Récit de la course : Le Printemps d'Ozon Courir - 21.1 km 2010, par mimile

L'auteur : mimile

La course : Le Printemps d'Ozon Courir - 21.1 km

Date : 14/3/2010

Lieu : St Symphorien D'Ozon (Rhône)

Affichage : 810 vues

Distance : 21.1km

Objectif : Pas d'objectif

5 commentaires

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semi d'Ozon - Vive la nature

La semaine dernière : 10 km plat en ville à Tassin la 1/2 lune

Aujourd'hui, 21km en pleine nature, A St Symphorien d'Ozon. Rien à voir, sauf le vent et le froid. Une constante cette année. Heureusement, le froid est moins vif qu'à Tassin. Mais il est où le printemps ?

C'est mon second semi, après celui de Vénissieux fin Novembre 2009, un souvenir mitigé : 1 h 51 dans la douleur. Au sens propre, puisqu'une vieille tendinite du genou se réveille au 10° km, pour s'amplifier de mètre en mètre. L'apothéose à partir du 16° km avec le second genou affecté à son tour du même mal. J'en aurais eu un 3° qu'il y aurait eu droit aussi. Je raconte pas les 5 derniers km, faciles à imaginer, avec en plus une douleur aux reste des jambes, inédite, et liée à la distance inhabituelle pour moi. Je sais pas courir avec des jambes en bois. Bref, 3 semaines pour m'en remettre, et une légère appréhension avant d'aborder ce second semi.

Cette fois, j'ai prévu le coup. Une semaine à boire comme un malade, de l'eau, et à manger comme un goinfre, des pâtes ( même les enfants n'ont pas pu suivre le rythme des pâtes ). Avec juste 2 petits footing très cool dans la semaine. Voilà pour la prépa spécifique.

Le parcours, superbement illustré sur internet, n'a plus de secret pour moi : magnifique d'après les photos. Une boucle en 2 séquences : une première moitié plate :"léchauffement", et une seconde valonnée avec env. 250 m de D+, concentrée principalement sur une côte de 2.2 km après le 10° km. Tout ça dans un environnement champêtre et paisible. Pas l'idéal probablement pour battre un record. Dans mon cas, l'objectif est de faire mieux que 1h51, de gagner au moins 1 mn, histoire de passer une dizaine. Mais surtout, courir 21 km à mon rythme ( plutôt lent, donc ), sans souffrir et profiter du paysage.

Je vais atteindre ces objectifs, au delà de mes espérances

J'attendais cette course depuis longtemps, elle m'a fait même passer une dernière nuit excécrable. Je suis pire qu'un gamin qui attend son jouet. Vétéran, mais toujours enfant par moments. Alors plutôt que de tourner et retourner dans mon lit, à 6 heures : pti dej. Je (re) tente un ultime petit somme : inutile, je suis déjà dans la course. Un vrai gosse, j'vous dit !  Debout.

Mon chauffeur, un copain de footing, doit passer me prendre. j'ai une demi heure d'avance. Tout le monde dort encore : Internet pour les news : Lyon a encore raté une occasion de revenir sur Bordeaux. 1-1 contre les verts, à Gerland. Mais bon, on est en quart de la ligue de champions...

On arrive à 8h00 à Ozon. Cool, y a plein de places pour se garer, mais ça rapplique ferme. Il fait froid, 0 ou 1°c maxi, le vent se lève. Fait ch.. ce vent. Tant pis, on est rôdé, faudra juste pas se gourrer de tenue. Petit thé pour se réchauffer ( ya plus de café - Sic - ). Ca grouille dans le gymnase. Les conditions n'ont pas découragé les compétiteurs. Et puis, elles sont pas si terribles, finalement. Il aurait pu pleuvoir, ou neiger..

On sent une organisation globale bien huilée, le speaker s'époumonne sur l'estrade. On ne l'écoute pas trop avec mon pote. Lui discute avec ses copines de club. On part s'éhauffer, tout doux, juste pour combattre le froid. On se décide sur nos tenues : 2 épaisseurs en haut, rien en bas. J'opte pour ma ceinture "ravitaillement", et embarque des gourdes et de la bouffe. Je veux tout prévoir.

Arrive l'heure du départ, je suis au fond, avec mon pote qui continue de draguer. Moi, je bouge sur place, j'accompagne le compte à rebours du starter ... Pan, c'est parti pour 21 km .. en marchant, pour commencer,comme d'hab. quand on est au fond avec 800 coureurs devant.

Pas grave, je vais doubler tout ça. Tu parles, impossible, trop dense. 500 m à 10 km/h et à zigzager. Pas terrible.l'horizon s'éclaircit un peu après, et je parviens à prendre mon rythme ( je me suis fixé env.5'10/km pour le 10 premiers km ). Bon, le 1° km en 5'30, faudra reprendre ça, y a largement le temps. Après 1,5 km env., une côte. Pas longue, mais suffisante pour bien faire baisser l'allure. Résultat, 2° km en 5'20. Loin de mon tableau de marche. On va se refaire, les sensations sont bonnes, et je commence à doubler pas mal, motivant. En plus, la suite devient très roulante. 3° km en 4'30, de la folie ( pour moi ), mais je suis pas "entammé". La file des coureurs s'allonge, mais on est encore nombreux, il faut faire gaffe où on met les pieds, pas mal de gros cailloux dans les chemins. Je calme ma joie du 3°, pour passer sur un rythme moyen de 5'/km, jusqu'au 10°  - Restons raisonnables-

Je commence à récupérer celles et ceux avec qui je pense courir encore un bon moment. Notamment 2 jeunes femmes blondes, l'une au sweet bleu vif, repérable,  l'autre, très grande, et visiblement coachée par un partenaire. Toutes les 2 sont encore devant moi. Un autre s'installe à mes côtés vers le 7° km. ( On finira ensemble ). On discute un peu : c'est son 1° semi, moi mon 2°, je lui raconte ma récente expérience ... Arrive le ravitaillement du 10°, juste avant la côte du bel Air.

