Récit de la course : Sparnatrail 2008, par Papy

L'auteur : Papy

La course : Sparnatrail

Date : 9/11/2008

Lieu : Epernay (Marne)

Affichage : 2312 vues

Distance : 50km

Objectif : Faire un temps

5 commentaires

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Que la Boue fut légère...

 

SPARNATRAIL

 

 

 

 

Tiré du sac du ZOO, il manque de la couleur, mais la fraicheur est réelle !  

 

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 Lundi 10 Novembre 2008...

 

Salutatouss,


Un petit CR de cette course Sparnacienne dont le Zoo a gardé quelques traces nostalgiques...


Rappelez vous...
http://www.sportnat.com/electron/mescourses/2001/sparnatrail01/SP01index.htm


J'ai humé des odeurs de Mammouth, Dahu, Sauterelle, Aveugle, Toutou, Electron, Ouistiti, Lapouneur, Linstit, ... Mais rien vu...


Par contre j'ai eu droit à l'odeur (pouaaaaah) et la vue du Mogwaï sur le retour, accompagné de notre Zami l'Empereur qui découvrait le parcours.

(Le MOGWAÏ, l'EMPEREUR et DINE) 

 

Ils étaient bien sympathiquement accompagné par le Trio "Dine" du RC Namur et 2 ferventes supportrices de notre barbu... (Par contre, cette année, la mogwayette fut consignée, interdite de champagne !)


Autant le dire tout de suite... Nos Zamis ont refait comme beaucoup en 2001.
Et pourtant, la veille, nous n'avions dégusté que 3 flacons !


1 blanc de blanc du terroir Pierrytié, 1 magniSens, nouvelle haut de gamme de chez Bourdelat et une Bouteille du Jockey Club... Très soft en somme...


S'ils ont ajoute à cela que tout le monde est allé au dodo très rapidement, l'étonnement fut important à l'annonce de l'arrêt au 30ème km de nos Zamis.
Heureusement que Dine a relevé le niveau des 3 hommes présents(dont 1, malade, n'a pas pris le départ !)


Bien evidemment, les conditions, idéales pour moi, ne le furent pas pour tout le monde et mes camarades ayant vu l'Empereur au pied de l'église de Chavot, ont bien compris l'intérêt de son arrêt. Pour le Mogwaï, une petite descente de luge, sans luge, lui ont certainement confirmé le résultat d'un débat Namurois post course :
"L'entrainement... Et bien... Heu... Cela sert à quelque chose !!!"


Pour ma part, tout à la joie de recevoir mes Zamis, j'ai oublié de passer la photo de la guirlande sur le journal de l'Union...
Mouaaaaarf... Je viens de m'en rendre compte, elle est là à coté de moi...
Patience ma Guirlande, tu l'auras un jour, mais je ne sais quelle année ?


Ceci écrit, lorsque j'ai vu le temps, je me suis rappelé que mes meilleures perfs, étant jeune, furent toujours dans les conditions les plus épouvantables.
Ce dimanche, nous fumes servis avec plusieurs bourrasques de pluie et un terrain gadouilleux à souhait.


Ayant pris une belle claque au marathon de Reims, même si je termine en 2h22' au milieu des kenyens j'étais plein de questionnement.


Le souci de musculation avec 1 an de natation combiné à une baisse de la CAP est effectivement une réponse, mais encore fallait il en avoir la confirmation.
Voilà pourquoi, depuis, j'ai fait 3 sorties longues accompagnées (seul c'est trop usant nerveusement, surtout si près de l'objectif) dont 1 de 2h20' sous la pluie dont mes genoux m'ont bien rappelé que je n'avais plus l'habitude.


Pour moi, un ancien ultra, 100kms et 24h, c'était quand même étonnant, alors c'est soit la musculation qui manquait, soit... La Vieillesse, arf ?

