Récit de la course : La Route de la Lavande 2006, par marcus 39

L'auteur : marcus 39

La course : La Route de la Lavande

Date : 14/12/2006

Lieu : Pernes Les Fontaines (Vaucluse)

Affichage : 527 vues

Distance : 54km

Objectif : Pas d'objectif

2 commentaires

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sur la plage abandonnée...

Il est vraisemblable que je poste ce récit avec du retard, car cette course m'a laissé un gout amer en bouche, un peu comme un rouge qui vire au vinaigre...

Parti en WE avec le team VO2 Jean, on se retrouve tant bien que mal au départ de la course avec nos 2 équipes. Je suis dans la seconde avec georges en premier relayeur (ll n'a pour ainsi dire jamais fait de trail), moi en 2 et Olivier J en 3. Au départ, on arrive à la bourre et c'est dèjà un peu le bin's dans la salle. Ce n'est qu'un avant gout de la suite. Je dis à Georges : le pire dans un trail, c'est de se perdre, donc regarde bien les balises au sol et en hauteur...j'ai bien fait de lui dire ça.

On se déplace vers le 1er relais, à Méthamis je crois. Difficile de trouver la zone de relais. Petit nota : il aurait été interessant d'avoir ne serais-ce qu'un petite salle pour se changer et rester au chaud en attendant son relayeur. Relayeurs qui arrivent au compte goute et de plusieurs directions... Brice n'est pas là, georges se fait attendre. heureusement que je lui ai laissé mon N° de tel pour qu'il m'appelle 20' avant d'arriver. Il arrive, je pars et Brice n'est toujours pas là...

Pour passer convenablement les 2 premiers carrefours, j'attends qqun qui connait le tracé ; les fléches sont effacées. On débutent trés rapidement une trés longue montée assez régulière. des passages assez techniques (galets) dans lesquels on laisse du jus. petit à petit, la neige commence à faire son apparition...On cours de plus en plus dans des monotraces de neige fondue. Je manque de me paumer 3 fois. Le froid commence à faire son effet. Les pied et les mollets sont durs. Arrivée au ravito, qui, calfeutré sous une bache pour se proteger de la pluie, ne me permet pas de boire ni de manger. Le secteur suivant est dévié car trop de neige. On cours 5-6 kils sur la route plus ou moins gelée avec plus ou moins de vent de face (plutot plus que moins d'ailleurs). Je remonte pas mal de mecs. Certains même abandonnent et montent dans les voitures qui nous doublent régulièrement (merci pour le soutien du team). Je me réchauffe petit à petit. Toujours pas de nouvelles de l'équipe 1. J'accèlére un peu de manière à ce que JC, 2 eme relayeur, me double le plus tard possible. Dans ce secteur, les signaleurs sont dans les voitures et claxonnent si on se trompe de route... Je pense ne plus être trés loin de St Jean. Je me dis que ça va rouler mais paf : on bifurque dans un GR qui se confondrait avec un fjord. 10à 20cm de neige sur les cotés et une monotrace pleine de flotte. le moral en prend un coup et le physique aussi : mes jambes réchauffés passe de 37 à 2° : les genoux grinces et je recommence à ne plus sentir mes pieds. Je prends sur moi et je m'accroche derrirère un mec qui me reprend (il doit être suédois ou norvégien pour aimer courrir dans ces conditions). Je ne vois pas la fin de ce secteur. et d'un coup, au coin d'une maison isolée, on remonte sur le macadam pour 'fondre'(sans jeu de mot) sur le village. Là encore, le physique en prend un coup : j'ai l'impression d'avoir des pierres à la place des pieds. Plus aucune sensation. ça fait tout drole.

j'ai un peu peur de l'arrivée au relais : peur de ne pas voir mon relayeur, qui ne semblait pas trés réchauffé ce matin. J'arrive, dossard à la main et je ne le vois pas. Horreur. Il ne va pas me faire ce coup là. En fait, il est là mais je ne l'ai pas reconnu sous ses multiples épaisseurs. Je lui souhaite bon courage pour les 10kils restant. Je rentre au chaud boire un thé et manger un peu. Je pense trouvé des collègues du team : personne. J'appelle (oui, j'ai courru avec mon portable, sait-on jamais). j'attends 10 minutes qui me parraissent trés longues. Brice vient me chercher. Je me change dans le camion d'Olive (merci Olivier, je veux le même à Noël). pas de nouvelles de JC. Et là je comprend : l'équipe1 a abandonné au premier relai. La Honte avec un grand ON...

Il me tarde le repas chaud. On galère pour trouver et approcher la colonie. Là, on m'annonce que la course a été neutralisée. Ah bon, et quand et où? pasque moi, je n'ai rien vu. Donc pas de classement. Domage. Olivier arrive plus vite que prévu. Il est gelé. Le repas est correcte, mais la salle trop petite. On ne traine pas pour laisser la place aux autres. Je plains les gens qui veulent se doucher.

Le retour dans la Drôme est long et pluvieux.

Drole d'expérience. Merci aux organisateurs. Ce n'est jamais simple. Mais en organisant un trail à cette date, il faut bien se douter que les conditions météo peuvent ne pas être bonnes et donc prévoir des salles au relais...des boissons chaudes aux ravitos...

2 commentaires

Commentaire de agnès78 posté le 19-01-2009 à 06:56:00

eh beh didonc!!! Quel chemin de croix!!! Chapeau d'avoir été jusqu'au bout dans ces conditions... Quand on a fait ça on a de quoi se motiver sur toutes les autres courses à venir! Merci pour le récit et au plaisir de te lire à nouveau

Commentaire de Cyrille posté le 19-01-2009 à 13:41:00

Salut Marcus,
Ton récit est similaire à celui que m'a fait un copain engagé en solo. Ces mono-traces gorgés d'eau gelée...brrrr...j'aurais pas aimé à votre place.
Pour avoir couru cette route de la lavande en 2007, parfaitement réussie d'ailleurs, je sais que l'on peut difficilement en vouloir aux organisateurs. Ces conditions cataclysmiques ont mis leur bonne volonté à rude épreuve et les ont contraint à adopter une stratégie de bon sens. C'est simplement dommage que l'information concernant l'arrêt de course ait été loupée.

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