On s'arrête tous les 2 pour boire, puis on attaque.Doucement, pas simple de reprendre l'allure après un arrêt, même bref, surtout quand ça grimpe. Je l'aborde néanmoins serein, j'ai le sentiment d'en avoir encore pas mal sous le pied.

Mais c'est plus la même musique. Une autre course commence. Mon nouveau partenaire m'accompagne toujours, il m'épate un peu, après ce qu'il m'a dit de son expérience et de ses temps sur 10 km. C'et un modeste. On revient sur la grande blonde, très encouragée par son coach. On revient aussi sur l'autre blonde, en bleu, qui était pourtant bien plus loin devant.Le 2° km de montée est assez terrible. Il n'en finit plus, j'arrête pas de regarder mon GPS, c'est pas bon. Certaines zones se passent à 9km/h. Le souffle commence à me manquer grave, tout comme mon compagnon, qui lâche un peu. Je vais finir la course seul, probablement.... erreur

Tiens, juste avant le sommet, j'aperçois une connaissance, postée pour prendre des photos. Position strétégique pour ce job. J'ai juste pu le saluer, sans m'arrêter, et lui donner des nouvelles de mon chauffeur de ce matin : aucune depuis le départ. Sais pas où il est.

L'arrivée au sommet permet de se reprendre un peu, mais c'est à partir de ce moment là qu'on va se "pécho" le vent : toujours froid, encore plus fort, de face ou de côté. La mauvaise nouvelle. Mais fallait s'y attendre. Certains que j'ai repris dans la montée me doublent sur le plat, dont les 2 blondes. J'ai du avoir les yeux plus gros que les poumons. mais je suis pas largué, alors ça va. En plus, mon "débutant" de semi me rejoint, je l'avais déjà presque oublié ( je n'ai pas dit enterré ). Il me confirme ce que je sais déjà : j'ai un peu craqué. Mon point de mire l'a aidé. Il me le rend bien d'ailleurs, puiqu'il décide de rester avec moi ( alors qu'il aurait pu, j'en suis sûr, partir devant ). Ca va m'aider

Alors que je croyais que la descente allait arriver, une côte, très raide, se profile. Celle qui tue. C'est ce qu'elle fait, presque, à tout le monde. Y compris aux 2 blondes sur lesquelles on revient à nouveau. Heureusement, ça ne dure pas trop, et on attaque enfin la descente. Une vrai descente, interdite aux souffreuteux des genoux ou toutes autres articulations. M'en moque, j'ai pas mal, j'en profite, on va rattraper le temps perdu dans la montée - 15/16 km/h, prudent mais éprouvant quand même, car la relance sur le plat, à 3 km de l'arrivée, est laborieuse. Une de 2 blondes, la bleue, nous repasse, elle finira quelques secondes devant. Pas revu passer la grande. Elle a bien terminé en tout cas, impossible de la rater au ravitaillement d'arrivée.

Quant à nous, la course s'est achevée presque tranquillement, à deux, comme si on faisait ça tous les dimanches.

1h 45mn pour l'un ( pas mal pour un 1° semi, je trouve ) 1h45 et 1s pour l'autre. Sans douleurs ni souffrances - Le pied!

Nos supporters étaient bien là, bravant le froid, pour nous voir et prendre qques photos - Que du plaisir ( un peu égoïste, il faut le reconnaitre )

Cette course restera gravée dans ma mémoire. Merci à l'organisation et à tous les bénévoles. L'ambiance est très conviviale, le buffet royal, et le parcours superbe. Un très bon moment

A l'année prochaine

Olivier 

 

5 commentaires

Commentaire de Girith posté le 15-03-2010 à 06:48:00

Merci pour ton récit et bravo pour ta perf, sympa de retrouver la course avec des yeux différents :)

Commentaire de totoro posté le 15-03-2010 à 18:42:00

Bravo pour la course ! Une bien sympathique compétition et exigeante aussi ! Je me fais aussi la même réflexion : c'est quand la fin de l'hiver ???

Commentaire de yves_cool_runner posté le 15-03-2010 à 21:33:00

Salut Olivier. Belle course malgré le froid... Mais, dis-moi, tu as déjà rangé les skis de fond ???

Commentaire de yves_cool_runner posté le 15-03-2010 à 21:40:00

Oups ! Je t'ai confondu avec l'autre Olivier69 (sans espace !), le skieur de fond.

Commentaire de franck de Brignais posté le 05-04-2010 à 17:49:00

Ton récit m'a bien remis en tête chaque bn moment de cette belle course !
Bravo pour le temps !! Le jour où je tombe le semi en 1h45, de l'eau sera passée sous les ponts ! ;)

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