Récit de la course : Mercus-Foix 2009, par Berty09

L'auteur : Berty09

La course : Mercus-Foix

Date : 3/5/2009

Lieu : Foix (Ariège)

Affichage : 1085 vues

Distance : 14.6km

Objectif : Pas d'objectif

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Les 40 à Berty

     Vendredi, les 40 ans sonnaient à ma porte. L'occasion était trop belle de réunir beaucoup d'amis récoltés tout au long de mon périple Alsace-Toulouse-Ariège. Alors même si les conditions de préparation étaient loin d'être idéales pour cette course, pas un instant je ne regrettais c'te fiesta. Bon ça y est c'est dit, alcool en trop, sommeil en moins, pas une raison pour se chercher des excuses avant la course.

     9h, je saute dans le bus qui nous fait le trajet à l'envers. C'est un moment vraiment relax, l'ambiance est à l'image de la course, entre concentration de sportifs et promenade dominicale. J'en profite pour vérifier les commandes de mon cadeau d'anniv': l'I-pod dans lequel je n'ai pu charger que quelques morceaux à la va-vite. Je suis curieux de savoir si courir et écouter de la musique sera compatible: j'ai des doutes.

     Petit échauffement d'avant-course où je sens les prémices du point de côté bien installés. Je me concentre sur une bonne respiration et je chauffe la machine. Je m'aperçois que finalement je commence à connaître pas mal de têtes dans ce p'tit monde de la course à pied. Faut dire aussi que je cours presque à domicile. 

     It's time, le speaker est inaudible, pas grave je capte les dernières paroles:4,3,2,1 cap vers Foix et premier lacet. Je me suis placé dans les 30 premiers mais tous le monde coupe dans l'herbe et je vois une bonne trentaine de coureurs en plus devant moi à qui il va falloir filer le train.

     Je garde en point de mire le mec qui avait fini devant moi à la dernière course, comme ça je verrai vite si j' ai le rythme où si je suis à la dérive. Je suis rapidement soulagé en m'apercevant que je reste dans le rythme. La course est "nature" au début, beaucoup de sentiers et très vite le passage du pont du diable...je profite. Et oui, l'an dernier je découvrais mais cette année je commence à trouver le moment de savourer la course.

     Enfin je dis ça maintenant car très vite les quelques descentes et remontées du parcours rendent les choses délicates. Je gère ma forme mais je me trouve limité et petit à petit mon coureur-témoin arrivera à me décrocher. On est maintenant côté rive-gauche ce qui signifie de longues lignes droites engoudronnées et au bout, loin au bout la ville, le château.

     Question course ya plus de monde qui me dépasse que le contraire...mauvais signe, mais j'accepte. Je savais bien qu'aujourd'hui ne serait pas un très grand jour. J'oublie ma perf à l'approche de la ligne d'arrivée. Trop cool de parcourir la ville à la place des voitures. Je connais bien chaque trottoir, chaque croisement, la ville est à moi. J'allonge la foulée; pas assez pour rattraper le coureur sympa de devant mais suffisament pour me rendre compte que je finis en bonne forme.

     A 30 m de l'arrivée, ma fille est là avec sa cops. Elles viennent faire les derniers mètres à mes côtés. Mais c'est qu'elles sprintent en plus! Et Berty, lache pas l'affaire, allez montre- leur à ces gamines que t'es pas si vieux. Au fait papy enlève ton sonotone! C'est mon I-pod patate. D'ailleurs plutôt sympa la course en musique mais la prochaine fois je prépare ma compil.

     Au top ce final. Je bois enfin et discute le coup. Pas d'affichage des résultats, tant pis, retour au logis. J'apprendrai 2 jours après le verdict: 45ème place en 1h et des brouettes. C'est finalement pas loin de ce que je pensais faire. Donc je suis forcément déçu car à force de progresser je commençais à prendre l'habitutude d'être au- delà de mes espérances. Pour cette course il faut donc revenir à un peu d'humilité... et enchainer les entrainements.

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