Nous voici au départ, ou je vais tester les petites bouteilles comme ravitaillement.
6x125ml=750ml, suffisant, à mon gout, pour tenir entre les ravitos.
Le Mogwaï me demande si je ne prends pas autre chose, je lui certifie que je n'en ai pas besoin.
Je salue mes potes Sézannais, dont certains sont novices sur le parcours. Il y en a même un qui va le faire en VTT, je lui souhaite tous mes voeux avec cette "bouillasse"...

 


Nous voilà parti dans l'échauffement, la traversée neutralisée de la ville, pour rejoindre le départ en bord de Marne.
Je suis bien même si j'ai des doutes avec des douleurs au coup de pied gauche et un estomac dont suivant les jours, je crois avoir une solution et d'autres ou je déprime avec ses "manifestations" !


Je choisis de ne pas serrer mes chaussures, mais cela va demander une conduite de descente des plus concentrées et une maitrise du bonhomme continuelle.
En plus, vu le temps, je vais passer dans les flaques, et donc, le risque d'ampoule sera multiplié. J'opte donc pour des chaussettes Rywan, anti bacterienne et une paire de chaussure Kalenji trail... Quasi neuve ! Juste 3 sorties avec, dont une avec les muscles biens cassées après...  
Je ne prend pas le temps de vérifier si mes semelles amortissantes s'intègrent dedans, je ferais donc la course sans !


Parcours ici par l'organisation : http://www.openrunner.com/index.php?id=160424


Le départ est donné et je pars... A ma main, comme un entrainement de groupe cool. 
Je sens bien que cette première partie est goudronnée. Avec mes chaussures trails j'ai l'impression de courir "pieds nus", pourvu que la casse ne soit pas proportionnelle aux sensations !  
J'échange avec le Pirate qui m'apprend qu'HeubiOne est sur la bonne pente des 240kms/24h, juste le temps de m'en réjouir et je m'arrète pour refaire mon lacet droit !  


Léger contre temps, mais je repars entre 2 pelotons, cela m'oblige à rentrer dans ma course. Je me mets dans une bulle et tente de courir léger, évitant au maximum les chocs musculaires. La boue arrivant, je rattrappe tout de suite ceux qui m'avait laché. C'est d'ailleurs frappant que dès l'apparition de boue, la différence entre moi et mes voisins est visuellement marquante. Il est clair qu'à ce moment là je suis avec des coureurs qui finiront entre 5h30' et 5h45', mais quand même, on se rassure comme l'on peut ! ))))


Nous arrivons au bord du canal et constate que le débours avec la tête de course est bien moins important qu'à l'accoutumé. Je suis facile, dans les 50/60ème place, mais la tête de course, du fait d'un parcours non roulant, n'a qu'une longueur de canal et demi... ?!?!? Pardon ? Cela ne vous dit rien ?
D'habitude ils ont 2 longueur d'avance aux 5ème kms !


C'est donc que soit ils lambinent, soit les conditions font que cela va être dur d'aller vite !
Mon objectif est quand même de finir sous les 4h30', marre d'être au dessus...


Nous voilà au pied d'Hauvillers et je suis la première féminine avec son bidon Kikourou. Je la passe en l'encourageant, mais j'ai peur qu'elle ne souffre déjà, alors pas de plaisanterie sur le site du Boeuf !
La grimpette jusqu'au sommet se passe bien, alternant marche et course, mais contrairement à l'habitude, même en marchant je ne me fais pas doubler. Je tente de me motiver pour rester concentré (sans ritaline !!!) et cela marche pour le moment. Mais c'est peut être aussi le fait que je sois parti bien loin qui fait ma remontée.




Me voilà dans le parc Moêt et Chandon et avec surprise je me sens très frais.
Je discute un peu avec un trailer à baton, mais rapidement je m'invite à rester concentré sans echanger pour ne pas faire de faute.

