Récit de la course : La Montée du Poupet 2009, par Gibus

L'auteur : Gibus

La course : La Montée du Poupet

Date : 31/5/2009

Lieu : Salins Les Bains (Jura)

Affichage : 1185 vues

Distance : 17.5km

Objectif : Pas d'objectif

6 commentaires

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Poupet de cire, Poupet de son.

 

Poupet de cire, Poupet de son.

 

J'ai osé le mont légendaire, dit le tee shirt. Poupet, l'olympe jurassien.

25° montée internationale du Poupet, j'en suis.

17,5 kilos sur la route avec 2 descentes et 3 montées dont la dernière à 14%. 649 m de D+, 244 m de D-.

C'est une sacrée course sur route qui nous attend là.

Alors en avant ! Tous sur la poupée.

 

Je suis avec Anne et Rémi. On a amené Kaïs. Le speakeur l'annonce comme un des favoris car il a gagné le trail des Douvres. Rires. On récupère notre dossard à pupuce dans les anciennes salines de Salins les Bains. Lieu superbe.

 

 

 

 

 

Pascal de Photogone est là. J'aperçois Sébastien. On discute vite fait puis on retourne se préparer. A la voiture David vient me saluer. Eh, on est un paquet de l'Ain.

Un gars vient discuter avec Kaïs, c'est le frère de Mehdi Baala, Samir. Super sympa le gars. On parle de chose et d'autres. On ne peut pas le rater car il lui ressemble assez. Les frères Roux, autres favoris viennent également vers nous. Sympa, ce rassemblement de stars de la route.

 

 

 

 

 

 

Bon, c'est pas tout, un petit échauffement avec Anne et Christian, le jurassien de notre club qui nous a rejoint.

 

 

 

 

 

 

Le départ est proche et tout ce beau monde se rassemble derrière la ligne. Nous somme un peu plus de mille. Certains sont déguisés sympa.

 

Ca y est, c'est parti. Nous cheminons dans la ville sous les applaudissements des spectateurs.

Il y a des pavés et nous zigzaguons entre les voitures en stationnement. Anne, qui est devant moi pas loin, se tape un rétro. Ca va ? lui demande le gars d'à côté. Elle se tient la hanche mais continue dans son allure.

 

Je suis maintenant sur la gauche de la route dans ma course laissant Anne partir. 1° kilo, 4'40. Je rattrape Pascal qui court avec ses appareils photos. La moto est tombé en panne me dit-il après m'avoir tiré le portrait. Je l'invite à courir avec nous.

 

 

 

La pente se fait moins raide et un gars trébuche et tombe de tout son poids sur le macadam et fait un roulé boulé sur le bas côté. Quelle cascade. Il se relève tant bien que mal.

 

La première montée est bien là et les kms défilent. Je me dis que tenir le 5 au mille serait pas mal. Je fais mieux que cela mais n'ayant pas trop regardé les kilomètres sur le profil avant, je trouve cela long, surtout que le coco en haut y tape fort. 5° kilo 24'10.

 

Nous arrivons, enfin, au terme de la 1° côte au kms 6 et des poussières à St Thiébaud (mon fils). Cela redescend de suite mais je ne m'emballe pas et reste concentré dans mon allure.

 

En bas c'est le 10° atteint en 47'40 à Ivrey. Toujours autant de monde pour nous applaudir. Vraiment sympa c'te course. Mais ça me fait peur car quand il y a du monde comme ça, c'est que ça va grimper secos.

 

En effet la 2° bosse est là, splendide, bien large pour nous accueillir. Le soleil l'éclaire bien sur toute sa largeur. Après l'épingle à cheveux, l'épouse de Pascal nous photographie.

 

 

La suite est une longue ligne droite interminable. Faut pas regarder devant car on voit loin. C'est bien car nous sommes nombreux et on s'accroche aux shorts. Kms12 59'15.

 

Mince c'est (déjà) fini. Vraiment une erreur de n'avoir pas assez étudier le parcours. Elle fût dure mais beaucoup moins longue que la première et elle nous fait déjà  basculer dans la dernière descente à l'ombre. C'était le Crêt de feu, normal vue la température.

 

En bas c'est plat et nous passons le 14° en 1h08'00. 2' d'avance sur mon hypothétique 12 à l'heure. Le final est là, il nous attend de pied ferme après ce virage sur la droite. Il va anéantir mes espoirs de 5 au mille.

