Récit de la course : La Ronde des Mineurs 2009, par CROCS-MAN

L'auteur : CROCS-MAN

La course : La Ronde des Mineurs

Date : 15/3/2009

Lieu : Greasque (Bouches-du-Rhône)

Affichage : 2501 vues

Distance : 12.4km

Matos : trabucco

Objectif : Faire un temps

14 commentaires

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Allez fini le tourisme

Bonjour les amis,Au menu du jour, « la ronde des mineurs » à GREASQUE.Un peu de culture pour vous situer ce village et son activité historique :( extrait du site web de la ville) LES PREMIERES EXPLOITATIONS EN 1650 DU BASSIN DE FUVEAULes différentes couches de charbon du système dit de Fuveau présentent de nombreux affleurements dans les environs de Valdonne à cause du soulèvement voisin de la Pomme, et par la suite de plusieurs failles montantes, l’extraction était effectuée depuis les début de 1639 jusque vers 1840 au moyen de descenderies dirigées par la couche, ou de petits puits inclinés à 45° à travers banc. L’abattage du charbon paraît s’être fait pendant longtemps au moyen de pics seulement. Depuis l’époque où la poudre fut employée jusque vers 1850, les ouvriers ne se servaient pas de mèches pour allumer leurs mines, mais usaient d’un procédé assez ingénieux : Ils pratiquaient une incision longitudinale sur un jonc, en extrayaient la moelle, et la remplaçait par des grains de poudre. Le feu était ensuite communiqué par de l’amadou ou par une petite traînée de soufre en poudre allumé par un briquet. Vers 1776 le docteur Darluc constata qu’à Gréasque, les ouvriers se servaient de la poudre à canon pour faire éclater la poudre qui sépare les couches de charbon.VERS L’INDUSTRIALISATION

DE 1650 à 1805 il y eut de nombreux chantiers ouverts/ 1700 à Gardanne, 1743 à Belcodene, Auriol, Mimet, 1745 à Fuveau, 1755 à Gréasque, 1768 à Peynier, 1787 à Trets. En 1805 51 puits avec 92 piqueurs ou mineurs et une centaine de gosses remontaient le charbon sur leur dos. Ces petites exploitations s’épuisaient vite, il y avait déjà 267 puits abandonnés. En 1809 il n’y avait encore que des descenderies suivant la pente de la couche et les puits inclinés à 45° rejoignaient les couches à travers bancs. Du rapport de Mr Mathieu 1805 résulta en 1809 une première réglementation des concessions perpétuelles. La concessions de Gréasque et Belcodène fut en faveur de la dame de Cabre et de Louis Joseph de Castellane, surface de 1773 hectares modifiée par ordonnance du 11 Février 1818 et par décret du 18 juin 1853 et ramené à 1057 hectares. La grande concession accordée au sieur Ferry Lacombe, Dubreuil et Compagnie 6751 hectares modifiée par ordonnance du 11.02.1818 qui a rectifié les limites en faveur de Gréasque-Belcodène. Le système de concession a permis de mieux coordonner les travaux de façon plus ordonnée, s’opposant ainsi au gaspillage du gisement.

LES HOMMES ET LA MINE De l’agriculture à la mine. En 1820 le 1er puits vertical, le puits Dubreil de 70 m de profondeur, est foncé. L’extraction est faite au moyen d’un manège, d’abord mû par 12 à 20 hommes, ensuite par des chevaux. Sous le règne de Louis Philippe en 1830, Gréasque connaît son 1er événement industriel . Un puits vertical est foncé, le puits St Jacques patron de la paroisse. Il se trouvait au milieu de l’actuel lotissement des castors. Il est le 1er de la région à grande profondeur et permettait l’extraction du charbon et le pompage des eaux, tous les deux à la vapeur.

