Récit de la course : Marathon du Beaujolais Nouveau 2008, par bluesboy

L'auteur : bluesboy

La course : Marathon du Beaujolais Nouveau

Date : 22/11/2008

Lieu : Fleurie (Rhône)

Affichage : 2441 vues

Distance : 42.195km

Objectif : Pas d'objectif

3 commentaires

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Marathon et beaujolais : sans modération

       Pour ma dernière  course  de l’année, c’est le marathon du beaujolais réputé très festif que j’avais choisi, d’après les récits et les photos des kikoureurs et parce que ce n’est pas très loin de chez moi, 150 km donc on peut partir sur une journée

      15ème marathon, mais le premier en fin de saison à une période ou normalement j’ai plutôt tendance à hiberner, ca  m’a obligé à prolonger ma saison de course avec 2 à 3 entrainements par semaine .Je fais ce marathon sans objectif précis entre 4 h 10 et 4 h 20, je sais que le profil ne permet pas une perf ,de plus je n’ai jamais couru une telle distance dans le froid ,mais je compte profiter à fond de l’ambiance ,des ravito et du paysage

J’ai convaincu mon copain Jean Marie à venir, mais à 5 h ce samedi quand je regarde dehors alors qu’il a plut toute la nuit, j’ai  des doutes .Et 1 /4 heure après, il neige .Après un coup d’œil sur internet nous sommes rassurée, la journée devrait se passer sans trop de pluie mais avec un froid assez vif, c’est le genre de course ou il vaut mieux être inscrit à l’avance

        Nous partons donc à deux voitures en famille, avec 3cm de neige sur la route, mais en arrivant à Villefranche le temps s’est éclairci il y a même quelques rayons de soleil. C’est facile de trouver le village marathon très bien indiqué depuis la sortie de l’autoroute .Nous allons chercher les dossards, mais surprise mon certificat médical n’est pas valable, comme je suis prévoyant j’en ai un dans la voiture mais elle est garé à un bon km et je suis obligé de faire un aller et retour rapide en guise d’échauffement, puis nous prenons la navette pour Fleurie pendant ce temps nos supporters viendrons nous rejoindre pour nous suivre en voiture

 

 

 

 

 

L’organisation a bien fait les choses avec un gymnase pour se changer, il y a même du café, du thé, un ravitaillement complet pour ceux qui ont un petit creux .Le spectacle est dans la salle avec beaucoup de déguisements, nous rencontrons Odile qui est une des organisatrices du Tour de la Serra à Genod  dont l’édition 2009 sera la dernière  (avis aux amateurs  fin juillet 2009)

      Puis nous partons sous le soleil vers la ligne de départ, mais il ne fait pas chaud (4 à 5°).J’accompagne Jean Marie qui veut se placer dans le premier tiers du peloton de 1300 coureurs .C’est le départ, avec une longue descente, je me calme tout de suite en laissant passer un bon nombre de coureurs, j’ai un peu froid aux mains et il me faut 2 km pour me réchauffer j’essaie de courir assez relâché pendant les 10 premiers km .Des représentants du marathon du Lubéron en vélo et carrioles nous accompagnent en mettant une ambiance incroyable ,c’est un marathon qui me tente bien (à voir pour les années à venir)

    

Jardin du chateau de pisay       Photo jerome

 

 

 

 

Château de Pisay, le panneau 10 km est atteint en 54’15 un peu rapide quand même, on passe dans de superbes jardins avant de descendre dans le caveau, sur un tapis rouge entre les tonneaux alignés, le ravitaillement se trouve dans le caveau ou une chorale nous accompagne, on ressort pour un tour de parc avec un petit vent de face .Puis nous arrivons sur un sentier boueux (le seul du parcours) juste assez pour mettre un pied dans une flaque de boue. Nous prenons la voie verte en direction de Cercié, le parcours est agréable, vers le 15éme km des petits groupes me doublent et je commence à avoir du mal de les suivre ce n’est pas grave pour l’instant mais je sens que je ne suis pas dans un grand jour, à la sortie de la voie verte je retrouve mes supporters mais je leurs annonce quand même que tous va bien

Au ravito de Cercié je décide de bien m’alimenter avec un arrêt assez long ,un peu plus loin je me fais doubler par un coureur du jura Denis qui est sur un rythme de 4 h mais je le laisse partir incapable de le suivre .Les ravitaillements sont très nombreux tous les 3 ou 4 km ,j’arrive au ravito des amis de Brouilly je me laisse tenter par un demi verre de beaujolais et je vois arriver Jésus un coureur parisien torse nu qui porte une croix et qui bois un petit verre lui aussi ,je ne savais pas que Jésus était porté sur l’alcool (c’est peut être pour ça que pour un de ses miracles il a changé l’eau en vin)

 

 

 

merci jerome pour la photo

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

km 15 j'ai encore le sourire

 

 

 

 c'est un bon déguisement contre le froid

 

 

 

          Le semi marathon est atteint en 2h çà confirme ma baisse de régime, un coureur me dit que pour sa dernière participation il était arrivé cuit au semi, et avait marché du 25ème au 35ème km et qu’il y a une bonne cote après Arnas .Je me fais doubler par un autre coureur jurassien Alain qui est de mon niveau mais je renonce à prendre sa foulée

