Récit de la course : La Sauta Roc 2009, par climber

L'auteur : climber

La course : La Sauta Roc

Date : 8/3/2009

Lieu : St Guilhem Le Desert (Hérault)

Affichage : 547 vues

Distance : 26km

Objectif : Pas d'objectif

Faire connaître ce récit sur Twitter :

Faire connaître ce récit sur Facebook : Partager

La Sauta Roc 2009

Quatre ans après, je reviens à la Sauta, un peu comme un défi, de ces défis qu'on se lance tous à soi même après des blessures, des echecs, bref, je me suis inscrit dans les premiers en janvier, histoire d'être sur. Pour ceux qui ne connaissent pas cette course de trail, faut savoir qu'elle est la plus connue de l'Hérault, elle fait 26kms, avec plus de 1000m de D+ dans un paysage rocailleux et vertigineux. On s'était préparé à 4, et on est arrivé à 4 le jour de la course, tous très motivés. De mon côté, j'avais enchainé, VTT, skating, trail soutenu pendant deux mois, en me disant, au moins si j'échoue, ce sera pas par manque de muscles ;-)

et bien j'ai échoué, enfin je relativise, je n'ai pas fait le temps que je voulais. et en fait, il m'est arrivé un truc totalement nouveau depuis que je fais du sport par passion: j'étais trop entrainé...oui, j'avais trop donné, et dès le départ y'avait pas de jus dans les cuisses. drole de sensation à 9h30 du matin au milieu d'une foule de coureurs qui en veulent. En sortant de St Guilhem le désert, y'a un mur à passer, et là j'ai senti que ça ne le ferait pas, mais j'ai tenu, car il restait 24kms. pas envie d'abandonner, ai-je bien fait? je pense que oui. Après ce mur du départ, on sillone toujours dans du monotrace en sous bois, parfois accidenté, faut être vigilant. Je me souviens en 2005, j'ai ramassé le gars devant moi qui était parti dans le décor. On passe ensuite près d'un village abandonné, on est au milieu des cistes, des pins, des arbousiers. Il fait super beau, doux, la tenue légère était donc de rigueur. Pour faire cette course, faut aimer le caillou, et parfois le gros. La montée au Roc de la Vigne m'est fatale, je ne me reconnais plus, je peux pas pousser, alors que d'hab la côte c'est mon truc. Je suis épuisé moralement de me voir comme ça, je marche un peu, beaucoup, à la folie. Les gels à la pomme verte n'y font rien. Et dire qu'un mois auparavant, j'étais venu reconnaitre le parcours, et je courrais comme un cabri. Après le roc, y'a un beau passage le long de la courbe de niveau dans un sous bois de pins. A ce moment, j'ai un pote qui me rejoint, nicolas. on fait un bout ensemble, puis j'ai un peu de pêche qui revient, et je le quitte. Le passage sur la route forestière ne me plait pas, car ça tranche avec les monotrace, je suis au 20ème K, en plus on se prend un peu de vent de face.

Au dernier col, on sait qu'à partir de là, ça ne fait que descendre, en passant par le lieu magique des fenestrelles, dans le cirque du bout du monde ou de l'infernet. Même dans cette belle descente, je me surprends à marcher car j'en peux plus. Je suis doublé par plein de monde, quel abattement. Ah le surentrainement, on ne m'y reprendra pas, voila une expérience qui va servir. J'arrive à St Guilhem en 3h et 12 sec. (170/449), soit 20min au dela de mon objectif et de mon chrono de 2005. au final, je décide de revenir en 2010. J'écris ce récit 8 mois après la course, car ça y est tout est digéré ;-)

climber

dsc07854.jpg

Vue sur le pic st loup (Dte) et l'Hortus

dsc07858.jpg

Reflexion sur sa condition de coureur...

dsc07865.jpg

l'hermitage, lieu de receuillement pour coureurs perdus

 dsc07871.jpg

dernier tronçon au lieu dit les fenestrelles, au fond, St Guilhem

Aucun commentaire

Il faut être connecté pour pouvoir poster un message.

Accueil - Haut de page - Version grand écran