Récit de la course : Semi-Marathon de Bourg en Bresse 2010, par Gibus

L'auteur : Gibus

La course : Semi-Marathon de Bourg en Bresse

Date : 6/3/2010

Lieu : Bourg En Bresse (Ain)

Affichage : 872 vues

Distance : 21.1km

Objectif : Pas d'objectif

6 commentaires

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30 Flocons pour 3 Burundis.

30 Flocons pour 3 Burundis. 

 

Le semi de Bourg en Bresse fête son 30° anniversaire cette année. Il ne faut pas rater cela. C’est toujours la grande messe avec ses nombreux coureurs. Malgré son parcours de plus en plus difficile au fil des années, il attire du monde.

Jamais il ne me reverrons ! dit on après cette épreuve, mais tous les ans ou presque on y revient.

 

Le club d’Ambérieu marathon nous a inscrit cotisant à la moitié de la somme.

Nous sommes nombreux à s’y être engagé aussi bien sur le 21 que sur le 10 bornes bien fourni également en pibèdes.

Le temps n’est pas top, comme d’hab, mais il n’y a pas de vent, ni de pluie. Par contre quelques flocons de neige flânent par ci par là avant de disparaître sans tenir.

La zone de départ/arrivée est dans l’enceinte du parc des expositions, grandiose structure pouvant accueillir moultes manifestations. Le basket de la JL de Bourg a d’ailleurs failli venir s’installer ici.

Après l’épreuve du parking où chacun essaie, c’est de bonne guerre, de se garer le plus proche possible, je me dirige vers les dossards.

Je rencontre pas mal de gens que je connais et ceux de mon club.

La fameuse surprise du 30° anni est bien décevante. Pourtant cachée aux futurs compétiteurs rêvant de trophée à exposer en fierté sur une étagère ou sur une tv, ce souvenir ne restera pas dans les mémoires : un tee shirt à manches longues, certes technique mais même pas floqué du dit anniversaire et même pas de mention non plus du semi. Simplement le logo du club local que je ne citerai pas par punition. En plus l’échancrure du cou est mal taillée et comme les années précédentes la coupe laisse à désirer.

Revenons à la course car on n’est pas là pour être venu chercher un hypothétique magnifique artefact.

Tous les stands sont bien indiqués et après avoir repérer son numéro de dossard, je rencontre Flo qui va partir au balisage vers le kms 13. D’autres coureurs bénévoles signaleurs viennent se joindre à la discution.

Il est H moins une heure et j’ai le temps de tailler la bavette.

Beaucoup de monde dans ce hall.

Je repars me préparer. Ca caille et je ne sais pas encore comment m’habiller. Costard cravate ou Jean tee shirt. Bref je dégaine le cuissard Odlo de Faverges et pour le haut cela sera du long avec gants pour les ribouis du haut toujours sensibles.

Je rejoins l’aire de départ où les coureurs du 10 sont presque prêts. Je vois de nouveau des connaissances.

Le dix est sous les starts. Ils s’élancent 8 minutes avant nous.

Rémi va en découdre pour la première fois sur cette distance. Nico est devant, une main sur l’accélérateur, l’autre sur l’embrayage.

 

Cela part vite et ils disparaissent vers la sortie du parc. Je me dirige alors vers notre départ. Je ne perds pas de temps car je m’en souviens qu’il y a 2 ans je m’étais fait avoir et j’étais loin derrière la ligne.

Je me mets avec les filles Anne et Véro. La première est bien en forme, pas moi qui reprend pour de bon la compét. Car le grand fond bressan d’il y a 15 jours, c’était du pipi de chat. C’était comme au poker, pour voir.

Je décide donc de partir avec Véro. Devant il y a Jean Claude Girod. Un gars se retourne, c’est Nowakolwski, un coureur que je bats de justesse chaque fois sur un cross mais sur route il me met minable.

Derrière il y a Bluesboy, on se salue et se souhaite bonne chance.

 

 

Ca y est le départ est donné et le peloton s’étire sur l’esplanade du parc. Véro tape dans les 1h40 et Anne 1h30. J’hésite et suis Anne. Mais elle part trop vite à mon goût et je reste entre les 2. Gilles cherche sa meneuse. " Elle est devant pas loin, sur la droite." Nous passons la ligne d’arrivée et sortons de l’enceinte.

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous descendons vers le parc de Bouvent. Arnaud serre les gens sur la droite. Je le hèle au passage. En bas au rond point on taille vers le golf pour remonter vers le parc des expo.

 

 

 

 

 

 

2° passage donc. Au loin j’aperçois Sylvain et Hérisson au coude à coude. Je les rejoins quand Jacques prend la poudre d’escampette. Je vois Pierrot et l’appelle, ainsi que Patrick Leblanc.

Allez Gibus ! je suis vendu, Sylvain a entendu et se doute que j’arrive. Je fais la descente avec lui.

Arnaud me dit que cette fois je peux serrer à gauche, rires. Heureusement que je ne le fais pas car un handisport normalement parti 2 minutes avant nous me double à donf par la gauche.

Il a dû rater le départ.

Nous sommes un peu rapide pour ma forme me semble-t-il. On n’est pas loin du 4’15 au kilo donc sur les bases d’1h30, pas bon pas bon. Sylvain est d’accord avec moi.