Le charbon était l’élément indispensable pour faire tourner les usines de l’industrie marseillaise en plein essor. Le transport était assuré par des charretiers qui s’organisaient en convois de 15 à 20 charrettes et, armés de gourdin et de leur fouet, pouvaient faire le trajet Gréasque- Marseille en passant par Plan- de- Cuques et la Bourdonnière sans se faire attaquer. A l’aller ils transportaient du charbon et du ciment et au retour les charrettes étaient chargées de marchandises diverses : huile, savon, bougies, sucre, riz, pâtes, etc. Après la révolution de 1848 qui renversa le roi Louis Philippe, le suffrage censitaire fut supprimé et le suffrage universel fut institué par la II république : tous les français âgés de 21 ans devenaient électeurs. En 1859, avec l’accord du gouvernement impérial, les compagnies Lhuillier et Armand fusionnèrent pour former la société nouvelle des charbonnages des Bouches du Rhône, nom conservé jusqu’à la nationalisation de l’industrie charbonnière en 1946. E, 1876, on comptait déjà à Gréasque 442 mineurs, dont 155 femmes. Les fours à chaux se multipliaient. Rien que sur la route de Fuveau, aux Paillasses et sur l’ancienne chaussée romaine de Gréasque à Belcodene, il y en avait plus de 15. La mine par la force des choses, devint le moyen de vivre pour la plupart des habitants de Gréasque. Les agriculteurs du siècle devinrent des mineurs agriculteurs, c’est à dire que leur salaire de mineur était complété par un revenu agricole comme la vigne, le petit élevage familial et le jardin potager. Les mineurs se louaient selon la saison pour les vendanges, non seulement à Gréasque mais dans tous les villages du Bassin Minier. Le 19 mars 1912, Mr Victorin Rigaud fut élu Maire de Gréasque avec comme adjoint, Henri Fadat et se fut pendant son mandat que la grande guerre eu lieu. Tous les hommes valides furent mobilisés et les travaux de la mine confiés aux seuls étrangers et aux femmes. Victorin Rigaud étant décédé et Henri Fadat tué à la guerre, ce fût Benjamin Moustier (le père de notre regretté concitoyen Esprit Moustier) qui assura le poste de Maire jusqu’à la fin de la guerre. Ce fut lui qui fît transférer la brigade de gendarmerie de la Bouilladisse à Gréasque.

 L’ESSOR MINIER

Avec l’entrée en fonction du Puits Hély d’Oissel, c’est le sommet des activités que connaît notre village pendant la première moitié du XXe siècle. Au début de 1929, il y avait à Gréasque, sur une population totale de 1806 habitants, 986 étrangers mais, après la crise économique de 1929 et ses répercussions sur l’économie mondiale, les licenciements des ouvriers étrangers firent que beaucoup d’entre eux optèrent pour solliciter la nationalité française, seul moyen de pouvoir garder l’emploi. Le chômage s’intensifia de plus en plus, la direction des Houillères ne garda que les ouvriers français ou naturalisés français. Les étrangers furent mis à la porte et dans le meilleur des cas, envoyés à Biver et Meyreuil, mines plus dures et dont la totalité des ouvriers étaient des étrangers, sauf les cadres. De 1931 à 1935, Gréasque connût une période sombre de chômage. Les mineurs français mobilisés, ce furent les réfugiés du Nord, les Belges et les réfugies espagnols anciens combattants de la guerre d’Espagne, qui prirent la place des ouvriers dans les chantiers du Nord de la mine.

