Récit de la course : Saintélyon 2008, par Baobab

L'auteur : Baobab

La course : Saintélyon

Date : 7/12/2008

Lieu : St étienne (Loire)

Affichage : 1830 vues

Distance : 69km

Objectif : Pas d'objectif

21 commentaires

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Le récit

 


 

Saintélyon 2008

 

Je me suis inscrit en randonneur puisque je m'étais promis de ne pas chercher le chrono. Mieux encore je voulais partir comme l'an dernier, en marchant sur les 16 premiers kilos, et je pensais à peine trottiner sur la suite.

Mais bon...

 

Petit rappel pour situer ma progression sur mes préparations à L'épreuve.

 

.2006 : 11h06/ 68km.

 

2006 : 10h30/ 68km. Septembre : 152,2km de course à pied (14h40) *Octobre : 135,6km de course à pied (12h47), 96km de vélo, 8,5km de rollers * Novembre 109,9 de course à pied (12h47), 58km de vélo*

 

2007 : 9h55/ 69km. Septembre : 119,5 km de course à pied (11h33) *Octobre :146,9km de course à pied (15h14) , 30km de vélo * Novembre 97,2 km de course à pied (9h02) , 26km de vélo

 

2008 : Je vise 8h57/ 67,5km. Septembre : 121 km de course à pied (11h43), 240km de vélo *Octobre : 154km de course à pied (16h16), 280km de vélo, 16km de rollers * Novembre ??? km de course à pied, 200km de vélo, 18km de rollers

 

Pour cette édition, ce n'est pas 30mn que je compte gagner mais pas loin d'une heure (il faut comparer ce qui est comparable, et en terme de kilométrage...difficile de comparer les éditions 2006, 2007 et 2008).

M'enfin...après réflexion je me dis que j'ai plusieurs atouts pour réussir : un entraînement qui bien que partiellement inadapté, demeure régulier et solide. Plus encore au fil des années, j'en ai la certitude, mon corps a développé des capacité dans le sens d'une endurance meilleure. Mon problème sur cette Sainté ce n'est ni les montées, ni le froid, ni la digestion...c'est l'usure qui se fait sentir dans les muscles et les tendons. Ce qui est supportable jusqu 'au marathon est nettement plus difficile à tenir au de là, et si on ajoute la fatigue de la nuit blanche... le cocktail est redoutable.

 

Je me suis fait plein de tableaux, de schémas, de courbes, pour, à partir de mes « performances » de 2005, 2006 et 2007, dégager un objectif ambitieux mais réalise. Il me semble aussi que mes prévisions sont statistiquement correctes. Après lecture des temps de passage des arrivés 2007 entre 8h et 10h, je me dis que je ne suis pas décalé, c'est jouable. J'ai intégré une baisse de régime substantielle après Soucieu, sans laquelle je pourrais faire 45mn de moins (à la louche)

 

Voici le plan de marche :

 

Sorbiers : 1h00

Saint-Christo : entre 1h50 et 2h00

Moreau : 2h35-2h45

Sainte Catherine : 3h25-3h33

Saint Genoux : 4h25-4h37

Soucieu en Jarrest : 5h35-5h44

Chaponost : 6h40- 6h45

Beaunant : 7h23

Place Carnot Lyon 2ème : 8h05

Arrivée 8h50-8h57

 

Évidemment ça ne laisse pas vraiment de place à une arrivée en chemin de croix, aussi faudra t'il débrancher le cerveau sur la dernière portion, et blinder le mp3 de musique galvanisante (pas comme sur le 10km de Vénissieux le 23/11/2008 où une certaine langueur avait suivi l'écoute de morceaux peu relevés)

 

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A J-5, je me dis que j'ai quelques atouts... pour beaucoup de handicaps : et les sorties longues ??? Pas beaucoup pour dire vrai.

En septembre déjà c'était mon point faible, sur une préparation non pas d'un ultra, pas non plus d'un marathon, mais sur un semi.

Depuis j'ai certes allongé un poil les distances, mais pas trop au-dela d'une heure 30.

