Récit de la course : Trail de Vulcain - 58 km 2010, par le greg de draveil

L'auteur : le greg de draveil

La course : Trail de Vulcain - 58 km

Date : 7/3/2010

Lieu : Volvic (Puy-de-Dôme)

Affichage : 1724 vues

Distance : 58km

Objectif : Pas d'objectif

2 commentaires

Faire connaître ce récit sur Twitter :

Faire connaître ce récit sur Facebook : Partager

Trail de Vulcain 2010 - Grand parcours

Samedi soir : un samedi soir comme un autre chez mon père. En attendant le départ du lendemain matin 08H30, je prépare mes affaires en regardant la météo régionale sur France 3.

Prévision: pas mal de nuage, des éclaircies, -3°C le matin, +2 l'après midi.

Je sais qu'il faut enlever -5°C sur la chaînes des dômes, je m'attends donc à du froid intense...

Fin de préparatifs et constat insupportable, je n'ai ni gants, ni bonnet...Je me maudit...et me dit qu'il y aura bien un stand en vendant dans le village de la course.

 

Dimanche : levé 06H00 départ 06H45 arrivé 07H15 caca 07H20 stand raidlight 07H25 gant 0 bonnet 1

Je retrouve mon copain Julien qui arrive un peu plus tard et lui explique le dilemme. Il n'a pas de paire en rab. tant pis pour mes doigts, je me lance.

Après passage du sas de contrôle, nous sommes tranquillement détendu en attendant le départ. Plutôt dans le dernier tiers que sur la ligne de départ.

 

08H30 : le cor de chasse sonne le départ, tout le monde enclenche le chrono et après qq légères bousculade, passage de la ligne puis petites foulées pour nous échauffer tranquillement.

Premier montée, ça va, deuxième, ça va, troisième, ça va.... finalement ça passe pas trop mal. on monte doucement, on double pas mal de personnes, certains marchent.

au bout de 30 min Juju s'arrête pour ôter une épaisseur, me dit de continuer et qu'il va me rattraper. je ne le reverrai plus !!!

Le froid gèle non seulement mes doigts, mais surtout le tube des "camels". je protège le mien dans ma veste. Bien m'en a pris pour la suite de la course.

Je reste sur un train légèrement en retrait. J'ai trop de souvenirs de douleurs de l'an dernier. Les montées se passent bien, les descentes se font avec beaucoup de sûreté ( terrain gelé et plaque de glace) pour éviter chute et maux de cuisses.

 

Dans la montée de la Louchadiere, il y a beaucoup de monotrace. devant moi, les gens marchent sur une portion pourtant plate mais légèrement en dévers et technique. Je sais que je perds du temps mais tant pis, je me dit que je me repose un peu et que le temps n'ai pas le plus important

J'ai tout de même un objectif : faire un heure de moins que l'an dernier, soit 06H45.

Dès que je le peux, j'accélère pour doubler "les marcheurs" sachant que la fin de la montée se fait également en monotrace. dans cette dernière portion, on m'annonce une hypothétique 115eme place.

belle remontée...je continu sur le même rythme, assurance dans la descente pleine de feuilles avec des pierres roulantes dessous et footing sur la portion semi plate ou je gagne une quinzaine de place jusqu'au ravito de Vulcania.

 

Je prends du chocolat. je cherche Julien, je l'appelle, J'attends... rien et décide de repartir. Direction le long. je passe alors en 30eme position entre 02H05 et 02H07.

Je commence à pas mal forcer pour maintenir le rythme, j'en suis au 30eme kilomètre, je fais attention à bien m'alimenter et de façon régulière. depuis déjà qq temps et jusqu'à l'arrivée, la course se fera en solo. Seul les dépassements plus ou moins régulier entre nous permettent de casser la monotonie. Il est impressionnant de constater comment il est facile de perdre rapidement 300 m, et de les regagner.

 

Juste avant l'arrivée au col de Ceyssat, on nous annonce que la montée au Puy de Dôme n'aura finalement pas lieu. Cela ne m'étonne pas vu les conditions météo. le vent nous a rejoint et nous refroidi grandement. mes doigts sont gelés tout comme mes gels énergétiques.

Tant pis, j'en mets un dans le slip pour prendre un peu de jus et arrive a en tirer quelque chose après 5 minutes...

Le temps passe et rien ne change. Ma place, le temps, la fatigue....je marche un peu plus...cherche de la reccup.

De retour à Vulcania (40eme kilomètre environ), je tiens le choc, et suis content de moi. Je prends un thé dans la nouveautée de cette année, l'ecotasse. il me fait grand bien et je le bois en marchant en direction du Puy des Gouttes. Je sais que sa montée est raide. Je me fais dépasser au début de l'ascension. C'est dur, le sol est glissant, gelé et me fait perdre des forces.

Je mets les dragonnes des bâtons et pousse un peu dessus. Mes doigts sont en plein vent, sortis des manches. Je ne peux plus serrer mes bâtons et pousse maintenant sur les dragonnes. Au sommet, mes doigts me brûlent. la douleur est très forte, m'empêche de me concentrer et de courir correctement. Je glisse sur une plaque et pose un genou au sol. je cherche à me protéger la main gauche (la plus douloureuse) avec un morceaux de tissus que j'ai sur moi. Trois personnes me doublent de nouveau et demande à un des concurrents un coup de main pour fixer le tissus. Merci a lui.

 

Reste à aborder les Puy Leyronne, de Blemas et de la Nugère, et leur différentes descentes avec leurs pièges en tout genre. Je redouble tout de même deux personnes et me lâche dès que je le peux.

Je rentre dans les rues de volvic les yeux rivés sur le chrono. Les moins de 06H00 que je me suis fixé il y a maintenant prés de deux heures sont proches.

les cuisses me font mal, mais je peux tout de même pousser dessus. Pas le temps d'admirer l'église, le gymnase et la ligne d'arrivée m'attendent.

 

Je fini cette course satisfait de mon résultat (29eme) et de mon temps (05:59:15). Reste à gravir quelques marches pour le ravitaillement, à en redescendre d'autres pour la douche.

Finalement je mange avec juju qui arrive un peu plus tard et rentre dans la foulée (ou presque) sur la région parisienne.

Au total, j'ai à mon GPS 56 km et sans le Puy de Dôme, la course devait faire environ 1800mD+-....

 

2 commentaires

Commentaire de Fredy posté le 09-03-2010 à 16:44:00

Bravo pour avoir fini. Partir sans gants sur le Vulcain, tu as vraiment du avoir froid aux doigts.
Même les gaulois poilus de chez nous ont eu du mal, c'est dire la rudesse des conditions climatiques !

Commentaire de TomTrailRunner posté le 14-02-2011 à 21:27:00

impressionnant et intéressant à lire en perspective de ma participation cette année.
Bravo pour cette performance

Il faut être connecté pour pouvoir poster un message.

Accueil - Haut de page - Version grand écran