LES HOMMES ET LA RESISTANCE : Le 19 Août 1944 Gréasque était Libérée. Les armées alliées, un millier de bâtiments, 2100 avions, la 7eme armée américaine du général, Patch débarquent entre Toulon et Nice avec 60.000 hommes, 6.000 véhicules, 50.000 tonnes des ravitaillement. A Gréasque le puits de mine devient un centre actif de la résistance à l’ennemi. A ce moment là, le moyen de transport principal, c’est le chemin de fer. Le charbon est une énergie indispensable pour les allemands car toutes les locomotives fonctionnaient au charbon. Pour la résistance le mot d’ordre est de réduire la production au minimum . Au fond comme au jour, les sabotages ont lieu. Dans le même temps, le fond de la mine est devenu un refuge qui permet de protéger des centaines de juifs, de résistants et surtout de jeunes qui étaient requis de force pour aller travailler en Allemagne. Celle - ci manque de main d’œuvre et décide de réquisitionner les jeunes des pays qu’elle occupe. Chez nous, grâce à la complicité de la direction des Houillères et aussi de la gendarmerie, de nombreux jeunes de la région échapperont à cette déportation en se faisant embaucher par la mine. C’est l’histoire entres autres de Francis Frégier, bien connu dans notre village, qui est aujourd’hui retraité mineur. Il apprend que l’embauche à la mine peut le sauver. Il se rend à la rue Sylvabelle à Marseille où se trouve le siège régional de la direction des Houillères. Un certificat d’embauche lui est remis et sans attendre, il se rend à Aubagne, prend le train qui le conduit à Gréasque. Il découvre une solidarité qu’il ne soupçonnait pas. Il est reçu par le chef d’exploitation Edouard Amalbert qui est impliqué dans la résistance. F. Frégier adhère immédiatement à la résistance et va participer à de nombreux sabotages, à la distribution nocturne de la presse et des tracts clandestins. La résistance à Gréasque a pour commandant Albert Parny, dit " le blond " capitaine des FFI et responsable de liaison avec la presse, c’est Jean Mourgues. Parmi les résistants Gréasquéens, il y avait notamment le docteur Moustier , le docteur Serveti, mais aussi Gros Henri dit " Kiki ", Pierre Romeï, Louis Ausseil, les frères Cinto, Marius et José, d’autres encore, dont certains qui souhaitent rester anonymes. En cette fin 1943, la production charbonnière est considérablement réduite, alors que les effectifs du fond sont en augmentation constante. (de 1.200 mineurs, les effectifs passèrent à 1.500). Cette situation ne cesse d’irriter et surtout contrarier les autorités occupantes. L’état major ennemi se doute bien qu’il y a " anguille sous roche ". Mais le sang froid de la direction et des mineurs évitera qu’il y ait des représailles, qui auraient entraîné, on s’en doute, des conséquences tragiques. Au début de l’année 1943, c’est la destruction des quartiers du vieux port à Marseille par l’armée allemande, avec la complicité des collaborateurs français. Une rafle massive en avait chassé auparavant les habitants, dont une partie avait été déportée dans les camps d’extermination, l’autre avait été dispersée dans les environs de Marseille. C’est ainsi que les Gréasquéens ont vu arriver dans le village, quelques unes de ces familles traumatisées par ces événements, souvent amputées d’un ou plusieurs de leurs membres, dont ils n’auront jamais plus de nouvelles. Après avoir travaillé à la mine plusieurs années, (les femmes au criblage), certains sont retournés à Marseille, d’autres sont restés à Gréasque.

POLE HISTORIQUE MINIERPUITS HELY D’OISSELLe Pôle Historique Minier de Gréasque, ouvert au public depuis le 6 novembre 2000, montre un ancien puits de mine de charbon, le Puits Hély d’Oissel.Ce dernier a fonctionné de 1922 à 1958, son âge d’or se situant dans les années 50-55.L’exploitation du charbon avait une grande place sur le bassin minier de Provence, sa production de charbon atteignant le 3ème rang français en 1948, à titre d’exemple.Par conséquent, la sauvegarde et la diffusion de ce patrimoine minier provençal revêtent une importance historique. Le Pôle Historique Minier témoigne de cette volonté en incarnant un emblème de l’histoire minière locale, d’autant mieux qu’il n’existe aucune autre structure de cet acabit, restaurée et ouverte au public, dans le département.