 

Et pourtant...plus je lis les résultats de 2005 et 2007 avec les temps intermédiaires, plus je comprends que la course ne commence véritablement qu'à partir de Soucieu.

On se place pendant 40 et quelques bornes et puis ensuite on persévère...ou on explose. Toutes les nuances intermédiaires sont possibles. Là où le mental est important ce n'est pas pour imprimer une énergie mystique ou simplement se botter les fesses, mais peut être pour s'efforcer de garder le rythme coûte que coûte, en s'appuyant sur l'expérience de l'entraînement. Si cette référence n'a pas de réalité, nulle doute que la surchauffe fatale guette.

 

J'ai longtemps pensé qu'en arrivant en 3h30 à Sainte Catherine, je pouvais légitimement prétendre à un chrono final de 8h30/3h00.

Il n'en est rien. Parmi les passages entre 3h30 et4h00 à Sainte Catherine, la plupart arriveront entre 8h...et11h à Lyon (avec une moyenne en 8h45 environ).

 

Bon, j'arrête de gamberger et je retourne au taf.

 

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Ma course est terminée depuis un peu plus de 24 heures.

Je me sens très bien. Ce matin j'ai fait le trajet maison-boulot à vélo, sans problème. J'espère évidemment une reprise bien plus précoce que prévue.

 

Samedi 6 Décembre 2008, Hall b du parc des expositions à Saint Etienne,

 

Je récupère mon dossard, me mets en tenue, et attend le départ. Pas l'ombre d'un kikou dans cet immense espace saturé de trailers sous pression. C'est la première année que je me dis que clairement ce lieu est trop petit. Il faudra bientôt annexer le hall A, voire construire un hall C !

 

23h50, je me place derrière le départ.

00h01, le signal est donné. La troupe se met en mouvement. Je marche 3 minutes, puis passe la ligne officielle. Là je déclenche le chronnomètre.

 

C'est ma quatrième édition en solo. Toutes terminées, à des chronos en progression : 11h06, 10h30, 09h50.

 

Je sais que cette première portion sert d'échauffement. Inutile, et dangereux de se laisser aller à une allure trop ambitieuse. Il s'agit de démarrer en douceur, pour terminer le mieux possible.

Prudemment je déroule, à l'écoute de mon corps. Je me réjouis d'être là. La semaine qui vient de s'écouler, je n'ai pensé qu'à cette course, ce départ, cette ambiance, j'ai secrètement anticipé l'arrivée à Gerland, tout en me galvanisant dans une confiance bordée par mes souvenirs de réussite.

 

Le parcours est plat, en léger faux plat, souvent, mais largement paisible.

Pourtant j'ai bien du mal à trouver mes jambes. C'est bizarre, je me sens froissé, de légères douleurs ou sensibilités m'inquiètent , même si je compte bien, une amélioration une fois la période d'échauffement passée ,une mise en route efficace et agréable.

 

Sorbiers : 54'

Je croyais être un poil trop rapide sur ce départ, mais il n'en est rien.

Je vise une vitesse moyenne de 8km/h sur l'ensemble de la course, et 9km/h sur le premier relai.

 

 

 

 

Saint Christo : 2h01

A une minute près je suis bon. Les 3 minutes du passage de la ligne sont quasi-digérée.

Bilan des 16 premiers kilomètres : inquiétant. Là où un échauffement aurait dû me lancer, j'ai plutôt la sensation de m'être déjà trop usé. Les montées ne m'ont pas posé de problème sur le moment, mais j'en sens les conséquences dans les pattes.

Au ravitaillement je bois un verre de thé chaud sucré. Mmmmm trrrrès agréable. Je pioche quelques « cookies », mange en marchant sur 100mètres, et me relance dans la course.

 

La partie suivante est très boueuse, comme la suite du parcours. On ne peut pas parler de flaques nombreuses, non...c'est le sol ferme qui est rare. Je ne tombe pas, mais je glisse pas mal. A un moment, sur une opération de ré-équilibrage, je donne un grand coup de jambe à gauche. Ça claque dans ma jambe, mes muscles, mes tendons, mes os, protestent.

