms d’oiseaux (pardon aux ornitologues). On est ensemble jusqu’au pied de la montée qui mene à la station (cf détail dans chapitre suivant). Il lache un peu. Arrivé au bouclage, une femme sur le bord de la piste crie ‘allez Morbier’. Mon pote décide de poursuivre. Pendant que je prends un gel, il prend lui de l’avance. Je le remonte assez vite et on fait course commune alors que les énervés nous doublent à pleins tubes. Il commence à moins glisser et je sens qu’il ralentit. Et dans un petit virage en monté, il s’arrete carrément pour laisser passer les gens….je l’harrangue sans résultats…Il ne fera que 5km de plus, soit 31 sur 42…

Les 15 derniers KM seront pour moi assez longs : pas trop de jus, un peu monofréquence, une glisse qui se réduit comme peu de chagrin, des V2F qui font des courses très stratégiques : à fond dans les montées, 10s arretées au sommet pour récupérer, des plats à fond et des descentes en chasse neige…et certaines personnes bien cramées. Cette boucle de 10bornes n’étant pas très dure, mais jamais plate, il faut sans arret relancer et bien chercher la glisse, en particulier dans les faux plat descendants, où il est préférable de ne pas skater, mais plutôt de pousser sur les bras…

A la fin de la 2eme boucle, que l’on a dejà reconnu une fois, on est un groupe de 4 avec 2V2F (présentée ci-avant) et un mec d’un fort beau gabarit…histoire de donner un peu de piment, je me dis qu’il faut que je finisse au moins devant ces 4 là…je reste en descente derrière le fort beau gabarit, tel le Jason Lamy Chappuis des Saisies, avec les 2 femmes derrières moi. Premier raidard avec un peu de devers :comme prévu, le costaud ne monte pas bien, et en plus je lui ferme un peu l’accès au bon coté de la piste, je passe devant. Coup de bol, il se replace et bloque un peu les 2 nanas. Petit plat pour récupérer avant un virage raide et un long faux plat jusqu’à l’arrivée. Je souffle à fond, jette un œil derrière et pose le cerveau et essayant de pas me cramer : je garde la même fréquence, mais en poussant plus fort sur les bras. Les 2 nanas, qui ont-elles aussi accelerer sont pas loin et je sens qu’elles essaient de remonter. Alors je pousse plus fort sur les bras, sans donner l’impression de forcer. Et ça marche, elles craquent un peu puis beaucoup…Je continue : un mec est pas loin devant, mais alors que j’arrive à 2m de lui, il accelère lui aussi…Comme quoi, on peut écrire un chapitre haletant sur une arrivée qui s’est faite à 2 à l’heure…mais c’est une question de vitesse relative…Einstein appréciera.

Pas faché d’arrivé en 2h49, je retrouve mes acolytes qui ne sont pas là depuis longtemps. Pierra en 2h39 et Olivier, pas trop  en forme en 2h36. Vittoz est dejà douché depuis longtemps…(1h42 je crois). Et la Belle Anouk gagne chez les dames.

269eme sur 355 arrivants (avec pas mal d’abandons, dont certains pour crampes au KM7….). classement moyen qui s’explique par le fait que tous (ou presque) les costauds sont là pour cette course.

Repas couleurs locales, en compagnie des jurassiens du team Vandel, qui eux, finissant 16eme et 20eme, se permettent un verre de rouge. Je reste à l’eau, mais savoure tout de même le duo diots-crozets. Ben ou quoi, on va pas se laisser mourir de faim…

Pas mécontant, mais vivement le trail…

1 commentaire

Commentaire de les machine-gônes posté le 21-11-2011 à 23:16:05

Ben voilà, ce jour-là t'as du croiser la route des machine-gones qui savaient pas encore qu'ils allaient devenir les machines-gones.
Depuis, on est d'ailleurs aussi devenu de vrais jurassiens. Donc on espère qu'on te croisera cet hiver, et avec le bon fart encore, parce que le trail ça va un moment, mais ça a quand même ses limites...

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