Le Pôle Historique Minier propose des visites autour de thèmes riches et variés : des thèmes transversaux à la mine tels que la formation du charbon, son impact sur l’aménagement du ter-ritoire, son exploitation, le métier de mineur et les dangers qui lui sont inhérents...mais aussi des aspects spécifiques au puits Hély d’Oissel grâce au treuil d’origine qui permettait les mouvements de la cage, des maquettes redonnant vie au puits...

 

 La stucture a la vocation de ne pas être exclusivement tournée vers le passé, mais également ouverte sur le présent et l’avenir afin d’être en prise directe avec l’actualité, à l’aide d’une muséographie présentant des matériels récents utilisés aujourd’hui encore.

8h30, je récupère mon frère FAB72  et direction GREASQUE au musée de la mine à quelques km de chez lui.

 

 

No problem pour récupérer nos dossards car inscrits à l’avance mais tous n’auront pas cette chance car il y a une limite à 450 dossards qui seront vite honorés.

 

Un bon échauffement en repérant les premiers  1,5 km et retour vers la ligne de départ. Il fait 8° mais la température va vite monter car il fait super beau.Fini la récup post marat, j’ai prévu de courir à 100% cette petite course nature de 12,4 km en 1heure maxi.

Mon frère va partir en queue de peloton alors que je reste en première ligne comme d’habitude. Alex1970 vient me saluer et rejoint aussi l’arrière.

Alors que je discute avec NICOLUX le super kikou, nous entendons le coup de pétard du départ retentit à la surprise générale et nous  détalons tous  comme des lapins le temps de mettre le chrono en marche.Ça descend fort pendant les 2 premiers kilos alors tout schuss pour engranger  des précieuses secondes qui me serviront plus tard.KM1 : 3’38, KM2 :4’13 sur route, KM3 :3’58, KM4 :4’51, KM5 :4’23, nous sommes à présent en colline sous les pins. Je ne compte pas mes efforts, ça roule bien mais je sais aussi que je finirai bien par marquer le pas à ce rythme. J’ai pris une avance inespérée et dès les premières cotes, j’en profite pour souffler en ralentissant sérieusement voire même en marchant vite, par contre dès que c’est plat ou que ça descend  je relance. Mon cardio  est callé à plus de 176 bpm soit 97% de FCM, ça faisait longtemps que je n’étais pas monté aussi haut et aussi longtemps dans les tours mais ça passe, je tiens le rythme, une bonne séance de seuil.Les kilomètres défilent, c’est bien vallonné et mes temps au kilo suivent le relief du parcours ; KM6,7,8 entre  5’ et 5’27, puis nous nous retrouvons sur le chemin du retour (qui est le même qu’à l’aller), c’est la fin des difficultés et nous redescendons vers le village, c’est bon ça descend mais je n’ai plus autant de jus et fais donc avec les moyens du bord, l’objectif devrait être bien bien atteint et il ne faut pas lâcher le morceau.KM9 : 4’59, KM10 : 4’10, KM11 :4’37, nous avons retrouvé le bitume et le dernier kilo est en montée, ça casse ; KM12 : 5’06 nous sommes bien encouragés, les spectateurs sont là et bien vaillants dans la dernière ligne droite et je finis les 200 derniers mètres à 15 à l’heure, la première féminine est annoncée, elle est juste devant moi, RESPECT,  je ne chercherai pas à la passer.56’19 au chrono, 64ème /450 je suis super content, 13km/h de moyenne, FC moyenne de 176 bpm.Je me place vite sur la ligne d’arrivée pour prendre les autres en photo.

En attendant, NICOLUX est interviewé par l’animateur, il a fini 2ème….la Classe quoi.

Roger SCAMARDI, V4, parrain de l’épreuve arrive,

 

 puis le V5

puis fabrice mon frère

Et Alex

Bon ravito, tee-shirt technique et un flacon de savon douche.