 

Sur certaines foulées, la boue aspire la chaussure qui a du mal à se dégager après la phase de propulsion.

 

 

 

Moreau : 2h50

Le chrono accuse un léger retard de 5 minutes, mais toujours rien de grave. Je mange et bois, toujours à la volée : il ne faut pas perdre davantage de temps. Je tiens à mon chrono (grande nouveauté cette année).

Après Moreau, on arrive au toit de la course. Après ce sera essentiellement de la descente.

J'espère que ce changement me sera bénéfique. Les sensations ne sont pas encore mauvaises, mais néanmoins préoccupantes. J'ai mal à la jambe droite, avec un point de sciatique, des douleurs musculaires au mollet. A gauche c'est pas terrible non plus. Et surtout, surtout, je n'ai pas la gnaque, pas le moral, pas l'envie. Mentalement je compte les kilomètres qui restent à faire. Vivement Sainte Catherine ! Et dire que la course ne commence vraiment qu'avec la descente vers Soucieu !

 

Les passages en forêt et le long des champs sont agréables, mais tellement boueux ! Les mouvement d'équilibrage parasitent l'effort musculaire. J'ai l'impression d'être plombé par la boue.

 

Autant il faisait preque trop chaud au départ, autant j'ai froid à présent. Les gants en polaires ne sont pas de trop.

Dans la descente je lâche les chevaux, en suivant tant que possible les relayeurs qui s'annoncent régulièrement « A gauche ! »

 

 

 

 

Sainte Catherine : 3h31

J'ai récupéré 7 minutes, pour une avance désormais de 2 minutes. J'ai bien donné dans la descente, et le fait d'être dans les clous me redonne confiance.

 

 

Je mange, je bois, consciencieusement, pourtant je n'ai pas envie. J'ai même envie de rien...sauf peut être de musique !!!!

Je pensais l'allumer après Soucieu, mais j'en ai trop envie.

Musique !!!

Pour commencer, quelques restes de ma compilation 10km.

Au programme : Le ministère des affaires populaires, Bertrand avec D, Silmarils (Il va y avoir du sport, évidemment ; ) ), Mudhoney.

Puis j'enchaîne sur ma sélection spéciale Saintélyon.

Un disque entier de Dub (Zenzile), puis de la musique Yiddish, Ummagumma de Pink Floyd, et un disque de didgeridoo (métissage).

 

Je soufre de plus en plus, ça fane.

Pffff je ne suis pas en jambe, j'ai jamais été en jambe depuis le début. J'appréhende la suite, ça devient une obsession. Ce qui me fait le plus peur c'est les alentours de Chaponost : éloigné de tout point d'abandon possible, et loin de l'arrivée, pas très beau, et à une heure où fatigue et douleur se font sentir avec une acuité nouvelle.

 

Voici la descente à travers le bois d'Arfeuille. Je relance dès que c'est envisageable. Je double pas mal de monde, notamment sur les points rocailleux, ou bien là où la boue se fait marécage. Je me fais presque plaisir.

 

 

 

 

Saint Genoux : 4h50

J'ai 13 minutes de retard sur mon plan de marche. Cela pourrait être insignifiant, mais clairement il s'agit d'un décrochage avant explosion. Je le sais, pourtant j'ai envie de me donner encore une chance. Sait-on jamais, les sensations reviendront peut être.

 

Malheureusement, aujourd'hui(hui n'est pas souriant. J'ai le sentiment de payer la fatigue accumulée depuis 7 mois, ainsi que l'imprudence d'une préparation pas adaptée à cet type de course.

 

La descente de Soucieu, attendue et redoutée, annonce la deuxième moitié de la course. On bascule tout à coup dans le mode « je rentre dans ma bulle et je serre les dents ».

 

La descente commence si fort que je ne peux pas courir (trop mal dans une zone ma jambe droite allant de derrière-en-bas du genou à mes orteils). Je manque cruellement de souplesse aussi l'amorti naturel est désactivé sans appel. A sa place je casse de la fibre, et je creuse un peu plus mon déficit de fraîcheur.

