Récit de la course : La Montée du Roc Blanc 2005, par pierrot34

L'auteur : pierrot34

La course : La Montée du Roc Blanc

Date : 1/5/2005

Lieu : Cazilhac (Hérault)

Affichage : 1943 vues

Distance : 12km

Objectif : Pas d'objectif

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Blanc, vraiment blanc!

Ca y est. Encore une de courue. Pour un tas de premières. Cazilhac, village qui touche Ganges, dans « les hauts cantons » de l’Hérault. J’adore ce coin. Montagnes. Sauvagerie. Solitude. Panorama. Du vert. Des pierres. Silence. On s’approche de la pureté… !
Pas facile à trouver, le village, quand on ne connaît pas. C’était une première. La course, elle aussi, car presque confidentielle. Pas au calendrier. Parce que  en même temps journée sportive pour les marcheurs-nombreux, par ce premier mai très ensoleillé – et pour les VTTistes, dont des jeunes. Alors, surtout des coureurs de Ganges , de St Gély du Fesc, sont là. On se connaît. Course déjà faite l’an passé, pour beaucoup.
Ils étaient 49 l’an passé. Nous sommes à vue d’œil environ 50-60 au départ. Il s’avérera que nous étions 56 ! L’accueil est gentil, simple, celui des associations locales. Un peu de massage à l’huile sur les cuisses, car il s’agit d’une montée de 12km :celle du Roc Blanc, qui « culmine » quand même à 942 m !
Départ très calme donc, au coup de fusil !Pas de bousculade évidemment. Le petit serpent s’allonge. Je vois les premiers. Je « me compte » : je suis 18è au 2è km , sur du presque plat ! Du jamais vu !Mais voici les chemins, herbe, terre puis pierres. C’est  presque du trail. Et ça monte doucement, ça tourne, ça monte et ça monte. Jusqu’à l’arrivée. Ca revient derrière. Par unités ou binômes. J’en compte une dizaine. Dont quelques uns de ma génération. J’avoue que je pense au classement des V3. Pas bien glorieux puisque nous ne sommes pas beaucoup, mais quand même j’ouvre l’œil ! L’un d’eux – je le reconnaîtrai à l’arrivée- m’encourage et me conseille, en me passant, au train. Je l’aurai longtemps en point de mire. A 100m , 200m…mais non, ce n’est pas du cyclisme :je ne reviendrai pas.
Et voilà que ça « blanchit » vraiment sur le chemin ; .des pierres calcaires que le soleil éclaire. Moins d’ombre, plus de soleil : je profite des épongeages, tous les 3km, comme au mois d’août ! Le paysage est merveilleux. Une femme qui me passe, s’arrête pour l’admirer. Elle a bien raison. Et ça monte. Km 9, puis 10, puis 11. Plus qu’un km. Mais non :voici le panneau 12 et rien en vue. Il faut de toute évidence aller jusqu’à l’antenne radio, là, au-dessus. Encore 700m, je l’apprendrai à l’arrivée ! Enfin ! J’entends mon temps : 1h22 et 53 s On verra bien ce que cela représente. Là-haut :eau, oranges, abricots, pruneaux, pain d’épices mais ce sera un peu juste pour les derniers, qui arrivent sous nos applaudissements, rameutés que nous avons été par le speaker. J’entends parler de Ventoux ( un trail ?). Mais nous l’avons vu aujourd’hui, le Ventoux ! Séchage avec les affaires déposées dans le fourgon et sur le coup de 11H15, embarquement dans le petit car. Nous resterons à 5 ou 6 debout, pour la descente ! Le chauffeur est prudent. On ne s’en plaindra pas. C’était tentant de faire comme certains : redescendre en courant. Mais non, il y a le trail du Pont du Gard, jeudi prochain, alors, économisons-nous !
Arrivés à 11h50 sur la place du départ, je prends ma glycémie :2,88g ! Aïe, j’ai un peu forcé sur le sucre là-haut. Je fais mon insuline du midi. 14 unités de semi-rapide et je vais vers l’attroupement du ravitaillement- résultats-remise des prix. Les résultats sont déjà affichés. Ca se comprend. Un « super champion » fait des projets sur la comète pour Marvejols-Mende. Il a bien raison, car qui a fait cette montée aujourd’hui, n’a plus rien à craindre de Goudard et consorts… !
Je me vois 33è sur 56, et….3è V3. Alors ça devrait être bon pour mon premier podium de toute ma vie de coureur, depuis 8 ans ! J’attends patiemment. Les coureurs passent en premier. Tant mieux, car il y a 1h de route pour rentrer. Je suis bien appelé, en 3è V3.Ma première coupe. Ce n’est pas l’explosion car ce n’est pas mon genre mais un certain contentement quand même. J’aurais bien aimé fêter cela avec ma femme, sur place, au repas, mais c’est une autre histoire…Pendant ce temps, elle travaille. Elle me remplace à la cérémonie du 1er mai , à Villeneuve-les-Maguelone, pour prendre des photos, pour Midi Libre….Une manière d’être ensemble, quand même ! Et puis le repas est prêt, en rentrant ! Avec muguet, coquelicots et …les photos ! J’ai honte d’être ainsi choyé, mais « la première coupe » vient aussi en récompense, pour ma femme. Pas éprouvé. Déjà prêt pour jeudi prochain, à Lédenon….

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