26é km le soleil s’est caché, remplacé par de gros nuages, je m’arrête quelques secondes vers mes supporters qui ont bien du courage de rester, dans le froid  à attendre mon passage  .J’ai les mollets qui commencent à durcir et j’ai une barre au niveau de l’estomac (sans doute due au froid ou …….. au verre de beaujolais)

 

 

km 25 avec mes supporters

 

 

 

 

 

 

Arnas km 30 en 3h 02 nous croisons les coureurs du 12 km qui vont prendre le départ et qui nous encouragent, je commence à marcher avant le début de la cote qui est plutôt un faux plat montant mais qui arrive au  moment du  ‘mur ‘du marathon, beaucoup de coureurs font comme moi, ils marchent. Je commence à avoir un peu froid, quelques flocons tombent ce qui amuse un trio de coureurs belges, ils ne doivent pas voir souvent de telles conditions, le dernier km de la cote est un peu plus raide .Le ravito du 35é se trouve en haut de la cote, je bois deux verres de thé pour me réchauffer mais rien de solide ne passe

Je repars en courant et tout de suite dans la descente je me sens nettement mieux, je reviens progressivement sur quelques coureurs et instinctivement le moral reviens, de plus je me réchauffe et la barre à l’estomac  a disparu

           On pénètre dans  le parc du château  de Vaurenard  pour un tour de la propriété ravitaillement à la sortie ou je m’autorise un verre de beaujolais .A la sortie on croise les coureurs et j’aperçois des Kikoureuses  que j’encourage «  d’un salut les kikous  »

Petite cote de 300 mètres assez pentue ou je marche bien sur puis je retrottine en doublant pas mal de coureurs jusqu’au ravitaillement de Gleizé (un petit verre de beaujolais je ne risque plus rien) ou le parcours devient urbain et plutôt en descente pour les 3 derniers km .Je finis fort en rattrapant des coureurs qui m’avaient doublés allégrement vers le 30éme km .Je suis toujours étonné  des variations de rythme (et aussi de moral)que je peux avoir sur les courses longues

          Dernier km je suis doublé par un coureur déguisé en blonde et je grille un Superman dans la dernière ligne droite alors que la « blonde »prend un petit chien en laisse et finis juste devant moi   . Mon temps 4h  36  53  un peu plus que prévu mais je suis content de ma fin de course .Hormis la petite cote, j’ai pu courir les 7 derniers km ce qui m’était impensable vers le trentième km

 

 

 

 

 

jean marie avec son fils (bientot meilleur que lui)

 

 

 

Arrivée en tirant la langue

 

 

On nous remet un taste vin, une bouteille de beaujolais une couverture de survie

Puis je file chercher mon sac vestiaire pour me changer et autre surprise ,la bénévole ne retrouve pas mon sac .Il y a des jours ou rien ne va, pendant ce temps je vais discuter avec les coureurs jurassiens ,Jean Marie a mis 3 h 35 ce qui très bien , Alain 4 h 35 , Denis 4h 05 et son frère Jean Marie est 5éme au scratch et 1er V1 belle perf .On m’amène finalement mon sac je me change rapidement et il faut retrouver nos familles qui se gèlent à l’extérieur sous la pluie qui a fait son apparition .Les premiers du 12 km arrivent .Il me faut quelques minutes pour regagner la voiture ,j’ai beaucoup de mal à marcher

 

 

 

j'ai grillé Superman

 

 

 

 

Jean marie fait la manche

 

 

 

 Malgré ces petit ennuis je suis très content d’avoir participer à ce marathon original, le parcours est agréable entre les vignes et les petits villages du beaujolais avec plusieurs traversées de châteaux, des ravitaillements nombreux, beaucoup  de groupes musicaux et des bénévoles sympathiques et souriants malgré le froid .Finalement nous avons eu beaucoup de chance avec le temps entre la pluie d’hier et celle de la fin de course .Je reviendrai avec un entrainement adapté car c’est un marathon assez vallonné à ne pas à prendre à la légère

     Comme dit Jean Marie, le marathon du beaujolais : à consommer sans modération

3 commentaires

Commentaire de Françoise 84 posté le 28-11-2008 à 16:26:00

Ah, la dernière photo est impressionnante: à quoi en est réduit un pauvre marathonien survivant...!!!! Tu aurais vraiment dû nous attendre, on aurait franchi notre petit "mur" ensemble... et tu aurais aussi profité du comité d'accueil kikou! Bravo à toi!

Commentaire de kikidrome posté le 28-11-2008 à 23:36:00

Pour la prochaine course, il te faut un buff ou une casquette pour qu'on te reconnaisse ! Comme l'a dit Françoise, dommage qu'on ne se soit pas vus à l'arrivée !
Au plaisir de te rencontrer lors d'une autre occasion !

Commentaire de calimero posté le 29-11-2008 à 17:54:00

Encore heureux qui vous ayez eu le vin pour vous réchauffer car la température et le temps n'avaient pas trop l'air d'être là à ce nouveau RDV festif!
Bravo pour ce 15éme Marathon!

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