 

De plus en plus je marche. Un coureur me dit ' "allez courage", je balbutie un remerciement indistinct, mais ça fait chaud au coeur. Je tente des relances, sans grand effet. L'abandon plus qu'une option. Je le prépare en éliminant méthodiquement toute possibilité de regrets futurs.

 

Plus de jambes, plus de moral et surtout plus d'envie. Je ne me fais pas plaisir. J'ai envie de terminer, mais pas en marchant et courottant (ce que je pourrais faire) pour rentrer en 11h ou 12h. A midi et ce soir j'ai des activités qui m'attendent. Demain matin, je me lève à 6h pour le boulot, avec des événements importants. De plus je n'ai pas envie de payer un calvaire par une période de repos à rallonge. J'aurais le projet de commencer un double cycle de prépa 10km, et je souhaite ne pas devoir y intégrer d'entrée de jeu des blessures ou une fatigue inutile.

Je ne suis pas seul à galérer. Des colonnes de marcheurs hantent le bord de la route. A un croisement, je confonds un bénévole avec un spectre ayant pris la forme d'un mendiant. (un viel homme couver d'une sorte de cape, un lumignon au creux de sa main)

S'appuyant sur la pierre d'un calvaire, au pied de la croix, un homme s'étire. La souffrance se lit sur son visage. J'aimerais en rire avec lui, mais je ne veux pas le casser. Il a peut être encore des velléités de conclure à Gerland.

A l'approche de Soucieu, je tente une dernière relance. Elle dure 10 mètres, et puis s'éteint; Avec elle, c'est ma rédition qui est signée.

 

 

 

 

 

Soucieu-en-Jarrest : 6h30

 

J'ai explosé sur ce tronçon. Fin de l'aventure.

 

Au passage de la ligne de contrôle, j'entends un bip qui ne veut rien dire. Un bip pour rien, que personne ne comprendra. Je fais le tour de la zone de ravito, mange au stand des solos, fais tomber une de mes deux frontales. La vitre de protection éclate. Je ne la retrouverai pas malgré mes efforts.

 

Puis, je trouve le chemin des vaincus. Il faut passer à l'arrache une barrière, entrer dans une salle communale. Deux bénévoles me previennet : ici c'est soit un cas médical, soit un abandon. Je coche la deuxième case, puis pousse la deuxième porte. Du sas j'arrive dans un hall d'entrée qui donne sur un escalier menant à une mezzanine. En haut des kinés massent des coureurs encore dans leur couverture de survie. En bas où je vais attendre 2h30 qu'une navette me ramène à Gerland, des fantômes se réchauffent aux radiateurs, couverture de survie sur le dos. Pas d'ambiance, juste la douleur et la honte qui exsude des corps épuisés au combat.

 

 

Soudain, je me refais un mental. C'est trop bête d'arrêter. Il reste 1/3 de la course. Je peux marcher, tant pis pour la gestion de la suite de la journée, c'est un autre problème. En plus après 11h j'aurai plein de monde de ma famille à l'arrivée !

Je pousse la première porte, décidé à m' échapper des enfers. Les cerbères sont en arrêt...tatatin...un mort-vivant !!!!

Euhhhh...en fait non...je m'arrête vraiment.

 

 

 

Point final. On va digérer et puis  tirer les conséquences de la dure leçon.

 

Un couple me ramène très vite à Lyon. Je récupère mon sac, rend ma puce, croise un buff kikourou qui pleure de fatigue (je ne connais pas le nom de la demoiselle en question mais je suis impressionné par son temps de moins de 8h !!!!)

Pour rentrer je n'ai que le métro, mais pas ma carte pour passer le portail automatique. Re-sport donc (en espérant qu'il n'y ait pas de contrôleurs) et retour paisible à la maison (1km de marche tout de même, en guise de finish)

 

9h00, après un bisou et du réconfort de ma belle, c'est parti pour un dodo. Réveil à 13h et puis la journée commence !

 

 

Bilan : mon premier abandon sur ma 8ème course au-dela de 30km.