 

 

(L'EMPERUR à Hautvillers) 

 

D'ailleurs, je crois, qu'en dehors des ravitaillements, c'est la course ou j'ai le moins donné de conseil lorsque je vois quelqu'un en difficulté. Me répétant de rester concentré, je me suis abstenu de filer les tuyaux habituels aux personnes en dérive.
Cela ne m'a pas empéché d'engueuler le 134 pour jet d'emballage de gel (que je n'ai pas obligé à retourner aller chercher vu l'état du bonhomme à ce moment là, tôt dans la course) ou d'alerter les bénévoles sur la blessure d'un "top".


Nous longeons la forêt d'Epernay et je continue ma remonté. Je rattrappe le sympathique Thierry Lecourt que je vois déjà à la bagarre. Parti un peu vite, je l'entends s'accrocher à mes basques. Je me raisonne et ne tente pas de le lacher, cela me couterait trop cher en calorie. Mais je le sens à la peine et je ne voudrais pas qu'il s'explose à me suivre. Heureusement, dans la montée suivante, ses supporters l'arrèteront un peu et en marchant, je n'entends plus ses pas. Il a bien fait car me gardant en point de mire, il a fait une belle perf !

 

 

J'arrive à Damery peu après le quinzième km, en moins d'1h19', pour le premier ravitaillement. Je demande si un bénévole peu me remplir mes 2 premières gourdasses d'eau et bois mon Coca que je dilue après avec un verre d'eau. Je suis étonnamment serein, malgré une pointe douloureuse au genou. Je pense que la physionomie du terrain empèchera la douleur de s'installer.

 

 

Me voilà reparti, saluant un peut tout le monde, et j'attrappe la grande ligne droite qui nous fait traverser la vallée de la Marne. Le doute m'envahit car la douleur augmente. Cette longue ligne droite va t elle me "casser" ? Pourtant, je ne m'ennuie pas, je suis toujours bien dans ma course. Voilà la ligne de chemin de fer, et mon ami "BonnePatte" qui me passe un petit peu d'eau...

 

 

 (Sonia de Kikourou)

 

 

 

 

 

(L'EMPEREUR avec Philippe LAGACHE notre vigneron coureur !) 

Nous voilà au pied de la colline et je grimpe en espérant que le genou se repose. 
Je ne rattrappe plus personne depuis le ravitaillement, les autres coureurs s'y sont requinqués.
Dans la grimpette je recommence à apercevoir d'autres concurrents et je monte en tirant très fort sur les bras.


A ce sujet, c'est aussi le trail ou j'ai le plus tiré sur les bras. Restant concentré, j'ai énormément balancé ceux ci dans les montées. Mais, au final, j'ai eu mal au muscles du dos, dès après la course !!! Etonnant, non ? Surtout que je n'avais aucun sac !


Nous voici au village de Vauciennes, les 20kms sont en vue, certains passages sous bois arrivent. Je tape dans les mains des potes bénévoles et file...
J'adore ces passages qu'il nous arrive de prendre à l'entrainement.
Bien entendu, je sais ou placer mes pieds, lorsqu'il n'y a pas de flaques et de nouveau, les écarts se font avec les autres et je change de peloton.


Nous abordons le 25ème km au dessus d'Epernay et je manque de me tromper de route.
Heureusement que je connais le coin car il y a matière à se tromper sous cette pluie diluvienne. D'ailleurs, il me semble que quelques coureurs ont du couper tout droit au dessus du chemin de ceinture à un moment ou il fallait "grimper dur" sur la droite. J'ai eu quelques instants de doute avant d'apercevoir la rubalise en haut dans les broussailles. Le temps pourri a nettoyé le travail des signaleurs.
Mes poursuivants manquent de se tromper, je les hèle...

(DINE au chemin de ceinture) 

 

Petit coup de mou, non pas à cause le forme, mais du temps. La pluie redoublant, le vent aidant, le froid s'insinue doucement. Comme je dois être à 130/140 Ppm, je n'ai pas très chaud.
Heureusement, arrivant sur Pierry je retrouve Théotime puis Sébastien qui m'encourage fortement. Je fais un état des lieux très optimiste, je n'ai mal nul part, je suis bien et en arrivant au Chateau de la Marqueterie de Taittinger j'aperçois Marie et Corinne avec leur sourire porteur !


