Récit de la course : Les Crêtes du Pays Basque - 26 km 2009, par pcm66

L'auteur : pcm66

La course : Les Crêtes du Pays Basque - 26 km

Date : 4/7/2009

Lieu : Espelette (Pyrénées-Atlantiques)

Affichage : 1011 vues

Distance : 27km

Objectif : Pas d'objectif

2 commentaires

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Le récit

La course des crêtes du Pays Basque est le deuxième gros objectif de ma saison après le Trail Blanch de Font Romeu (l'Ecotrail et la route du louvre étaient aussi prévus mais ma cheville droite en a décidé autrement).

Ma préparation s'est bien déroulée même si ma cheville me taquine de temps en temps.

Arrivée le vendredi à Espelette avec la petite famille. On a loué un appart pour le WE super bien placé à 800m du centre d'espelette avec vue sur les montagnes avoisinantes (et les nuages qui les recouvrent...). Il fait plus frais de ce coté la des Pyrénées et ça fait du bien! Je vais retirer mon dossard en fin d'après-midi pour éviter la cohue du lendemain. Je m'attarde un peu sur la carte IGN du parcours mais j'aurais aimé avoir le profil en plus....

Le lendemain, le village est plein à craquer de coureurs et je constate que je ne suis pas seul à être venu des Pyrénées-Orientales pour voir comment ça court de l'autre côté de nos belles montagnes! L'heure de départ est inhabituelle (15h30), mais le temps est couvert et on ne devrait pas souffrir de la chaleur. Malgré le grand nombre de ravitaillements, je pars avec ma réserve d'eau et de manger pour garder mes habitudes (boire toutes les 20min et manger toutes les 40 min).

L'objectif du jour est de faire de bonnes montées, de descendre très prudemment pour ne pas abimer la cheville et de remonter régulièrement comme d'habitude. Un temps de 2h25 et une place dans les 100 me satisferaient pleinement.

Sur la ligne de départ, j'essaie de ne pas être trop loin (environ 200ème) pour ne pas être trop gêné. Nous sommes un bon millier à nous élancer.

Les 3-4 premiers kms sont sur route en faux plat et le but c'est de partir prudemment mais d'avancer quand même pour éviter de bouchonner quand ça va se rétrécir. Au bout de 2-3 minutes je me cale donc à 13-14 km/h, ce qui me permet de remonter régulièrement sans me mettre dans le rouge. L'objectif est atteint et j'entame le premier sentier prêt à en découdre.

La première partie de la montée du Mondarrain alterne parties raides et parties roulantes. Comme d'habitude, je me fie à mon dieu Altimètre pour régler l'alternance marche/course (ne pas courir au-dessus de +19m/min et ne pas marcher en dessous de +15m/min). Je dépasse une dizaine de coureurs et les sensations sont bonnes.

Arrive le ravitaillement précédent la deuxième partie de la montée. Celle-ci est bien raide et tout le monde marche (sauf un chien qui nous double: c'est pas juste, il a deux fois plus de jambes que nous!). Juste avant le sommet ça se redresse encore plus, certains ralentissent beaucoup et c'est pas évident de doubler. Je passe au sommet du Mondarrain (après donc  700m de dénivelé) en un peu moins de 48 minutes et dans le brouillard malheureusement mais avec de nombreux encouragements (comme tout au long de la course d'ailleurs).

On enchaîne alors sur une descente mi-herbeuse mi-caillouteuse et comme prévu dans le plan de bataille je descends pépère: en 5-10 minutes je dois bien perdre 20 ou 30 places! Ca me démange un peu d'accélérer mais la CCC et les templiers dans le coin de ma tête me forcent à me dire: "t'inquiete, tu les reprendras plus tard..."

On s'engage alors sur un long faux plat sur un monotrace. Je reviens assez facilement sur un peloton d'une vingtaine de coureurs en file indienne. Quasiment impossible de doubler et je me retrouve à fractionner un peu: dès que c'est possible, j'en passe 3-4 d'un coup puis je récupère avant de retrouver une ouverture... Nous sommes toujours dans les nuages et les quelques gouttes qui tombent font que je n'y vois quasiment plus rien avec les lunettes! Les boules... Je passerai donc un bon moment avec les lunettes à la main en priant pour ne pas tomber et les casser. Mais cela ne me gêne pas énormément.