Cette possibilité n'était pas du tout une option possible dans mon imagination, pourtant c'est devenu la voie non pas incontournable, mais la plus raisonnable.

J'aurais du mieux me préparer (une seule sortie de plus d'1h30 depuis 1 mois et demi), 2 depuis très longtemps. J'ai fait trop peu de dénivelé (rien depuis 6 semaines, et pas grand chose depuis mi-Août).Je ne devrais pas courir plusieurs lièvres à la fois. Tant mieux pour ceux à qui ça réussit, mais je dois m'en garder à l'avenir.

 

 

Je referai probablement cette course, mais pas en touriste. Si je cherche à taper sous 9h, je devrai m'en donner les moyens.

 

 

 

Merci à Claire qui m'a réconforté comme personne n'aurait pu le faire.

Merci à ma famille pour sa délicatesse, merci à Hélène pour son bon "côtes du Rhône" (et ses bonnes courgettes). Merci à ma maman (Mirabelle) pour son soucis de me voir reprendre l'entraînement avec confiance et détermination. Merci à mes amis qui m'ont encouragé et réconforté...chacun à sa manière.

 

 

 

 

 

La course et son organisation.

 

 

Chapeau messieurs-dames, votre course est magnifique.

 

 

Ok elle est très fréquentée (trop par endroits), mais elle a du garder de ses origines la chaleur d'un petit groupe d'amis. L'organisation est bien rodée, presque irréprochable (je n'ai pas envie de cherche la poussière dans les coins).

L'opération course éco-citoyenne n'a pas été un coup d'épée dans l'eau, un plan communication sans lendemain. Le gobelet et son porte-gobelet, parfois pas facile à installer sur soi au départ, se sont révélés de bonne qualité, et très pratiques à l'usage. Quelques porcs ont balancé des tubes de gels par endroits, mais on ne refait pas les porcs (qu'ils se refassent eux-même) mais sans doute les lieux ont été laissé beaucoup plus propres que les années précédentes.

Dans la même veine, la rubalise et autres accessoires de signalisations à usage unique ont été bannis de la presque totalité du parcours. C'est une très bonne chose.

 

J'aimerais que toutes les courses aillent dans ce sens d'une sobriété dans l'utilisation de matériaux « à jeter après usage » en allant peut être encore plus loin. Soyons ambiteiux : proposons aux ravitos des fruits de saisons locaux, des soupes de potiron, des compotes de pomme des monts du lyonnais !!!

 

 

La Saintélyon a marqué un fort joli co

 

up : bravo et merci.

 

Pour terminer, je remercie de tout mon coeur la gentillesse, la chaleur humaine et le dévouement de touts les bénévoles.

Ça vous arrive peut être de de servir du thé à 4h du mat, les pieds dans l'eau , pour que dalle. Moi jamais.

Petite anecdote. A l'arrivée, j'avais grand faim, mais pas mon ticket repas. Quand j'ai pris la file, c'était juste pour tenter de me faire servir, en passant à travers les gouttes s'il le fallait.

 

- (la dame qui prend les tickets des braves gens) Ohhh vous vous avez la tête de quelqu'un qui n'a pas son ticket !!!
-(ma tête d'épagneul dépressif) !!!! euhhhh....oui

-Vous avez l'air fatigué

-!!!!

-Bon appétit

 

Et moi de repartir avec mes nouilles, du fromage dans mes nouilles, ....et des sourires qui réconfortent dans le coeur.

La Saintélyon, c'est avant tout une histoire de famille ; )

 

Merci à toi lecteur...malgré l'ennui et la la fatique? tu n'as pas abandonné re- ; ) 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

21 commentaires

Commentaire de agnès78 posté le 08-12-2008 à 11:38:00

Coucou vincent, dommage que tu aies du t'arrêter en chemin mais c'était plus prudent... Je ne doute pas que tu retrouves vite le moral avec ton entourage si attentionné. Merci pour les tites indics de parcours ;-)Merci pour ce récit non dénué d'humour.
Récupère bien et prends soi de toi
bises
agnès

Commentaire de jean-chris05 posté le 08-12-2008 à 12:29:00

Félicitations pour la qualité et la rapidité de ton CR. Je t'ai suivi à 5min jusqu'à ST Genoux pour finir à l'agonie en 9h28. Je partage ton analyse, les soucis commencent à Soucieu.