Je suis euphorique. C'est la troisième fois que je fais le Sparnatrail sur ce parcours et me voilà proche du 28èmekms et j'ai des sensations d'entrainement. Me voilà au carrefour de Moussy ou le Ramoucha me file un peu d'eau glucosée et j'attaque la montée de l'église de Chavot.


Le temps de saluer les potes qui sécurise le passage de la RD951 et me voilà presque dans les jardins de l'église, sans effort. Je ne dois pas aller très vite, mais vraiment cette sensation d'être bien est continuelle. Attention, rien à voir avec une décharge d'endorphine qui annonce l'hallali finale. Juste une sensation de maitrise et de course en dedans. Il est vrai que ma préparation Embrun s'inspire beaucoup de ce principe, mais qu'il est doux d'en voir les fruits.


Peu après l'église nous attaquons la montée du Kriké. Parcours d'entrainement de celui ci, depuis l'an dernier le Sparnatrail l'a mis à son menu. Heureusement des cordes sont mises pour y arriver car sinon, cela aurait été le "casse gueule" assuré !
Vouimé, comment descendre ? 


Je salue un spectateur et lorsque mon regard se pose sur le parcours, c'est le début des montagnes russes... Emporté par mon élan, je joue avec les branches pour ralentir ma glissade. Un petit bout de doigt gauche restera accroché à une épine et je me bénis de ne pas avoir cédé au gloseries du matin sur mes gants de vélo !
Ils m'ont permis d'arriver vite et bien jusqu'en bas !
En me retournant, j'ai vite compris qu'hormis un gros coup de mou, je ne reverrais plus mes suiveurs qui descendait pas à pas les 2 passages difficiles !


Du coup l'optimisme ne m'a pas quitté et la montée sur l'héliport de Monthelon se fera, au contraire des autres années, avec un très grand plaisir.


J'arrive au ravitaillement, me fait remplir mes 2 gourdes et me félicite de ne pas encore avoir fait d'erreur. Je bois mes 2 verres de coca et réfléchi aux kms suivants...

 

 

(MOGWAÏ et EMPEREUR au ravito de Monthelon) 

32/33kms de fait, il en reste, en gros, 18, 2h53' au Chrono, si je n'ai pas de coup de mou, vu que je suis au sommet de la colline, je devrais rentrer sous les 4h30' !


En remerciant tout le monde, je repars, flanqué d'un autre coureur. Je continue de me concentrer sur ma course, même si l'autre me dépasse, puis ralentis, puis me dépasse, etc...


Je reste à mon rythme et ne m'occupe pas des autres !
Nous arrivons en vue de Morangis et je sens que cela décroche, d'autant plus que 3 gaillards sont en point de mire !
Me voilà à leur poursuite, mais toujours en me maitrisant. Descente traumatisante de Morangis, descente herbeuse vers Moslin ou je reviens, doucement, sur mes prédécesseurs.


Passage dans Moslin ou je tape chez les Birons, pas de réponses, pourtant, ils ne dorment pas ?
La petite grimpette arrive et j'ai un peu peur de ne pas en voir le bout, comme d'habitude.
Surprise, non content d'échanger avec un triathlète de Noyon, je remonte vers la tête du peloton, facile...


Je ne sais pas combien je suis, mais secrètement j'en arrive à espérer de rentrer dans les 20. Si cela continue, je fini au sprint ! J'en ai encore sous la pédale !
Nous descendons sur Montgrimaux, virage à droite et... Aïe...


Sérieuse alerte, j'ai comme une chappe de plomb qui me descend de la tête au pied, lentement, à chaque pas. Je tente d'analyser et pense que c'est le début des douleurs musculaires... Vouiméééé non !
La descente sur Grauves me montre que j'ai encore des jambes, alors "quoi qu'y a "?


Je suis derrière la tête du peloton et grimpe ardemment en m'aidant des bras. Curieusement je ne remonte plus ! Je reste à 10 metres derrière... POURQUOI ?