On arrive alors sur les crêtes et là on a toute la place qu'on veut! Je me dis que le panorama doit vraiment être sympa mais aujourd'hui il se limite aux coureurs juste devant moi! Je continue à remonter en montée et à rétrogader en descente...

On attaque ensuite la dernière ascension du jour: l'Erebi. Dans un premier temps je constate que je fais vraiment la différence avec ceux qui m'accompagnent sur cette montée roulante car je cours alors que beaucoup marchent. Mais au bout d'un moment, 3-4 coureurs me doublent dont une féminine. M..... alors! c'était pas prévu ça! Heureusement, je vois un peu plus loin que ces coureurs bifurquent ( c'était des coureurs du 19 km ou du 14 km). On se retrouve alors juste entre ceux du 27 pour la fin de la montée et je vois que je suis toujours aussi bien et reprends encore quelques coureurs jusqu'au sommet (entre-temps, on a quitté les nuages et j'ai donc rechaussé les lunettes!).

La première partie de la dernière descente est courte, raide et technique et je relaisse passer 2 ou 3 coureurs. Un replat d'un ou deux km me permet de recoller à un groupe de 4-5 avec lequel je reste un p'tit moment. Je gère toujours mais eux ont l'air un peu dans le dur. Nous passons au panneau indiquant l'arrivée à 6km en un peu moins d'1h59 et je me dis que les 2h25-2h30 sont jouables car les derniers kilo sont en faux plat descendants et sur route.

Je me ravitaille et passe à 5 km de l'arrivée avec dans l'idée de repasser le plus possible de dossards rouges (concurrents du 27) avant l'arrivée. Les compter me motivera. La cheville étant OK, je me cale à 16-17 km/h et je constate que ma prudence de début de course paye car je n'ai pas les cuisses dures contrairement à beaucoup d'autres. Je rattrape donc les coureurs un par un (25 en tout!) y compris dans le dernier kilo sinueux  et avec quelques faux plats montants pour terminer 64ème en 2h21min31s.

J'entends quelques instants après le speaker annoncer mon arrivée et ma place, je bois un coup et je retrouve femme et fils avant d'aller voir la première page des résultats, d'encourager les coureurs en terminant et de filer voir la fin du prologue du Tour!

S'en suit une soirée au calme (bébé oblige) avec au loin les chants sympathiques émanant de la grosse soirée organisée.

Bilan de la course: parcours très varié (route, sentier, montée et descentes raides, montées et descentes roulantes: chacun peut exprimer ses qualités sur une partie de la course), paysage sans doute superbe(...), super ambiance, organisation au top (manque juste le profil précis; je sais, je suis lourd avec ça!)

Bilan personnel: que du positif: super gestion de course, de très bonnes sensations en montées, les descentes se feront en mode économique jusqu'à la fin de la saison (ça permet de préserver la cheville mais aussi d'attaquer frais les montées suivant les descentes). Je suis ravi!

Place maintenant à une semaine de repos puis à la préparation de ma première CCC.

Prochaine course: le championnat du Canigou le 2 aout.  

 

2 commentaires

Commentaire de laulau posté le 08-07-2009 à 17:42:00

Bravo pour ta course le catalan ! ;)
Bonne chance pour le Canigou, tu es en terrain connu !
Laurent

Commentaire de Ben64 posté le 08-07-2009 à 22:18:00

Sympa ton récit! Et bien belle place aussi. En tant que catalan tu aurais pu ramener le soleil au Pays basque... Pour être d'Espelette, je peux dire que cette course se déroule soit sous les nuages par 20°C, soit plein soleil avec plus de 30°C. Pas de demi mesure.
Sinon, j'aurais bien aimé le Canigou mais non, ça sera peut être pour une autre fois.
Bonne chance à toi

@+
Ben

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