Les côtes qui arrivent vont avoir raison de nous lui dis-je.

En effet la première nous fait ralentir. Nous rattrapons quand même Francisco qui a l’air d’en baver.

Les pelotons se forment me dit mon voisin observateur. Oui c’est ça la beauté des semi lui rétorquais-je.

Nous bifurquons sur la gauche. Je salue Cédric qui est en train d’arrêter une voiture qui veut à tous prix passer.

Nous arrivons doucettement à St Just toujours sur ce rythme trop rapide pour moi.

Si j’y arriverai, si j’y arriverai, si j’y arriverai.

La ligne droite qui tourne le dos au dernier village me sonne le glas. On est chemin de la Torchère et je suis torché. Je fais 2, 3 fois l’élastique pour rester avec Sylvain mais je sais en connaissance que c’est le glas qui sonne pour moi.

La descente va m’achever et c’est alors mon monologue qui va commencer.

Au ravito, Chantal me tend un verre contente de me voir. T’as pas une bière plutôt ?

10° kilo, 43’50 environ.

Nous cheminons vers Montagnat. Petchou01 me passe en m’appelant. Je suis cuit lui dis-je.

Cette partie est dure car il faut relancer après la descente. Je signale à Petchou que Sylvain est devant. Ah ouai c’est lequel ? Celui avec les manches bleu foncées. Ok.

Il le rattrape, je les perds de vue. Un kikou de Viriat marathon me double à son tour en m’encourageant. Je ralentis pour mieux repartir, lui dis-je. Quel menteur ce Gibus : c’est parce que t’en peux plus mon gars. Si tu continues à ralentir tu vas reculer.

Arrive la côte des Arterots. Elle calme celle là. C’est là que Pascal de Photogone nous prend en photo parfois. Il n’est pas là. Nous faisions tellement une sale gueule ici, qu’il a changé d’endroit devant de telles grimaces.

J’arrive devant Florian. J’ai réussi à passer là en moins d’une heure, mais après…

C’est la descente avant le retour vers la bifurcation de toute à l’heure. Patrick Bruno et Patrick Gautier me passent. Ils ont l’air d’en baver aussi.

Nous tournons donc à gauche. Cela remonte et un ravito est là. Le dernier.

La ligne droite qui nous ramène vers le parc de Bouvent me relance et je m’accroche à un gars. La côte pour éviter le golf sur la droite va de nouveau me taper dans les pattes.

De retour sur le plat puis dans la descente, Pétar me passe tout sourire. J’arrive même pas à accrocher : pas envie. Le petit rond point est rempli de supporters. Le retour pour chercher la piste qui remonte au parc est long. Je cherche le meilleur itinéraire à droite ou à gauche.

Derrière arrive un gars qui crie toutes les 5 secondes. C’est Roland Vuillemenot connu par ses hans de bûcheron, dérangeant parfois.

On est de nouveau encouragé par le gars de l’EAB au poste de bénévolat avant la piste.

Je tire sur les bras et une fille me double juste avant la fin de la montée avant le passage au 20°. Je fais l’effort et recolle. Je fini avec elle ce dernier kilo interminable car il faut aller chercher les méandres du parcours sur les parkings derrière les halls.

Je la laisse passer et franchi la ligne en 1h37’ content quand même de mon finish.

 

 

 

 

Je retrouve les kikous, Francis, Sylvain, les gars et les filles de mon club.

A l’intérieur du hall ça discute secos sur les perfs. Nico a fait 6° sur le 10 et surtout moins de 33’. Anne est 2° femme en 1h30, pari tenu.

 

 

 

 

Bon voilà cette aventure s’achève. Bonne reprise quand même qui me fait voir qu’il y a encore du boulot avant de revenir si j’y arrive.

Je repars transis de froid avec mon tee shirt à décolletés.

Encore une fois je dis sur le moment : plus jamais celui là.

 

6 commentaires

Commentaire de CROCS-MAN posté le 18-03-2010 à 13:59:00

Bravo Gilbert, toujours un plaisir de te lire.

Commentaire de Eric Kb posté le 18-03-2010 à 14:05:00

Beaucoup de points à améliorer pour le "club_dont_il_ne_faut_pas_dire_le_nom" Dommage pour l'ensemble des bénévoles qui se donnent bien du mal...
Tu n'as pas trainé à la buvette non plus, tu avais peur que les bières soient servies avec un faux col???
Au plaisir d'une prochaine course!

Commentaire de Jerome_I posté le 18-03-2010 à 18:37:00

merci pour le récit, je me rappelle ce fut le seul semi sur lequel j'ai abandonné sur blessure...

Commentaire de Sylvain01 posté le 19-03-2010 à 20:20:00

Bravo pour ce grand et beau CR !

Heureux d'avoir fait une partie de la course avec toi. Je sens que la grande forme va revenir rapidement.

Au plaisir

Commentaire de lulu posté le 20-03-2010 à 09:47:00

Encore un beau CR.
Bravo pour ta course, joliement accompagnée d'ailleurs !!!!!!!

Commentaire de hérisson posté le 20-03-2010 à 19:51:00

Gibus, les bases sont bonnes et les 1h30 au semi largement dans tes cordes d'ici l'été ; n'hésite pas à accrocher des dossards : ça motive et ça fait progresser. Merci encore pour le récit !

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