 

 

(Est ce la capuche trop serré de Dany Boo... Heu du Mogwaï qui lui a fait perdre ses moyens ?) 

 

Je réflechis et analyses mes bidons. J'ai bu quasiment 5 de mes 6 bidons de glucose, cela va être difficile... Je pensais passer, mais cela va être hardus vu le contexte. N'ayant pas faim, je tente de boire le reste d'eau. Au sommet, je suis obligé de constater que j'ai perdu mon élasticité.
Je vais donc mettre mon ralentissement sur le compte de ma perte musculaire.
C'est dommage, j'aurais peut être pu agir plus tôt !


Nous filons sous les falaises de Cuis et saluons la famille de Pierre, il reste 10kms à couvrir.
La surprise de ne pas monter à ces falaises m'a bousté un petit peu et je ne ferais pas ce qui m'a sauvé plus tard.


Me voilà descendant dans les champs de Cuis. Je ne suis pas mal, mais je sens la fin proche. Je ne galère pas, j'ai comme "plus de carburant".


"PLUS DE CARBURANT" ???
Mais quel c*n... Une fois de plus, sur ce parcours, je me fais avoir. L'état des lieux m'indique plus qu'une demi bouteille de glucose, je vais devoir la faire tenir.
Je comprends que ma vitesse ait fortement ralenti. De plus je commence à avoir faim et ai, une fois de plus, pris ni gel ni de barre avec moi.
Je tente de rentrer dans ma coquille et d'avoir une foulée correcte, mais que cette ligne droite est longue. Je refuse de regarder derrière pour ne pas me stresser. De toute manière, il m'est impossible d'accélérer.


Me voilà à la traversée de la route de Monthelon ou je marche, sans jus...
J'indique que je vais avoir du mal à finir et je sens la galère proche. La petite grimpette de "rien du tout" deviens une montagne, grrrrrr....


Tous les espoirs s'envolent, veaux, vaches, cochons comme écrirait la crémière avec son pot au lait cassé. Pour ma part je pourrais écrire vignes, vin, raisins... Heu... RAISINS ???
Il y en a plein les vignes, du succulent raison noir !!!

 

(Raisin du Sparnatrail ! )

 

Je me jette dessus et presse dans ma bouche plusieurs grappes en montant. Bien entendu durant le pressage, je ne cours pas, mais que m'importe que les autres remontent, que c'est bon ce jus sucré qui coule dans ma gorge !


Je revis, me requinque, c'est vraiment bon !
Je repars sur le plat, mais ne peut m'empécher de m'arréter encore 4 ou 5 fois pour grappiller de nouvelles grappes. Il me faut faire gaffe de ne pas avaler les peaux car vu le nombre de grappe je risque de ne pas finir la course !!! )))


Je suis rattrappé avant la nouvelle traversée de la RD951, voit les derniers qui attaquent la montée de l'église de Chavot et... Fait tomber une de mes petites bouteilles !


J'ai beaucoup ralé sur ce système de bouteille car dans les descentes certaines s'arrache du système et je suis stoppé pour les ramasser.
Je perd le contact avec mon poursuivant et n'arriverais plus à faire le lien.
En effet, rassasié par le raisin, je prendrais une petite partie du sandwich au jambon du Ramoucha, juste pour le gout et trouverais un faux rythme pour ne pas me faire rattrapper.


J'ai oublié mes ambitions de 4h20' ou 4h30', je n'ai pas souffert de la course et même si je reviens bien, je n'ai plus envie de souffrir, les objectifs étant trop loin.
Il reste moins de 5kms, j'assure.


J'ai droit encore à beaucoup de compliment sur ma propreté, vu que je passe toujours dans les flaques qui me nettoient et même des doutes sur mon passage dans les parties boueuses du parcours.
J'ai de nouveau ces sensations que le parcours est beaucoup plus facile que les fois d'avant, preuve que musculairement je suis toujours bien !
Vraiment dommage d'avoir fait cette erreur de stratégie...