Commentaire de Khanardô posté le 08-12-2008 à 12:49:00

Moi non plus je n'ai jamais abandonné, et ton récit tellement précis et vrai de ton abandon -on s'y croirait, vraiment- me reviendra forcément en mémoire le jour où... à mon tour... Alors je serrerai les dents. Tu vois, ton expérience nouriras d'autres coureurs...
Merci d'avoir eu le courage de l'écrire, et d'avoir pris le temps pour le faire.
Remets-toi bien.

Commentaire de intuitiv posté le 08-12-2008 à 12:51:00

recit impeccable, reflete exactement ce que j'ai ressenti , vu etc .... j'etais a 2 doigts d'arreter a soucieu , ca se joue a peu de chose , c'est quand le cerveau prends le dessus sur le corps. c'est impressionant
merci encore pour le recit et bravo aux benevoles et aux spectateurs

Commentaire de Tercan posté le 08-12-2008 à 13:15:00

Bien beau récit.
3 fois finisher pour 1 fois 'vaincu' comme tu le dit, c'est plus qu'honorable !!!
L'année prochaine tu auras d'autant plus envi de faire ton chrono... et tu le feras surement !

Bravo à toi pour ta course... l'abandon n'étant finalement pas important

Commentaire de Trotteuse94 posté le 08-12-2008 à 14:15:00

Super récit très complet... tout le monde y trouve son compte y compris pour la préparation de la prochaine édition... Maintement, penses au repos de tes jambes et de ta tête car toutes les gamberges d'avant départ ont dû t'épuiser un tantinet... BRAVO à toi et à tout tes supporters.
GENIAL !

Commentaire de gagouelle posté le 08-12-2008 à 14:23:00

J'aime beaucoup tes récits, à chaque fois j'ai l'impression d'y être.
Je suis impressionnée par ton courage et ta motivation. Dommage pour cette année mais il valait mieux t'arrêter que de t'abîmer.
Gros bisous

Commentaire de Mirabelle* posté le 08-12-2008 à 15:36:00

Sympa ton récit. Félicitations pour ta détermination, ne reste pas sur cette demi-victoire.
Je t'ai tenu compagnie ce matin, je ne suis pas allée courir, le sol givré fuyait sous mes baskets alors j'ai abandonné mais plus vite que toi, 30'' chrono lol ..
bisous
mirabelle

Commentaire de MIKE13 posté le 08-12-2008 à 16:18:00

Salut Vincent, Bravo pour cette course qui si elle se termine sur un abandon ne peut que te rendre plus fort pour l'avenir, un petit 8h00 l'année prochaine.... Les limites sont fixées y'a plus qu'à les repousser. Beau récit ( une fois de plus).
J'aurai bien aimé pouvoir te croiser en plus Sorbier, Moreau, st christo j'ai a peu pres les meme temps... A+

Commentaire de jepipote posté le 08-12-2008 à 16:21:00

il est parfois difficile de prendre certaines décisions, mais faut que la sachesse l'emporte.
bonne récup.

Commentaire de calimero posté le 08-12-2008 à 18:08:00

Bravo pour ton courage!

Il y aura sans doute bien d'autres occasions pour toi de revenir sur cette épreuve mythique que je découvrais pour la 1ére fois!

Remets toi toi vite!

Commentaire de brague spirit posté le 08-12-2008 à 18:12:00

Honte est sans doute un mot inaproprié,je dirai plutot qu'il s'agit de sagesse.En tout cas un bien joli CR.Maintenant,il n'y a plus qu'à suivre les bonnes résolutions.

