Récit de la course : Pentecôtaucap 2009, par pierrot34

L'auteur : pierrot34

La course : Pentecôtaucap

Date : 31/5/2009

Lieu : Le Cap D'Agde (Hérault)

Affichage : 925 vues

Distance : 15.5km

Objectif : Pas d'objectif

1 commentaire

Faire connaître ce récit sur Twitter :

Faire connaître ce récit sur Facebook : Partager

Le Cap (d'Agde) est passé -et aussi celui du déclin?

 

   Et moi qui croyais qu’à la Pentecôte, « les langues de feu » nous venaient du ciel ! Ce n’était pas le cas ce dimanche au Cap d’Agde vers lequel nous sommes partis, ma femme et moi- en « 206 »- sous un ciel voilé, pour ne pas dire triste et inquiétant. C’est peut-être pour cela que je me suis passablement énervé sur cette route vers Marseillan, et après, jusqu’au Cap, où, avec les travaux, l’on tournicote autour de nombreux ronds-points, l’on s’engouffre dans Marseillan encombré, avec ses feux, ses carrefours pas toujours bien indiqués, son passage à niveau (barré), avant d’arriver péniblement au Cap, alors qu’auparavant la route directe passant au large de Marseillan nous emmenait plus facilement vers le Cap. Alors, vive l’autoroute pour le retour, même s’il faut aller la chercher  bien au large du Cap…

   A 9h, l’on trouve encore facilement une place sur le parking proche de la ligne de départ et des dossards. L’inscription étant faite, le dossard est vite sorti : c’est….le «  206 », comme la voiture ! Puis le T-shirt (mais plus de bouteille de vin, cette année !)

   Un petit « Sport Diabète » sur le dossard, 2 Sporténines dans la poche et que ça trottine jusqu’à 9h45, l’heure du départ. Peu de visages connus.

 

 Et pas les sourires des grands jours!

 Je suis le seul de mon club. Un rayon de soleil quand même pour le départ, avec une température acceptable et finalement idéale car j’ai connu la grosse chaleur à pareille époque. Aucun ressenti négatif même si je redoute les conséquences d’une absence complète d’entraînement depuis le 20km de Mèze, le 17 mai. Et puis la glycémie était encore un peu haute le matin, avec 2,06g, le repas de rue de la veille au soir à Frontignan ayant été bien arrosé avec la dégustation de divers petits vins locaux !

 

 

Ce panneau, ce sera pour les voitures après, mais qu'il sera difficile à respecter!

   Nous serons un peu plus de deux cents au départ de ces 15km après lequel nous nous dirigeons vers les quais du port, avant de remonter sur les bords de mer en direction de Rochelongue et du village naturiste. Le public n’est pas spécialement important. Moins que d’habitude, je crois. Par contre nous sommes en plein sketch de Bigard entendu peu avant sur « Rires et Chansons », avec tous ces étrons de chiens qui me paraissent eux, plus nombreux que les galets, au beau milieu de la piste étroite piétonnière ! Juste avant le village, je croise le premier de la course, nettement détaché. Je pense être entre 11 et 12 à l’heure jusqu’au 5è km puis je sens le premier fléchissement et vois les premiers dépassements. Je plafonne sans doute à 10km/h au village naturiste, et pas forcément pour me rincer l’œil puisqu’il n’y a rien à voir ! Que des « textiles », comme moi, soudain esseulé, dans cette ville dans la ville. Et puis, juste avant la sortie, oui, tiens, un naturiste biloute- rasé de près !-mais avec T-shirt, preuve que le temps ne se prête pas encore à  « l’intégral » ! En sortant, des voitures bloquées par la course klaxonnent. Des spectateurs s’en désolent. « Ils veulent pas attendre, les mecs ! » Et j’avance de plus en plus péniblement vers le 9è km – et sans doute vers le 9 km/h- avant la montée trail terreuse de la pinède où nous attend le photographe. Un groupe très solidaire, qui discute et s’encourage me passe sans coup férir. Je suis au ralenti et une douleur dans le mollet droit commence à m’inquiéter, malgré les deux Sporténines avalés. J’étais mieux à Mèze. Et toujours seul. Mauvais présage. Des femmes arrivent. Je ne les tiens pas. Heureusement, dans la pinède on s’éloigne des voitures qui sont quand même le point noir de cette course. Puis les premières gouttes de pluie arrivent et viennent arroser un dallage devenu glissant en ville sur les 3 derniers kilomètres. Le speaker annonce le numéro et le nom à l’arrivée. Ouf ! C’était pénible et je m’aperçois que la jambe droite est raide, le mollet étant fort douloureux. Mais cela n’explique pas le 1h32- au lieu du 1h15 en 2007-Sûr que le manque d’entraînement a compromis un meilleur résultat. Il me faut m’asseoir. Et boire. Ma femme est là, qui m’apporte jus d’orange et eau, verre sur verre, et la veste de survêtement, indispensable. Je sens un manque de sucre aussi, peut-être.

  Puis va commencer cette longue et pénible « foire aux photos » qui va consister à essayer de récupérer sa photo offerte par Intermarché. Ce sera long, embrouillé et mal conçu, avec ce côté un peu ridicule de faire le pied de grue pour une malheureuse- c’est le cas de le dire !- photo. Mais bon, nous ferons comme les autres, avant d’être parmi les derniers servis-normal, quand on n’est pas loin des derniers… ! Le collègue Séverac (de Castelnau), imperturbable, avec son copain mal voyant aura alors tout le temps d’arriver, sous les applaudissements, quand même.

   Retour à la voiture pour rhabillage et la glycémie. 1,46g ! pas mal vraiment mais grâce au jus d’orange, je pense. Et l’on revient sur les quais vers un « bar à salades et à fruits », repéré au passage. Formule originale, fraîche, colorée et…pas chère, même si la formule a ses côtés un peu bizarres. Barquette avec « base »(riz, pâtes ou quinoa ), complétée par tout un choix de légumes et/ou viandes( mais à prix différent) ou œuf. Assaisonnements proposés originaux et divers- mais assez peu sensible au final- On pèse (7,90€ le kg) , on met dans un saladier en plastique et on paye (11€ pour deux). Formule finalement agréable, dégustée en terrasse, de nouveau ensoleillée mais…désertée, à part nous.

  L’on cherchera alors à prendre le café ailleurs. Passage en pâtisserie pour deux « carrés –framboise (bien sucrés évidemment !)  avant de nous installer sur une grande terrasse ensoleillée pour le café. Je croyais le café fermé. Mais non, l’on entend musique et animation à l’intérieur. 5mn, puis 10mn se passent. Rien ! Bon, dégustons tranquillement nos gâteaux, en solitaires sur cette terrasse et l’on verra bien .15mn peut-être sepassent. Le gâteau est fini. Nous nous apprêtons à « aller voir ailleurs » quand une jeune fille arrive, pas désagréable, pour prendre la commande. Nouvelle attente , mais qui en vaudra la peine car les cafés, en petits verres, seront délicieux, conséquents et bien chauds. Et machinalement, ma femme me fait remarquer le nom du café : « l’Amnesia » ! Anecdote rigoureusement authentique, bien sûr.

 Après la piqûre d'insuline du midi (faite avec retard)  nous rentrerons vers Frontignan par l’autoroute et sous le soleil….de la Pentecôte, enfin !

 

1 commentaire

Commentaire de Le Bagnard posté le 14-06-2009 à 21:52:00

Merci pour ton CR Pierrot34 ;-)
et au plaisir sur une course !!

Il faut être connecté pour pouvoir poster un message.

Accueil - Haut de page - Version grand écran