Me voilà dans la dernière descente, une claque dans les mains de "BonnePatte", la ligne droite, j'entends un sprint derrière, j'accélère, sans effort, pour garder ma place... Je suis un peu déçu de ma place et de mon temps, mais je vois au félicitations que je reçois que ce n'est pas si mal que cela... ;-)

Ligne franchie, je file au ravitaillement ou je déguste des petits LU et autre gateau breton ajouté de Barres Mars. Je fais gaffe de bien faire fondre tout cela dans ma bouche, pour ne pas alourdir de trop mon estomac fatigué.


C'est avec plaisir que je note que je n'ai presque aucune courbature, même aujourd'hui, juste une fatigue générale, comme après un Ironman. 
Pas d'ampoule non plus malgré des pieds trempés et des chaussures non serrés.
Juste, aujourd'hui, ma douleur sur le pied gauche qui est présente, sournoise...
C'est excellent pour moi et me permet d'ajouter quelques coursettes pour la fin de l'année, si le temps le permet, en vue d'un possible Raid28 ou je risque d'y accompagner quelques peintres de haute volée.  


Ceci écrit, chez mes Zamis belges, Dine s'est fait un plaisir de finir seconde sénior féminine, et son visage marqué par l'effort s'est éclairé d'un très jolie sourire.


Effort qui a aussi beaucoup marqué mes amis Sézannais, dont certains ne connaissait pas ce genre là.
Je pense qu'aujourd'hui certains doivent marcher en canard ! )))
Mais les souvenirs de ces moments difficiles vaincus par la tenacité remonteront dans quelques jours, d'ailleurs, dès dimanche, certains d'entre eux remettent le couvert avec moi lors de la O'Castor ou nous y retrouverons l'Electron !!!

 

 

 

Nous avons fété tout cela avec du champagne de la Montagne de Reims, 75% Pinot noir pour la rondeur, 25% Chardonnay pour la finesse, excellent pour conclure ce WE !


Bonne semaine à tous !


L'Papy_kiha_encore_faim_!


PS : J'oubliais, pour les sarcastiques du fond de la classe à qui il manque un baton pour taper le Papy. A quelques kms de l'arrivée j'attrappe une fiole derrière mon dos et l'ouvre, pensant obtenir un peu d'eau bienveillante.
QUE NENNI, c'était encore l'une de mes bouteilles de boisson glucosée !!!
Entre les 2 ravitaillement j'avais cru boire 2 bouteilles de glucose, alors que je n'en ai bu qu'une... Dommage, cela m'aurait permis de tenir 4/5kms de plus ! 

5 commentaires

Commentaire de Zeb posté le 10-11-2008 à 21:19:00

" la montée du Kriké", voilà donc comment ce nomme ce "téton glaiseux", pfiouuuu, z'auraient du mettre une corde dans la descente aussi...
merci pour ce CR bien détaillé, pour ma 3éme participation, j'y ai aussi pris beaucoup de plaisir malgrès ces conditions, heu, humides...

Commentaire de gdraid posté le 10-11-2008 à 23:37:00

Merci Papy pour ce récit pétillant comme ton vin régional !
Bravo pour ta performance de spécialiste, en moins de 4h30' sur cette épreuve difficile, dans des conditions météo presque "limites" !
JC

Commentaire de marioune posté le 14-11-2008 à 01:02:00

Top papy, comme d'habitude, je te lis en m'accrochant au bras de mon canapé, comme dans un james bond...

Commentaire de JLW posté le 16-11-2008 à 16:54:00

Sympathique récit qui me rappelle de bons souvenirs de mon tout 1er trail en 2004

Commentaire de Le CAGOU posté le 04-01-2009 à 14:16:00

Bonjour Papy,

Je te souhaites mes meilleurs voeux pour l'année 2009 avec beaucoup de succès dans tes APS.

Merci pour ton cr ET LES BELLES PHOTOS, ils sont toujours génial.

SPORTIVEMENT LE CAGOU

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