Récit de la course : La Val'Lyonnaise - 15 km 2009, par Palio

L'auteur : Palio

La course : La Val'Lyonnaise - 15 km

Date : 25/10/2009

Lieu : Vaugneray (Rhône)

Affichage : 638 vues

Distance : 15km

Objectif : Pas d'objectif

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LA VAL LYONNAISE 15 KMS

Voilà, il est 6 heures du matin, et je me prépare pour ma dernière course avant la Saintélyon en relais. cette dernière va clôturer ma première année de pratique sérieuse de course à pied. Mais on en est pas là, et il sera temps de faire le bilan le moment venu.

 A 7 heures 30, mes 2 compères (tous les deux s'appellent Eric)  qui vont faire le relais avec moi  passent me chercher, et nous montons tout doucement vers Vaugneray.

En arrivant, retrait des dossards, et on se rend compte tout de suite que l'organisation est au top. Elle le sera tout au long de la course. Je croise, comme à chaque course Eric, l'ami de Franck ( voir mon récit Humatrail ). On peut remarquer que ce prénom a marqué toute une génération de quadras. Ce dernier participe au 26 kms afin de préparer la Saintélyon en solo, comme beaucoup d'autres coureurs.

Nous montons ensuite nous préparer à la voiture. J'ai pris mon Camelback afin de l'utiliser pour la première fois en course. La typologie de la course ne l'impose pas, mais c'est l'envie d'appropriation de cet excellent outil qui a dicté mon choix. Et ensuite échauffement.

Comme la course commence par une montée, je m'entraine sur cette dernière. Je n'ai pas d'objectif avoué pour cette course, mais un temps entre 1 h 30 et 1 heure 35 m'irait bien pour valider la progression de l'année. J'avais fait 1 h 45 sur la Sathoverte dont le profil est à peu prés similaire. 

A 9 Heures, les 26 kms partent. Nous installons ensuite sur la ligne de départ. Comme d'habitude, je suis derrière. De toute façon, je commence toujours les courses doucement, alors je ne vais pas aller me mêler avec des coureurs qui sont largement meilleurs que moi, chacun son niveau.

 Le départ est donné, tout de suite, mes deux compères partent plus vite que moi. C'était prévu, ils sont plus rapides, un point c'est tout. Il feront pratiquement toute la course ensemble en papotant. Ils ont repris la course a pied il y a 2 mois, mais quand on a fini des marathons en 2 heures 50, on sait courir, même après des années.

 J'attaque la montée sans me mettre dans le rouge. je sais qu'elle dure environ 4 kms, alors il faut y aller doucement car sinon je le paierai sur la fin. Tout se passe bien, le cardio ne s'affole pas, je bois régulièrement et j'arrive au premier ravitaillement frais en ayant marché environ 200 mètres. Je constate que les entraînements dans les escaliers de la Croix Rousse et de Fourvière ont porté leur fruit. Ensuite une grande partie vallonnée dans des chemins très agréables. Le parcours est super, on croise des troupeaux de vaches dont une me regarde d'une manière bizarre. Elle a décidé de faire un sprint a mes cotés derrière sa barrière. J'ai beau courir doucement comme u zumeru ( mot corse voulant dire âne - voir ma photo ), je ne vais pas me laisser distancé par un représentant de la race bovine.

Le parcours file ensuite vers Pollionnay. Je me sens vraiment très bien et je me retiens même d'aller plus vite pour ne pas le payer plus tard. L'avenir me dira que j'ai bien fait.

Dans la longue descente entre le 7ème kilomètres et le 10 ème je papote avec un coureur qui est du coin. Nous avons fait le yoyo toute une partie de la course. Je le double dans les montées, il me rattrape dans les descentes. Le moment est sympathique, et à chaque course on peut en vivre des similaires. C'est une des choses qui me font aimer la course à pied. Je lui demande si nous allons arriver dans le dernier "coup de cul". Je l'avais repéré sur le profil, il est au kilomètre 11. J'ai pris la décision d'accélérer après. Je regarde mon chrono au 10éme kilomètre 1:00:19. Sauf le kilomètre 11, toutes les difficultés sont passées ( c'est ce que je crois), je devrais finir dans l'objectif. Le"coup de cul arrive".C'est vrai qu'il est conséquent mais je le passe bien, et je peux relancer immédiatement après.

Maintenant il est temps d'accélérer.au 12 tout est OK.

Au 13, un petit gel, pas de problème.

 Rond point de Vaugneray, il me reste environ 2 kilomètres, 1:18:00 , je tourne en 5:00 le kilo, je vais exploser mes temps. Je continue d'accélérer mais au bout de 500 mètres je commence à tirer la langue. Le faux plat est terrible. Mon rythme cardiaque depuis un kilomètre est à 180 c'est à dire au taquet., il me reste 1 kilomètre, et je souffre le martyr. Je suis prêt d'arrêter de courir, mais non, en course, pas question.

Un virage, je vois l'arrivée. J'avance, mes deux compères sont là à m'attendre. Ils ont finis respectivement en 1:20 et 1:21. Ils m'encouragent, je passe la ligne 1:28:05.

J'avais bien fait de me retenir en fin de course, le final a été terrible. Lorsque je lis les autres récits, tout le monde constate la difficulté de cette fin de course. Je suis très content du temps, mais du classement un peu moins. Je voulais arriver dans le troisième quart, mais j'ai loupé l'objectif pour 2 places. Un doute me taraude pour savoir comment progresser à nouveau pour être régulier dans les classements. Enfin, on verra bien plus tard...

Nous nous restaurons au dernier ravitaillement, et nous redescendons tranquillement sur Villeurbanne.

La Val Lyonnaise est une course bien sympathique et très bien organisée. Il a fait un temps idéal cette année et je pense la refaire l'année prochaine.

Mais la journée course à pied n'est pas fini. Dans l'après midi, coup de fil d' "Yves Cool Runner" nous invitant mon épouse Valérie et moi- même à venir prendre l'apéro chez lui avec sa compagne Christine, collégue de CAP de Valérie. Et là, sur la table, bouteille de champagne gagnée au Marathon de Reims 1 semaine avant ( voir photo sur son récit ). Cette dernière ne fera pas long feu, la course du matin déculpabilise les écarts alimentaires, et ensuite plat de pâtes,  élément de base du régime alimentaire du coureur à pied.

Et oui, la course à pied peut s'appréhender de diverses façons.... 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1 commentaire

Commentaire de yves_cool_runner posté le 02-11-2009 à 22:12:00

Les progrès sont notables et rapides ! Je sens venir une grande perf' au relais de la Saintélyon... Et là, on se fera un plat de pâtes XXL après la course !

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