Récit de la course : La Sauta Roc 2009, par Eric Kikour Roux

L'auteur : Eric Kikour Roux

La course : La Sauta Roc

Date : 8/3/2009

Lieu : St Guilhem Le Desert (Hérault)

Affichage : 1515 vues

Distance : 26km

Objectif : Pas d'objectif

5 commentaires

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Savoir rester raisonnable et stopper la spirale infernale

 

En fin d'une troisième semaine assez chargée de ma préparation pour le trail des Citadelles, fort des 4 précédentes participations à cette course, je suis bien décidé à ne pas m'exploser dans la première forte et longue ascension. Mais, placé dans les 100 premiers aux côtés des autres Taill'aventuriers, je ne peux m'empêcher de suivre les autres quand le pétard vient à péter, si bien que comme les autres années en à peine un peu plus contrôlé, c'est dans le rouge que j'entame  et poursuis la montée redoutée. Alors que je gère tant bien que mal cette ascension, je me fais doubler par Régis, un copain de mes débuts venu courir sans dossard, un finisher du fameux GRP 2008 ; il m'estime en petite forme et me laisse sur place. Je finis par atteindre la première bâtisse (l'Estagnol ?) 1h20 après le coup de pétard, puis le premier ravitaillement en 1h40. Je m'aperçois alors que la forme revient quelque peu, car dans ces sentiers en faux-plats sous les pins, je réussis à reprendre quelques coureurs alors qu'en 2008, je les trouvais très longs et n'arrivais même pas à me relancer.

 Vient ensuite la première descente que j'entame d'abord prudemment, puis de moins en moins, au fur et à mesure que je comprends que le ménisque qui me titillait depuis quelques jours me laissera tranquille. Au moment de retrouver le GR et la dernière bonne montée, je suis encouragé par mes enfants et quelques Taill' qui ne courent pas aujourd'hui. Je les dépasse en trottinant puis dès que je suis hors de vue, entame une marche plus ou moins « active », la tête dans le guidon sans lever la tête car je sais qu'il faut atteindre la crête. Arrivé au col (2h12), une charmante dame nous annonce « plus que 6 kms, tout en descente », charmante mais menteuse : je sais à ce moment qu'il reste un morceau de piste montant assez usant et démoralisant au sortir de ces sentiers sympa. Au ravitaillement, je bois un gobelet de glucose coloré genre analyse d'urine le matin, et me permets de le dire à la gentille bénévole qui me l'a tendu : elle confirme !

Vient ensuite le temps de maudire la charmante donc sur la piste en faux-plat et celui d'atteindre le dernier col. J'y trouve un gaillard qui me salue, puis me barre le chemin avec un bâton de rando. Tilt ! C'est David (Clovis34) que je ne m'attendais pas du tout à trouver ici puisqu'il est cloué depuis quelques mois par une sal* au genou qui l'empêche de courir. Une petite halte donc pour échanger quelques mots, apprendre qu'il ne sait toujours pas ce qu'il a au genou, qu'il voulait s'imprégner de l'ambiance, qu'il a devancé le départ d'une ½ heure (sans dossard évidemment) et qu'il craint ce qui suit parce que les plus fortes douleurs se font ressentir en descente. Je finis par le laisser pour bientôt atteindre le dernier bénévole qui nous annonce « 3 derniers kms en descente, attention aux premiers virages » Mais je connais assez bien cette fin de parcours, et c'est en pensant à la chance que j'ai par rapport à David que je me jette à fond dans la pente. Malgré les distances qui séparent les coureurs à ce moment, je me délecte à en déposer une quinzaine et arrive tout essoufflé en bas comme s'il s'était agi d'une montée !

 

Un petit coucou au reste de la famille et c'est accompagné de mon fils comme bien souvent que je passe la ligne d'arrivée en 2h50'12 , dans une relative bonne forme, de bon augure pour la suite, notamment les Citadelles et la sortie du lendemain que je peux envisager plus productive que décrassante. Et puis, je mets fin enfin à la spirale infernale qui faisait que chaque année mon chrono augmentait : Je reprends 5' sur 2008 et retrouve mon temps de 2007. OUF !

Puis, c'est le temps de la convivialité, des rencontres, des échanges de ressenti, de l'attente des copains, des retrouvailles, avec les autres coureurs : Les Taill'Aventure coureurs et spectateurs Michel V et sa famille, Lionel, Thierry et Nathalie, David M en préparation des Citadelles, Aurore également et qui en termine très bien, Michel T. de retour et 1er V3, les Kikous Yvan11 et Mic31, ce dernier n'ayant pas apprécié les cailloux et autres pierriers (préfère la boue !), David qui en termine en boitant et maudissant genou et spécialistes, Rizlaine, une copine du Judo qui en termine avec son premier trail et très peu de préparation, et tous les autres, ... certains me donnant rendez-vous aux Citadelles, d'autres à La Salvetat, d'autres encore plus tard ,.... Et enfin, le retour à la maison, « pas trop tard ... pour les devoirs ».

 

5 commentaires

Commentaire de Francis31 posté le 09-03-2009 à 13:16:00

Belle course ...Tu es un peu trop rapide pour moi, ce qui explique que l'on n'ai pu faire connaissance.
Si tu n'es pas trop pressé, on pourra tracer un bout aux Citadelles :)

Commentaire de Yvan11 posté le 09-03-2009 à 22:51:00

Bravo pour ta course
Je pense faire partie de ceux que tu as déposé dans la derniere partie...;-)
A bientot dans la boue des Citadelles ..
Yvan

Commentaire de philtraverses posté le 11-03-2009 à 07:26:00

bonjour

belle course et récit sympa. tu as l'air content de ta course et d'y avoir pris du plaisir ainsi que d'être optimiste pour la suite de ta saison . c'est l'essentiel .

A+

Commentaire de Le président posté le 11-03-2009 à 08:03:00

On sent nettement dans ton récit que tu as su parfaitement gérer ta course. Dans ces conditions, la Sauta Roc, même éprouvante, devient un régal de sensations fortes et d'émotions ultimes. Bravo à toi. Ta progression chonométrique est totalement méritée...
Au plaisir de faire ta connaissance sur un prochain Trail.

Commentaire de mic31 posté le 11-03-2009 à 13:06:00

Salut Eric,
Je confirme tu m as doublé, j étais en 1h30 au 1er ravito. On ne saura jamais où mais ce n est pas bien grave.
A une prochaine fois, sur des sentiers plus souples.
Michel

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