Commentaire de Le Lutin d'Ecouves posté le 08-12-2008 à 18:26:00

Pas de bile mon gars ! Tu la referas. L'abandon, ça arrive un jour ou un autre (c'est un spécialiste qui te l'écrit). Sacrée Sainté ! Il faudra bien que je la fasse. Tu seras ce jour bien obligé de finir, avec un Lutin qui te file le train !

Commentaire de millénium posté le 08-12-2008 à 18:37:00

pour avoir vécu mon premier abandon cette année (qui succédait au 1 er abandon de martine à l'UTMB ), je comprends ton ressenti à chaud....
Il faut quelques jours pour digérer , analyser , refaire.....Et puis bien vite on reparle de revenir ; encore plus motivé et prêt....
On pourrait même penser que "ça , c'est fait" et que nous voilà débarrassé du "1er abandon"....Un mal pour un bien en quelque sorte....
Tu as montré du courage , y compris en narrant aussi précisemment cet arrêt (raisonnable).
Respect Monsieur !

Commentaire de Rag' posté le 08-12-2008 à 20:49:00

Un CR agréable à lire dans son style et sa forme. Dommage pour cet abandon, néanmoins tu en tires une leçon et c'est déjà pas mal! Au plaisir.

Commentaire de Pat'jambes posté le 08-12-2008 à 21:58:00

Bravo pour ton courage et ton compte rendu très intéressant y compris pour quelqu'un qui n'a pas couru ce genre de distance (jamais plus d'un marathon).

On a le sentiment, que le mental, l'envie (tu le dis plusieurs fois) n'y étaient pas. Pour l'avoir vécu sur des courses beaucoup plus courtes, j'imagine (que dis-je, j'entrevois) ce que ça doit être sur une course comme la STL.

Bonne récupération.

Commentaire de vial posté le 08-12-2008 à 21:59:00

sûr qu'avec toute cette boue c'était dur!!
bizarre je trouve plein de point commun
la salle à soucieu mais j'y suis passé + tôt suite à cheville en vrac dans la descente d'Arfeuilles, la salle était vide, mais je crois qu'ils attendaient beaucoup de monde
mon premier abandon, le retour à Lyon sans bip final
bravo tout de même d'avoir tenter le + loin possible
michel

Commentaire de LtBlueb posté le 08-12-2008 à 23:31:00

ouinnnnnnnnh, j'ai loupé l'occasion de faire connaissance avec toi vincent, c'est ballot !
si ca se trouve on t'a vu passer avec nicnic/serge et nathalie (on suivait béné, denise et langevine)

bon pour l'abandon c'est pas grave ; il faut l'utiliser comme un joker ; ainsi lorsque tu l'as utilisé, tu n'as plus le choix et le coup suivant tu vas au bout !!!! a+

Commentaire de vinzz posté le 09-12-2008 à 21:18:00

Merci pour le récit de ta course, je n'ai pas abandonné pourtant j'ai fait une course catastrophique et douloureuse, cette envie là m'a prise sans arrêt... Mais on reviendra sur cette course elle est trop belle !

merci pour ton récit !

Commentaire de Mamanpat posté le 11-12-2008 à 14:46:00

Bravo d'être déjà allé jusqu'à Soucieu, sans jambes, sans sensations et surtout sans envie !

Un abandon, je suppose, apporte surement autant qu'une belle perf s'il est bien analysé, chose que tu sembles parfaitement maîtriser !

Et la demoiselle qui pleurait après avoir franchi la ligne en moins de 8h, si elle était en fuschia, c'était moi !!!!
Ces larmes je ne pouvais pas les retenir. Elles étaient surtout la manifestation d'une joie immense et intense d'avoir franchi la ligne dans ce temps que je n'aurai osé imaginer !!!! Evidemment, la pression de plus de 2 mois de préparation, la fatigue et tout et tout !!!

Et merci pour ton super CR, impossible d'en lâhcer une miette !

Pat

Commentaire de Fimbur posté le 17-12-2008 à 14:14:00

Bon ben c'était pas pour cette année,

tu l'as déjà fini, tu sais bien analyser, tu reviendras plus fort

Bonne recup pour l'instant,
A bientôt,
Fimbur

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