On discute un peu et une nouvelle kikou vient vers nous et se présente, c'est POUSSINELLY, très sympa qui a osé faire le pas et se présenter.

ça fait plaisir de faire une nouvelle connaissance.

Il fait à présent 20°C.

Voilà les amis, encore une course très sympa que je vous recommande.

La semaine prochaine, la course du coeur d'Aix en Provence (17km).

Meri de m'avoir lu et à bientôt.

 

 

 

 

14 commentaires

Commentaire de poussinelly posté le 15-03-2009 à 19:07:00

bravo pour ce recit,et j'ai été moi même ravie d'avoir fait votre connaissance.Juste que j'etais un peu en vrac et que je voulais boire!!!

Commentaire de Rudyan posté le 15-03-2009 à 20:01:00

Fiou!!! Quelle perf! Bravo pour cette course de toute bôôôté!!! ;)

Quant au récit, que dire?! Si en plus tu te mets à apporter une note culturelle...! La grande classe! Merci pour la leçon! :)

A dimanche sur Aix ;)

Commentaire de riri51 posté le 15-03-2009 à 20:19:00

56'19 et 64ème...alors là félicitations! le fossé se creuse entre nous!Vivement notre prochaine "confrontation"... mais à mon avis je risque fort de voir ton dos toute la course!
Encore bravo et à bientôt champion!

Commentaire de RogerRunner13 posté le 15-03-2009 à 20:37:00

Merci pour cette belle leçon d'histoire, en plus une bien belle journée pour courir et bravo pour ta course, à dimanche.

Commentaire de Le CAGOU posté le 15-03-2009 à 20:47:00

Re bonsoir LE SOLITAIRE,

Longin de longine fabuleux CR avec un magnifique album photos et très bonne course. Je pense que maintenant tu as un sentiment de sécurité sur les épreuves de courses "chasse les démons pour les 10km". Congratulation pour la course de ton frère.
SPORTIVEMENT LE CAGOU

Commentaire de kikidrome posté le 16-03-2009 à 13:55:00

Belle moyenne, félicitations ! et bravo au V5 ! çà fait rêver de pouvoir courir encore dans cette catégorie !

Commentaire de Trotteuse94 posté le 16-03-2009 à 14:13:00

Comme d'hab, génial ton récit. De plus, c'est une très bonne idée d'avoir ajouter la note culturelle.
Super également de pouvoir apprécier les Grands Vétérans (ils méritent bien des majuscules) en très bonnes conditions. Vraiment la CAP, c'est que du bonheur et pleins de jolies leçons.
A bientôt et bon courage pour Aix !
Agnès

Commentaire de joy posté le 16-03-2009 à 16:51:00

B R A V O !!!

Commentaire de NICO73 posté le 16-03-2009 à 20:19:00

ça va chauffer à Aix la semaine prochaine. Tu m'as fait faire beaucoup de lecture, c'est vraiment très intéressant !

Commentaire de fabiolucci posté le 16-03-2009 à 20:55:00

Encore un superbe récit et perso une jolie course bien vallonée dont pas loin de 9km typé trail!
Quelqu'un a testé "soupe au choux du mineur"?
a bientot dans le sud

Commentaire de brague spirit posté le 17-03-2009 à 05:28:00

Joli chrono,par cette belle matinée printanière.Le retour des beaux jours te donne un nouveau souffle.

Commentaire de montevideo posté le 17-03-2009 à 15:43:00

Super compte rendu (comme toujours) j'avais l'impression d'être dans la course en le lisant.

A bientôt sur une autre course

Commentaire de nicolux posté le 17-03-2009 à 16:13:00

ne parlez surtout pas au solitaire sur la ligne : il vous fait rater le départ !!!

Sans blague, c'était cool de se voir.

A+

Commentaire de Gibus posté le 21-03-2009 à 17:30:00

Bravo pour ce récit culturel et sportif tout en images et de jolies phrases.

A bientôt

Gilbert

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