 

Les spectateurs sont là et de nouveaux très nombreux à nous haranguer, à nous faire prendre de l'élan, à nous donner du courage pour ce qui nous tend les bras. Mais qu'est ce que c'est, pour que les cris soient si fort, les encouragements tellement fous. Va-t-on au front ? Faut-il mettre les baïonnettes ? Pourquoi les bus sont-ils garés sur le côté ? Ils n'ont pas réussi à monter ?

 

Ca y est, je tourne à droite sous les hourra ! vas-y ! accroche !

Je rentre dans l'obscurité de ce chemin ombragé pour découvrir enfin cette partie mystérieuse.

 

Ouh là là ! D'accord. C'est un mur, la pointe du Hoc à gravir. Je prends mon courage à deux mains. Il reste 2,8 kms. De suite je pense au 5 au mille qui vont être dur à défendre.

 

Pleins de gens marchent. Je cours mais progresse doucement. Si j'y arriverai, si j'y arriverai, si j'y arriverai. Telle la loco dans Jumbo je force sur la pression mais celle de mes jambes sur mes runnings. Je souffle tel un bœuf.

 

Des marcheurs nous encouragent. On doit avoir une salle tête. Je dépasse pas mal de gens, certains à leur tour me doublent. 16° kilo, plus que ou plutôt encore un et demi.

Nous sommes en sous bois, heureusement que le cagnard ne tape pas sur nos tronches déjà bien déconfites.

 

La route serpente. Des pubs Jogging International sont accrochées ça et là. Des familles attendent leurs proches, mari, femme, père ou mère.

 

Plus qu'un kilomètre nous dit on. Un coup d'œil sur le chrono et l'autre sur la bagarre. Purée, c'est bientôt fini ? Je n'aperçois pas le sommet. La végétation est toujours aussi dense donc y a encore à œuvrer.

 

Je suis vraiment dans la réserve, les voyants rouges clignotent mais je tiens à le faire sans marcher. 17° kms 1h27'30. Je m'accroche à la rampe. Allez Gibus ! Je rêve. Non, c'est Lionel qui redescend avec Georges Ribeiro et Philippe Robin. Pas le temps de tailler le bout de gras. J'ai un truc à finir.

 

On voit l'arche là haut. C'est la fin. Mais faut tirer encore sur le cerveau et les bras. Les gens nous applaudissent. Je franchi la ligne en 1h31'43. 4 minutes et 13 secondes pour faire les 500 derniers mètres en courant…

 

 

 

Le ravitaillement bien copieux et la récup jusqu'aux navettes-bus en bas de la montée va remettre de l'ordre dans ça. Quelle course, quel final. Faut vraiment en garder sous la semelle pour la fin.

 

Légendaire cette poupet.

 

6 commentaires

Commentaire de CROCS-MAN posté le 08-06-2009 à 21:55:00

bravo Gilbert,jamais faciles ces ascensions. merci pour ton récit.

Commentaire de thunder posté le 08-06-2009 à 21:56:00

Merci de nous faire découvrir cette classique qui réunit du beau monde. Merci de te coller la pente car là je me sens prêt pour ce genre d'exercice de fou pour rapporter un CR. On voit aussi l'impact du marathon de Lyon sur le palmarès d'un coureur :S

Commentaire de seapen posté le 09-06-2009 à 09:03:00

Bonjour Gibus. Extra ton récit. Avec de belles photos. On est carrément suspendu en le lisant ; résultat on va jusqu'au bout, comme toi pour la course que t'a bien maîtrisé si j'ai bien lu. Salutations.

Commentaire de lulu posté le 09-06-2009 à 21:21:00

Oh, oh, oh, joli Poupet....!!

Encore un superbe récit.
BRAVO pour ta course et à ce week end !!

Commentaire de bluesboy posté le 10-06-2009 à 18:45:00

Salut Gibus

Toujours de belles photos qui nous montrent bien l'ambiance et la chaleur
5 au mille sur le derniére cote ,je pense que tu ne connaissais pas la fin .......Je me souviens de mon premier Poupet ,j'avais été surpris par la premiére partie de cette derniére cote ,un vrai escalier (sans les marches)
Enfin l'essentiel c'est d'arriver

A bientot

Commentaire de Eric Kb posté le 19-06-2009 à 18:42:00

Merci pour ce Cr d\'une course de nos voisins jurassiens que j\'ai bien envie de faire ....et tu en as remis une couche !!!

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